Semaine du 25 au 31 mai 2005

Tourisme

Entre objectif et réalité

Santé

Le mal est identifié…

Erreurs médicales

Oser aller en justice

 

 
 
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Tourisme

Entre objectif et réalité

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les responsables du ministère du Tourisme ne manquent pas d’ambition. C’est du reste une qualité récurrente de tous ceux qui ont eu à y assumer des hautes fonctions. C’est normal, diriez-vous, on ne peut pas prendre en charge les rênes d’un tel secteur sans pour autant faire preuve, commercialement parlant, d’agressivité. D’autant qu’il n’y a pas de raison majeure qui puisse justifier l’état dans lequel végète cet important vecteur de richesses. Car si l’on se fie à tous les audits commandés, le tourisme, en Algérie, devrait se porter comme un charme. Mais force est de souligner que c’est loin d’être le cas et ce, pour plusieurs raisons, qu’il serait fastidieux d’énumérer. Pourtant, cette connaissance du terrain n’empêche pas l’optimisme d’être de mise. Les prévisions statistiques du ministère sont là pour le prouver. Ainsi, si l’on prend pour argent comptant les données avancées, il semblerait qu’à l’horizon 2013, le flux de touristes passerait de 1,6 million, chiffre enregistré en 2004, à 3,1 millions de visiteurs. Les recettes engrangées par l’activité touristique dépasseraient alors les 6 milliards de dollars. Reste que, pour ce faire, il y a tout un travail de mise à niveau à réaliser car dans l’absolu, tout est possible, mais dans la réalité, d’autres paramètres entrent en ligne de compte. Paramètres qui font que toute prévision devient bien aléatoire.

N. K.

 

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Santé

Le mal est identifié…

Le nouveau ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière aura vite fait de mettre le doigt sur les problèmes dont souffre le secteur. Ce diagnostic sera-t-il suivi par la prise de mesures à même de le soulager et de soulager tous ses patients ? On ose l’espérer ; mieux, on ose le croire au regard de la performance réalisée par M. Tou au niveau du secteur de la Communication.

Un des problèmes relevés a trait à la saturation du CHU Mustapha. La cause est identifiée. Le ministre l’a rappelée dernièrement : 80% des malades dirigés vers ce centre hospitalo-universitaire viennent de l’intérieur du pays. Mais cette situation n’est pas propre à Mustapha, puisque les gestionnaires de tous les établissements hospitaliers d’Alger sont confrontés à ces évacuations de malades contre lesquelles ils ne peuvent presque rien. Car dans certains cas, on refuse l’hospitalisation sous prétexte qu’il n’y a pas de lits disponibles.

Et c’est à juste titre que le ministre souligne que “ce problème ne pourra être réglé que par le renforcement des structures matérielles et humaines des régions enclavées”. Mais force est de rappeler que la balle est dans le camp des pouvoirs publics…

N. K.

 

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Erreurs médicales

Oser aller en justice

Il ne faut surtout pas se faire d’illusion : les erreurs médicales existent en Algérie et sont beaucoup plus nombreuses qu’on pourrait le croire. Dans certains cas, les familles des victimes se contentent de la version avancée par l’établissement pour expliquer le décès, ou encore l’aggravation ou l’apparition d’un autre problème médical. Mais d’autres familles sont loin de se plier à ce qu’on pourrait justifier par la fatalité. Et ce sont familles-là qui osent aller en justice pour ester le médecin et l’hôpital ou la clinique où il exerce pour dénoncer l’erreur médicale qui, si elle ne s’avère pas fatale, peut occasionner des séquelles que le patient risque de traîner à vie. C’est le cas d’un jeune dont l’histoire a été relatée par un quotidien national. Sa mère, avocate de profession, n’a pas hésité à déposer plainte. Mais bien plus que pour réparer le préjudice occasionné à son fils, cette femme affirme le faire pour “qu’il n’y ait plus d’autres victimes”. Des propos qu’il faut méditer car personne n’est à l’abri d’une erreur médicale. Dans ce cas de figure, l’établissement de santé est tenu, à défaut de rattraper l’erreur, au moins de dédommager la victime matériellement. Cela, à coup sûr, donnera à réfléchir. Mais pour ce faire, il faudrait que les victimes d’erreurs médicales osent aller devant la justice pour demander réparation. Il est aussi du devoir de la presse de ne pas taire ces cas.

N. K.

 

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