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Environnement
Ces déchets industriels qui nous envahissent
Selon
une étude réalisée par l'Association nationale pour la protection de
l'environnement et la lutte contre la pollution (ANPEP), les
déchets industriels en Algérie sont estimés, annuellement, à
1 148 300 tonnes dont 400 000 tonnes sont jugées "dangereux". Pis
encore, l'étude montre que 8% de ces déchets sont jugés "très
dangereux" et que 55% sont localisés à l'Est et 35% à l'Ouest. Les
usines de production de ciment sont à l'origine de plus d'un million
de tonnes de poussières, alors que les déchets liquides déversés
dans les cours d'eau sont estimés à 220 millions de mètres cubes,
ajoute l'étude de l'ANPEP. Parmi les wilayas les plus exposées à la
pollution, Annaba vient en tête en accueillant 50% des déchets,
suivie de Skikda avec 10% et d'Oran et Mostaganem avec 6%. Ces
données sont normalement disponibles au niveau du ministère de
l'Environnement en charge de ce secteur, et pourtant rien ne
l'indique. Il semblerait qu'en Algérie, l'environnemental est juste
à faire valoir. Si l'on essaie d'en parler et si un département
ministériel a été créé, c'est juste parce que les Européens, à
travers leurs organismes, imposent la prise en charge de ce volet
en exigeant, à titre d'exemple, la réalisation d’études d'impact
pour tout projet qu'ils financent. C'est dire que dans le fond, les
choses n'évolueront pas de sitôt. Et que les milliers de tonnes de
déches recensés ne dérangent pas tellement.
N.
K.
Santé
Un
bébé à 50 ans
Une
femme quinquagénaire, après une stérilité de douze ans, a donné
naissance à un bébé de sexe féminin. Cela s'est passé à Tlemcen. Le
nouveau-né, dont le poids est de 3,2 kg, mis au monde par
césarienne, est en bonne santé. On espère que son état ne se
dégradera pas, au grand bonheur des parents. La mère, âgée de 52
ans, suivait depuis son mariage, à 40 ans, "un traitement de
stimulation ovarienne sous contrôle médical approprié",
précise-t-on. Cette grossesse, très "précieuse" au delà de 50 ans,
est la première à Tlemcen depuis plus de 16 ans. Les statistiques
médicales internationales indiquent qu'une grossesse sur 10 000
intervient après l'âge de la ménopause, contre un cas sur 20 000 au
niveau national. Le dernier cas connu d'une grossesse similaire a
été enregistré, en 1988, au CHU d'Oran. Cette nouvelle va
assurément donner beaucoup d'espoir à tous les couples qui, pour
raison de stérilité, n'arrivent pas à avoir des enfants. Mais si
l'on peut comprendre ce désir, il reste aussi à se poser des
questions sur les risques qu'une telle grossesse fait peser sur la
maman. De plus, il est à souligner que ces grossesses à haut risque
qui interviennent à un âge avancé exposent les bébés à quelques
dangers. Mais entre le désir d'être parent et le risque encouru, il
n'y a pas photo pour des couples et des femmes convaincues que leur
épanouissement ne peut se faire qu'a travers la maternité.
N.
K.
Route
Un
décret pour les ralentisseurs
Que
la question des ralentisseurs soit abordée en Conseil du
gouvernement et que ce dernier juge utile d'adopter un décret
exécutif définissant l'usage des ralentisseurs et les conditions
relatives à leur mise en place ainsi que les lieux de leur
implantation, cela dénote assurément de l'urgence d'une réaction
pour mettre de l'ordre. Un besoin que tous les automobilistes ont
ressenti depuis des années. Il faut dire aussi que l'anarchie
prévaut. Les responsables des communes cèdent en général à la
pression des citoyens qui, eux-mêmes, sont mus par le souci
d'obliger les automobilistes à respecter les limitations de vitesse.
En effet, il n'est pas rare que l'implantation d'un ralentisseur se
décide au lendemain d'un accident mortel dont, souvent, la victime
est un enfant fauché par un chauffard. Dès lors, on fait fi de
toutes les règles régissant ce mode d'obstacles. On les installe
sans tenir compte des normes qui imposent une certaine distance
entre les ralentisseurs et une certaine hauteur. A titre d'exemple,
on cite le cas d'une commune qui a installé, sur une route de 800
mètres, quelque 33 ralentisseurs. On imagine les désagréments
occasionnés. Mais si le nouveau décret énonce que "toute entrave
ou violation des normes législatives et réglementaires relatives aux
ralentisseurs exposent ses auteurs aux sanctions pénales prévues
par la loi", il reste que ce rappel doit être suivi par les
sanctions pénales encourues par tout automobiliste qui ne respecte
pas les limitations de vitesse imposées à l'intérieur d'une
agglomération.
N. K.
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