Semaine du 22 au 28  juin 2005

Transport urbain

Quel sort pour les taxis collectifs ?

Compétences

Ils sont si nombreux…

Risques majeurs

Péril en la demeure

38e FIA

Un record d’affluence et c’est tout

 

 
 
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Transport urbain

Quel sort pour les taxis collectifs ?

Lors d’une récente intervention sur les ondes de la chaîne de radio nationale, le ministre des Transports a annoncé la fin des taxis collectifs. La seule concession que les pouvoirs publics sont prêts à faire est, selon Maghlaoui, de les éradiquer de manière graduelle.

Pourquoi sont-ils appelés à disparaître au moment où les usagers souffrent du manque de moyens de transport et que ces derniers rendaient d’énormes services ? Sans parler de leur tarif abordable ! La décision serait motivée par le fait qu’un nouveau programme intégré sera élaboré, lequel programme “devrait largement répondre aux besoins des citoyens”. Dès lors l’inutilité des taxis collectifs s’impose, de l’avis du ministre qui, mieux encore, estime qu’il “serait anormal qu’ils continuent à circuler”.

Quel sort leur réserve-t-on ? Il semblerait que l’on se soucie peu du devenir de ces centaines de familles qui vivent de ce métier puisque rien n’est prévu pour la reconversion des taxis collectifs.

Si l’on peut comprendre que les pouvoirs publics songent à mettre de l’ordre dans le secteur des transports, il reste que l’on ne peut pas occulter le fait que des hommes et des femmes ont investi tout leur capital dans ce métier. D’aucuns ont même contracté des crédits pour acheter une voiture neuve afin d’offrir tout le confort qu’un client est en droit d’exiger de son taxi.

N. K.

 

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Compétences

Ils sont si nombreux…

Combien d’Algériens détenteurs d’un savoir avéré et reconnu sont-ils installés à l’étranger ? La question, posée régulièrement, n’a jamais réussi à avoir une réponse exhaustive. La seule certitude est qu’ils sont nombreux. Très nombreux. Tellement nombreux qu’ils pourraient faire le bonheur de leur pays dans divers domaines d’activité. Selon les statistiques du PNUD, ils seraient 4 000 Algériens d’une compétence reconnue à avoir préféré d’autres cieux que ceux de leur pays d’origine pour y exercer, les faisant profiter de leur maîtrise, notamment dans le secteur des technologies. Il est vrai aussi que dans ces pays, ces Algériens bénéficient de tous les égards qui siéent à leur statut de chercheur, d’expert ou autre.

Une reconnaissance qu’ils n’ont jamais pu obtenir dans leur propre pays qui, souvent, a contribué à leur formation en leur accordant des bourses à l’étranger.

“Il faut mettre un terme à la bureaucratie et instaurer des méthodes administratives plus souples si on veut mettre un terme à la fuite des cerveaux”, préconise un Algérien installé au Canada. Mais les pouvoirs publics sont-ils prêts pour réaliser cette mue ? On voudrait bien le croire, quand bien même il soit permis d’en douter…

N. K.

 

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Risques majeurs

Péril en la demeure

Ce n’est certainement pas dans le but de faire peur, mais il faudrait quand même que l’opinion publique sache que son pays fait partie de ceux qui sont menacés par un grand nombre de risques majeurs. Sur les 14 risques recensés par les Nations unies, l’Algérie est concernée par 10 d’entre eux. Autant dire que ce ne sont pas les périls mettant en danger les populations locales qui manquent. Sur la base de cette connaissance, est-il possible de réduire les risques encourus au niveau zéro ?

La gageure est de taille et motive les responsables locaux, qui y réfléchissent en faisant contribuer le plus grand nombre d’experts susceptibles d’apporter leur grain de sel. La mise en place d’une nouvelle politique adaptée à cette réalité est aussi de vigueur.

Ceci pourtant n’empêche certains d’afficher leur pessimisme. Ils en voudront pour preuve le fait que lors des précédentes catastrophes survenues, les différents plans Orsec avec lesquels on nous rabattait les oreilles n’ont pas été opérationnels pour la simple raison qu’ils étaient de simples plans.

N. K.

 

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38e FIA

Un record d’affluence et c’est tout

La 38e édition de la Foire internationale d’Alger a clos ses portes le 9 juin 2005. A l’issue de cette manifestation, le premier responsable de la Safex a organisé une conférence de presse pour faire le bilan de cette manifestation économique. Mais l’opinion est restée sur sa faim. En effet, en guise de bilan, le P-DG de la Safex s’est contenté d’exhiber comme un trophée l’affluence record enregistrée pour cette édition 2005. Qu’il soit très content d’avoir enregistré autant de visiteurs est son droit le plus légitime, bien qu’il ait donné l’impression de regretter tout ce flux de visiteurs qui posait un réel problème aux professionnels venus exposer pour faire des affaires ou encore nouer des relations fructueuses pour les deux parties.

Mais le bilan présenté faisait abstraction d’autres éléments à même d’y figurer : y a-t-il eu signature de conventions ou, à défaut, de déclarations d’intention ? On ne le saura pas. On saura seulement, d’après le premier responsable de la Safex, que tout aura “baigné dans l’huile” le temps de cette manifestation.

N. K.

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