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Emploi des jeunes
L'indispensable assistance
Les
présidents des associations régionales relevant de la Fédération
nationale de soutien à l'investissement des jeunes (FNSI),
participant au séminaire national sur la bonne gouvernance, ont
souligné dernièrement la nécessité d'orienter les micro-entreprises
locales vers les métiers et spécialités répondant le mieux aux
spécificités de chaque région. Voilà des propos censés qui
témoignent, si besoin est, que l'on peut réfléchir utile. En effet,
il y a lieu de se demander pourquoi les banques iraient financer des
activités qui sont vouées d'emblée à l'échec car ne correspondant
pas à un besoin réel de la communauté. Ainsi, si l'on peut
comprendre que des jeunes soient surtout attirés par des projets
dont la rentabilité est assurée, ce qui explique l'engouement pour
le secteur des services, il reste qu'avec cette logique, la
politique de soutien à l'investissement des jeunes s'est retrouvée
dans une impasse. En effet, lorsque l'on continue à affirmer que les
jeunes peuvent prétendre à des crédits pour financer leurs projets,
il reste que la faisabilité de ces projets est remise en cause en
raison de la saturation du créneau. En effet, il est rare, à titre
d'exemple, de trouver un jeune qui manifeste un intérêt pour
l'élevage alors qu’il réside dans une wilaya à vocation pastorale.
D'où la nécessité de revoir, au niveau de l'ANSEJ qui a la tâche
d'examiner les dossiers avant de leur accorder l'illigibilité, la
politique de la maison. Il faudrait pour cela que ses services
remplissent le rôle de conseil en matière d'investissement.
N.
K.
Hadj
Vers une augmentation du prix des billets
Le
premier groupe, composé de 228 hadjis algériens sur les 35.000
devant accomplir le pèlerinage cette année, a pris le départ en
direction des Lieux saints de l'Islam. Un moment fort émouvant pour
ces vieux et vieilles qui ont eu la chance, pour la plupart, d'être
tirés au sort ; en effet, en raison de la politique des quotas
imposée par le gouvernement saoudien, le nombre de pèlerins est
limité. Il faut souligner toutefois que pour cette année, le quota
de l'Algérie a été augmenté de 3000 places, ce qui fera le bonheur
de 3 000 heureux hadjis supplémentaires. La mission nationale du
hadj, composée de 500 personnes, sera sur place pour leur fournir
tout renseignement ou orientation concernant les affaires sociales,
sanitaires, religieuses ou consulaires.
Pour
accompagner les 35.000 pèlerins, 150 vols vers les Lieux saints sont
prévus à partir de 12 aéroports à l'échelle nationale. Une moyenne
de 3 à 4 vols par jour est arrêtée et le dernier départ est fixé
pour le 6 janvier. Reste que ceux qui n'auront pas eu la chance de
se rendre cette année à la Mecque paieront l'année prochaine leur
billet d'avion plus cher. Mais l'augmentation des tarifs ne risque
pas de dissuader les prétendants au hadj. Déjà, avec plus de 24
millions de centimes, l'on se demande comment il peut y avoir autant
de monde.
N.
K.
Transport
scolaire
Qu'attend-on ?
Que
la wilaya de Sétif remette trois minibus de 25 places destinés au
transport scolaire à trois communes parmi les plus défavorisées est
assurément une initiative des plus louables qui mérite d'être
soulignée. D'autant que cette remise de ces véhicules porte à dix
le nombre de minibus affectés à la wilaya par le ministère de
l'Intérieur et des collectivités locales dans le cadre du
contrat-programme passé avec la Société nationale des véhicules
industriels (SNVI) visant à doter les communes défavorisées de
moyens de transport scolaire. Mais cela ne nous empêche pas de nous
demander pourquoi avoir attendu la fin décembre pour procéder à la
concrétisation de l'action initiée par le département de Zerhouni.
Les sept premiers véhicules avaient déjà été distribués en octobre
dernier, et la question s'impose d'autant plus que dans le cadre de
ce dispositif, il est prévu l'attribution de 62 minibus au profit
des communes de la wilaya de Sétif. Ce qui veut dire qu'il reste
encore 50 bus à remettre aux communes. Car le moins que l'on puisse
rappeler, c'est que l'utilité de ces moyens de transport s'impose
aujourd'hui et non pas à la fin de l'année scolaire, dont le premier
trimestre est achevé.
N.
K.
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