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Infrastructures
routières
Les trémies, un
phénomène de mode ?
Les trémies sont
décidément à la mode. Pour preuve, après toutes celles qui ont été
construites dans la capitale, c’est au tour de la commune de Chlef
d’avoir la sienne. La réalisation de cette infrastructure, annoncée
pour bientôt, vise à désengorger la RN 4 reliant Alger à Oran. C’est
la solution à laquelle ont recouru les autorités locales pour mettre
de l’ordre au niveau du carrefour qui relie les deux villes. De
même, est-il attendu, cet ouvrage devrait faciliter l’accès au
nouvel aéroport en construction à Chlef. Reste maintenant à se poser
la question de savoir si, effectivement, cette trémie, qui coûtera
la bagatelle de 30 milliards de centimes, concrétisera les objectifs
qui lui ont été assignés. La cause est légitime lorsque on constate
que, dans le cas d’Alger, les trémies n’ont pas servi à grand-chose,
puisque dans les meilleurs des cas, l’élimination du point noir,
cause de la construction de l’ouvrage, a été déplacé, parfois de
quelques mètres seulement. L’exemple de la trémie de la place du
1er-Mai est à ce sujet des plus édifiants.
N. K.
Sécurité urbaine
Des policiers en VTT
Prévenir et lutter
contre la petite et moyenne criminalité est un objectif que les
responsables de la Sûreté se sont fixé. Il est vrai que la hausse
vertigineuse constatée, ces dernières années, est des plus
inquiétantes. Le sentiment d’insécurité est omniprésent chez toute
personne, notamment celle qui, pour une raison ou une autre,
s’aventure dans les rues d’Alger à une heure tardive. Un phénomène
qui n’a épargné aucune ville du pays ou presque, puisque les
statistiques tant de la police que de la Gendarmerie nationale
reflètent au mieux cette tendance criminelle. Pourtant, ces deux
corps n’ont de cesse de faire en sorte que les criminels et autres
délinquants soient pourchassés. Pour ce faire, tous les moyens sont
utilisés. La dernière trouvaille consiste en la mise en circulation
d’équipes de police circulant en vélo tout-terrain (VTT).
L’idée est loin d’être
idiote, d’autant que dans certains quartiers de la capitale, le
travail des policiers est des plus compliqués en raison de
l’étroitesse des rues, qui rend difficile leur accès aux véhicules
de police.
Ce qui est certain,
c’est que les citoyens apprécieront fortement le fait de croiser, à
tout moment, des policiers en vélo, ce qui ne sera pas le cas des
les criminels. A moins que les effectifs qui seront mis en
circulation s’avèrent insuffisant pour dissuader les malfaiteurs de
commettre leurs forfaits.
N. K.
Tabagisme
Le commercial et la
santé
Dans un placard
publicitaire inséré dans des quotidiens nationaux, la Société
nationale des tabacs et allumettes annonce la mise en vente sur le
marché de deux nouvelles marques de cigarettes. Le placard désigne
les marques de ces produits et fait état de leur prix de vente aux
détaillants et au public. Ces nouveautés mises sur le marché
viennent ainsi renforcer la gamme de produits vendus par la SNTA. Et
le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est de bonne guerre,
d’autant que la concurrence déloyale et la contrebande auxquelles
fait face cette société lui ont fait perdre des parts de marché qui
se répercutent inéluctablement sur ses recettes. D’autant qu’il y
aura toujours des consommateurs de cigarettes.
Mais il reste que ces
nouveautés ne peuvent occulter quelques réalités. A savoir, à titre
d’exemple, que le nombre de cancers de poumon est en hausse en
Algérie. Lorsqu’on sait que la consommation de tabac est la
principale cause de cette maladie, on est en droit de se demander si
la SNTA a finalement bien fait. Il est vrai aussi que concilier
l’impératif santé avec l’impératif commercial est quasiment
impossible. Il n’y a qu’à voir le nombre de procès intentés, aux
USA, contre les fabricants de tabac sans pour autant que la
production de cigarettes ne connaisse un ralentissement. Bien au
contraire. On ne cesse de demander aux chercheurs d’innover et aux
spécialistes en marketing de faire preuve de créativité en vue de
vendre le plus de cigarettes. C’est dire…
N. K.
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