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Ramadan
Le commerce
occasionnel interdit
Les horaires d'el-imsak
et d'el-iftar sont fixés, a annoncé un communiqué du ministère des
Affaires religieuses. C'est dire à quel point le mois sacré de
ramadan est proche. Autre indice démontrant l'imminence de cette
arrivée : le branle-bas de combat au niveau du ministère du
Commerce. Et pour cause, durant les 30 jours de ce mois sacré la
piété est reléguée au second plan pour laisser place au seul aspect
commercial. En effet, durant tout le mois, les commerçants sont
rois. Ramadan est synonyme d'affaires. C'est le mois où les ventes
de tout ce qui est comestible connaissent une hausse vertigineuse.
D'où, du reste, la prolifération des commerces informels. Mais
cette année, le ministère du Commerce semble décidé à faire le
ménage puisque, est-il annoncé, les commerces occasionnels seront
interdits durant cette période de carême. C'est dire qu'une chasse
sans merci sera livrée à tous les vendeurs de zlabia, kalbelouz et
autres pains traditionnels qui ne manqueront pas d'envahir les
trottoirs. Mais il est certain que les concernés ne l'entendront pas
de cette oreille. D'autant, affirment-ils, que ce commerce
occasionnel leur permet de faire de bons profits et d'atténuer ainsi
le fardeau des charges familiales. Pour preuve, nombreux sont ceux
qui prennent un congé pour vendre pain, diouls et autres kalbelouz
préparés par madame dans la cuisine.
N. K.
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Education
Rattrapage…
C'est le 20
septembre que les élèves recalés lors de l'examen de sixième de juin
dernier, ont passé leurs épreuves de rattrapage. Et c'est sans
surprise aucune que les enfants des wilayas du Nord arrivent en
premier puisque comptant le plus grand nombre de candidats avec 168
684 contre 57 659 dans celles du Sud. Ce résultat est la conséquence
logique d'une culture qui tend à se généraliser, qui consiste à
dévaloriser l'enseignement comme vecteur d'accession à un statut
social.
En effet,
aujourd'hui, enfants et moins jeunes sont persuadés que seul le
trabendo est à même de leur ouvrir les portes d'une place
respectable au sein de la société. Car, leur a-t-on appris,
socialement on ne peut peser que si nos poches et comptes en banque
sont remplis. D'où le désintérêt manifesté pour la poursuite d'un
cursus scolaire. En fait, ces bambins sont pressés de se voir exclus
de l'école pour embrasser une carrière d'affairiste ou de
trabendiste. Qu'ils n'aient pas eu le temps d'apprendre à écrire
leur nom correctement importe peu. L'argent compensera ce manque.
Mais si les enfants sont dans une certaine mesure inconscients de
l'importance du choix qui est fait, il reste que les parents sont à
blâmer car souvent, ce sont eux qui encouragent leur progéniture à
quitter prématurément les bancs de l'école. Donc puisqu'un
rattrapage doit être organisé pour donner à ces enfants une seconde
chance, un autre devrait être organisé en direction des parents.
Mais eux, c'est au niveau la justice qu'ils devraient le passer.
N. K.
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Société
Carrières
Si l'on en croit
une étude réalisée par des chercheurs américains, "être trop fier"
nuit à la carrière que toute personne voudrait suivre. Mais il
aurait fallu se pencher sur un autre aspect régissant l'évolution
des carrières, à savoir le mensonge. C'est ainsi qu'en Algérie, on a
de plus en plus l'impression que ce sont les responsables qui ne
finissent pas de tromper l'opinion nationale sur des questions de
première importance ; on citera pour l'exemple les retombées de
l'Accord d'association avec l'Union européenne, qui sont le mieux vu
par ceux qui décident de promouvoir ou de sanctionner les
responsables. Cela peut paraître paradoxal, mais c'est ainsi que la
chose est perçue. Que d'autres paramètres entrent en ligne de
considération –régionalisme, clanisme, allégeance… – certainement ;
mais assurément, le dénominateur commun est le manque de
transparence et l'absence de franchise sur l'état de bien des
secteurs.
N. K.
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