Semaine du 26 avril au 2 mai 2006

Rapport de Kofi Annan sur le Sahara occidental

La RASD : priorité à l’application des résolutions de l’ONU

L'illusion héroïque de la mamlaka marocaine

Le Corcas face au droit international 

Lettre ouverte au roi du Maroc, Mohamed VI (*)

 

 
 
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Rapport de Kofi Annan sur le Sahara occidental

La RASD : priorité à l’application des résolutions de l’ONU

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a prôné pour des négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc, sans conditions préalables pour Rabat.

Dans un rapport sur le Sahara occidental rendu public vendredi dernier, M. Annan a indiqué que l’objectif visé de ces négociations est de «parvenir à une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable qui garantirait l'autodétermination du peuple du Sahara occidental». Il a également proposé, comme prévu, une prolongation de la Mission de l'ONU au Sahara  (Minurso), dont le mandat devait s’achever le 30 avril, pour six nouveaux mois.

La publication du rapport a fait réagir les responsables sahraouis. Intervenant le jour même sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, le représentant du Polisario, Ahmed Boukhari, a rappelé que le rapport de Kofi Annan a clairement répondu à la dernière offre marocaine relative à l’autonomie, en précisant que l’ONU «ne peut endosser, approuver ou soutenir aucun plan de paix» si celui-ci ne prévoit pas, «à travers un référendum, l'autodétermination du peuple sahraoui». Sans rejeter le principe des négociations directes, le représentant sahraoui a préféré s’en tenir pour le moment à l’application des décisions contenues dans le Plan Baker et les résolutions de l'ONU qui sont, selon lui, le «fruit de longues négociations» entre les deux parties en conflit.

Dans la soirée de vendredi, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), également secrétaire général du Front Polisario, a déclaré de Madrid que les recommandations préconisées par le rapport Annan ne sont pas à la hauteur du diagnostic «juste» de la situation du conflit. Au cours de son intervention devant la conférence internationale pour la décolonisation et l'indépendance du Sahara Occidental, organisée à l'initiative des associations européennes de soutien au peuple sahraoui, Mohamed Abdelaziz a déclaré qu’«on ne peut concilier entre la légalité internationale et le fait accompli colonial étant diamétralement opposés», en affirmant plus loin que les négociations, «dans les thèmes de décolonisation, ne peuvent avoir lieu sur une base vide de contenu, ni sur le chemin du fait accompli colonial».

En marge de la conférence, le président de la RASD a confié à des médias que le rapport du secrétaire général avait échoué dans la solution proposée. «Nous estimons que le secrétaire général de l’ONU aurait dû être clair, décisif et en accord avec la légalité internationale dans ses recommandations. Devant l’obstruction par le Maroc des efforts des Nations unies durant 30 ans, il aurait dû appeler le Conseil de sécurité à imposer des sanctions contre le royaume du Maroc jusqu’à ce qu’il accepte l’application des résolutions 1495 et 690 approuvées par ce Conseil», a-t-il critiqué.

Le chef de l’Etat sahraoui a néanmoins fait savoir que «les négociations ne sont pas le problème puisque le Maroc n'applique pas ce qui est décidé dans la négociation», remarquant que «le véritable problème est de faire que le Maroc respecte et applique les accords». «Le Polisario a toujours été disposé à négocier sur les modalités d'organisation du référendum», a encore déclaré Mohamed Abdelaziz, en prévenant que l'absence de solution satisfaisante risquait d'augmenter la tension entre les deux parties.

Il est à souligner que des notables sahraouis, désignés il y a quelques jours par le roi marocain à la tête d’un Conseil royal pour les «affaires sahariennes» dans les territoires occupés du Sahara occidental (Corcas), ont salué le nouveau rapport du secrétaire général des Nations unies. Pour le président du Corcas, Khalli Henna Ould Errachid, un tel rapport a «enterré  définitivement et à jamais le plan Baker, qui ne tient pas compte des conditions de toutes les parties». Epousant le point de vue de Kofi Annan, qui aurait noté dans son rapport que «toutes les voies empruntées par l'ONU pour régler la question du  Sahara, notamment le référendum, se sont avérées inappropriées», M. Ould Errachid a appelé le Polisario à accepter «sans délai à entrer dans des négociations» avec le Maroc,  rappelant que l'application immédiate d'une autonomie élargie, à laquelle a appelé Mohammed VI est de nature à «mettre fin à la tension dans la région».

Le rapport de Kofi Annan n’a rien réglé, en continuant à mettre l’agresseur et l’agressé sur un même pied d’égalité. Il a toutefois ajouté un élément au puzzle, à savoir la représentativité des membres du Corcas. Alors que celui-ci a opté pour des négociations directes rapides, les représentants légitimes du peuple sahraoui, en l’occurrence la RASD et le Polisario, conditionnent ces pourparlers au respect et à l’application des décisions antérieures de l’ONU, mettant en avant toutes ces violations, par le Maroc, des résolutions et des plans de règlement, y compris ceux acceptés par les autorités de Rabat.

C’est dans ce contexte précis qu’intervient (encore !) l’ancien ministre marocain de l’Intérieur, qualifié par des analystes de défenseur d’un référendum confirmatif de la «marocanité» du territoire sahraoui, vient se présenter en sauveur pour suggérer de nouveaux services. Mais à qui ?

Dans un entretien accordé au quotidien espagnol La Razon, publié en début de semaine, Driss Basri a rappelé que la voie de règlement de la question sahraouie a consisté, depuis la fin des années 1960, en «l’application du droit à l’autodétermination, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le droit à l’indépendance».

Pour l’ex-homme fort du royaume, le plan d’autonomie annoncé par le palais royal ne pourrait être «bénéfique» ; de plus, feu le roi Hassan II avait accepté, en 1980, la tenue d’un référendum incluant deux options : l’indépendance ou l’intégration. «Le Maroc doit tenir compte de cela pour trouver une solution qui préserve son honneur et sa dignité», a-t-il déclaré, en proclamant que les gens du Front Polisario sont «des gens honnêtes, loyaux envers leur cause, vu qu’ils vivent dans les conditions que nous connaissons depuis 30 ans, et qui ne se sont jamais impliqués avec des organisations terroristes internationales».

Z. Chérief

 

 

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L'illusion héroïque de la mamlaka marocaine

Le Corcas face au droit international 

Remontons au 11 mai 1967 pour prendre acte d'une proposition de l'Espagne, encore présente dans les territoires sahraouis, en faveur du processus d'autodétermination du Sahara Occidental. Par la création de la jemâa, Assemblée générale du Sahara, Franco pensait pouvoir, déjà à cette date, répondre à la communauté internationale qui exigeait l'organisation d'un référendum légal en faveur du peuple sahraoui selon les normes juridiques du système politique moderne. Cette réaction tapageuse de l'Espagne n'était pas motivée par la revendication des nationalistes marocains sur «un segment perdu du Grand Maroc», comme le pensaient et l'avancent toujours les monarchistes. L'objectif de l'Espagne était autrement double : d'une part, utiliser la création de la jemâa comme mesure urgente afin de contrecarrer le soulèvement des Sahraouis dans les années 1960, d'autre part, signifier que cette petite colonie pouvait, de manière indirecte, accéder à l'indépendance sans indiquer une date.

Ce fut dans cet esprit que cette Assemblée sahraouie avait déclaré, néanmoins, dans une lettre adressée à Franco le 20 février 1973, que «seul le peuple sahraoui a le droit de décider de son avenir». La réponse fut et reste la formation du Polisario, le 20 mai 1973, pour saper ce projet néocolonialiste à «visage humain».

Trente ans après l'occupation des territoires par le Maroc et son retrait par contrainte militaire durant la guerre d'anéantissement (1976-1991) des deux tiers des territoires la situation ne pouvait, suivant ces procédés illégaux, que s'appuyer sur le modèle espagnol de la jemâa, mais dans un contexte moins favorable, voire irréalisable.

Nous considérons donc que l'institutionnalisation du Corcas que le Maroc, à travers le discours de Mohammed VI du 25 mars 2006, souhaite présenter au peuple sahraoui et à la communauté internationale n'est qu'une extension du procédé espagnol qui n'a pas abouti.

Cette «décision impériale» du Maroc a été précédée par une guerre psychologique déclenchée, avec un langage cru, dans la presse (MAP), contre le Front Polisario que le Maroc veut gommer à tout prix de la mémoire collective des citoyens sahraouis et, par-delà, l'isoler de la reconnaissance internationale (comme ce fut le cas du FLN algérien). Elle a été précédée par la libération, en août 2005, des 404 derniers prisonniers militaires marocains (sur plus de 2 000 capturés depuis le début de la guerre) par la crise structurelle des Nations unies et par les rafles et les tortures des militants des territoires occupés et de nos compatriotes du Nord (dit le Maroc du Sud).

Mais si le procédé d'une «autonomie permanente» au sein de cette mamlaka en gestation depuis 1967 (franquiste et puis makhzénienne) est de la même nature que d'autres cas historiques (la nation kurde, par exemple), abstraction faite sur leurs contextes spécifiques, elle se présente aussi comme tactique de «vietnamisation» du Sahara Occidental qui compte moins d'un demi-million de citoyens et des richesses inestimables. Ainsi quand les Etats-Unis, impuissants devant les Viets, cherchaient à sauver la face et à dissimuler leur défaite politique et militaire (contrairement à ce qu'on enseigne dans des annales des militaristes américains), ils procédèrent, après la grande offensive du Têt, à partir du 29 janvier 1968, à la tactique d'opposer les Vietnamiens du Nord à ceux du Sud, ce qui permettait leur retrait «dans l'honneur», laissant derrière eux un pays ravagé par une agression sans précédent.

La contre-révolution menée par le Maroc entre dans ce cadre avec confusion et régression. Par la mise sur pied du Corcas, le Maroc reproduit la même erreur stratégique. Si, les Américains voulaient se retirer du Vietnam, ce qu'ils ont d'ailleurs fait, le Maroc perpétue le «diviser pour régner» dans le Sahara Occidental historique. Mais il ne peut échapper aux exigences du droit international, toujours valable dans le cas de la décolonisation du Sahara Occidental, dans lequel les soulèvements à l'intérieur des territoires occupés ont pris une mutation patriotique que le projet du roi ne peut faire reculer.

En effet, les Sahraouis vivant sous occupation du makhzen et les citoyens du Nord (dont les territoires ont été cédés par l'Espagne et à la France entre 1956 et 1958), ont dénoncé les méfaits de cette tactique désuète de la mise en place d'une structure réformiste (à laquelle le parti-martyr USFP prend, paradoxalement, une large part). Elle est dénuée de toute garantie de droit, de liberté et de progression sociale (primauté des formations tribales, menace de l'idéologie unique islamiste, clientéliste et primauté de l'allégeance au royalisme).

Il est évident également que cette action marocaine ne peut aboutir qu'à deux avatars : le statu quo ou éventuellement à la marche vers une autonomie proprement dite (facilitée par le cafouillage diplomatique espagnol et encouragé discrètement par la Ve République française) imposée de facto au mépris du droit international, laissant les Sahraouis des territoires libérés à l'écart de toute solution juridique initiale, tout en accusant l'Algérie d'ingérence dans les affaires de la mamlaka et en se lamentant, cyniquement sur le sort des séquestrés de Tindouf.

Dans les deux cas, le Maroc ne peut que préparer son repli royaliste vers ses frontières historiques.

Paris, le 13 avril 2006

Ali Omar Yara, sociologue des conflits

 

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Lettre ouverte au roi du Maroc, Mohamed VI (*)

Majesté,

Malgré le fait de n’avoir reçu aucune réponse à ma première lettre du 27 octobre 2005, je vous écris de nouveau parce que j’ai confiance dans l’humanité qui est dans chacun de nous et encore plus dans le bon sens d’un souverain intelligent, cultivé, honnête et illuminé.

Je peux m’imaginer comment il doit être difficile pour un roi de combattre des conseillers, des partis politiques, des courtisans qui veulent tout conserver comme il a toujours été, c’est-à-dire qui veulent que leurs privilèges, leurs opportunismes, leurs lobbies restent immuables.

J’imagine comme il doit être difficile pour vous d’essayer de changer une ligne politique déjà établie encore avant votre accès au trône.

Comme je vous disais dans ma première lettre (que j’espère vous est arrivée et que vous avez pu la lire, à moins qu’elle soit encore bloquée par vos services secrets) la supériorité d’un homme est celle de vaincre soi-même plutôt que celle d’avoir vaincu ses ennemis.

Regardez, s’il vous plaît, un des sites web qui reportent les véritables nouvelles sur l’Intifada sahraouie (Afapredesa, SPS, ARSO, Birdhso, Sahara-libre, Poemariosahara, etc.) où chaque jour, depuis plus que dix mois, apparaissent les images de citoyens sahraouis inertes, dans la majorité des cas des femmes et des élèves de lycée, matraqués par les forces de répression marocaine, couverts d’hématomes, de blessures, souvent avec des fractures, des signes de tortures. Quelquefois aussi des morts. Ce n’étaient que des gens qui demandaient le droit au référendum d’autodétermination, c’est-à-dire la liberté de choisir leur futur. Un droit sacré, sanctionné par des lois internationales, pour un pays qui a déjà tant souffert sous le colonialisme espagnol, le seul en  Afrique à n’avoir pas encore été décolonisé.

Est-ce que vous saviez, par hasard, que l’épouse de Alì Salem Tamek, Mme Aichatou Ramdan, a été violée par cinq de vos ″agents de l’ordre″ en présence de sa petite fille de trois ans, pendant que son mari était emprisonné ? Quelqu’un vous avait-il informé de ces ″petits effets collatéraux″ de l’occupation du Sahara Occidental ?

Heureusement qu’aujourd’hui, avec Internet, la vérité circule et la censure ne peut plus cacher ce qui se passe réellement dans cette région interdite à la presse internationale et à tout observateur étranger.

Regardez, s’il vous plaît, le visage de  ces sahraouis défenseurs des droits humains  qui ont fait, il y a quelque mois, une grève de la faim de 51 jours, risquant leurs vies pour la liberté de leur peuple et qui croupissent encore en prison, dans les cellules de cette horrible prison Carcel Negro d’El-Ayoun : ces images ont fait le tour du monde, soulevant partout horreur et réprobation.

Quelle énorme tache sanglante pour l’image du Maroc, pays présenté comme ″l’empire des sens″ ! Et n’écoutez pas, je vous en prie, ce que vous rapporte la MAP  (toujours de mauvaise foi comme il a été démontré en plusieurs occasions) ou ce que vous suggèrent vos ministres de la Justice ou de la Propagande, très peu objectifs dans leurs communiqués.

C’est très bien d’avoir rasé du sol Tazmamart dans la tentative d’oublier les horreurs des années de plomb (même si elles ne pourront jamais être oubliées). C’est très bien de fouiller dans les fosses communes pour identifier les cadavres de disparus et indemniser leur familles (est-ce qu’il existe vraiment une indemnité valable pour la mort et les souffrances de ces pauvres gens ?). Mais pourquoi alors continuer de la sorte avec les Sahraouis ? Est-ce qu’on veut ressusciter les fantômes du passé ? N’a-t-on rien appris des expériences déjà faites ?

Si vous pourriez aller à la rencontre des appels des Sahraouis, si vous pourriez accepter le principe que le peuple sahraoui a le droit inaliénable de choisir son futur à travers un référendum honnête, garanti par les Nations unies, combien serait plus en paix votre conscience d’homme juste et sage ! Comme vous seriez soulagé de cette très lourde responsabilité !

Pourquoi  continuer à tenir sous le contrôle des matraques et des fusils un peuple entier pendant tout le reste de votre vie (parce que les Sahraouis, peuple né libre, ne changeront jamais leurs idées et ne céderont à la violence qu’en sacrifiant leur vie) et avoir sur votre conscience un génocide ? Pourquoi ne pas choisir plutôt d’avoir, à la frontière méridionale de votre pays, un peuple qui vous serait reconnaissant, qui vous estimerait et qui considérerait le peuple marocain comme un peuple frère ? Les Sahraouis et les Marocains sont vraiment des frères et ils n’ont aucune raison de se haïr et de se combattre. Mais si la situation continue d’être comme elle est, le futur sera plein de douleurs, de souffrances, de morts ; il sera porteur d’une guerre sanglante et dangereuse pour l’équilibre de tout le Maghreb.

Au lieu de vous rendre à El-Ayoun pour vous prêter à une comédie farcie de rhétorique patriotique comme vos conseillers vous ont poussé à le faire – veuillez pardonner, votre  Majesté, mon indignation et ma profonde désillusion ; dans votre cœur vous savez très bien que votre voyage n’a été rien d’autre qu’une provocation pour les Sahraouis et une duperie insultante pour le peuple marocain –, n’aurait-il pas été mieux de faire venir à Rabat les Sahraouis militants des droits de l’homme qui ont fait la grève de la faim et qui ont été emprisonnés pour délit d'opinion, écouter leurs raisons, y réfléchir, discuter ensemble de votre proposition d’autonomie (qui malheureusement n’est pas ce que l’ONU avait proposé à travers le Plan de paix) ? Non comme un souverain avec des prisonniers, mais comme un homme juste et sans préjugés avec des hommes justes et libres, essayant d’établir un dialogue franc et sincère entre deux peuples. Vous pouvez encore le faire, tout dépend de vous ! Comme tout cela serait beau et important pour l’histoire de votre pays. Cela resterait écrit dans les livres d’histoire du Maroc !

Souvenez-vous que même feu votre père avait, à la fin, compris la nécessité de rencontrer les sSahraouis parce que c’était seulement à travers un dialogue franc et sincère que les choses pouvaient s’arranger.

Comme je vous le disais dans ma première lettre, je vous prie, Majesté, de bien vouloir écouter la voix d’un vieux médecin italien qui a confiance dans le bon côté des hommes et dans votre sentiment de la justice et de la recherche de la vérité. Je vous en prie, pensez à ce que je vous ai écrit et surtout à tout le bien que votre décision pourrait apporter à votre peuple et au peuple sahraoui.

Dans l’espérance d’un futur  de justice et de paix, je vous remercie pour votre attention.

Bologna (Italie), le 30 mars 2006

 

Professeur Silvio Pampiglione

Ancien professeur de parasitologie des universités de Bologna, de Mogadiscio, de l'Asmara, et de santé des universités de Maputo et d'Alger. Consultant à l'OMS, à l'Unicef, au ministère des Affaires étrangères italien et au ministère de la Coopération des Pays-Bas. Auteur de plus de 300 publications scientifiques et de livres didactiques de parasitologie et d'éducation pour la santé.

 

(*) Copies jointes à l’ambassadeur d’Italie à Rabat et à l’ambassadeur du royaume du Maroc à Rome.

 

 

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