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Téléphonie
Décalage entre
les télécoms et la poste
D'aucuns parmi les
lecteurs de certains quotidiens – puisqu'il faut souligner que
l'annonceur fait de la ségrégation – auront certainement remarqué le
tout récent placard publicitaire d'Algérie Télécom. Pour ceux qui
n'auront prêté attention à cette nouvelle insertion, il faut savoir
que l'opérateur annonce à ses clients qu'ils peuvent, en composant
le numéro gratuit, 15 44, connaître le montant de leur dernière
facture téléphonique. Un serveur vocal vous informe, après que vous
ayez introduit quelques données personnelles (numéro de téléphone
et les quatre derniers chiffres de votre numéro d'abonné). Il faut
dire qu'au début, on a eu quelque mal à croire en la fiabilité de
l'information d'autant que pendant plusieurs jours, la seule voix
qu'on avait au bout du fil après avoir composé le numéro indiqué
était celle d'une opératrice qui inlassablement répétait que notre
appel ne pouvait pas aboutir pour cause d'encombrement momentané,
nous priant de refaire le numéro. Mais lorsque l'appel a abouti, on
a été surpris de relever la satisfaction de la demande introduite.
Et plus encore le montant indiqué par le serveur vocal correspondait
effectivement au montant trouvé sur le duplicata de la facture
retirée auprès d'Actel. Et c'est là, en fait, qu'il y a lieu de
souligner une aberration.
Ainsi, alors
qu'Algérie Télécom est en mesure d'indiquer à ses abonnés le montant
de leur facture téléphonique sur simple appel gratuit, Algérie
Poste, elle, n'est toujours pas en mesure d'acheminer les factures
dans les délais impartis par les agences de téléphone.
N. K.
Université
Le vœu et
l'orientation
Selon le ministère
de l'Enseignement supérieur, 91,46% des bacheliers ont été orientés
en fonction de leur fiche de vœux. Mais pas forcément en fonction de
leur premier choix. Et c'est en fait toute la problématique du
système d'orientation des futurs étudiants. Ainsi, si du côté des
responsables du ministère on est en droit d'affirmer que la mission
a été convenablement accomplie puisque seuls 8,54% des étudiants
ont été orientés sans qu'il soit tenu compte de leurs vœux exprimé
sur la fameuse fiche remplie par leurs soins, il reste que du côté
des étudiants, la frustration est grande. Et pas seulement chez ceux
dont la demande d'inscription a été déboutée par la commission
chargée d'examiner les vœux et les recours.
En effet, nombre
de ceux que l'on présente comme orientés conformément à leurs vœux
affirment être insatisfaits par la filière désignée. Le nombre de
recours enregistrés, 6 992, témoigne de ce sentiment d'avoir été
orienté vers un choix qui ne correspond pas au désir du bachelier.
Et force est de craindre que les 15 000 étudiants dont les recours
ont été rejetés sont autant de jeunes qui suivront, dans le meilleur
des cas, un cursus loin de celui pour lequel ils auraient opté s'ils
avaient eu réellement le choix.
On peut comprendre
les impératifs de l'administration qui, si elle laissait faire, se
retrouverait avec des filières saturées et des filières totalement
délaissées.
Un constat dont
devraient néanmoins tenir compte ceux qui ont la charge de réformer
l'université. Car le meilleur moyen d'éviter qu'un étudiant ne
traîne indéfiniment à l'université, est de lui permettre de suivre
les études qu'il aime.
N. K.
Coopération
Faut-il en rire
?
L'ambassade
d'Afrique du Sud a organisé, dernièrement, une rencontre
d'information sur la politique d'investissement dans ce lointain
pays. Le but étant assurément d'informer les investisseurs algériens
privés ou publics sur les opportunités d'investissement qu'offre le
marché de ce pays. Il est normal que les diplomates de ce pays en
poste en Algérie ou ailleurs pensent à attirer des investisseurs.
L'Algérie mieux que quiconque connaît l'importance que revêt la
venue dans un pays d'investisseurs étrangers. C'est en un mot une
bouffée d'oxygène pour l'économie du pays. Mais il reste à se
demander si les Algériens ont trouvé matière à investir en Afrique
du Sud et si, surtout, son administration leur offre les mêmes
facilitations que l'Algérie propose aux investisseurs étrangers par
le biais d'un des codes d'investissement les plus attractifs du
monde, pendant que les investisseurs nationaux souffrent encore des
affres de la bureaucratie. A moins que, comme le dit le proverbe,
"nul n'est prophète en son pays"…
N. K.
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