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Des bus
scolaires pour les communes
Le ministère de
l'Intérieur a reçu l'aval du président de la République pour
l'acquisition de 1 300 autobus au profit des communes, transport
scolaire.
Cette initiative,
qu'il y a lieu de louer, témoigne ainsi de la volonté des pouvoirs
publics de donner aux enfants vivant en milieu rural la possibilité
de poursuivre des études que, souvent, ils sont obligés d'abandonner
parce que l'établissement dans lequel ils sont scolarisés se trouve
très éloigné du domicile. Les dures conditions hivernales sont une
autre raison d'abandon scolaire. Cette initiative vient ainsi
s'ajouter à celle initiée par le ministère de l'Emploi et de la
Solidarité nationale qui, dans le cadre de son plan d'action, avait
précédemment doté quelques communes d'autobus scolaires.
Reste qu'il aurait
été préférable que les nouveaux bus puisent être opérationnels à
compter de cette rentrée scolaire 2005-2006.
Malheureusement,
cela ne sera pas le cas puisque la commande ne sera livrée que dans
18 mois. Mais c'est toujours mieux que rien.
N. K.
Gouvernance
Pourquoi
seulement ailleurs ?
Le Parlement
iranien a rejeté la nomination de quatre ministres dans le nouveau
gouvernement nommé par le président Ahmadinejad. Parmi ces ministres
recalés à l'épreuve parlementaire figurait le candidat au
département du Pétrole. De l'avis des députés iraniens, le ministre
proposé à ce poste n'avait pas la compétence requise. La confiance
placée en lui par son Président n'a pas suffit pour convaincre les
parlementaires iraniens. Il faut rappeler aussi que l'Iran est le
deuxième pays producteur de l'Opep, un classement qui peut amplement
expliquer et justifier la position des parlementaires.
Et lorsque des
informations de ce genre nous parviennent, on se prend à rêver que
dans notre pays aussi, un jour peut-être, notre Parlement fera
barrage à la nomination de ministres à des postes au sein du
gouvernement pour la simple raison qu'ils n'auront pas la compétence
et le savoir-faire indispensables pour s'acquitter le plus
convenablement possible de leur mission. D'autant que ce genre
d'incompétents sont légion. Quoi de plus légitime de rejeter des
nominations pour la simple raison que les concernés font partie d'un
clan ou d'une tribu ?
N. K.
Capitale
De l'argent
pour être dépensé
Lorsque le premier
responsable de la capitale juge nécessaire de rappeler aux
différents présidents d'APC de la wilaya et aux walis délégués
qu'"Alger est la capitale de l'Algérie" c'est qu'assurément il y a
quelque chose qui ne tourne pas rond. Et c'est le moins que l'on
puisse dire. Sinon, pour quelle raison recourir à ce rappel ? Les
présidents en charge des communes et les walis délégués n'ont
certainement pas oublié leur géographie au point qu'il s'avère
indispensable de leur rafraîchir la mémoire. Non, en fait. Cette
trouvaille, à mettre sur le compte du wali de la capitale, signifie
tout simplement qu'au plan de la gestion de cette wilaya, on est
loin d'avoir atteint le minimum requis. Et pour cause : quand bien
même le lancement de l'opération d'embellissement et de nettoiement
avait redonné à Alger un visage propre et une salubrité qu'elle
avait perdus depuis longtemps, il reste que les choses n'ont pas
tardé à reprendre leur cours. Alger a replongé dans le
laisser-aller, donnant à nouveau l'impression qu'elle n'a de
capitale que le nom.
Il est annoncé
pour les cinq prochaines années un budget de 9 500 milliards de
centimes. De quoi susciter bien des convoitises.
Mais il est fort à
parier – les expériences passées l'on prouvé – que d'ici 2009, le
budget sera consommé et qu'Alger n'aura pas achevé sa mise à
niveau. Les choses resteront en l'état. Les projets seront toujours
inachevés.
N.
K.
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