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2005 s'achève
et 2006 s'annonce
Le ton est
donné
L'année 2005
s'achève pour laisser place à une nouvelle année. D'ores et déjà, on commence à
se demander ce qu'elle apportera tout au long des 365 jours qu'elle durera. A en
croire Mourad Medelci, repris par Le Maghreb du dimanche 25 décembre, "2006
apportera des changements importants", du moins "à propos de la réforme
bancaire". C'est ce que le ministre a déclaré à l'occasion d'une journée
d'étude organisée par l'APN. Selon Medelci, "le processus se renforcera de façon
déterminée et progressive au cours de l'année 2006 pour se stabiliser
définitivement en 2007".
Pour sa part,
Benlkhalfa de l'ABEF, repris également par Le Maghreb, a affirmé que "le nouveau
dispositif de paiement sera complètement opérationnel au mois de juin 2006. En
même temps que le chèque, qui sera érigé en moyen de paiement, la carte bancaire
se développera pour passer de 300 000 porteurs aujourd'hui à 800 000, voire 1
million en 2006".
Engagements
La Dépêche de
Kabylie rapporte les engagements du ministre relatifs à l'éradication d'un
phénomène qui gangrène l'économie nationale : "Le trafic de devises, c'est
fini", a annoncé le premier argentier du pays. El Watan estime pour sa part que,
s'agissant de ce marché parallèle, "les pouvoirs publics veulent sévir". "Après
avoir toléré son existence des années durant, le gouvernement semble aujourd'hui
décidé à s'attaquer au marché parallèle de la devise en comptant mettre en
œuvre, prochainement, une série de mesures à même d'assainir le marché du
change".
Mais ce n'est pas
le seul secteur où les pouvoirs publics veulent mettre de l'ordre à compter de
cette année 2006. Selon El Khabar, une instruction du secrétaire général du
ministère de l'Education nationale a provoqué un séisme dans le secteur. Ainsi,
à en croire ce quotidien, "le ministère interdit aux directeurs d'établissements
l'exercice syndical". Cette directive est en violation avec la Constitution qui
garantit le droit de faire du syndicalisme, est-il rappelé.
Au registre des
bonnes intentions du gouvernement pour l'année 2006, il y a lieu aussi de
retenir cet autre engagement fait par le secteur de l'Emploi et de la Solidarité
nationale. Il concerne ni plus ni moins que la création, durant les 12 prochains
mois, de "plus de 430 000 postes permanents ". C'est ce que rapporte
L'Authentique en cette fin d'année. A croire que dans ce pays musulman qui ne
fête pas Noël, les gouvernants se sont entendus pour que ce 25 décembre, les
différents titre de la presse nationale rapportent dans leurs éditions du jour
tous ces présents offerts aux Algériens !
L'électricité
plus chère
Mais en matière
de changements, c'est surtout ce qu'a rapporté Le Jour d'Algérie, ce même 25
décembre, qui retiendra l'attention des citoyens. Et pour cause, ce quotidien
annonce que Sonelgaz a retenu pour l'année "une hausse des prix de 10 à 15 %".
Vous avouerez que pour les millions d'abonnés qui ne piratent pas Sonelgaz et
qui s'acquittent de leurs redevances, la nouvelle n'a rien de réjouissant.
Ce même quotidien
fait état d'un "nouveau scandale financier au niveau de la BADR de Birkhadem".
Selon Le Jour d'Algérie, "1 400 milliards de auraient été accordés à une
société de taxis sur la base de faux documents formant le dossier de demande de
crédit". Le Soir d'Algérie, lui, indique que "14 000 importateurs (sont) menacés
de disparition". C'est la conséquence de "l'entrée en vigueur de la nouvelle
loi régissant le commerce extérieur", est-il souligné. Reste, estime le
rédacteur, que "des spécialistes de la question économique craignent par
ailleurs que cette nouvelle loi fasse réapparaître un phénomène qu'on a
jusque-là considéré comme révolu. Il s'agit de la problématique du monopole qui
pourrait refaire surface et imposer dès lors son diktat au sein de la sphère
économique nationale". Reste, conclura Le Soir d'Algérie, que c'est là "un
argument que rejettent les professionnels de la finance qui estiment que les
nouvelles mesures vont permettre à l'administration d'avoir une traçabilité des
importateurs". Faut-il les lier au fait que le phénomène de la contrefaçon,
comme l'indique Le Jour d'Algérie du jeudi 22, "prend de plus en plus d'ampleur
dans notre pays" ? Peut-être. Ce qui est par contre certain, comme le rappelle à
juste titre le quotidien, c'est que "les chiffres sont effrayants et tous les
secteurs d'activité sont concernés" puisque "40% des produits importés sont
contrefaits".
El Djazair News
du 20 décembre fait état, de son côté, de la présence sur le marché national
"d'une arme prohibée en vente dans les quartiers populaires pour la somme de 10
000 dinars". "Son utilisation contre des personnes, souligne le quotidien,
"peut conduire à leur décès". El Khabar du même jour signale l'existence de "60
entreprises qui constituent un danger pour les citoyens". Mais le journal ne dit
pas quel sort on leur a réservé pour 2006.
Alger menace
ruine
Le Jeune
Indépendant du jeudi 22 décembre revient sur l'effondrement de l'hôtel qui a
coûté la vie à huit personnes et rappelle que "22 000 logements dans la capitale
sont vétustes". D'où la question que pose ce quotidien : "Doit-on s'attendre à
d'autres drames ?" avant de réagir et de prendre en charge ce dossier. Le Jeune
Indépendant rappelle à ceux qui l'auraient oublié la réalité et dresse un
constat : "Alger la Blanche est précocement vieille. Le maquillage pour en
cacher les rides s'avère de mauvaise facture. Il aura fallu attendre un énième
effondrement, huit fois meurtrier, cette fois, pour qu'on se rappelle qu'Alger
prend de l'âge, que ses quartiers vivent l'abandon, que ses immeubles portent de
hideuses balafres là où les saupoudrages n'ont peut-être pas été jugé utiles.
Les municipalités, premières à subir le choc des protestations, des plaintes et
des indignations, s'avèrent impuissantes, leurs prérogatives ayant changé de
mains. Le gouvernement, qui détient les prérogatives, n'en use pas autant
qu'espéré pour rajeunir, revigorer les cités dans l'Algérois. Les responsables
compétents se complairaient-ils dans l'agonie de la capitale de l'Algérie ?"
Qu'en sera-t-il en 2006 ? L'éditorialiste du Jour d'Algérie revient sur le sujet
le samedi 24 décembre : "Les bâtiments en ruines, qui sont en train de tomber
les uns après les autres à Alger, engloutissant au passage des dizaines de vies
humaines, donnent toute la mesure d'une crise qui trouve son origine dans
l'incapacité des pouvoirs publics à trouver une réponse satisfaisante à l'énorme
demande en logements qui a commencé à se manifester dès la fin des
années…cinquante et qui est allée en s'amplifiant au cours des ans jusqu'à ne
plus être du tout maîtrisée de nos jours."
Nadia Kerraz
Haut
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