|
Accueil
Rapport de Kofi Annan sur le Sahara
occidental
La RASD :
priorité à l’application des résolutions de l’ONU
Le secrétaire
général des Nations unies, Kofi Annan, a prôné pour des négociations
directes entre le Front Polisario et le Maroc, sans conditions
préalables pour Rabat.
Dans un rapport
sur le Sahara occidental rendu public vendredi dernier, M. Annan a
indiqué que l’objectif visé de ces négociations est de «parvenir à
une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable
qui garantirait l'autodétermination du peuple du Sahara occidental».
Il a également proposé, comme prévu, une prolongation de la Mission
de l'ONU au Sahara (Minurso), dont le mandat devait s’achever le 30
avril, pour six nouveaux mois.
La publication du
rapport a fait réagir les responsables sahraouis. Intervenant le
jour même sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, le
représentant du Polisario, Ahmed Boukhari, a rappelé que le rapport
de Kofi Annan a clairement répondu à la dernière offre marocaine
relative à l’autonomie, en précisant que l’ONU «ne peut endosser,
approuver ou soutenir aucun plan de paix» si celui-ci ne prévoit
pas, «à travers un référendum, l'autodétermination du peuple
sahraoui». Sans rejeter le principe des négociations directes, le
représentant sahraoui a préféré s’en tenir pour le moment à
l’application des décisions contenues dans le Plan Baker et les
résolutions de l'ONU qui sont, selon lui, le «fruit de longues
négociations» entre les deux parties en conflit.
Dans la soirée de
vendredi, le président de la République arabe sahraouie démocratique
(RASD), également secrétaire général du Front Polisario, a déclaré
de Madrid que les recommandations préconisées par le rapport Annan
ne sont pas à la hauteur du diagnostic «juste» de la situation du
conflit. Au cours de son intervention devant la conférence
internationale pour la décolonisation et l'indépendance du Sahara
Occidental, organisée à l'initiative des associations européennes de
soutien au peuple sahraoui, Mohamed Abdelaziz a déclaré qu’«on ne
peut concilier entre la légalité internationale et le fait accompli
colonial étant diamétralement opposés», en affirmant plus loin que
les négociations, «dans les thèmes de décolonisation, ne peuvent
avoir lieu sur une base vide de contenu, ni sur le chemin du fait
accompli colonial».
En marge de la
conférence, le président de la RASD a confié à des médias que le
rapport du secrétaire général avait échoué dans la solution
proposée. «Nous estimons que le secrétaire général de l’ONU aurait
dû être clair, décisif et en accord avec la légalité internationale
dans ses recommandations. Devant l’obstruction par le Maroc des
efforts des Nations unies durant 30 ans, il aurait dû appeler le
Conseil de sécurité à imposer des sanctions contre le royaume du
Maroc jusqu’à ce qu’il accepte l’application des résolutions 1495 et
690 approuvées par ce Conseil», a-t-il critiqué.
Le chef de l’Etat
sahraoui a néanmoins fait savoir que «les négociations ne sont pas
le problème puisque le Maroc n'applique pas ce qui est décidé dans
la négociation», remarquant que «le véritable problème est de faire
que le Maroc respecte et applique les accords». «Le Polisario a
toujours été disposé à négocier sur les modalités d'organisation du
référendum», a encore déclaré Mohamed Abdelaziz, en prévenant que
l'absence de solution satisfaisante risquait d'augmenter la tension
entre les deux parties.
Il est à souligner
que des notables sahraouis, désignés il y a quelques jours par le
roi marocain à la tête d’un Conseil royal pour les «affaires
sahariennes» dans les territoires occupés du Sahara occidental (Corcas),
ont salué le nouveau rapport du secrétaire général des Nations
unies. Pour le président du Corcas, Khalli Henna Ould Errachid, un
tel rapport a «enterré définitivement et à jamais le plan Baker,
qui ne tient pas compte des conditions de toutes les parties».
Epousant le point de vue de Kofi Annan, qui aurait noté dans son
rapport que «toutes les voies empruntées par l'ONU pour régler la
question du Sahara, notamment le référendum, se sont avérées
inappropriées», M. Ould Errachid a appelé le Polisario à accepter
«sans délai à entrer dans des négociations» avec le Maroc,
rappelant que l'application immédiate d'une autonomie élargie, à
laquelle a appelé Mohammed VI est de nature à «mettre fin à la
tension dans la région».
Le rapport de Kofi
Annan n’a rien réglé, en continuant à mettre l’agresseur et
l’agressé sur un même pied d’égalité. Il a toutefois ajouté un
élément au puzzle, à savoir la représentativité des membres du
Corcas. Alors que celui-ci a opté pour des négociations directes
rapides, les représentants légitimes du peuple sahraoui, en
l’occurrence la RASD et le Polisario, conditionnent ces pourparlers
au respect et à l’application des décisions antérieures de l’ONU,
mettant en avant toutes ces violations, par le Maroc, des
résolutions et des plans de règlement, y compris ceux acceptés par
les autorités de Rabat.
C’est dans ce
contexte précis qu’intervient (encore !) l’ancien ministre marocain
de l’Intérieur, qualifié par des analystes de défenseur d’un
référendum confirmatif de la «marocanité» du territoire sahraoui,
vient se présenter en sauveur pour suggérer de nouveaux services.
Mais à qui ?
Dans un entretien
accordé au quotidien espagnol La Razon, publié en début de semaine,
Driss Basri a rappelé que la voie de règlement de la question
sahraouie a consisté, depuis la fin des années 1960, en
«l’application du droit à l’autodétermination, le droit des peuples
à disposer d’eux-mêmes et le droit à l’indépendance».
Pour l’ex-homme
fort du royaume, le plan d’autonomie annoncé par le palais royal ne
pourrait être «bénéfique» ; de plus, feu le roi Hassan II avait
accepté, en 1980, la tenue d’un référendum incluant deux options :
l’indépendance ou l’intégration. «Le Maroc doit tenir compte de cela
pour trouver une solution qui préserve son honneur et sa dignité»,
a-t-il déclaré, en proclamant que les gens du Front Polisario sont
«des gens honnêtes, loyaux envers leur cause, vu qu’ils vivent dans
les conditions que nous connaissons depuis 30 ans, et qui ne se sont
jamais impliqués avec des organisations terroristes
internationales».
Z. Chérief
Haut
L'illusion héroïque de la mamlaka
marocaine
Le Corcas face
au droit international
Remontons au 11
mai 1967 pour prendre acte d'une proposition de l'Espagne, encore
présente dans les territoires sahraouis, en faveur du processus
d'autodétermination du Sahara Occidental. Par la création de la
jemâa, Assemblée générale du Sahara, Franco pensait pouvoir, déjà à
cette date, répondre à la communauté internationale qui exigeait
l'organisation d'un référendum légal en faveur du peuple sahraoui
selon les normes juridiques du système politique moderne. Cette
réaction tapageuse de l'Espagne n'était pas motivée par la
revendication des nationalistes marocains sur «un segment perdu du
Grand Maroc», comme le pensaient et l'avancent toujours les
monarchistes. L'objectif de l'Espagne était autrement double : d'une
part, utiliser la création de la jemâa comme mesure urgente afin de
contrecarrer le soulèvement des Sahraouis dans les années 1960,
d'autre part, signifier que cette petite colonie pouvait, de manière
indirecte, accéder à l'indépendance sans indiquer une date.
Ce fut dans cet
esprit que cette Assemblée sahraouie avait déclaré, néanmoins, dans
une lettre adressée à Franco le 20 février 1973, que «seul le peuple
sahraoui a le droit de décider de son avenir». La réponse fut et
reste la formation du Polisario, le 20 mai 1973, pour saper ce
projet néocolonialiste à «visage humain».
Trente ans après
l'occupation des territoires par le Maroc et son retrait par
contrainte militaire durant la guerre d'anéantissement (1976-1991)
des deux tiers des territoires la situation ne pouvait, suivant ces
procédés illégaux, que s'appuyer sur le modèle espagnol de la jemâa,
mais dans un contexte moins favorable, voire irréalisable.
Nous considérons
donc que l'institutionnalisation du Corcas que le Maroc, à travers
le discours de Mohammed VI du 25 mars 2006, souhaite présenter au
peuple sahraoui et à la communauté internationale n'est qu'une
extension du procédé espagnol qui n'a pas abouti.
Cette «décision
impériale» du Maroc a été précédée par une guerre psychologique
déclenchée, avec un langage cru, dans la presse (MAP), contre le
Front Polisario que le Maroc veut gommer à tout prix de la mémoire
collective des citoyens sahraouis et, par-delà, l'isoler de la
reconnaissance internationale (comme ce fut le cas du FLN algérien).
Elle a été précédée par la libération, en août 2005, des 404
derniers prisonniers militaires marocains (sur plus de 2 000
capturés depuis le début de la guerre) par la crise structurelle des
Nations unies et par les rafles et les tortures des militants des
territoires occupés et de nos compatriotes du Nord (dit le Maroc du
Sud).
Mais si le procédé
d'une «autonomie permanente» au sein de cette mamlaka en gestation
depuis 1967 (franquiste et puis makhzénienne) est de la même nature
que d'autres cas historiques (la nation kurde, par exemple),
abstraction faite sur leurs contextes spécifiques, elle se présente
aussi comme tactique de «vietnamisation» du Sahara Occidental qui
compte moins d'un demi-million de citoyens et des richesses
inestimables. Ainsi quand les Etats-Unis, impuissants devant les
Viets, cherchaient à sauver la face et à dissimuler leur défaite
politique et militaire (contrairement à ce qu'on enseigne dans des
annales des militaristes américains), ils procédèrent, après la
grande offensive du Têt, à partir du 29 janvier 1968, à la tactique
d'opposer les Vietnamiens du Nord à ceux du Sud, ce qui permettait
leur retrait «dans l'honneur», laissant derrière eux un pays ravagé
par une agression sans précédent.
La
contre-révolution menée par le Maroc entre dans ce cadre avec
confusion et régression. Par la mise sur pied du Corcas, le Maroc
reproduit la même erreur stratégique. Si, les Américains voulaient
se retirer du Vietnam, ce qu'ils ont d'ailleurs fait, le Maroc
perpétue le «diviser pour régner» dans le Sahara Occidental
historique. Mais il ne peut échapper aux exigences du droit
international, toujours valable dans le cas de la décolonisation du
Sahara Occidental, dans lequel les soulèvements à l'intérieur des
territoires occupés ont pris une mutation patriotique que le projet
du roi ne peut faire reculer.
En effet, les
Sahraouis vivant sous occupation du makhzen et les citoyens du Nord
(dont les territoires ont été cédés par l'Espagne et à la France
entre 1956 et 1958), ont dénoncé les méfaits de cette tactique
désuète de la mise en place d'une structure réformiste (à laquelle
le parti-martyr USFP prend, paradoxalement, une large part). Elle
est dénuée de toute garantie de droit, de liberté et de progression
sociale (primauté des formations tribales, menace de l'idéologie
unique islamiste, clientéliste et primauté de l'allégeance au
royalisme).
Il est évident
également que cette action marocaine ne peut aboutir qu'à deux
avatars : le statu quo ou éventuellement à la marche vers une
autonomie proprement dite (facilitée par le cafouillage diplomatique
espagnol et encouragé discrètement par la Ve République
française) imposée de facto au mépris du droit international,
laissant les Sahraouis des territoires libérés à l'écart de toute
solution juridique initiale, tout en accusant l'Algérie d'ingérence
dans les affaires de la mamlaka et en se lamentant, cyniquement sur
le sort des séquestrés de Tindouf.
Dans les deux cas,
le Maroc ne peut que préparer son repli royaliste vers ses
frontières historiques.
Paris, le 13 avril
2006
Ali Omar Yara,
sociologue des conflits
Haut
Lettre ouverte au roi du Maroc, Mohamed
VI (*)
Majesté,
Malgré le fait de
n’avoir reçu aucune réponse à ma première lettre du 27 octobre 2005,
je vous écris de nouveau parce que j’ai confiance dans l’humanité
qui est dans chacun de nous et encore plus dans le bon sens d’un
souverain intelligent, cultivé, honnête et illuminé.
Je peux m’imaginer
comment il doit être difficile pour un roi de combattre des
conseillers, des partis politiques, des courtisans qui veulent tout
conserver comme il a toujours été, c’est-à-dire qui veulent que
leurs privilèges, leurs opportunismes, leurs lobbies restent
immuables.
J’imagine comme il
doit être difficile pour vous d’essayer de changer une ligne
politique déjà établie encore avant votre accès au trône.
Comme je vous
disais dans ma première lettre (que j’espère vous est arrivée et que
vous avez pu la lire, à moins qu’elle soit encore bloquée par vos
services secrets) la supériorité d’un homme est celle de vaincre
soi-même plutôt que celle d’avoir vaincu ses ennemis.
Regardez, s’il
vous plaît, un des sites web qui reportent les véritables nouvelles
sur l’Intifada sahraouie (Afapredesa, SPS, ARSO, Birdhso,
Sahara-libre, Poemariosahara, etc.) où chaque jour, depuis plus que
dix mois, apparaissent les images de citoyens sahraouis inertes,
dans la majorité des cas des femmes et des élèves de lycée,
matraqués par les forces de répression marocaine, couverts
d’hématomes, de blessures, souvent avec des fractures, des signes de
tortures. Quelquefois aussi des morts. Ce n’étaient que des gens qui
demandaient le droit au référendum d’autodétermination, c’est-à-dire
la liberté de choisir leur futur. Un droit sacré, sanctionné par des
lois internationales, pour un pays qui a déjà tant souffert sous le
colonialisme espagnol, le seul en Afrique à n’avoir pas encore été
décolonisé.
Est-ce que vous
saviez, par hasard, que l’épouse de Alì Salem Tamek, Mme
Aichatou Ramdan, a été violée par cinq de vos ″agents de l’ordre″ en
présence de sa petite fille de trois ans, pendant que son mari était
emprisonné ? Quelqu’un vous avait-il informé de ces ″petits effets
collatéraux″ de l’occupation du Sahara Occidental ?
Heureusement
qu’aujourd’hui, avec Internet, la vérité circule et la censure ne
peut plus cacher ce qui se passe réellement dans cette région
interdite à la presse internationale et à tout observateur étranger.
Regardez, s’il
vous plaît, le visage de ces sahraouis défenseurs des droits
humains qui ont fait, il y a quelque mois, une grève de la faim de
51 jours, risquant leurs vies pour la liberté de leur peuple et qui
croupissent encore en prison, dans les cellules de cette horrible
prison Carcel Negro d’El-Ayoun : ces images ont fait le tour du
monde, soulevant partout horreur et réprobation.
Quelle énorme
tache sanglante pour l’image du Maroc, pays présenté comme ″l’empire
des sens″ ! Et n’écoutez pas, je vous en prie, ce que vous rapporte
la MAP (toujours de mauvaise foi comme il a été démontré en
plusieurs occasions) ou ce que vous suggèrent vos ministres de la
Justice ou de la Propagande, très peu objectifs dans leurs
communiqués.
C’est très bien
d’avoir rasé du sol Tazmamart dans la tentative d’oublier les
horreurs des années de plomb (même si elles ne pourront jamais être
oubliées). C’est très bien de fouiller dans les fosses communes pour
identifier les cadavres de disparus et indemniser leur familles
(est-ce qu’il existe vraiment une indemnité valable pour la mort et
les souffrances de ces pauvres gens ?). Mais pourquoi alors
continuer de la sorte avec les Sahraouis ? Est-ce qu’on veut
ressusciter les fantômes du passé ? N’a-t-on rien appris des
expériences déjà faites ?
Si vous pourriez
aller à la rencontre des appels des Sahraouis, si vous pourriez
accepter le principe que le peuple sahraoui a le droit inaliénable
de choisir son futur à travers un référendum honnête, garanti par
les Nations unies, combien serait plus en paix votre conscience
d’homme juste et sage ! Comme vous seriez soulagé de cette très
lourde responsabilité !
Pourquoi
continuer à tenir sous le contrôle des matraques et des fusils un
peuple entier pendant tout le reste de votre vie (parce que les
Sahraouis, peuple né libre, ne changeront jamais leurs idées et ne
céderont à la violence qu’en sacrifiant leur vie) et avoir sur votre
conscience un génocide ? Pourquoi ne pas choisir plutôt d’avoir, à
la frontière méridionale de votre pays, un peuple qui vous serait
reconnaissant, qui vous estimerait et qui considérerait le peuple
marocain comme un peuple frère ? Les Sahraouis et les Marocains sont
vraiment des frères et ils n’ont aucune raison de se haïr et de se
combattre. Mais si la situation continue d’être comme elle est, le
futur sera plein de douleurs, de souffrances, de morts ; il sera
porteur d’une guerre sanglante et dangereuse pour l’équilibre de
tout le Maghreb.
Au lieu de vous
rendre à El-Ayoun pour vous prêter à une comédie farcie de
rhétorique patriotique comme vos conseillers vous ont poussé à le
faire – veuillez pardonner, votre Majesté, mon indignation et ma
profonde désillusion ; dans votre cœur vous savez très bien que
votre voyage n’a été rien d’autre qu’une provocation pour les
Sahraouis et une duperie insultante pour le peuple marocain –,
n’aurait-il pas été mieux de faire venir à Rabat les Sahraouis
militants des droits de l’homme qui ont fait la grève de la faim et
qui ont été emprisonnés pour délit d'opinion, écouter leurs raisons,
y réfléchir, discuter ensemble de votre proposition d’autonomie (qui
malheureusement n’est pas ce que l’ONU avait proposé à travers le
Plan de paix) ? Non comme un souverain avec des prisonniers, mais
comme un homme juste et sans préjugés avec des hommes justes et
libres, essayant d’établir un dialogue franc et sincère entre deux
peuples. Vous pouvez encore le faire, tout dépend de vous ! Comme
tout cela serait beau et important pour l’histoire de votre pays.
Cela resterait écrit dans les livres d’histoire du Maroc !
Souvenez-vous que
même feu votre père avait, à la fin, compris la nécessité de
rencontrer les sSahraouis parce que c’était seulement à travers un
dialogue franc et sincère que les choses pouvaient s’arranger.
Comme je vous le
disais dans ma première lettre, je vous prie, Majesté, de bien
vouloir écouter la voix d’un vieux médecin italien qui a confiance
dans le bon côté des hommes et dans votre sentiment de la justice et
de la recherche de la vérité. Je vous en prie, pensez à ce que je
vous ai écrit et surtout à tout le bien que votre décision pourrait
apporter à votre peuple et au peuple sahraoui.
Dans l’espérance
d’un futur de justice et de paix, je vous remercie pour votre
attention.
Bologna (Italie), le 30 mars 2006
Professeur
Silvio Pampiglione
Ancien professeur
de parasitologie des universités de Bologna, de Mogadiscio, de
l'Asmara, et de santé des universités de Maputo et d'Alger.
Consultant à l'OMS, à l'Unicef, au ministère des Affaires étrangères
italien et au ministère de la Coopération des Pays-Bas. Auteur de
plus de 300 publications scientifiques et de livres didactiques de
parasitologie et d'éducation pour la santé.
(*) Copies jointes
à l’ambassadeur d’Italie à Rabat et à l’ambassadeur du royaume du
Maroc à Rome.
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |