Semaine du 30 mars au 5 avril 2005

 

CNAN

Le Batna échappera-t-il à son sort ?

Trafic

Sans foi ni loi !

Logement

C’est la faute au retard

 

 
 
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Le Batna échappera-t-il à son sort ?

Décidemment, il arrive parfois qu’on ne puisse pas échapper à son sort. C’est ce qui risque d’arriver au navire Batna si aucun acquéreur ne se manifeste, le 11 avril prochain. Ainsi, ce navire qui n’a pas été englouti par la mer lors de la tempête qui l’a fortement endommagé le 13 novembre 2004 – contrairement au Béchar, le Batna a échoué sur la plage des Sablettes – risque d’être volontairement coulé. Cette éventualité est envisagée au cas où sa vente ne se ferait pas. La CNAN ne désespère pas de le voir repris et souhaite en tirer au moins un million d’euros, coût déboursé pour procéder à son déséchouement. Pour rappel, il a fallu faire appel à des sociétés étrangères pour y arriver. Mais, en raison de sa vétusté, la CNAN n’a d’autre choix, au cas où l’opération de mise en vente s’avère infructueuse, que de le couler car de l’avis d’un responsable de la compagnie, l’épave “ne peut rester là où elle est, au port d’Alger”.

C’est dire que, souvent, lorsque le sort est jeté, plus rien n’est en mesure de s’y opposer.

N. K.

 

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Trafic

Sans foi ni loi !

Les trafiquants de tout acabit ne reculent devant rien. Tout est, pour eux, susceptible d’être échangé dans le commerce de la contrebande. Le dernier exemple en date nous vient de Tlemcen, où trois individus ont été écroués parce qu’ils étaient en possession d’une quantité de kif traité.

Mais ce n’est pas là, de notre point de vue, que réside le danger, tant la commercialisation de la drogue est devenue à la portée du premier venu ; le danger est que ces trois individus s’apprêtaient à échanger cette drogue contre du fil chirurgical qu’ils comptaient revendre au Maroc. Ce qui signifie que des personnes travaillant ou ayant des connaissances dans un centre hospitalier étaient disposées à priver des malades d’un droit vital, pis, à leur faire courir un danger de mort puisqu’il est impossible de réaliser une intervention chirurgicale sans ce précieux fil, en échange de 10,225 kg de kif traité qu’elles revendraient certainement au détail.

N. K.

 

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Logement

C’est la faute au retard

Dans sa page régionale, un quotidien national nous apprend qu’à Aïn Témouchent, la population d’Aïn Tolba s’est élevée contre la réévaluation des logements de l’habitat rural qui leur étaient destinés. Le prix des 800 logements en question est passé de 65 millions de centimes à 94 millions, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire de ces citoyens. Les responsables de la direction du logement et des équipements publics ont eu beau expliquer qu’en réalité, le citoyen n’aura à débourser que 44 millions de centimes puisque l’apport de l’Etat est de 50 millions, mais rien n’y fit. Les autres arguments n’ont pas eu plus de succès.

Reste que ce problème de réévaluation des prix des logements survenue à Aïn Témouchent n’est pas spécifique à cette wilaya.

En effet, c’est un problème national qui touche l’ensemble des logements, et la cause de cette situation ne serait imputable à aucune partie. Et pour cause, ni l’acquéreur n’est responsable des retards engendrés dans la réalisation des programmes de réalisation ni la partie qui réalise au prétexte que des obstacles objectifs s’élèvent tout au long du parcours, ce qui ne manque pas d’avoir des répercussions sur les délais de réalisation et donc de livraison. Entre-temps, les prix des matériaux de construction ont dans le meilleur des cas été multipliés par quatre. Une flambée que la partie qui finance estime être en droit de répercuter sur les bénéficiaires, alors qu ces derniers la refusent.

La solution résiderait, à moyen terme, dans la livraison des logements dans les délais annoncés. Pour les programmes en litige, la solution paraît plus difficile à trouver.

N. K.

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