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GSPC- Al Qaida et Beboît XVI
Un trio d’enfer
L’allégeance du
GSPC à Al Qaïda est l’un des évènements ayant fait cette semaine
les choux gras de la presse écrite. Liberté dans son édition du 16
septembre tente d’expliquer ce fait. Son éditorialiste rappelle que
« frappé d’ostracisme et e méfiance jusque-là, le Groupe salafiste
pour la prédication et le combat (GSPC) a fini curieusement par
trouver grâce aux yeux de la nébuleuse islamiste d’Al Qaïda (…).
Toutefois est-il souligné « ce mariage de raison, qui intervient
dans une conjoncture particulière, notamment après le retour de
flamme chez la mouvance islamiste grâce à la victoire du Hezbollah
sur Isrël-même s’il n’existe pas d’apprence de liens organiques
entre celui-ci et AL Qaida- apparaît à bien des égards comme une
espèce de vente concomitante entre la ‘firme mondiale du crime’ et
sa désormais ‘succursales’ ».
Une allégeance
et des questions
L’éditorialiste
tentant d’évaluer le gain que pourrait avoir le GSPC suite à ce
« mariage » indique que son « ralliement à Al Qaida le crédite d’un
surplus de nuisance et l’imposera comme une organisation pivot au
maghreb. Démarche qui pourrait à terme fédérer les extrémistes
maghrébins et augmenter la pression sur les autorités ». Le Jour
d’Algérie s’est également intéressé au profit que peut en tirer
l’organisation algérienne après son allégeance à l’organisation de
ben Laden. Le quotidien a tenté de répondre à cette question
posée :« à qui profite l’alliance ? ». Le rédacteur estime que ce
ralliement est calculé « par chacune des deux parties qui veut en
tirer profit, chacune en ce qui la concerne ». Ainsi sera-t-il
souligné « le GSPC qui se trouve en difficulté en Algérie du fait de
l’étau qui ne cesse de se resserrer suite aux coups qui lui sont
portés sans discontinuité par l’ANP et l’ensemble des services de
sécurité algériens, a besoin pour acheminer des armes vers ses
maquis, de réactiver ses réseaux de soutien et de logistique, en
europe et ailleurs dans le monde, démantelés au lendemain des
attentats terroristes du 11 septembre 2001 ». il sera ajouté que le
GSPC a également besoin de financements, dont il est privé suite au
démantèlement de ces réseaux ». pour ce qui de l’organisation de Ben
Laden sera-il souligné les calculs et les intérêts sont autres.
« L’un de ces intérêts est que cette organisation terroriste
pourrait jouir de davantage de cartes pour maintenir une pression
sur l’Europe ». C’est l’hypothèse que semble également privilégier
Le Soir d’Algérie qui estime qu’en recevant « officiellement le
label d’Al Qaida », l’organisation créée par Hassan Hattab est
investie d’une nouvelle tache : le GSPC est désormais selon ce
quotidien en « mission en France». Et fera remarquer la rédactrice
« en affichant publiquement ses intentions et ses cibles, Al qaida
et son bras armé en Europe le GSPC s’invitent dans une conjoncture
française dominée par les élections présidentielles et les
présentations des programmes politiques ».
L’idéologie en
couverture
El Watan
commentant cette allégeance qui a suivie les déclarations de Al
Zawahiri faisant état du ralliement du GSPC Abou Mossaâb à Al Qaida
soulignera que « ces déclarations interviennent malheureusement au
moment où le monde musulman choqué découvre les propos violents du
premier responsable du vatican, assimilant les adeptes de la
deuxième religion du monde à des terroristes. Ce qui , sera-t-il
poursuivi, pour de nombreux spécialistes ne fait que justifier les
extrémismes de tout bord, notamment le terrorisme islamiste et le
renforce aux quatre coins de la planète. » De son côté
l’éditorialiste du jour d’Algérie ( édition du 17 septembre)
relèvera la « drôle de coïncidence (…) qui fait brutalement monter
aux extrêmes l’idée même du choc des civilisations et lui donne à
présent une consistance bien plus sérieuse que celle qu’essayent de
lui donner depuis six ans les néo-conservateurs américains sous la
houlette de Bush ». Plus loin il ajoutera que « la confrontation
entre Orient et Occident ou plus exactement entre Nord et sud est
clairement souhaitée par des milieux qui espèrent ainsi pervertir et
dénaturer le vrai problème qui se pose à l’humanité, celui des
errements et des excès de moins en moins supportables d’un ordre
économique et financier mondial profondément injuste ». Plus
explicite, il indiquera que c’est « ordre conçu par et pour
l’argent et où l’homme n’est rien, même plus une marchandise comme
ce fut le cas au siècle passé ». l’éditorialiste affirme que « pour
masquer les graves dérapages sociaux, économiques,sanitaires et
autres imposés au monde par l’ultralibéralisme débridé, la grande
finance internationale a besoin d’un prétexte idéologique pour
remettre en route, à grande échelle, la grande essiveuse de
l’Histoire qu’est la guerre ». Et c’est à ce niveau indique-t-il que
les el Zawari, les Benoît XVI et Ehud Olmert interviennent. Ce sont
est-il souligné « des agents provocateurs au service des forces de
l’argent et de la puissance narcissique ».
Excuses dites
vous ?
Conscient de son
dérapage verbal, le premier responsable du Vatican essaie de
rattraper le coup. « Le pape tente d’endiguer la vague
d’indignation du monde musulman contre lui » rapporte Le Jeune
Indépendant dans o édition du dimanche 17 septembre. Il est indiqué
qu « le pape Benoît XVI a fait savoir qu’il regrettait d’avoir donné
l’impression d’offenser les croyants musulmans, dans une tentative
pour endiguer une vague d’indignation croissante dans le monde
musulman». Liberté soulignera que « les regrets du pape n’apaisent
pas les musulmans ». L’éditorialiste de ce quotidien déclare
comprendre les attaques menées contre des églises chrétiennes.
« car à vouloir jouer avec le feu, on finit par se brûler
fatalement ». et pour cause précisera le rédacteur « que le Saint
Père exprime ses regrets, en assurant qu’il n’a jamais été dans son
intention d’attenter à l’islam, parait être une démarche en
demi-teinte et sujette à caution ». Et à Liberté de se demander
« qu’est-ce qui l’aurait, en effet,empêché de monter personnellement
au créneau pour exprimer des excuses à la communauté musulmane ; au
lieu de se dire par truchement de son ministre, seulement
‘désolé’ ? » toutefois sera-t-il souligné et « au-delà de cette
réprobation, c’est de constater l’amalgame que des institutions
comme le Vatican entretiennent entre l’islam, une religion, et
l’islamisme , qui est une idéologie fondée sur la violence et la
négation de l’Autre ». Sur les colonnes d’El Khabar , le ministre
algériens des affaires religieuses s’est exprimé . Selon lui « le
pape a cédé aux courants extrémistes».
Nadia kerraz
Haut
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