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CNAN
Le Batna
échappera-t-il à son sort ?
Décidemment, il
arrive parfois qu’on ne puisse pas échapper à son sort. C’est ce qui
risque d’arriver au navire Batna si aucun acquéreur ne se manifeste,
le 11 avril prochain. Ainsi, ce navire qui n’a pas été englouti par
la mer lors de la tempête qui l’a fortement endommagé le 13 novembre
2004 – contrairement au Béchar, le Batna a échoué sur la plage des
Sablettes – risque d’être volontairement coulé. Cette éventualité
est envisagée au cas où sa vente ne se ferait pas. La CNAN ne
désespère pas de le voir repris et souhaite en tirer au moins un
million d’euros, coût déboursé pour procéder à son déséchouement.
Pour rappel, il a fallu faire appel à des sociétés étrangères pour y
arriver. Mais, en raison de sa vétusté, la CNAN n’a d’autre choix,
au cas où l’opération de mise en vente s’avère infructueuse, que de
le couler car de l’avis d’un responsable de la compagnie, l’épave
“ne peut rester là où elle est, au port d’Alger”.
C’est dire que,
souvent, lorsque le sort est jeté, plus rien n’est en mesure de s’y
opposer.
N. K.
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Trafic
Sans foi ni loi
!
Les trafiquants de
tout acabit ne reculent devant rien. Tout est, pour eux, susceptible
d’être échangé dans le commerce de la contrebande. Le dernier
exemple en date nous vient de Tlemcen, où trois individus ont été
écroués parce qu’ils étaient en possession d’une quantité de kif
traité.
Mais ce n’est pas
là, de notre point de vue, que réside le danger, tant la
commercialisation de la drogue est devenue à la portée du premier
venu ; le danger est que ces trois individus s’apprêtaient à
échanger cette drogue contre du fil chirurgical qu’ils comptaient
revendre au Maroc. Ce qui signifie que des personnes travaillant ou
ayant des connaissances dans un centre hospitalier étaient disposées
à priver des malades d’un droit vital, pis, à leur faire courir un
danger de mort puisqu’il est impossible de réaliser une intervention
chirurgicale sans ce précieux fil, en échange de 10,225 kg de kif
traité qu’elles revendraient certainement au détail.
N. K.
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Logement
C’est la faute
au retard
Dans sa page
régionale, un quotidien national nous apprend qu’à Aïn Témouchent,
la population d’Aïn Tolba s’est élevée contre la réévaluation des
logements de l’habitat rural qui leur étaient destinés. Le prix des
800 logements en question est passé de 65 millions de centimes à 94
millions, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire de ces citoyens.
Les responsables de la direction du logement et des équipements
publics ont eu beau expliquer qu’en réalité, le citoyen n’aura à
débourser que 44 millions de centimes puisque l’apport de l’Etat est
de 50 millions, mais rien n’y fit. Les autres arguments n’ont pas eu
plus de succès.
Reste que ce
problème de réévaluation des prix des logements survenue à Aïn
Témouchent n’est pas spécifique à cette wilaya.
En effet, c’est un
problème national qui touche l’ensemble des logements, et la cause
de cette situation ne serait imputable à aucune partie. Et pour
cause, ni l’acquéreur n’est responsable des retards engendrés dans
la réalisation des programmes de réalisation ni la partie qui
réalise au prétexte que des obstacles objectifs s’élèvent tout au
long du parcours, ce qui ne manque pas d’avoir des répercussions sur
les délais de réalisation et donc de livraison. Entre-temps, les
prix des matériaux de construction ont dans le meilleur des cas été
multipliés par quatre. Une flambée que la partie qui finance estime
être en droit de répercuter sur les bénéficiaires, alors qu ces
derniers la refusent.
La solution
résiderait, à moyen terme, dans la livraison des logements dans les
délais annoncés. Pour les programmes en litige, la solution paraît
plus difficile à trouver.
N. K.
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