|
Accueil
Tourisme
Entre objectif
et réalité
Le moins que l’on
puisse dire, c’est que les responsables du ministère du Tourisme ne
manquent pas d’ambition. C’est du reste une qualité récurrente de
tous ceux qui ont eu à y assumer des hautes fonctions. C’est normal,
diriez-vous, on ne peut pas prendre en charge les rênes d’un tel
secteur sans pour autant faire preuve, commercialement parlant,
d’agressivité. D’autant qu’il n’y a pas de raison majeure qui puisse
justifier l’état dans lequel végète cet important vecteur de
richesses. Car si l’on se fie à tous les audits commandés, le
tourisme, en Algérie, devrait se porter comme un charme. Mais force
est de souligner que c’est loin d’être le cas et ce, pour plusieurs
raisons, qu’il serait fastidieux d’énumérer. Pourtant, cette
connaissance du terrain n’empêche pas l’optimisme d’être de mise.
Les prévisions statistiques du ministère sont là pour le prouver.
Ainsi, si l’on prend pour argent comptant les données avancées, il
semblerait qu’à l’horizon 2013, le flux de touristes passerait de
1,6 million, chiffre enregistré en 2004, à 3,1 millions de
visiteurs. Les recettes engrangées par l’activité touristique
dépasseraient alors les 6 milliards de dollars. Reste que, pour ce
faire, il y a tout un travail de mise à niveau à réaliser car dans
l’absolu, tout est possible, mais dans la réalité, d’autres
paramètres entrent en ligne de compte. Paramètres qui font que toute
prévision devient bien aléatoire.
N. K.
Haut
Santé
Le mal est
identifié…
Le nouveau
ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière
aura vite fait de mettre le doigt sur les problèmes dont souffre le
secteur. Ce diagnostic sera-t-il suivi par la prise de mesures à
même de le soulager et de soulager tous ses patients ? On ose
l’espérer ; mieux, on ose le croire au regard de la performance
réalisée par M. Tou au niveau du secteur de la Communication.
Un des problèmes
relevés a trait à la saturation du CHU Mustapha. La cause est
identifiée. Le ministre l’a rappelée dernièrement : 80% des malades
dirigés vers ce centre hospitalo-universitaire viennent de
l’intérieur du pays. Mais cette situation n’est pas propre à
Mustapha, puisque les gestionnaires de tous les établissements
hospitaliers d’Alger sont confrontés à ces évacuations de malades
contre lesquelles ils ne peuvent presque rien. Car dans certains
cas, on refuse l’hospitalisation sous prétexte qu’il n’y a pas de
lits disponibles.
Et c’est à juste
titre que le ministre souligne que “ce problème ne pourra être réglé
que par le renforcement des structures matérielles et humaines des
régions enclavées”. Mais force est de rappeler que la balle est dans
le camp des pouvoirs publics…
N. K.
Haut
Erreurs
médicales
Oser aller en
justice
Il ne faut surtout
pas se faire d’illusion : les erreurs médicales existent en Algérie
et sont beaucoup plus nombreuses qu’on pourrait le croire. Dans
certains cas, les familles des victimes se contentent de la version
avancée par l’établissement pour expliquer le décès, ou encore
l’aggravation ou l’apparition d’un autre problème médical. Mais
d’autres familles sont loin de se plier à ce qu’on pourrait
justifier par la fatalité. Et ce sont familles-là qui osent aller en
justice pour ester le médecin et l’hôpital ou la clinique où il
exerce pour dénoncer l’erreur médicale qui, si elle ne s’avère pas
fatale, peut occasionner des séquelles que le patient risque de
traîner à vie. C’est le cas d’un jeune dont l’histoire a été relatée
par un quotidien national. Sa mère, avocate de profession, n’a pas
hésité à déposer plainte. Mais bien plus que pour réparer le
préjudice occasionné à son fils, cette femme affirme le faire pour
“qu’il n’y ait plus d’autres victimes”. Des propos qu’il faut
méditer car personne n’est à l’abri d’une erreur médicale. Dans ce
cas de figure, l’établissement de santé est tenu, à défaut de
rattraper l’erreur, au moins de dédommager la victime
matériellement. Cela, à coup sûr, donnera à réfléchir. Mais pour ce
faire, il faudrait que les victimes d’erreurs médicales osent aller
devant la justice pour demander réparation. Il est aussi du devoir
de la presse de ne pas taire ces cas.
N. K.
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |