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Iran
La victoire des
gardiens du temple
La victoire à la présidentielle
iranienne de Mahmoud Ahmadinejah, défini comme un ultra-conservateur,
consacre le retour en force des gardiens du temple.
Ils parachèvent ainsi une totale
reprise en main du pouvoir, faisant craindre de sombres lendemains
aux forces modernistes dans le pays, particulièrement les femmes.
Seule la présidence leur échappait
encore. Ils ont fini par y mettre bon ordre en boutant dehors les
réformateurs. Ces derniers n'ont pas réussi à faire bouger les
choses, tout projet de réforme étant automatiquement bloqué par les
conservateurs en raison de la nature même du système iranien,
extrêmement verrouillé. Le Conseil des gardiens, clé de voûte du
régime islamique iranien, a grandement contribué à cette reprise en
main. Les douze hommes qui composent cette institution, six
religieux, six juristes sous l'autorité du Guide suprême (le
véritable détenteur du pouvoir) ont mis en déroute l'aile
réformatrice qui avait commencé par prendre la présidence en 1997,
puis le Parlement
en 2000.
Les réformateurs ont subi une débâcle
aux municipales 2003. Une abstention record a installé les
conservateurs dans les municipalités. La victoire des mêmes aux
législatives de 2004 devait beaucoup moins à la non-participation
qu'à la censure exercée par le Conseil des gardiens. Cet organe,
sourd aux protestations nationales et internationales, a disqualifié
plus de 2 000 candidats, dont quasiment toutes les personnalités
réformatrices. La République islamique a alors traversé, l'année de
son 25e anniversaire, l'une de ses crises politiques les plus
graves. Les démissions, les sit-in n'ont pas empêché une écrasante
majorité conservatrice de s'asseoir au Majliss (Assemblée) en mai.
Les réformateurs ont alors dénoncé un
"coup d'Etat institutionnel". En 2005, l'une des figures du régime,
le religieux modéré Mehdi Karoubi, a même évoqué un "coup d'Etat
rampant". Cette année encore, le Conseil des gardiens n'a guère
laissé de chances à la compétition. Plus d'un millier de concurrents
à la présidentielle sont passés sous les fourches caudines. Il a
fallu l'intervention du Guide suprême, l'ayatollah Khamenei, pour
que deux réformateurs soient repêchés. Le Conseil des gardiens a
fait un travail de fourmi pour parvenir à ses fins. Il a passé des
années à saper l'édifice des réformateurs, rejetant leurs principaux
projets de loi. Les réformateurs ont aussi affronté la justice,
autre bastion du conservatisme. Usés par les résistances, les
emprisonnements, les fermetures de journaux, les réformateurs ont
fait une vaine tentative pour contester l'emprise du Conseil des
gardiens et de la justice. Les projets de loi en ce sens de l'ancien
président Mohhamad Khatami ont été repoussés en 2003 par ce même
Conseil.
L'échec des réformateurs à transformer
la société, en raison du verrouillage des institutions, explique en
partie la victoire des conservateurs, qui détiennent désormais tous
les leviers de commandes.
Haut
Irak
L’Unesco s’inquiète des dégâts et des
fouilles illicites
Le directeur général de l'Unesco a, une
nouvelle fois, appelé à la mobilisation contre les fouilles
illicites sur les sites archéologiques irakiens et s'est inquiété
des dégâts irréversibles que pourrait causer l'installation de bases
militaires, notamment à Babylone et à Hatra. C'était lors de la
deuxième réunion la semaine dernière du comité international de
coordination pour la sauvegarde du patrimoine culturel irakien.
Koïchiro Matsurura a rappelé qu'Hatra,
près de laquelle sont positionnés des soldats américains, est
inscrite depuis 1985, sur la liste du patrimoine mondial de
l'Unesco. Une polémique s'était engagée en janvier dernier entre le
ministère polonais de la Défense et le British Muséum, qui évoquait
les dégâts substantiels causés par les armées polonaise et
américaine à Babylone. "Il y a deux ans, dans la plus grande
confusion, le musée de Baghdad était sauvagement pillé" et "de
nombreuses institutions culturelles, y compris en dehors de la
capitale, subissaient le même sort", a rappelé le responsable de
l'Unesco, en référence aux pillages après l'invasion de Baghdad par
des troupes américaines, le 9 avril 2003.
Environ 15 000 pièces, des antiquités
volées à Baghdad, n'ont pas été retrouvées. Mais, selon le
responsable de l'Unesco, "il est tout à fait impossible d'évaluer le
nombre d'objet illicitement soustraits des sites archéologiques,
c'est une perte inestimable pour l'Irak, mais aussi pour l'humanité
entière".
L'invasion américaine de l'Irak a non
seulement détruit le pays, mais lui a aussi volé sa mémoire…
Haut
Plus de la
moitié des Palestiniens ont moins de 18 ans
Les Territoires palestiniens comptent
quelque 3,7 millions d'habitants, dont plus de la moitié sont âgés
de moins de 18 ans, information donnée par le Bureau central des
statistiques palestinien.
Selon cet organisme officiel de
l'Autorité palestinienne, plus de 1,9 million de Palestiniens, soit
52,8% de la population totale de Cisjordanie et de la bande de Gaza,
avaient moins de 18 ans à la fin 2004. 995.443 des Palestiniens de
moins de 18 ans sont de sexe masculin et 958.927 sont de sexe
féminin. Il y a aujourd'hui 5,2 millions de juifs et 4,9 millions de
Palestiniens (y compris les Arabes israéliens) en Israël et dans les
Territoires palestiniens.
Vu le taux de natalité beaucoup plus
élevé des Palestiniens et la baisse de l'immigration juive en
Israël, la population palestinienne sera majoritaire avant la fin de
la décennie, selon les estimations des démographes.
Outre les 3,7 millions vivant en
Cisjordanie et dans la bande de Gaza, plus de 4,8 millions de
Palestiniens vivent à l'étranger, surtout en Jordanie, au Liban et
en Syrie, selon les chiffres officiels.
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