Semaine du  21 au 27 juin 2006

Darfour

La CPI veut des poursuites sur les atrocités commises

Iran/ Occident

Le compromis ?

Proche orient

Le Hamas et le Fatah proches d'un accord sur une plate-forme politique

 

 
 
 Monde

Accueil

Darfour

La CPI veut des poursuites sur les atrocités commises

Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé récemment qu'il pensait procéder à une série d'inculpations pour les atrocités commises au Darfour contre des civils, sans pour autant donner de calendrier. Le procureur, Luis Moreno Ocampo, a indiqué au Conseil de sécurité des Nations unies que ses services avaient pu rassembler des preuves concernant plusieurs milliers de meurtres de civils, dont un nombre important de "massacres à grande échelle" ainsi que des preuves portant sur des centaines de viols. Devant le Conseil, le procureur a souligné les difficultés dans la recherche des preuves et l'obtention des témoignages. Ses équipes n'ont eu qu'un accès limité à Khartoum, la capitale du Soudan et pas accès au Darfour, où les violences se poursuivent. Aucune charge ne sera annoncée sans avoir préalablement été entérinée par les juges de la CPI, a précisé Luis Moreno Ocampo. Trois ans de conflit au Darfour, région de l'ouest du Soudan, ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 2,5 millions de réfugiés. Les assassinats, pillages et viols sont attribués pour l’essentiel aux milices arabes Janjawid.

 

Haut

Iran/ Occident

Le compromis ?

L'Occident et l'Iran paraissent rapprocher peu à peu leurs positions sur la question nucléaire malgré des réactions de tonalités différentes des Iraniens à l'offre des grandes puissances pour qu'ils arrêtent d'enrichir l'uranium. Selon nombre d’analystes, il n'y en fait pas de contradictions entre le président Mahmoud Ahmedinejad, au discours plus conciliant qu'à l'ordinaire, et le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui rejette une suspension de l'enrichissement et tous deux expriment la position iranienne différemment. "Pour une fois, a déclaré l'analyste britannique Christopher Rundle, je serai légèrement optimiste parce que le président Ahmedinejad a un peu changé de ton". Ce dernier a en effet estimé que l'offre de coopération des grandes puissances (Etats-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine) était un "pas en avant", méritant d'être étudié en détail. Il a réaffirmé que Téhéran ne cherchait pas à développer l'arme nucléaire. L'ayatollah Khamenei avait implicitement rejeté peu auparavant la proposition, affirmant que l'Iran "ne plierait pas face à ces pressions et (que) la poursuite de cette avancée scientifique était son objectif fondamental et essentiel".  Pour  Christopher Rundle, spécialiste de l'Iran à l'université de Durham (Grande-Bretagne), les deux dirigeants n'ont pas de divergences mais maintiennent "l'ambiguïté" sur la position de Téhéran. En fait, estime un diplomate européen proche de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), "ils disent les choses différemment": il n'y a pas eu rejet des propositions mais en fait l'Iran veut des "négociations sans conditions préalables", tout en poursuivant l'enrichissement par centrifugeuses commencé le 11 avril à Natanz. "Nous recevons plus de signaux positifs que négatifs des Iraniens", déclare un diplomate proche-oriental à Vienne. "On doit trouver une +solution créative+", ajoute-t-il, en notant que l'Iran insiste sur la poursuite d'activités nucléaires à des fins civiles, jugeant qu'il s'agit d'un droit garanti par le Traité de non-prolifération. L'Occident n'a pas confiance et craint que l'uranium enrichi permette à l'Iran de fabriquer la bombe nucléaire. Une "solution créative" pourrait, selon certains diplomates, passer par le droit laissé à l'Iran de faire tourner des centrifugeuses à vide, sans être alimentés en gaz d'uranium. Ainsi les Iraniens poursuivraient leurs recherches, mais sans enrichir. Cependant, même si Téhéran acceptait la formule, Washington la refuse afin d'éviter que les Iraniens n'acquièrent les compétences techniques à ce processus. Mark Fitzpatrick, de l'Institut d'Etudes stratégiques de Londres (IISS), déclare que les Iraniens veulent commencer, avant de donner leur réponse complète, des négociations rapides avec les Américains et les Européens afin de "lever les ambiguïtés". Mais pendant ce temps là, les Iraniens pourraient en profiter pour encore faire avancer leur programme nucléaire et tester de nouvelles machines, estime-t-il. Les six puissances ont remis le 6 juin une offre de coopération en matière commerciale, technique et politique aux Iraniens, en proposant des négociations s'il y a suspension de l'enrichissement. Mais ils se réservent de retourner devant le Conseil de sécurité de l'Onu pour lui demander d'"agir", ce qui pour les Occidentaux impliquerait des sanctions. Les cinq membres permanents du Conseil et l'Allemagne ont donné "quelques semaines" à l'Iran pour répondre.

 

Haut

Proche orient

Le Hamas et le Fatah proches d'un accord sur une plate-forme politique

Le Hamas et le Fatah sont proches d'un accord sur une plate-forme politique concernant la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël, mais des questions cruciales sont encore en suspens. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a annoncé dernièrement la tenue le 26 juillet d'un référendum sur la question, malgré l'opposition du Mouvement de Khaled Mechâal. Les Palestiniens devront dire "oui" ou "non" au plan élaboré dans les prisons israéliennes par d'importants membres du Fatah de Mahmoud Abbas, dont Marouane Barghouti (père de la seconde Intifadha), et du Hamas. Ce document sert de base aux discussions qui se poursuivent entre les islamistes et les nationalistes du Fatah, des pourparlers qui ont notablement progressé selon des négociateurs des deux parties. D'après un dirigeant du Hamas, un accord pourrait intervenir dans les prochains jours, le mouvement islamiste souhaitant la reprise de l'aide financière internationale suspendue après son entrée en fonctions en mars à la tête du gouvernement palestinien. Hamas et Fatah pourraient notamment se mettre d'accord sur une référence à des "solutions arabes": ceci pourrait être interprété comme un feu vert à un plan proposé par la Ligue Arabe, prévoyant la paix avec Israël en échange d'un retrait complet israélien de la Cisjordanie, de Gaza, de Jérusalem-Est et d'une solution au problème des réfugiés. Il n'est toutefois pas certain que cette formule convienne à  Tel Aviv, aux Etats-Unis et à l'Union européenne. Des incertitudes subsistent par ailleurs sur la position du Hamas. Le mouvement islamiste refuse toujours de reconnaître Israël, fût-ce implicitement, ou d'appliquer les accords antérieurs à son entrée en fonctions en mars. Cette attitude du Hamas, considéré comme une organisation « terroriste » par les Etats-Unis et l'Union européenne, a entraîné la suspension des aides américaines et européennes versées au gouvernement palestinien, tandis que Tel Aviv gelait le transfert de quelque 55 millions de dollars de taxes et droits de douane collectés chaque mois pour le compte des Palestiniens. Le gouvernement israélien a estimé que les discussions entre Hamas et Fatah sur le "plan des détenus" constituent une affaire interne. Le plan réclame égale la libération de tous les prisonniers palestiniens et souhaite le retour de millions de réfugiés en Israël, ce que Tel Aviv a toujours refusé. Israêl qui a tout intérêt à ce que les divisions entre le Fatah le Hamas perdurent…

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche