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Délinquance
Des caméras à
défaut de civisme
200 nouvelles
caméras de surveillance seront installées dans la capitale,
indique-t-on. Elles viendront en renfort de celles déjà en place.
L’objectif étant d’endiguer, à défaut d’éradiquer, le phénomène de
la criminalité. Selon les chiffres de la DGSN, l’année passée a vu
le nombre de délits enregistrés en hausse par rapport à l’année
précédente. L’augmentation est de l’ordre de 4%. On est en droit de
croire que si l’on a songé à augmenter le nombre de caméras, c’est
en raison de l’efficacité du dispositif. Mais ce qu’il faut
surtout savoir, c’est que la lutte contre la criminalité, quand bien
même elle serait du ressort exclusif des services de Sûreté, ne peut
réussir pleinement si les citoyens ne s’impliquent pas. En effet, il
arrive que souvent qu’une personne se fasse agresser pour être
délestée de son portable, de son portefeuille ou encore de son sac,
en présence de citoyens. Mais ces derniers assistent passivement à
la scène, n’apportant aucune aide ou assistance à la personne
agressée. Pour leur défense, ces témoins affirment qu’ils
n’interviennent pas par peur de représailles car souvent, les
délinquants n’agissent pas seuls. Mais force est de souligner que
c’est cette passivité qui les a encouragé à poursuivre dans cette
voie. Mais aujourd’hui, les caméras vont prendre le relais et
combler cette défaillance due à la nature de l’être humain.
N. K.
Contrôle de véhicules
Complaisance
mortelle
Depuis la création
de l’établissement national du contrôle technique automobile,
création qui remonte à trois ans à peine, le bilan dressé par ses
responsables fait ressortir que l 132 000 véhicules ont fait
l’objet d’une contre-visite et 78 000 ont été mis à l’arrêt. Cela
peut paraître beaucoup, mais au regard du nombre d’automobiles en
circulation, il est certain qu’il reste encore beaucoup de travail à
accomplir dans ce sens. Même le contrôle obligatoire instauré par
les pouvoirs publics pour certaines catégories de véhicules n’a pas
pour autant persuadé leurs propriétaires à leur faire subir ce
contrôle. Pourtant, l’utilité d’un tel acte n’est plus à démontrer.
Il est même salutaire, voire salvateur pour des conducteurs qui,
sans le savoir, conduisent des véhicules ayant des défauts
mécaniques. Le pire est que cette irresponsabilité a gagné certains
parmi ceux qui sont censés procéder au contrôle des voitures. Des
contrôles complaisants sont en effet effectués pour éviter la mise à
l’arrêt de ces voitures. On peut alors se demander si la vie d’une
personne compte si peu de leur point de vue, au point de prendre des
risques qui exposent les conducteurs, les passagers et les piétons à
de graves dangers. A la mort dans certains cas.
N. K.
Education
Les vertus du
dialogue
La crise que vit
le secteur de l’éducation est révélatrice d’au moins une chose : la
défaillance réside dans les principaux acteurs de cette scène. En
effet, en l’absence d’un dialogue franc et direct, les antagonistes
s’entêtent à faire perdurer une situation dont les préjudices sont
ressentis essentiellement par les élèves, pris en otage dans une
lutte qui les dépasse. Pourtant, il aurait juste fallu que les uns
et les autres fassent preuve de maturité et de compréhension pour
qu’un terrain d’entente soit trouvé qui permette de faire avancer un
dossier qui, au regard du traitement qui lui est réservé, est appelé
à perdurer encore longtemps. On ne veut pas croire que les deux
parties en confrontation se moquent éperdument de l’avenir de ces
milliers d’enfants scolarisés, mais l’on ne peut s’empêcher de
penser que l’intérêt de ces élèves est loin de primer lorsque, de
part et d’autre, on consent à se voir autour d’une table censée
réunir pour aplanir les différends. C’est pourquoi il serait
peut-être utile de rappeler à ces parties –le ministère et les
syndicats – qu’il faille faire des concessions pour qu’enfin on
arrive à un accord qui, sans léser les uns, satisfasse les autres.
Mais le veut-on réellement ? Là est assurément toute la
question.
N. K.
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