Semaine du 20 au 26  septembre 2006

  GSPC- Al Qaida et Beboît XVI

Un trio d’enfer

 

 
 
 Les Quotidiens en débat

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GSPC- Al Qaida et Beboît XVI

Un trio d’enfer

L’allégeance du GSPC à Al Qaïda est l’un des évènements ayant fait cette semaine  les choux gras de la presse écrite.  Liberté dans son édition  du 16 septembre  tente d’expliquer ce fait. Son éditorialiste rappelle que « frappé d’ostracisme et e méfiance jusque-là, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a fini curieusement par trouver grâce aux yeux  de la nébuleuse islamiste d’Al Qaïda (…). Toutefois est-il souligné «  ce mariage de raison, qui intervient dans une conjoncture particulière, notamment après le retour de flamme chez la mouvance islamiste grâce à la victoire du Hezbollah sur Isrël-même s’il n’existe pas d’apprence de liens organiques entre celui-ci et AL Qaida- apparaît à bien des égards comme une espèce de vente concomitante entre la ‘firme mondiale du crime’ et sa désormais ‘succursales’ ».

Une allégeance et des questions

 L’éditorialiste tentant d’évaluer le gain que pourrait avoir le GSPC suite à ce « mariage » indique que son « ralliement à Al Qaida le crédite d’un surplus de nuisance et l’imposera comme une organisation pivot au maghreb. Démarche qui pourrait à terme fédérer les extrémistes maghrébins et augmenter la pression sur les autorités ». Le Jour d’Algérie s’est également intéressé au profit que peut en tirer l’organisation algérienne après son allégeance à l’organisation de ben Laden. Le quotidien a tenté de répondre à cette question posée :« à qui profite l’alliance ? ». Le rédacteur estime que  ce ralliement est calculé « par chacune des deux parties qui veut en tirer profit, chacune en ce qui la concerne ». Ainsi sera-t-il souligné « le GSPC qui se trouve en difficulté en Algérie du fait de l’étau qui ne cesse de se resserrer suite aux coups qui lui sont portés sans  discontinuité par l’ANP  et l’ensemble des services de sécurité algériens, a besoin pour acheminer des armes vers ses maquis, de réactiver ses réseaux de soutien et de logistique, en europe et ailleurs dans le monde, démantelés au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001 ». il sera ajouté que le GSPC a également besoin de financements, dont il est privé  suite au démantèlement de ces réseaux ». pour ce qui de l’organisation de Ben Laden sera-il souligné les calculs et les intérêts  sont autres. « L’un de ces intérêts est que cette organisation terroriste pourrait jouir de davantage de cartes pour maintenir une pression sur l’Europe ». C’est l’hypothèse que semble également privilégier Le Soir d’Algérie qui estime qu’en recevant « officiellement le  label d’Al Qaida », l’organisation créée par Hassan Hattab est investie d’une nouvelle tache :  le GSPC  est désormais  selon ce quotidien en « mission en France». Et fera remarquer la rédactrice « en affichant publiquement ses intentions et ses cibles, Al qaida et son bras armé en Europe le GSPC s’invitent dans une conjoncture française dominée par les élections présidentielles et les présentations des programmes politiques ».

L’idéologie en couverture

El Watan commentant cette allégeance qui a suivie les déclarations de Al Zawahiri faisant état du ralliement du GSPC Abou Mossaâb à Al Qaida  soulignera  que « ces déclarations interviennent malheureusement au moment où le monde musulman choqué découvre les propos violents  du premier responsable du vatican, assimilant les adeptes de la deuxième religion du monde à des terroristes. Ce qui , sera-t-il poursuivi, pour de nombreux spécialistes ne fait que justifier les extrémismes de tout bord, notamment le terrorisme islamiste et le renforce aux quatre coins de la planète. »  De son côté l’éditorialiste du jour d’Algérie ( édition du 17 septembre)  relèvera la « drôle de coïncidence (…) qui fait brutalement monter aux extrêmes l’idée même du choc des civilisations et lui donne à présent une consistance bien plus sérieuse  que celle qu’essayent de lui donner depuis six ans les néo-conservateurs américains sous la houlette de Bush ». Plus loin il ajoutera que « la confrontation entre Orient et Occident ou plus exactement  entre Nord et sud est clairement souhaitée par des milieux qui espèrent ainsi pervertir et dénaturer le vrai problème qui se pose à l’humanité, celui des errements et des excès de moins en moins supportables d’un ordre économique et financier mondial profondément injuste ».  Plus explicite, il indiquera que c’est «  ordre conçu par et pour l’argent et où l’homme n’est rien, même plus une marchandise comme ce fut le cas au siècle passé ». l’éditorialiste affirme que « pour masquer les graves dérapages sociaux, économiques,sanitaires et autres imposés au monde par l’ultralibéralisme débridé, la grande finance internationale a besoin d’un prétexte idéologique pour remettre en route, à grande échelle, la grande essiveuse de l’Histoire qu’est la guerre ». Et c’est à ce niveau indique-t-il que les el Zawari, les Benoît XVI et Ehud Olmert interviennent. Ce sont est-il souligné «  des agents provocateurs au service des forces de l’argent et de la puissance narcissique ». 

Excuses dites vous ?

Conscient de son dérapage verbal, le premier responsable du Vatican essaie de rattraper le coup. «  Le pape tente d’endiguer la vague d’indignation du monde musulman contre lui » rapporte Le Jeune Indépendant dans o édition du dimanche 17 septembre. Il est indiqué qu « le pape Benoît XVI a fait savoir qu’il regrettait d’avoir donné l’impression d’offenser les croyants musulmans, dans une tentative pour endiguer une vague d’indignation croissante dans le monde musulman». Liberté soulignera que « les regrets du pape n’apaisent pas les musulmans ». L’éditorialiste de ce quotidien  déclare comprendre  les attaques menées contre des églises chrétiennes. « car à vouloir jouer avec le feu, on finit par se brûler fatalement ». et pour cause précisera le rédacteur «  que le Saint Père exprime ses regrets, en assurant  qu’il n’a jamais été dans son intention d’attenter  à l’islam, parait être une démarche en demi-teinte et sujette à caution ». Et à Liberté de se demander « qu’est-ce qui l’aurait, en effet,empêché de monter personnellement au créneau pour exprimer des excuses à la communauté  musulmane ; au lieu de se dire par truchement de son ministre, seulement ‘désolé’ ? » toutefois sera-t-il souligné  et « au-delà de cette réprobation, c’est de constater l’amalgame  que des institutions comme le Vatican entretiennent entre l’islam, une religion, et l’islamisme , qui est une idéologie fondée sur la violence et la négation de l’Autre ». Sur les colonnes d’El Khabar , le ministre algériens  des affaires religieuses s’est exprimé . Selon lui « le pape a cédé aux courants extrémistes».

Nadia kerraz

 

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