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Irak
Bush part en
campagne de relations publiques
Le Président
américain compte mettre le paquet pour reprendre l’initiative sur
l’Irak. George W. Bush planifie une campagne de relations publiques
pour les prochaines semaines, l’objectif étant de convaincre une
opinion publique américaine déboussolée que les Etats-Unis ne sont
pas en train de s’enliser dans le pays envahi il y a un peu plus de
deux années.
Dans une première
sortie médiatique allant dans ce sens, samedi dernier, le locataire
de la Maison-Blanche a affirmé tout de go que les Etats-Unis étaient
en guerre en Irak car ils ont été attaqués en septembre 2001. Un
amalgame qui en dit long sur l’état d’esprit régnant actuellement au
sein de l’administration américaine, au vu de la situation
désastreuse en Irak et des répercussions qu’elle peut avoir en
Amérique. Les armes de destruction massive introuvables ne font plus
recette, alors on trouve autre chose. Tout va être tenté pour
mystifier la réalité puisque George W. Bush déclare que c’est “en
état de légitime défense” que les troupes américaines ont envahi
l’Irak et bouté hors du pouvoir l’ancien président Saddam Hussein.
Il n’avait pas encore été aussi loin jusque-là.
Le point fort de
cette offensive de propagande qui ne dit pas son nom sera un
discours prévu le 18 juin, un an jour pour jour après le transfert
de souveraineté au gouvernement provisoire irakien. Un Exécutif qui
ne maîtrise rien, dans un pays à feu et à sang et où les morts à
répétition ne font plus la Une de l’actualité internationale.
Malgré cette
situation générée par l’invasion américaine de l’Irak, le président
Bush espère convaincre une bonne partie de ses concitoyens de plus
en plus sceptiques que l’Irak reste sur la voie de la stabilisation
et de la démocratie. Il souhaite également couper court au débat qui
enfle sur la nécessité d’établir un échéancier pour le retour des
quelque 130 000 soldats américains qui, selon l’administration, ne
ferait que stimuler “les insurgés”.
Cette campagne
d’explication vise aussi à dissiper la morosité dans laquelle baigne
l’Administration, six mois seulement après le début du second mandat
de George W. Bush. Plus de 1 700 soldats américains ont trouvé la
mort en Irak et les derniers sondages montrent que l’opposition à la
guerre ne cesse de grossir, s’élevant ces derniers jours à son plus
haut niveau depuis le début de l’invasion américaine, en mars 2003.
Selon une enquête
d’opinion publiée récemment par le New York Times et la chaîne CBS
News, 59% des Américains désapprouvent la gestion de la situation en
Irak par l’actuel Président et 51% pensent que l’invasion a été une
erreur. Sur le plan général, seules 42% des personnes sondées
approuvent l’action politique du Président républicain tandis que
51% lui donnent une mauvaise note.
L’idée d’un
échéancier de retrait des troupes a été mise sur la table par des
parlementaires républicains et démocrates, qui souhaitent que les
effectifs soient réduits à partir d’octobre 2006.
La Maison-Blanche
a tenté de mettre fin au débat en affirmant sans convaincre grand
monde qu’un calendrier enverrait un “mauvais message”.
Sur un autre
front, l’opposition démocrate a tenté d’utiliser les fuites de
presse des mémos confidentiels britanniques suggérant que George
Bush avait décidé de faire chuter Saddam Hussein près d’un an avant
l’invasion, en dépit de ses déclarations que la guerre pouvait être
évitée.
Reste que le
Président américain a plus d’une année devant lui pour reconquérir
son opinion : les électeurs ne se rendront pas aux urnes avant le
scrutin législatif de novembre 2008.
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G8
L’annulation de
la dette ne règle pas le problème des pays pauvres
L’annulation
immédiate de la dette de 18 pays pauvres décidée dernièrement à
Londres par les ministres des Finances du G8 “ne règle pas le
problème de ces pays”, de l’avis de l’économiste altermondialiste
égyptien Samir Amin. Cette annulation était “prévisible”, selon lui,
car voulue par la commission pour l’Afrique du Premier Ministre
britannique Tony Blair. “L’annulation en soi n’est pas condamnable,
mais elle ne règle pas le problème.” Samir Amin, installé à Dakar et
président du Forum mondial des alternatives, affirme en effet que
“cette dette est le produit d’une politique systématique mise en
œuvre par les puissances dominantes”. “Si les puissances dominantes
acceptent l’annulation de la dette, c’est parce qu’elle a rempli ses
fonctions et n’est plus utile.” Il ajoute : “La soumission au
libéralisme extrême fonctionne désormais directement comme moyen de
pompage des ressources des pays en développement.” Samir Amin estime
qu’il existe “des dettes de nature très différente, odieuses ou
illégales” et propose un audit international qui, dans la plupart
des cas, en prouvera le caractère illégitime.
Les ministres du
G8 (Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, Japon, Allemagne,
Etats-Unis et Russie) ont décidé l’annulation immédiate de la dette
multilatérale de 18 pays parmi les plus pauvres envers le Fonds
monétaire internationale, la Banque mondiale et la Banque africaine
de développement, pour un montant de 40 milliards de dollars. Les
pays bénéficiaires de cette mesure, en majorité africains, sont :
Bénin, Bolivie, Burkina Faso, Ethiopie, Ghana, Honduras, Madagascar,
Mali, Mauritanie, Mozambique, Nicaragua, Niger, Rwanda, Sénégal,
Tanzanie, Ouganda et Zambie.
Haut
Le vent des
réformes gagne Bahreïn
La rue se joint à
l’opposition, au Bahreïn, pour réclamer des réformes
constitutionnelles donnant plus de pouvoir au Parlement élu. Les
manifestations se succèdent, regroupant des milliers de personnes, à
l’appel de quatre mouvements de l’opposition.
Les principaux
courants politiques sont représentés par des associations, les
partis étant interdits dans le pays. Ils s’élèvent contre
l’attribution de pouvoirs législatifs à la seconde chambre du
Parlement, dont les membres sont nommés.
En 2002, Bahreïn
est devenu une monarchie constitutionnelle et le Parlement a été
rétabli.
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