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Boissons
Hamoud revient
en force
Le 4e Salon
international des boissons, arômes, emballages et matériel de
conditionnement, qui s’est tenu dernièrement au Palais des
expositions des Pins maritimes, aura confirmé le retour en force de
la boisson gazeuse nationale Hamoud Boualem. Cette marque, qui n’a
pas manqué de souffrir de la rude concurrence imposée par l’arrivée
sur le marché local de boissons étrangères, à l’image de Coca Cola
ou Pepsi Cola, aura eu néanmoins le mérite de ne pas baisser les
bras face à cette concurrence. En effet, les responsables de la
marque Hamoud Boualem ont su transcender cette situation et repartir
de plus belle. Une attitude offensive qui aura été payante puisqu’au
bout de quelques mois, la prestigieuse marque nationale aura réussi
à reconquérir ses parts du marché. Mieux encore : la nouvelle
politique commerciale s’est fixée d’autres objectifs, à savoir la
conquête de marchés étrangers, ceux des pays où une forte communauté
algérienne est installée. Jouer sur la nostalgie a été un pari
gagnant puisque la marque est aujourd’hui présente en Hollande, en
Grande-Bretagne, en Espagne et même au Canada, sans oublier la
France. Localement, les affaires se portent également bien puisque
il est prévu l’augmentation de la production pour satisfaire à la
demande et la réalisation de deux nouvelles usines de production à
l’ouest et à l’est du pays.
N. K.
Etranger
“Que
voulez-vous que je dise ?”
Le phénomène ne
s’est pas encore généralisé, mais il existe et revient de manière
cyclique. Il s’agit des jeunes sportifs qui, à l’occasion de stages
organisés par leurs fédérations à l’étranger, prennent la poudre
d’escampette et disparaissent dans la nature. Récemment encore, des
judokas et des skieurs ont “semé” leurs encadreurs. La presse en
avait fait cas.
Prié de donner son
avis sur cette situation, le ministre de la Jeunesse et des Sports a
eu cette réponse : “Ce sont des jeunes qui ont profité du fait
d’avoir des visas pour partir. C’est la seule explication.”
M. Ziari a
ajouté : “Que voulez-vous que je vous dise ?”
En fait, le
ministre a seulement voulu dire au journaliste que cet acte n’est
pas réprimé par la loi et que même en étant membre du gouvernement,
il comprenait parfaitement ce désir des jeunes de quitter leur pays
pour tenter d’avoir une vie meilleur sous d’autres cieux. Du reste,
cela nous rappelle l’aventure de ce judoka, l’un des premiers
“fuyards”, avait profité de la tenue d’un stage au Canada pour
s’évaporer dans la nature. M. A., puisque c’est de lui qu’il s’agit,
s’était entraîné durement pendant des années pour pouvoir faire
partie de l’équipe nationale et être porté sur la liste des athlètes
bénéficiant de stages à l’étranger. Une fois cet objectif atteint,
il a attendu sagement que son heure vienne et que le Canada soit la
destination du prochain stage. Une fois sur place, il a quitté, en
compagnie d’autres judokas, le reste de l’équipe pour disparaître.
Depuis, on dit qu’il est confortablement installé. Un exemple qui,
s’il n’est pas à suivre, est néanmoins à méditer car il témoigne de
la volonté affichée par ces athlètes qui prennent la décision de
partir.
N. K.
Santé
Les malades
mentaux en augmentation
Un récent
séminaire portant sur l’organisation et la mise à niveau des
hôpitaux et services de psychiatrie nous apprend qu’en l’espace de
quatre ans (1998 à 2002) le nombre de personnes atteintes de
problèmes psychiatriques a augmenté de 10 000 nouveaux cas. La
population souffrant de troubles mentaux est estimée aujourd’hui à
155 000 personnes. Pour certains psychologues et psychiatres, cette
augmentation n’est pas surprenante au regard de la décennie de
terrorisme vécue par la population. Du reste, ces spécialistes n’ont
eu de cesse de mettre en garde contre les dangers et les risques
qui, fatalement, découlent du terrorisme et avaient averti les
pouvoirs publics de la nécessité de prévoir la logistique
indispensable à la prise en charge de cette population fragilisée
psychologiquement et nécessitant, dans certains cas, des périodes
d’hospitalisation. Or, actuellement, il n’existe en Algérie que 4
624 lits, ce qui est loin de satisfaire la “demande”. Il en est de
même pour la prise en charge directe. La norme en vigueur dans le
monde est d’un psychiatre pour 40 000 habitants, alors que chez
nous, elle est d’un psychiatre pour 100 000 habitants. Certes, il y
a lieu de souligner l’effort consenti par les pouvoirs publics et
qui a permis la création, au cours de ces trois dernières années, de
188 centres intermédiaires de santé mentale. Mais force est de
relever qu’ils risquent de s’avérer insuffisants.
N. K.
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