|
Accueil
Urgences médicales
Publicité
mensongère
Tout parent ne
peut être que rassuré lorsqu'il voit l’enseigne accrochée, bien en
vue, de ce cabinet médical qui assure des urgences pédiatriques 7
jours sur 7 et 24h sur 24. Et pour cause, on ne sait jamais quand
son enfant tombera malade. De plus, connaissant la situation qui
prévaut dans les hôpitaux et notamment au niveau des services des
urgences, nombre de parents préfèrent débourser jusqu'à 1000 dinars
– tarif que certains pédiatres appliquent pour une consultation en
urgence – plutôt que de se rendre à l'hôpital.
Reste que la
réalité rattrape souvent les parents. Ainsi, en se rendant, un
vendredi matin, dans un cabinet censé assuré un service d'urgence,
des parents accompagnés de leurs enfants ont été priés de patienter
dans la salle d'attente. Mais si l'assistant était bien à son poste,
le pédiatre, lui, était absent. Après plus d'une heure et demie
d'attente, les parents ont quitté le cabinet sans que leurs enfants
malades n'aient été auscultés. Selon l'assistant, le pédiatre qui
avait assuré la garde de nuit avait quitté son poste à 9h en pensant
que sa remplaçante allait bientôt venir. Sauf que ce vendredi-là,
elle n'est pas venue pour on ne sait quel empêchement, en dépit du
fait que l'assistant avait assuré qu'elle n'allait pas tarder.
N. K.
Haut
Population
Recensement en
2008
Le dernier Conseil
du gouvernement a examiné et adopté un décret exécutif portant
création d'un comité national, de comités de wilayas et de communes
pour le recensement général de la population et de l'habitat prévu
pour 2008. Cette opération, qui se déroule tous les dix ans, permet
d'identifier et d'élaborer une politique de développement local qui
réponde – ou du moins est sensée répondre – aux besoins fort
nombreux de la population algérienne en proposant toute une série
de solutions aux problèmes identifiés. Reste que cette opération
risque d'être faussée en raison notamment de l'incompréhension des
personnes recensées. On se souvient, à titre d'exemple, qu'en 1998,
les recenseurs lors de leurs déplacements dans les domiciles, ont
été induits en erreur volontairement du fait que de nombreuses
personnes pensaient que l'objectif de cette opération était de
procéder au relogement des personnes. Autant dire donc que les
familles ont à dessein gonflé le nombre des personnes vivant sous le
toit familial ou encore faire d'autres fausses déclarations pour,
croit-on, bénéficier des aides sociales que l'Etat prévoit pour les
démunis. C'est pourquoi il serait judicieux que le lancement de
cette opération soit précédé d'une vaste campagne de sensibilisation
et d'explication quant aux aboutissants du recensement.
N. K.
Haut
Emploi
Chiffres des
politiques et des économistes
Alors
qu'officiellement, on annonce une baisse record du taux de chômage
en Algérie puisqu'il serait de l'ordre de 17% et, mieux encore, il
serait appelé à baisser en l'espace de quelques mois, les
économistes, eux qui ont l'avantage de n'être tenu par aucun
engagement ou promesse électorale, annoncent d'autres chiffres. Le
dernier invité en date du forum d’El Moudjahid, Nacereddine Sadi,
enseignant-chercheur de son état, révèle que le taux de chômage en
Algérie tournerait autour de 25% de la population active. Il
reconnaîtra au passage que le chômage a connu "une décrue", mais
estime-t-il, il "reste important". Il faut dire aussi que le taux
annoncé par l'invité du quotidien est nettement plus plausible que
celui annoncé par les gouvernants. Mais ce qu'il y a lieu de noter,
c'est que ces annonces qui contredisent celles des ministres,
puisque c'est d'eux qu'il s'agit, ne sont jamais démenties. Mais
cela ne les empêchera pas d'affirmer, à la prochaine réunion, que le
chômage, grâce aux efforts du gouvernement, a connu une baisse
sensible.
N. K.
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |