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Darfour
La CPI veut des
poursuites sur les atrocités commises
Le procureur
général de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé récemment
qu'il pensait procéder à une série d'inculpations pour les atrocités
commises au Darfour contre des civils, sans pour autant donner de
calendrier. Le procureur, Luis Moreno Ocampo, a indiqué au Conseil
de sécurité des Nations unies que ses services avaient pu rassembler
des preuves concernant plusieurs milliers de meurtres de civils,
dont un nombre important de "massacres à grande échelle" ainsi que
des preuves portant sur des centaines de viols. Devant le Conseil,
le procureur a souligné les difficultés dans la recherche des
preuves et l'obtention des témoignages. Ses équipes n'ont eu qu'un
accès limité à Khartoum, la capitale du Soudan et pas accès au
Darfour, où les violences se poursuivent. Aucune charge ne sera
annoncée sans avoir préalablement été entérinée par les juges de la
CPI, a précisé Luis Moreno Ocampo. Trois ans de conflit au Darfour,
région de l'ouest du Soudan, ont fait plusieurs dizaines de milliers
de morts et 2,5 millions de réfugiés. Les assassinats, pillages et
viols sont attribués pour l’essentiel aux milices arabes Janjawid.
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Iran/ Occident
Le
compromis ?
L'Occident et
l'Iran paraissent rapprocher peu à peu leurs positions sur la
question nucléaire malgré des réactions de tonalités différentes des
Iraniens à l'offre des grandes puissances pour qu'ils arrêtent
d'enrichir l'uranium. Selon nombre d’analystes, il n'y en fait pas
de contradictions entre le président Mahmoud Ahmedinejad, au
discours plus conciliant qu'à l'ordinaire, et le Guide suprême,
l'ayatollah Ali Khamenei, qui rejette une suspension de
l'enrichissement et tous deux expriment la position iranienne
différemment. "Pour une fois, a déclaré l'analyste britannique
Christopher Rundle, je serai légèrement optimiste parce que le
président Ahmedinejad a un peu changé de ton". Ce dernier a en effet
estimé que l'offre de coopération des grandes puissances
(Etats-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine)
était un "pas en avant", méritant d'être étudié en détail. Il a
réaffirmé que Téhéran ne cherchait pas à développer l'arme
nucléaire. L'ayatollah Khamenei avait implicitement rejeté peu
auparavant la proposition, affirmant que l'Iran "ne plierait pas
face à ces pressions et (que) la poursuite de cette avancée
scientifique était son objectif fondamental et essentiel". Pour
Christopher Rundle, spécialiste de l'Iran à l'université de Durham
(Grande-Bretagne), les deux dirigeants n'ont pas de divergences mais
maintiennent "l'ambiguïté" sur la position de Téhéran. En fait,
estime un diplomate européen proche de l'Agence internationale de
l'énergie atomique (AIEA), "ils disent les choses différemment": il
n'y a pas eu rejet des propositions mais en fait l'Iran veut des
"négociations sans conditions préalables", tout en poursuivant
l'enrichissement par centrifugeuses commencé le 11 avril à Natanz.
"Nous recevons plus de signaux positifs que négatifs des Iraniens",
déclare un diplomate proche-oriental à Vienne. "On doit trouver une
+solution créative+", ajoute-t-il, en notant que l'Iran insiste sur
la poursuite d'activités nucléaires à des fins civiles, jugeant
qu'il s'agit d'un droit garanti par le Traité de non-prolifération.
L'Occident n'a pas confiance et craint que l'uranium enrichi
permette à l'Iran de fabriquer la bombe nucléaire. Une "solution
créative" pourrait, selon certains diplomates, passer par le droit
laissé à l'Iran de faire tourner des centrifugeuses à vide, sans
être alimentés en gaz d'uranium. Ainsi les Iraniens poursuivraient
leurs recherches, mais sans enrichir. Cependant, même si Téhéran
acceptait la formule, Washington la refuse afin d'éviter que les
Iraniens n'acquièrent les compétences techniques à ce processus.
Mark Fitzpatrick, de l'Institut d'Etudes stratégiques de Londres (IISS),
déclare que les Iraniens veulent commencer, avant de donner leur
réponse complète, des négociations rapides avec les Américains et
les Européens afin de "lever les ambiguïtés". Mais pendant ce temps
là, les Iraniens pourraient en profiter pour encore faire avancer
leur programme nucléaire et tester de nouvelles machines,
estime-t-il. Les six puissances ont remis le 6 juin une offre de
coopération en matière commerciale, technique et politique aux
Iraniens, en proposant des négociations s'il y a suspension de
l'enrichissement. Mais ils se réservent de retourner devant le
Conseil de sécurité de l'Onu pour lui demander d'"agir", ce qui pour
les Occidentaux impliquerait des sanctions. Les cinq membres
permanents du Conseil et l'Allemagne ont donné "quelques semaines" à
l'Iran pour répondre.
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Proche orient
Le Hamas et le
Fatah proches d'un accord sur une plate-forme politique
Le Hamas et le
Fatah sont proches d'un accord sur une plate-forme politique
concernant la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël, mais
des questions cruciales sont encore en suspens. Le président de
l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a annoncé dernièrement la
tenue le 26 juillet d'un référendum sur la question, malgré
l'opposition du Mouvement de Khaled Mechâal. Les Palestiniens
devront dire "oui" ou "non" au plan élaboré dans les prisons
israéliennes par d'importants membres du Fatah de Mahmoud Abbas,
dont Marouane Barghouti (père de la seconde Intifadha), et du Hamas.
Ce document sert de base aux discussions qui se poursuivent entre
les islamistes et les nationalistes du Fatah, des pourparlers qui
ont notablement progressé selon des négociateurs des deux parties.
D'après un dirigeant du Hamas, un accord pourrait intervenir dans
les prochains jours, le mouvement islamiste souhaitant la reprise de
l'aide financière internationale suspendue après son entrée en
fonctions en mars à la tête du gouvernement palestinien. Hamas et
Fatah pourraient notamment se mettre d'accord sur une référence à
des "solutions arabes": ceci pourrait être interprété comme un feu
vert à un plan proposé par la Ligue Arabe, prévoyant la paix avec
Israël en échange d'un retrait complet israélien de la Cisjordanie,
de Gaza, de Jérusalem-Est et d'une solution au problème des
réfugiés. Il n'est toutefois pas certain que cette formule convienne
à Tel Aviv, aux Etats-Unis et à l'Union européenne. Des
incertitudes subsistent par ailleurs sur la position du Hamas. Le
mouvement islamiste refuse toujours de reconnaître Israël, fût-ce
implicitement, ou d'appliquer les accords antérieurs à son entrée en
fonctions en mars. Cette attitude du Hamas, considéré comme une
organisation « terroriste » par les Etats-Unis et l'Union
européenne, a entraîné la suspension des aides américaines et
européennes versées au gouvernement palestinien, tandis que Tel Aviv
gelait le transfert de quelque 55 millions de dollars de taxes et
droits de douane collectés chaque mois pour le compte des
Palestiniens. Le gouvernement israélien a estimé que les discussions
entre Hamas et Fatah sur le "plan des détenus" constituent une
affaire interne. Le plan réclame égale la libération de tous les
prisonniers palestiniens et souhaite le retour de millions de
réfugiés en Israël, ce que Tel Aviv a toujours refusé. Israêl qui a
tout intérêt à ce que les divisions entre le Fatah le Hamas
perdurent…
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