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Proche Orient
Le
statut de la bande de Gaza libérée fait problème
La
plus grande confusion entoure toujours le statut exact de la bande
de Gaza, les Israéliens assurant que leur retrait, qui a été achevé
lundi 12 septembre, mettait fin à l'occupation pendant que les
Palestiniens dénoncent une "prison" à ciel ouvert.
"Nous
allons déclarer la fin de l'administration militaire à Gaza", a
déclaré le ministre de la Défense Shaul Mofaz à la télévision
palestinienne, à quelques heures du départ des soldats israéliens
après des décennies d'occupation. "Nous n'avons plus la moindre
responsabilité concernant Gaza". Mais c’est vite dire tant la
situation renvoie à une autre réalité. Une évacuation effectuée par
les Israéliens avec "tambours et trompettes", accompagné d'un
battage médiatique sans précédent, les colons juifs présentés comme
les victimes expiatoires par les médias occidentaux et Sharon comme
un faiseur de paix ( ???).
Les
palestiniens estiment à juste titre que l'évacuation des 21 colonies
juives de cette étroite bande de terre met fin à la "colonisation"
mais pas à "l'occupation", Israël refusant de céder le contrôle des
frontières et des voies aériennes et maritimes. Les territoires
palestiniens sont ainsi de véritables "bantoustans", les habitants
pour se déplacer d'une région à une autre devront encore montrer
"pattes blanches" , subir contrôle et humiliation par l'armée
israélienne.
Dernière trouvaille des Israéliens qui prouve que leur détermination
à faire de Gaza une immense prison reste intacte, leur décision
d'établir une "zone de sécurité" au nord de la bande, un autre mur
(c'est leurs spécialités) pour créer un no man's land interdisant
l'accès aux Palestiniens. L'Etat hébreu justifie une nouvelle fois
ces mesures en invoquant la nécessité de lutter contre le trafic
d'armes alors que rien ne justifie l’érection d’une multitude de
murs sinon la volonté de "ghettoiser" les Palestiniens.
En
réponse, certains mouvements palestiniens (Hamas, Djihad islamique)
ont menacé de rompre avec "l'accalmie" observée depuis huit mois si
elles restaient privées de leur liberté de mouvement.
L'émissaire des Nations unies, Alvaro Soro, a jugé lui que le
retrait de Gaza était "un pas dans la bonne direction" mais qu'il
était trop tôt pour déterminer le statut du territoire: "Nous devons
observer (...) l'effet sur le terrain".
La
première norme internationale susceptible de trancher la question
est la Convention IV de La Haye adoptée en 1907, selon laquelle un
territoire "est considéré comme occupé lorsqu'il est de fait placé
sous l'autorité d'une armée ennemie".
Signée en 1949, la quatrième Convention de Genève énumère de son
côté les obligations de la puissance occupante, qui doit fournir aux
populations occupées des services de base et permettre aux
organisations internationales d'accéder librement au territoire.
Les
gouvernements israéliens successifs ont toujours fait valoir que la
Convention de Genève concernait des relations entre Etats, et donc
ne s'appliquait pas au cas des territoires palestiniens. Gaza et la
Cisjordanie "font l'objet d'un conflit" mais ne sont pas "occupés",
affirme Tel Aviv. Les Palestiniens répondent que Gaza et la
Cisjordanie ne forment qu'une seule entité géographique, selon les
accords d'Oslo de 1993, et donc qu'on ne peut "libérer" l'un en
occupant l'autre. Ils craignent par ailleurs que le retrait de Gaza
ne soit qu'un prélude au renforcement de la colonisation en
Cisjordanie.
Washington envisage l'éventualité de frappes nucléaires préventives
Au
moment où Washington multiplie les pressions contre la Corée du Nord
et l’Iran qu’il soupçonne de vouloir se doter de l’arme atomique,
ses experts ont mis au point un projet qui, s’il venait à être
adopté bouleverserait la face du monde. Un nouveau projet de
doctrine nucléaire américaine envisage en effet l'éventualité
d'effectuer des frappes nucléaires préventives contre des
adversaires gouvernementaux ou non gouvernementaux afin de les
dissuader d'utiliser des armes de destruction massive. Le document,
daté du 15 mars et intitulé "Doctrine pour des opérations nucléaires
conjointes", demande à l'armée américaine de "se préparer à utiliser
effectivement des armes nucléaires". Il a été rédigé par une
commission du Pentagone chargée d'adapter les procédures en cours
actuellement aux changements rapides survenus après les attentats du
11 septembre 2001, selon un responsable de la Défense.
Ce
responsable, a cependant précisé que le document n'avait par encore
été signé par le ministre américain de la Défense, Donald Rumsfeld,
et ne pouvait pas encore être considéré comme une "politique
officielle américaine". "C'est en cours de procédure", a-t-il
indiqué. Selon ce projet, les commandements des forces
américaines déployées dans le monde sont priés de préparer des
programmes spécifiques pour l'utilisation d'armes nucléaires dans
leur région respective et d'imaginer des scénarios qui
justifieraient la demande d'un accord présidentiel pour effectuer
une frappe nucléaire. Cela pourrait intervenir par exemple au cas où
un adversaire utiliserait, ou compterait utiliser des armes de
destruction massive contre les forces américaines ou alliées, ou
bien contre des populations civiles. Des frappes nucléaires
préventives pourraient aussi être employées pour détruire un arsenal
d'armes biologiques appartenant à un ennemi s'il n'est pas possible
de s'en débarrasser avec des armes conventionnelles et s'il est
prouvé que l'ennemi se prépare à effectuer une attaque biologique,
selon le document. Leur utilisation serait aussi justifiée pour
détruire des bunkers ennemis aux défenses renforcées contenant des
armes chimiques et biologiques, ou les infrastructures de commandes
ou de contrôle nécessaires pour effectuer des attaques nucléaires,
chimiques ou biologiques. Autres exemples cités dans le document:
elles pourraient être utilisées pour contrer les forces
conventionnelles d'un ennemi potentiellement écrasant, pour assurer
une rapide victoire américaine dans une guerre, ou simplement "pour
assurer le succès d'opérations américaines et multilatérales".
Cette doctrine permettrait aussi au Pentagone de déployer des armes
nucléaires dans des endroits du monde où leur utilisation dans
l'avenir serait très probable.
Mexique
L’autre alternative des zapatistes
L’armée zapatistes de libération va parcourir pacifiquement le
Mexique pendant les six premiers mois de 2006 pour tenter de fédérer
la gauche mexicaine, une « campagne alternative » qui s’achèvera
quelques jours avant l’élection présidentielle du 2 juillet. Le
sous-commandant Marcos, chef de l’EZLN, prendra la tête de la
délégation zapatiste qui débutera son tour du Mexique le 1er janvier
à San Cristobal de Las Casas, la capital historique du Chiapas, et
qui se terminera le 24 juin à Mexico.
La
guérilla zapatiste veut abandonner la lutte strictement clandestine
pour un combat ouvertement politique et constituer un large
mouvement rassemblant les organisations politiques de gauche et les
mouvements de défense des droits des Indiens. Marcos a baptisé
l’initiative des Zapatistes, « l’autre campagne », espérant que les
partis politiques traditionnels tiendront compte de leurs
revendications, notamment en ce qui concerne le droits des Indiens
du Mexique, une population pauvre et oubliée par les différents
gouvernements.
Marcos va sortir du Chiapas sans armes et la caravane zapatiste ne
fera pas la promotion de la lutte armée.
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