Semaine du 8 au 14 Mars 2006

Délinquance

Des caméras à défaut de civisme 

Contrôle de  véhicules

Complaisance mortelle

Education

Les vertus du dialogue

 

 
 
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 Délinquance

Des caméras à défaut de civisme 

200 nouvelles caméras de surveillance seront installées dans la capitale, indique-t-on. Elles viendront en renfort de celles déjà en place. L’objectif étant d’endiguer, à défaut d’éradiquer, le phénomène de la criminalité.  Selon les chiffres de la DGSN, l’année passée a vu le nombre de délits enregistrés en hausse par rapport  à l’année précédente. L’augmentation est de l’ordre de 4%. On est en droit de croire que si  l’on a songé à augmenter le nombre de caméras, c’est en raison de l’efficacité du dispositif.  Mais  ce qu’il faut surtout savoir, c’est que la lutte contre la criminalité, quand bien même elle serait du ressort exclusif des services de Sûreté, ne peut réussir pleinement si les citoyens ne s’impliquent pas. En effet, il arrive que souvent qu’une personne se fasse agresser pour être délestée de son portable, de son portefeuille ou encore de son sac,  en présence de citoyens. Mais ces derniers assistent passivement à la scène, n’apportant aucune aide ou assistance à la personne agressée. Pour leur défense, ces témoins affirment qu’ils  n’interviennent  pas par peur de représailles car souvent, les délinquants n’agissent pas seuls. Mais force est de souligner que c’est cette passivité qui les  a encouragé à poursuivre dans cette voie. Mais aujourd’hui, les caméras vont prendre le relais et combler cette défaillance due à la nature de l’être humain.

N. K.   

 

Contrôle de  véhicules

Complaisance mortelle

Depuis la création de l’établissement national du contrôle technique automobile, création qui remonte à trois ans à peine, le bilan dressé par ses responsables fait ressortir que  l 132 000 véhicules ont fait l’objet d’une contre-visite et 78 000 ont été mis à l’arrêt. Cela peut paraître beaucoup, mais au regard du nombre d’automobiles en circulation, il est certain qu’il reste encore beaucoup de travail à accomplir dans ce sens. Même le contrôle obligatoire instauré par les pouvoirs publics pour certaines catégories de véhicules n’a pas pour autant persuadé leurs propriétaires à leur faire subir ce contrôle. Pourtant, l’utilité d’un tel acte n’est plus à démontrer. Il est même salutaire, voire salvateur pour des conducteurs qui, sans le savoir, conduisent des véhicules ayant  des défauts mécaniques. Le pire est que cette irresponsabilité a gagné certains parmi ceux qui sont censés procéder au contrôle des voitures. Des contrôles complaisants sont en effet effectués pour éviter la mise à l’arrêt de ces voitures. On peut alors se demander si la vie d’une personne compte si peu de leur point de vue, au point de prendre des risques qui exposent les conducteurs, les passagers et les piétons à de graves dangers. A la mort dans certains cas.

N. K.   

 

Education

Les vertus du dialogue

La crise que vit le secteur de l’éducation est révélatrice  d’au moins une chose : la défaillance réside dans les principaux acteurs de cette scène. En effet, en l’absence d’un dialogue franc et direct, les antagonistes s’entêtent à faire perdurer une situation dont les préjudices sont ressentis essentiellement par les élèves, pris en otage dans une lutte qui les dépasse. Pourtant, il aurait juste fallu que les uns et les autres fassent preuve de  maturité et de compréhension pour qu’un terrain d’entente soit trouvé qui permette de faire avancer un dossier qui, au regard du traitement qui lui est réservé, est appelé à perdurer encore longtemps. On ne veut pas croire que les deux parties en confrontation se moquent éperdument de l’avenir de ces milliers d’enfants scolarisés, mais l’on ne peut s’empêcher de penser que l’intérêt de ces élèves est loin de primer lorsque, de part et d’autre, on consent à se voir autour d’une table censée réunir pour aplanir les différends. C’est pourquoi il serait peut-être utile de rappeler à ces parties –le ministère et les syndicats – qu’il faille faire des concessions pour qu’enfin on arrive à un accord qui, sans léser les uns, satisfasse les autres. Mais le veut-on réellement ? Là est assurément toute la question.    

N. K.

 

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