|
Accueil
Pauvreté
Décalage
Alors que les
gouvernants algériens continuent de crier sur tous les toits et à
partir de toutes les tribunes que la pauvreté n’est pas du tout ce
que l’on voit au quotidien et que tous ces enfants qui font les
poubelles à la recherche d’objets à revendre ne peuvent être que le
signe d’une richesse opulente, le représentant de la FAO en Algérie
indique que «1,6% des Algériens souffrent de malnutrition». Ce taux
signifie que «plus de 510 000 Algériens sont classés par la FAO
comme des personnes souffrant de malnutrition». Un chiffre conforté
par une enquête de la Forem sur le régime alimentaire des enfants de
0 à 15 ans qui révèle, entre autres, que 40,6% des 1 000 enfants
approchés dans le cadre de ce sondage mangent des fruits une fois
par semaine et que 15,5% en mangent une à deux fois par mois. Des
chiffres et des statistiques qui, faut-il le souligner, sont très
loin du constat du ministère de la Solidarité nationale qui soutient
que l’Algérie compte moins de 70 000 démunis.
N. K.
Haut
Accidents domestiques
Exemple
Les accidents
domestiques sont à l’origine de nombreux drames et deuils en Algérie
et ailleurs dans le monde. La France ne fait pas exception. Sauf que
dans ces pays, contrairement au nôtre, les choses sont prises en
mains. Ainsi, le ministère de la Santé et de la Solidarité français,
la Caise d’assurance maladie et l’INPES lancent, à partir du 30
octobre 2006, un dispositif national de prévention des accidents
domestiques des enfants de 0 à 6 ans. Une brochure, trois spots
télévisés et deux affichettes illustrent les risques et les gestes
simples pour les éviter. C’est dire qu’en raison des dangers qui
guettent les jeunes enfants à chaque étape de leur développement et
des risques spécifiques, il a été décidé de sensibiliser les parents
afin qu’ils veillent au mieux sur leur progéniture. Cela évitera à
n’en pas douter bien des épreuves aux parents et aux enfants.
C’est pourquoi il
serait peut-être utile que, de ce côté de la Méditerranée, on songe
également à lancer ce genre de campagne de sensibilisation qui
permettrait de préserver la vie de dizaines d’enfants.
N. K.
Haut
Cession des logements
sociaux
A quelles fins
au juste ?
L’Etat ne sait
plus comment faire pour pousser les locataires de logements sociaux
à acquérir les biens qu’ils occupent. Ces derniers, en raison de la
hausse des prix de cession appliqués, ils préfèrent s’en tenir au
statut de locataires. Réalisant que cet état d’esprit qui prévaut
chez les locataires ne peut être changé qu’en touchant à leur poche,
les pouvoirs publics ont décidé de revoir à la baisse les prix des
logements sociaux.
Les prétendants à
l’acquisition de logements sociaux locatifs bénéficient désormais
d’une remise de 40%. En effet, l’Etat, en vue de les encourager, a
décidé diminuer les prix dans l’espoir que cette dispositions les
incite à procéder à l’achat. Ainsi, le Trésor public engrangera
quelques recettes supplémentaires. Mais ce sont surtout les Offices
de promotion et de gestion immobilière (OPGI), après l’échec avéré
des voies de justice, seront débarrassés d’un gros souci : les
locataires qui ne paient pas leur loyer.
Il n’en reste pas
moins que de mauvaises langues prêtent à cette démarche des pouvoirs
publics une toute autre intention : faciliter leur revente, dans un
cadre réglementaire, à certains privilégiés qui ont bénéficié de
plusieurs logements sociaux alors qu’ils ne répondaient pas aux
conditions.
N. K.
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |