Semaine du 30 Novembre au 6 Décembre 2005

 

Environnement

Ces déchets industriels qui nous envahissent   

Santé

Un bébé à 50 ans

Route

Un décret pour les ralentisseurs

 

 
 
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Ces déchets industriels qui nous envahissent   

Selon une étude réalisée par l'Association nationale pour la protection de l'environnement  et la lutte contre la pollution (ANPEP), les déchets industriels en Algérie sont estimés, annuellement, à 1 148 300 tonnes dont 400 000 tonnes sont jugées "dangereux". Pis encore, l'étude montre que 8% de ces déchets sont jugés "très dangereux" et que  55% sont localisés à l'Est et 35% à l'Ouest. Les usines de production de ciment sont à l'origine de plus d'un million de tonnes de poussières, alors que les déchets liquides déversés dans les cours d'eau sont estimés à 220 millions de mètres cubes, ajoute l'étude de l'ANPEP. Parmi les wilayas les plus exposées à la pollution, Annaba vient en tête en accueillant 50% des déchets, suivie de Skikda avec 10% et d'Oran et Mostaganem avec 6%.  Ces données sont normalement disponibles au niveau du ministère de l'Environnement en charge de ce secteur, et pourtant rien ne l'indique. Il semblerait qu'en Algérie, l'environnemental est juste à faire valoir. Si l'on essaie d'en parler et si un département ministériel a été créé, c'est juste parce que les Européens, à travers leurs organismes,  imposent la prise en charge de ce volet en exigeant, à titre d'exemple, la réalisation  d’études d'impact pour tout projet qu'ils financent. C'est dire que dans le fond, les choses n'évolueront pas de sitôt. Et que les milliers de tonnes de déches recensés ne dérangent pas tellement.

N. K.  

 

Santé

Un bébé à 50 ans

Une femme quinquagénaire, après une stérilité de douze ans, a donné naissance à un bébé de sexe féminin. Cela s'est passé à Tlemcen. Le nouveau-né, dont le poids est de 3,2 kg, mis au monde par césarienne, est en bonne santé. On espère que son état ne se dégradera pas, au grand bonheur des parents. La mère, âgée de 52 ans, suivait depuis son mariage, à 40 ans, "un traitement de stimulation ovarienne sous contrôle médical approprié", précise-t-on. Cette grossesse, très "précieuse" au delà de 50 ans, est la première à Tlemcen depuis plus de 16 ans. Les statistiques médicales internationales indiquent qu'une grossesse sur 10 000 intervient après l'âge de la ménopause, contre un cas sur 20 000 au niveau national. Le dernier cas connu d'une grossesse similaire a été enregistré, en 1988, au CHU d'Oran.  Cette nouvelle va assurément donner beaucoup d'espoir à tous les couples qui, pour raison de stérilité, n'arrivent pas à avoir des enfants. Mais si l'on peut comprendre ce désir,  il reste aussi à se poser des questions sur les risques qu'une telle grossesse fait peser sur la maman. De plus, il est à souligner que ces grossesses à haut risque qui interviennent à un âge avancé exposent les bébés à quelques  dangers. Mais entre le désir d'être parent et le risque encouru, il n'y a pas photo pour des couples et des femmes convaincues que leur épanouissement ne peut se faire qu'a travers la maternité.

N. K.

 

Route

Un décret pour les ralentisseurs

Que la question des ralentisseurs soit abordée en Conseil du gouvernement et que ce dernier juge utile d'adopter un décret exécutif définissant l'usage des ralentisseurs et les conditions relatives à leur mise en place ainsi que les lieux de leur implantation, cela dénote assurément de l'urgence d'une réaction pour mettre de l'ordre. Un besoin que tous les automobilistes ont ressenti depuis des années. Il faut dire aussi que l'anarchie prévaut. Les responsables des communes cèdent en général à la pression des citoyens qui, eux-mêmes, sont mus par le souci d'obliger les automobilistes à respecter les limitations de vitesse. En effet, il n'est pas rare que  l'implantation d'un ralentisseur se décide au lendemain d'un accident mortel dont, souvent, la victime est un enfant fauché par un chauffard. Dès lors, on fait fi de toutes les règles régissant ce mode d'obstacles. On les installe sans tenir compte des normes qui imposent une certaine distance entre les ralentisseurs et une certaine hauteur. A titre d'exemple, on cite le cas d'une commune qui a installé, sur une route de 800 mètres, quelque 33 ralentisseurs. On imagine les désagréments occasionnés.  Mais si le nouveau décret énonce que "toute entrave ou violation des normes législatives et réglementaires relatives aux ralentisseurs exposent ses auteurs  aux sanctions pénales prévues par la loi", il reste que ce rappel doit être suivi par les sanctions pénales encourues par tout automobiliste qui ne respecte pas les limitations de vitesse imposées à l'intérieur d'une agglomération.

N. K.    

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