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Education
Il suffit de vouloir
Après les examens,
l’heure est aux résultats. Dans ce contexte, il y a lieu de
souligner la performance réalisée par les 24 détenus de
l’établissement pénitencier d’El-Bouni, à Annaba. Selon la direction
de l’éducation de cette wilaya, les 24 candidats qui se sont
inscrits à l’examen du Brevet de l’enseignement fondamental (BEF)
ont tous réussi. Mieux encore, les moyennes obtenues n’ont pas été
inférieures à 11/20. Un résultat qui dénote, à ne pas en douter, de
la forte volonté de cette frange de la population de s’en sortir.
Pour ce faire, la poursuite en milieu carcéral d’études, souvent
abandonnées prématurément, est le meilleur moyen. D’autant que se
fixer un objectif, comme la réussite à un examen national, est un
passe-temps gratifiant au sein de la prison où l’on est incarcéré.
Partant, ces jeunes détenus veulent prouver que leur présence dans
ces lieux est souvent liée à un “accident” qui ne risque plus de se
reproduire. Ainsi, de plus en plus de jeunes pensionnaires de
prison versent dans les études et se présentent, armés de leurs
connaissances acquises dans les bibliothèques des pénitenciers, aux
épreuves des examens tant du BEF que du baccalauréat. C’est le gage
de leur volonté de se réinsérer dans la société, une fois libérés.
N. K.
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Alimentation
La nécessité de
prévenir
Selon des
statistiques plus ou moins officielles, il est enregistré chaque
année environ 5 000 cas d’intoxication alimentaire. L’été est la
période où l’on en recense le plus. Et pour cause, cette saison
chaude est propice à la prolifération de tous les germes et autres
microbes constituant un danger pour la santé des consommateurs.
D’autant que le manque d’hygiène et les commerces informels sont là
pour aggraver le risque que nécessairement l’été fait subir. Faut-il
pour autant conclure que l’intoxication alimentaire est un mal
contre lequel il est impossible de lutter ? Affirmer une telle chose
est impensable dans la mesure où le remède aux intoxications est
connu de tous, qu’ils soient consommateurs ou fabricants d’un
produit de large consommation.
Mais s’il suffit
pour éviter le risque de contracter une intoxication de bien laver
les aliments que l’on consomme à la maison ou encore de n’acheter
aucun produit suspect – bien que les “promotions” proposées par les
vendeurs à la sauvette soient souvent alléchantes – il reste que
c’est la conscience du marchand qui doit prévaloir.
En effet, il est
difficile pour une personne attablée dans un fast- food ou autre
lieu public de vérifier la qualité du produit consommé. Pourtant,
c’est souvent après avoir dégusté une glace, mangé une pâtisserie ou
encore pris une pizza que l’on se sent mal au point où notre état
nécessite une intervention médicale en urgence. C’est dire que le
rôle des inspecteurs de la qualité s’avère primordial. La direction
du contrôle et de la qualité ne s’est pas trompée en mettant sa
campagne sous le signe de la lutte contre le risque alimentaire.
N. K.
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Société
De l’argent,
que d’argent
Tout Algérien ne
peut qu’être rassuré après avoir entendu les dernières déclarations
de hauts responsables quant à la bonne santé financière du pays. Que
ce soit le ministre de l’Energie, celui des Finances ou encore des
dirigeants de Sonatrach, tous sont unanimes à mettre en évidence
l’impact positif que ne manquera pas d’avoir la flambée des prix du
pétrole. A 60 dollars le baril, on estime que le montant des
recettes qui seront engrangées atteindra, d’ici la fin de cette
année, les 40 milliards de dollars. Pourtant, sur un autre plan, ce
même Algérien ne peut qu’être désolé car cette manne ne lui profite
pas. Et surtout, qu’on ne lui raconte pas de nouvelles balivernes du
genre “le programme de relance de la croissance permettra à terme
d’améliorer son quotidien” car de telles promesses, il en a déjà
entendu sans pour autant qu’elles soient concrétisées sur le
terrain. Le seul désir de tous les Algériens est qu’ils se sentent à
l’abri d’un lendemain qui se présente incertain. Pour cela, il
suffit qu’ils soient convaincus que leur salaire sera toujours
suffisant pour subvenir aux besoins de leurs familles. Alors
seulement, ils seront heureux qu’il y ait autant d’argent collecté
par le biais de la vente de la seule ressource nationale vendable.
N. K.
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