Semaine du 23 février au 1er mars 2005

Boissons

Hamoud revient en force

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“Que voulez-vous que je dise ?”

Santé

Les malades mentaux en augmentation

 

 
 
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Hamoud revient en force

Le 4e Salon international des boissons, arômes, emballages et matériel de conditionnement, qui s’est tenu dernièrement au Palais des expositions des Pins maritimes, aura confirmé le retour en force de la boisson gazeuse nationale Hamoud Boualem. Cette marque, qui n’a pas manqué de souffrir de la rude concurrence imposée par l’arrivée sur le marché local de boissons étrangères, à l’image de Coca Cola ou Pepsi Cola, aura eu néanmoins le mérite de ne pas baisser les bras face à cette concurrence. En effet, les responsables de la marque Hamoud Boualem ont su transcender cette situation et repartir de plus belle. Une attitude offensive qui aura été payante puisqu’au bout de quelques mois, la prestigieuse marque nationale aura réussi à reconquérir ses parts du marché. Mieux encore : la nouvelle politique commerciale s’est fixée d’autres objectifs, à savoir la conquête de marchés étrangers, ceux des pays où une forte communauté algérienne est installée. Jouer sur la nostalgie a été un pari gagnant puisque la marque est aujourd’hui présente en Hollande, en Grande-Bretagne, en Espagne et même au Canada, sans oublier la France. Localement, les affaires se portent également bien puisque il est prévu l’augmentation de la production pour satisfaire à la demande et la réalisation de deux nouvelles usines de production à l’ouest et à l’est du pays.

N. K.

 

  Etranger

“Que voulez-vous que je dise ?”

Le phénomène ne s’est pas encore généralisé, mais il existe et revient de manière cyclique. Il s’agit des jeunes sportifs qui, à l’occasion de stages organisés par leurs fédérations à l’étranger, prennent la poudre d’escampette et disparaissent dans la nature. Récemment encore, des judokas et des skieurs ont “semé” leurs encadreurs. La presse en avait fait cas.

Prié de donner son avis sur cette situation, le ministre de la Jeunesse et des Sports a eu cette réponse : “Ce sont des jeunes qui ont profité du fait d’avoir des visas pour partir. C’est la seule explication.”

M. Ziari a ajouté : “Que voulez-vous que je vous dise ?”

En fait, le ministre a seulement voulu dire au journaliste que cet acte n’est pas réprimé par la loi et que même en étant membre du gouvernement, il comprenait parfaitement ce désir des jeunes de quitter leur pays pour tenter d’avoir une vie meilleur sous d’autres cieux. Du reste, cela nous rappelle l’aventure de ce judoka, l’un des premiers “fuyards”, avait profité de la tenue d’un stage au Canada pour s’évaporer dans la nature. M. A., puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’était entraîné durement pendant des années pour pouvoir faire partie de l’équipe nationale et être porté sur la liste des athlètes bénéficiant de stages à l’étranger. Une fois cet objectif atteint, il a attendu sagement que son heure vienne et que le Canada soit la destination du prochain stage. Une fois sur place, il a quitté, en compagnie d’autres judokas, le reste de l’équipe pour disparaître. Depuis, on dit qu’il est confortablement installé. Un exemple qui, s’il n’est pas à suivre, est néanmoins à méditer car il témoigne de la volonté affichée par ces athlètes qui prennent la décision de partir.

N. K.

 

Santé

Les malades mentaux en augmentation

Un récent séminaire portant sur l’organisation et la mise à niveau des hôpitaux et services de psychiatrie nous apprend qu’en l’espace de quatre ans (1998 à 2002) le nombre de personnes atteintes de problèmes psychiatriques a augmenté de 10 000 nouveaux cas. La population souffrant de troubles mentaux est estimée aujourd’hui à 155 000 personnes. Pour certains psychologues et psychiatres, cette augmentation n’est pas surprenante au regard de la décennie de terrorisme vécue par la population. Du reste, ces spécialistes n’ont eu de cesse de mettre en garde contre les dangers et les risques qui, fatalement, découlent du terrorisme et avaient averti les pouvoirs publics de la nécessité de prévoir la logistique indispensable à la prise en charge de cette population fragilisée psychologiquement et nécessitant, dans certains cas, des périodes d’hospitalisation. Or, actuellement, il n’existe en Algérie que 4 624 lits, ce qui est loin de satisfaire la “demande”. Il en est de même pour la prise en charge directe. La norme en vigueur dans le monde est d’un psychiatre pour 40 000 habitants, alors que chez nous, elle est d’un psychiatre pour 100 000 habitants. Certes, il y a lieu de souligner l’effort consenti par les pouvoirs publics et qui a permis la création, au cours de ces trois dernières années, de 188 centres intermédiaires de santé mentale. Mais force est de relever qu’ils risquent de s’avérer insuffisants.

N. K.

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