Semaine du 29 juin au 5 juillet 2005

 

Education

Il suffit de vouloir

Alimentation

La nécessité de prévenir

Société

De l’argent, que d’argent

 

 
 
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Education

Il suffit de vouloir

Après les examens, l’heure est aux résultats. Dans ce contexte, il y a lieu de souligner la performance réalisée par les 24 détenus de l’établissement pénitencier d’El-Bouni, à Annaba. Selon la direction de l’éducation de cette wilaya, les 24 candidats qui se sont inscrits à l’examen du Brevet de l’enseignement fondamental (BEF) ont tous réussi. Mieux encore, les moyennes obtenues n’ont pas été inférieures à 11/20. Un résultat qui dénote, à ne pas en douter, de la forte volonté de cette frange de la population de s’en sortir. Pour ce faire, la poursuite en milieu carcéral d’études, souvent abandonnées prématurément, est le meilleur moyen. D’autant que se fixer un objectif, comme la réussite à un examen national, est un passe-temps gratifiant au sein de la prison où l’on est incarcéré. Partant, ces jeunes détenus veulent prouver que leur présence dans ces lieux est souvent liée à un “accident” qui ne risque plus de se reproduire. Ainsi, de plus en plus de  jeunes pensionnaires de prison versent dans les études et se présentent, armés de leurs connaissances acquises dans les bibliothèques des pénitenciers, aux épreuves des examens tant du BEF que du baccalauréat. C’est le gage de leur volonté de se réinsérer dans la société, une fois libérés.

N. K.

 

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Alimentation

La nécessité de prévenir

Selon des statistiques plus ou moins officielles, il est enregistré chaque année environ 5 000 cas d’intoxication alimentaire. L’été est la période où l’on en recense le plus. Et pour cause, cette saison chaude est propice à la prolifération de tous les germes et autres microbes constituant un danger pour la santé des consommateurs. D’autant que le manque d’hygiène et les commerces informels sont là pour aggraver le risque que nécessairement l’été fait subir. Faut-il pour autant conclure que l’intoxication alimentaire est un mal contre lequel il est impossible de lutter ? Affirmer une telle chose est impensable dans la mesure où le remède aux intoxications est connu de  tous, qu’ils soient consommateurs ou fabricants d’un produit de large consommation.

Mais s’il suffit pour éviter le risque de contracter une intoxication de bien laver les aliments que l’on consomme à la maison ou encore de n’acheter aucun produit suspect – bien que les “promotions” proposées par les vendeurs à la sauvette soient souvent alléchantes – il reste que c’est la conscience du marchand qui doit prévaloir.

En effet, il est difficile pour une personne attablée dans un fast- food ou autre lieu public de vérifier la qualité du produit consommé. Pourtant, c’est souvent après avoir dégusté une glace, mangé une pâtisserie ou encore pris une pizza que l’on se sent mal au point où notre état nécessite une intervention médicale en urgence. C’est dire que le rôle des inspecteurs de la qualité s’avère primordial. La direction du contrôle et de la qualité  ne s’est pas trompée en mettant sa campagne sous le signe de la lutte contre le risque alimentaire.

N. K.

 

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Société

De l’argent, que d’argent

Tout Algérien ne peut qu’être rassuré après avoir entendu les dernières déclarations de hauts responsables quant à la bonne santé financière du pays. Que ce soit le ministre de l’Energie, celui des Finances ou encore des dirigeants de Sonatrach, tous sont unanimes à mettre en évidence l’impact positif que ne manquera pas d’avoir la flambée des prix du pétrole. A 60 dollars le baril, on estime que le montant des recettes qui seront engrangées atteindra, d’ici la fin de cette année, les 40 milliards de dollars. Pourtant, sur un autre plan, ce même Algérien ne peut qu’être désolé car cette manne ne lui profite pas. Et surtout, qu’on ne lui raconte pas de nouvelles balivernes du genre “le programme de relance de la croissance permettra à terme d’améliorer son quotidien” car de telles promesses, il en a déjà entendu sans pour autant qu’elles soient concrétisées sur le terrain. Le seul désir de tous les Algériens est qu’ils se sentent à l’abri d’un lendemain qui se présente incertain. Pour cela, il suffit qu’ils soient convaincus que leur salaire sera toujours suffisant pour subvenir aux besoins de leurs familles. Alors seulement, ils seront heureux qu’il y ait autant d’argent collecté par le biais de la vente de la seule ressource nationale vendable.

N. K.

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