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A
quelques jours vote
Le
quotidien prend le pas
A
moins d'une semaine de la tenue du référendum prévu, faut-il le
rappeler, pour ce 29 septembre, une certaine lassitude se dégage. A
croire que l'on a tout dit sur ce texte soumis à l'approbation du
peuple. Pour conforter cette hypothèse, un seul indicateur suffit :
les Unes des différents titres de la presse nationale. Ainsi, pour
la journée du dimanche 18 septembre, sur treize titres consultés –
Le Jour d'Algérie, Le Maghreb, Le Jeune Indépendant, Le Soir
d'Algérie, La Tribune, Al Fadjr, Al Khabar, El Watan, La Nouvelle
République, La Dépêche de Kabylie, L'Authentique, Al Djazaïr News et
El Youm – pas moins de sept (les premiers cités) ont opté pour des
ouvertures qui traitent d'une autre actualité.
Le
Jour d'Algérie, a révélé le démantèlement d'"un important réseau de
faussaires". Selon ce quotidien, "les éléments de l'Office national
de la répression du banditisme (ONRB) viennent de découvrir un
important trafic de cartes du Conseil de la nation, de diplômes
d'avocats et de décisions d'attribution de lots de terrain".
Le
Maghreb est revenu dans sa première ouverture sur les propos du
directeur de l'INSIM qui affirme dans un entretien accordé que "la
fiscalité (est) un lourd fardeau".
Le
Jeune Indépendant, pour sa part, s'est penché sur la question du
logement et les chantiers lancés par l'Etat.
La
charte n'est pas une fin en soi
Pour
ce quotidien, de toute évidence, il y a quelque chose d'anormal dans
ce secteur. D'où son titre de Une : "Les étranges chiffres du
gouvernement." Relevant quelques contradictions de taille, le
journal rappellera que "le chef du gouvernement a déclaré jeudi
qu'il y avait 500 000 logements en chantier, chiffre qui atteindra
les 700 000 à la fin de l'année. En mai dernier M. Ouyahia avait
estimé, devant l'APN, que le nombre de logements en chantier
atteignait 350 000. Revenant sur le bilan du premierr mandat du
président Bouteflika, le chef du gouvernement a déclaré que
l'Algérie avait construit 800 000 logements entre 1999 et 2004,
alors que le chiffre officiel du ministère de l'Habitat mentionne
607 054, dont seulement 448 362 unités à mettre à l'actif de
l'Etat".
Le
Soir d'Algérie, lui s'intéresse à un autre sujet : celui des mesures
prises par le gouvernement français vis-à-vis des étrangers qui
veulent s'installer en France. Ainsi est-il annoncé d'un ton
interrogatif : "Fini le droit du sol ?" La correspondante à Paris
rapporte que "le droit du sol qui paraissait jusque-là intangible,
faisant partie du pacte républicain et qui distinguait les
républicains des extrémistes et à leur tête Le Pen, est en voie
d'être remis en cause, tout au moins et dans une première phase,
dans les départements d'Outre-mer". La rédactrice ajoute qu'"il
n'est sûrement pas anodin que ce type (…) de mesures intervienne
précisément en cette conjoncture d'accélération de positionnement en
vue des prochaines élections présidentielles et de séduction des
électeurs de l'extrême droite".
La
Tribune, qui ne fait que confirmer son penchant pour tout ce qui est
économique, consacre sa Une à l'annonce par Algérie Télécom de la
baisse de ses tarifs des communications. Selon ce quotidien, "la
mesure qui touche aussi bien le local que l'international est de
l'ordre de 20 à 30 %". Pour le rédacteur, c'est là "une véritable
offensive commerciale que compte engager dans quelques jours
l'opérateur historique Algérie Télécom". Ainsi, est-il rappelé,
"après l'offre illimitée sous deux formules lancée le 1er septembre
dernier, AT opte pour l'orientation grand public". Cette nouvelle
offre sera appliquée à partir du 1er octobre indique-t-on.
Al
Fadjr, de son côté, annonce que "523 000 élèves ont été expulsés des
écoles cette année". Le quotidien souligne que le fardeau est porté
par le secteur de la formation professionnelle, qui doit absorber
toute cette masse juvénile. Le quotidien indique que le ministre en
charge de ce département a donné instruction pour que les centres de
formation accueillent tous ces exclus.
Pour
sa part, l'autre quotidien arabophone, Al Khabar, rapporte la menace
de la CNEP qui consiste à réquisitionner plus de 40 000 logements
occupés par des bénéficiaires qui n'ont pas remboursé leurs crédits.
La veille, sur un même nombre
Corrigé jusque-là
Belkhadem vole la vedette
La
veille les quotidiens bien que traitant des meetings animés dans le
cadre de la campagne référendaire ont plus mis l'accent sur les
sujets développés hors de contexte que ceux liés directement au
projet de charte. Et c'est assurément les déclarations du SG du FLN
qui ont suscité l'intérêt des médias. 5 titres sur 13 lui ont
consacré leur une. Le soir d'Algérie, El Youm, Al fadjr, Le jeune
Indépendant et La Nouvelle République. Pour le premier quotidien
cité, il ne fait pas l'ombre d'un doute que par ces propos;
"Belkhadem déterre la hache de guerre". Le rédacteur qui souligne
que le SG " a axé son discours sur les futures échéances
électorales" indique par ailleurs que "Abdelaziz Belkhadem a voulu
démontrer que sa formation est bien la première force politique du
pays".Al Youm de son côté rapporte que "le FLN veut entamer le débat
autour de la révision constitutionnelle juste après les élections
partielles". C'st quasiment le même titre retenu par Le jeune
Indépendant? Ainsi précise ce quotidien "alors qu'ouyahia écarte
publiquement l'idée, Belkhadem révèle" que " la révision
constitutionnelle juste après les élections partielles". Le Jeune
Indépendant estime que c'est là une" nouvelle offensive du FLN qui a
profité de la tenue d'un grand rassemblement de ses militants, pour
revendiquer le poste de chef du gouvernement". La Al Fadjr lui
indique que "Belkhadem demande la révision constitutionnelle juste
après le référendum". Une même lecture mais deux dates différentes.
Qui a raison et qui a tort? La Nouvelle République qui selon toute
vraisemblance a opté pour la prudence s'est contentée d'annoncer en
une de son édition de ce samedi 17 septembre que "la Constitution
sera révisée".
De
leur côté Le Maghreb , l' Authentique et la Dépêche de kabylie ont
préféré s'intéresser aux déclaration du rival politique de Abdelaziz
Belkhadem , Ahmed Ouyahia, en l'occurrence, mais sous l'angle du
chef du gouvernement qu'il est. Ainsi Le Maghreb titrera "Les mises
au point d'Ouyahia". Ainsi selon ce quotidien l'émission de
télévision diffusée jeudi soir par l'ENTV a donné l'occasion au
chef du gouvernement de remettre de l'ordre dans tous les sujets qui
font l'actualité nationale. La Dépêche de Kabylie pour sa part, et
pour cause, a estime que ce passage à la télé aura permis à Ouyahia
de lever la réserve émise par l'UDR s'agissant l'absence d'une date
butoir fixée à la charte. Ainsi ce quotidien reprend en une la
déclaration de Ouyahia que "la charte sera limitée dans le temps".
L'Authentique lui , et il a de bonnes raisons de le faire, revient
sur le meeting animé à el Eulma, par Ouyahia toujours et au cours
duquel il a affirmé que "les dossiers des barons et des affairistes
sera ouvert". El Djazair News poursuit sa série d'entretiens
réalisés avec les acteurs de la tragédie nationale.Et El Watan reste
le seul quotidien à avoir fait état, édition du samedi 17
septembre, de "harcèlement policier à l'encontre des opposants de la
charte".
Nadia kerraz
Haut
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