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Université, bac, alliance et Benchicou
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«Pas d’examens,
pas de vacances !» La sentence est tombée. Selon Le Jeune
Indépendant du dimanche 18 juin, «le ministère a tranché : il ne
peut y avoir de signature de PV de départ en congé pour les
professeurs qui poursuivent la grève et refusent d’assurer les
examens». Et au quotidien d’ajouter que «les étudiants sont tenus
de rester dans les campus pour passer les examens que la tutelle
tient à organiser, quelles que soient les pressions et les
conditions, avant le mois de septembre». Cette information avait été
précédée, la veille, par celle faisant état de la détermination du
Cnes de poursuivre la grève entamée le 13 mai dernier. Le dialogue
semble désormais définitivement mis de côté. Un sentiment partagé
par El Watan, selon lequel c’est tout simplement «la confusion» qui
règne au sein de l’université. Le quotidien souligne que «plus de
200 000 étudiants n’ont pas encore passé leurs examens de fin
d’année. La situation est très préoccupante et tend beaucoup plus
vers le pourrissement que l’apaisement».
Pourrissement
El Ahdeth,
constatant l’état de pourrissement, en arrive à se poser la question
de savoir qui mettra un terme à cette situation. Mais si en cette
fin d’année scolaire le secteur de l’enseignement supérieur est
perturbé par ces grèves cycliques observées par les syndicats, son
«petit frère» de l’éducation nationale est secoué par les scandales
des erreurs commises dans les énoncés des sujets des épreuves du
baccalauréat et de la fuite des sujets au niveau d’Alger aux
épreuves du Cneg. Ainsi, après confirmation de la présence d’une
faute dans le sujet de mathématiques, El Khabar, annonce en Une de
son édition du du dimanche 18 juin, «une autre erreur» concernant
l’épreuve d’électronique. Le quotidien souligne l’état de désarroi
dans lequel se trouvent les parents d’élèves ; il souligne également
l’expulsion de dizaines d’enseignants de la correction des copies.
Que fera le ministère ? Il est à noter qu’après la confirmation de
la première erreur (sujet des mathématiques), le département de
Benbouzid a réagi, en prenant la décision d’accorder une
bonification de deux points dans l’épreuve» rapporte La Tribune dans
son édition de ce dimanche. En outre, ce quotidien indique que «la
question où a été relevée l’erreur sera aussi annulée et le barème
qui lui a été prévu (un demi-point) sera affecté à la question
précédente». La Tribune estime que ces «deux promesses vont dans
doute soulager de nombreux candidats». Le Jour d’Algérie fait état
d’une autre décision prise par le ministère de l’Education
nationale : l’annulation des résultats des examens de l’ex-CNEG
d’Alger. Cette décision, est-il souligné, fait suite à la
confirmation d’une information publiée par ce même quotidien, fin
mai, annonçant «une fuite généralisée des sujets d’examen dans les
centres d’Alger».
Il est tout de
même intéressant de relever que malgré tous les scandales qui
éclaboussent ce secteur et les blocages qui caractérisent celui de
l’Enseignement supérieur, on n’a à ce jour enregistré ni le
limogeage ni la démission d’aucun responsable.
Alliés de
façade
Au plan politique,
les frères de l’alliance présidentielle remettent ça. Jeudi,
quelques titres, dont Le Jour d’Algérie, rapportent les propos
d’Abou Djerra Soltani qui aurait rencontré son collègue du RND. Ce
dernier a vite fait de réagir à l’information en apportant un
démenti. Il n’en fallait pas plus pour la presse : les commentaires
ont fusé dès samedi. «Ouyahia- Soltani : la polémique !», titrait
Le Soir d’Algérie. Selon le rédacteur, «la réaction du secrétaire
général du RND donne à déduire que cette rencontre ne devait pas
faire l’objet d’un aveu public». Et d’ajouter que «le président du
MSP aurait donc livré prématurément le scoop. Ce qui est loin d’être
du goût de Ahmed Ouyahia». Le commentaire que suggère cette affaire
est que «l’affirmation de Soltani n’ayant pas été commise
incidemment, il est à s’interroger alors sur l’intérêt politique que
son auteur a à la livrer. Et inversement, quel intérêt Ouyahia
entretenait-il à taire une telle information ?». Le Soir d’Algérie
conclut en se demandant si, en définitive, Soltani n’a pas sabordé
une stratégie, et de se demander laquelle. El Khabar, quant à lui,
se demande qui dit vrai dans cette histoire. Il reste qu’elle a
inspiré l’éditorialiste du Jour d’Algérie qui a estimé qu’«au-delà
des analyses qui peuvent être faites autour de cette polémique (…)
il y a surtout la nature des procédés utilisés par les deux hommes
pour faire passer leurs messages», témoignant de l’existence
de «grandes maladresses politiques et constitutionnelles». Ainsi,
est-il expliqué, « Soltani a de toute évidence tort de faire
fructifier politiquement une banale rencontre mondaine, quel que
soit le profit qu’il escompte en tirer, et le patron du RND ajoute à
l’incident un surplus de dramatisation en réagissant par
l’intermédiaire d’un communiqué officiel du parti, alors qu’un
simple coup de téléphone aurait suffit pour rappeler à l’ordre
l’imprudent».
Benchicou
libéré
La libération de
Mohamed Benchicou n’est pas passée inaperçue. De nombreux titres lui
ont consacré la Une, Liberté en autres. Son éditorialiste a affirmé
que cette liberté a été retrouvée «au bout de deux pénibles années
de prison». Il rappelle que «si sa condamnation devait servir de
mise en garde aux autres journalistes, il faut admettre que c’est
raté et que le fiasco est à la mesure des deux années de prison». En
quelques mots, il rappelle la situation qui prévaut actuellement.
L’absence d’informations officielles fait que les journalistes se
rabattent sur la spéculation. Et même dans ce cas de figure,
«lorsque les articles n’agréent pas les puissants du moment, c’est
la main lourde de la justice qui s’abat» ; il indique que «le nombre
de procès contre la presse montre, si besoin est, que le combat est
encore à mener, pour qu’elle acquière la place et le rôle qui sont
les siens».
Nadia Kerraz
Haut
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