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Le chef du gouvernement objet d’attaques
Seul contre
tous ?
Mais que se passe
t-il donc au sommet de l’Etat ? La question est suggérée par les
nombreux commentateurs de presse qui alimentent ces derniers
temps les premières pages de tous les titres de la presse nationale.
Samedi 20 mai. Premier jour de la semaine et les spéculations vont
déjà bon train. « Ouyahia sur le point de partir » indique El Khaber.
Selon le quotidien arabophone « toutes les conditions d’un limogeage
ou d’une démission sont réunies ». C’est en vérité la sortie du
groupe parlementaire du FLN qui a mis la puce à l’oreille. « pour la
première fois, depuis la création de l’alliance présidentielle, le
groupe parlementaire du FLN durcit le ton à l’encontre du chef du
gouvernement, et promet qu’il recoura à son droit de contrôle voire,
à recourir à une motion de censure ». Liberté qui donne justement la
parole à ce chef du groupe parlementaire, daadoua layachi en
l’occurrence, annonce en mettant les guillemets que «le FLN fera
tomber le gouvernement ». Le citant, le quotidien ajoutera que
« « tenant à préciser que la démarche parlementaire ne vise pas la
personne du Chef du gouvernement , Ahmed Ouyahia , Daadoua Layachi
indiquera qu’elle vise plutôt toute l’équipe gouvernementale qui a
échoué dans la mise en œuvre du programme du président de la
République». El Youm relève l’absence anormale d’Ahmed Ouyahia ».
Rumeurs…
Le quotidien
indique que des « rumeurs circulent sur son état de santé et sur les
raisons de l’annulation de la présentation de sa déclaration de
politique générale ». le rédacteur fait état de quelques unes. Ainsi
est-il précisé selon certains le chef du gouvernement aurait eu un
malaise ce qui a nécessité son évacuation à l’étranger pour y petre
soigné alors que d’autres affirment qu’il a décidé de rester à la
maison en signe de protestation sur des sujets liés au sommet de
l’Etat ». Ces rumeurs sont véhiculées alors que les commentaires sur
la non présentation de la déclaration de la politique générale se
font plus nombreux ». Le Soir d’Algérie, se demande si une
« cassure » ne s’est pas produite entre Bouteflika et Ouyahia. « A
l’origine de la brouille, croit savoir ce quotidien , le niet
catégorique de Bouteflika s’agissant de la présentation de la
déclaration de politique générale du gouvernement devant le
parlement ». et au rédacteur d’ajouter que « ce désaveu a eu comme
conséquence de créer un grand malaise au sommet de la hiérarchie
gouvernementale ». Ce qui donne plus de crédit à ces rumeurs est
qu’Ahmed Ouyahia brille depuis quelques jours, par une absence pour
le moins inhabituelle». Reste que le Jour d’Algérie voit dans la non
présentation du bilan du gouvernement devant les députés une ruse
du chef du gouvernement « Ouyahia é vite le piège du FLN » indique
ce quotidien. Le rédacteur estime que « c’est certainement d’un
commun accord avec le président de la République que , face aux tirs
croisés de ses « alliés qui n’ont pas caché leur intention de le
descendre quitte à provoquer une crise institutionnelle, qu’Ahmed
Ouyahia s’est abstenu de présenter son bilan à l’APN ».El Watan
citant le porte parole du RND a mis en exergue l’une de ses
déclarations dans laquelle il souligne le fait que « ceux qui
s’obstinent à essayer de faire tomber le gouvernement à travers une
motion de censure se trompent » car « seul le président à le droit
de la faire ». De son côté la Nouvelle République rapportera
d’autres propos dans lesquels il réfutera «l’existence de conflit
entre le gouvernement » .Il ajoutera que «le RND soutient le
programme présidentiel et la politique du gouvernement à eu l’aval
des 3 représentants (MSP, FLN, RND)». Pourtant le 16 mai El Khabar
a annoncé en première ouverture que « le FLN demande le départ d’Ouyahia »
. Ce qui fera écrire au Watan du même jour que « le FLN veut faire
de l’opposition ». En tente-t-il de faire croire c’est parce qu’il
« désapprouve l’action du gouvernement». C’est du moins ce qu’a
indiqué La tribune paraissant à cette même date. Le Jeune
Indépendant prendra le relais deux jours plus tard pour annoncer au
conditionnel que « Ouyahia ne présenterait pas don bilan ».
Certitude au
conditionnel !
Selon ce
quotidien, « le bureau de l’Assemblée populaire nationale n’a pas
tenu de réunion et n’envisage pas de le faire en vue d’arrêter une
date pour la présentation de la déclaration de politique générale,
comme l’énonce la loi ». Et d’ajouter que « le motif est que, sous
la pression des déclarations du chef du groupe parlementaire du FLN,
qui a menacé d’aller vers la motion de censure, démarche que le MSP
puis le MRN ont soute nue, le chef du gouvernement se serait
ravisé, préférant éviter un affront public. Ouyahia aurait laissé
entendre qu’il préférerait une sortie honorable ». El Ahdeth du même
jour indiquera de son côté que « la rivalité entre le FLN et le RND
s’est étendue aux institutions ». Dimanche, 21 mai le départ
semble une évidence pour la presse. Reste soulignera le
chroniqueur du Soir d’Algérie que « c’est la procédure enclenchée
pour liquider l’homme qui prête à « rire » ». Le rédacteur relèvera
que l’exigence formulée par le PRA de limoger le chef du
gouvernement a été reprise par l’APS. Depuis quand l’agence
officielle « donne six paragraphes pleins au PRA »s’est-il demandé.
En fait la réponse il l’a connaît, puisque soulignera-t-il, c’est
« depuis que les consignes ont été données aux hyènes d’entourer la
cible, de ricaner autour d’elle, de montrer les crocs, de lui
mordiller les mollets avant la mise à mort ». Mais de l’avis du Jour
d’Algérie «l’objectif de ce dispositif anti –Ouyahia est de forcer
la main au Président pour qu’il décrète l’amnistie générale que la
charte pour la paix s’est gardée de matérialiser ».
Nadia kerraz
Haut
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