Semaine du  31 Mai au 6 juin 2006

Politique algérienne des visas

Entre «ouverture» et «réciprocité»

Traité d’amitié entre Alger et Paris

Retour à un chadlisme plus aguerri ?

Interview de Omar Mokhtar Chaalal

"Je fuyais l’arbitraire que je combattais en même temps"

 

 
 
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Politique algérienne des visas

Entre «ouverture» et «réciprocité»

Est-il possible pour l’Algérie de produire un discours d’ouverture destiné à attirer les investisseurs étrangers et vouloir atteindre environ deux millions de touristes étrangers par an à l’horizon 2013, tout en continuant à appliquer une politique de réciprocité en matière d’octroi des visas d’entrée sur son territoire à des citoyens issus de pays occidentaux (Europe, Canada, Etats-Unis…) ?

Selon les chiffres officiels livrés par le ministère de tutelle, près de 1,5 million de touristes ont visité l’Algérie durant l’année écoulée. Les statistiques sont ce qu’elles sont, en Algérie, et il est permis d’en douter. Avec des capacités d’accueil aussi médiocres en qualité et en quantité, ce chiffre devrait être revu à la baisse. En effet, le parc touristique algérien, qui ne dispose que de 82 000 lits, ne peut accueillir 1,5 million de touristes. A moins que dans les statistiques du ministère du Tourisme on ait comptabilisé les retours saisonniers des émigrés algériens qui viennent au pays pour passer leurs vacances d’été, les centaines de journalistes qui ont couvert le référendum de septembre 2005, les responsables d’entreprises étrangères installées en Algérie et les membres des différents délégations d’hommes d’affaires (français, italiens, allemands et autres) qui ont séjourné en Algérie au cours de cette même année.

Déjà que la part du tourisme dans le PIB de l’Algérie est très faible (de l’ordre de 6% selon une récente étude du réseau ANIMA des agences de promotion des investissements dans les pays de la Méditerranée), les pouvoirs publics ne font pas grand-chose pour améliorer la situation.

L’étude d’ANIMA (avril 2006) explique la faiblesse des flux touristiques en Algérie (et dans d’autres pays comme la Libye) par «une absence de volonté politique».

L’activité touristique en Algérie est, d’ailleurs, la plus faible parmi les 12 pays du pourtour méditerranéen. Sur les 1,23 million d’arrivées internationales en 2004, «près des trois quarts sont des résidents algériens à l’étranger», révèle l’étude en question. Le nombre de touristes étrangers, provenant essentiellement d’Europe et des pays du Maghreb, est estimé à 370 000 en 2004 (ce qui correspond au nombre de visas attribués par nos représentations consulaires durant cette année, ce qui est très peu).

Les recettes touristiques de l’Algérie, y compris l’argent des émigrés, sont estimées à 100 millions d’euros.

Le plus étonnant, selon cette étude, c’est que plus de 1,4 million d’Algériens se sont rendus à l’étranger en 2004. Ce qui suppose moins de problèmes de visas pour nos compatriotes.

Dans la partie réservée à la stratégie algérienne de relance du tourisme, les rédacteurs du document du réseau ANIMA croient savoir que dans les actions programmées, les autorités algériennes prévoient, en plus des projets d’extension des capacités d’accueil, des facilités qui seront accordées aux investisseurs, de «faciliter les procédures d’entrée et de sortie du territoire».

En attendant que cela soit, les procédures d’entrée sur le territoire algérien restent très difficiles pour les touristes et en particulier les Occidentaux. Pourtant, dans le discours officiel, il est souvent question de faciliter l’accès aux investissements directs étrangers et d’encourager le tourisme. Dans la réalité, la situation est tout autre. Car, avant même de faire face aux problèmes liés à l’environnement économique algérien, tout investisseur étranger potentiel doit d’abord affronter les lancinantes démarches pour l’obtention d’un visa d’entrée en Algérie. Il en est de même pour ceux qui veulent y venir pour le tourisme.

L’objectif ici n’est pas de suggérer aux pouvoirs publics de faciliter l’octroi des visas aux étrangers, mais de leur demander seulement d’être logiques et d’opter pour une stratégie claire et nette. En effet, il est inconcevable de continuer à prôner un discours d’ouverture économique vis-à-vis de l’étranger et de crier sur tous les toits que l’Algérie dispose d’un plan de relance pour son secteur touristique dont le but est d’attirer des millions de touristes, tout en gardant telle quelle la politique d’octroi des visas sous prétexte de «réciprocité» vis-à-vis des pays occidentaux qui ont une politique restrictive en matière de visas.

Il faut savoir que l’Algérie est un des rares pays du monde arabe (avec la Libye) à imposer des visas d’entrée aux citoyens américains, canadiens et européens en général. Il faut savoir qu’un citoyen tunisien, marocain, égyptien ou jordanien a besoin d’un visa pour aller aux Etats-Unis ou dans n’importe quel pays de l’Union européenne. Par contre, un citoyen (opérateur économique ou simple touriste) américain ou européen peut visiter ces pays arabes sans visa. En d’autres termes, la Tunisie, le Maroc, l’Egypte, la Jordanie, le Liban et d’autres n’opposent aucune réciprocité aux Américains et ni aux Européens, non pas parce qu’ils n’en sont pas capables, ou qu’ils n’ont pas d’orgueil, mais parce qu’ils sont pragmatiques et préfèrent attirer les touristes, les investissements et l’argent qui en découle.

Plusieurs voyagistes s’accordent à dire que la politique algérienne des visas «est un obstacle non négligeable, à côté du manque d’infrastructures hôtelières, à l’expansion du tourisme en Algérie». Plusieurs agences de voyages algériennes ont perdu d’importants marchés à cause de la difficulté pour les touristes européens d’obtenir facilement et à temps leurs visas. Quelle que soit la période de l’année, les agences étrangères avec lesquelles nous travaillons affirment toujours éprouver des difficultés à faire de délivrer des visas à leurs clients. Résultat : «Les touristes sont systématiquement orientés vers des pays voisins où l’on obtient facilement et sans casse-tête préalable les titres d’entrée», explique un patron d’une agence de voyage sur la place d’Alger.

C’est à croire que l’Algérie craint l’entrée sur son territoire de terroristes ou d’émigrés clandestins américains ou européens, comme c’est le cas des pays développés !

L’autre contradiction vient du fait que l’Algérie s’engage dans la réalisation d’infrastructures aéroportuaires (comme l’aéroport international d’Alger) et hôtelières (comme les projets annoncés par les groupes Accor, Star Wood, Marriott, Eddar-Sidar et Al Hamed, en plus de la mise à niveau annoncé du parc existant), encourage les grandes compagnies aériennes à y revenir et veut même ouvrir des lignes long courrier comme Alger-Montréal tout en persistant dans la politique de restriction dans l’octroi des visas.

Le plus grave dans cette démarche est que cela touche aussi les hommes d’affaires qui désirent venir prospecter un marché ou une opportunité d’investissement. Inimaginable en ces temps où tous les pays de la région, nos voisins tunisien, égyptien et marocain en particulier, font tout pour attirer des investisseurs en abaissant la première barrière qui est celle du visa d’entrée. A moins que, chez nous, tout demandeur de visa est considéré comme un «espion» potentiel, comme tout Algérien demandeur de visa est considéré comme un immigrant par le pays d’accueil.

Abdelkader Djalil

 

 

Traité d’amitié entre Alger et Paris

Retour à un chadlisme plus aguerri ?

Depuis l’adoption de la loi Gayssot, en 1990, la France, dit-on à raison ou pour acculer la gauche républicaine, qualifiée par certains de "gauche coloniale", a glissé sur une pente raide. La preuve, sous les allures d’un justicier, elle a enfanté d’autres lois, dont celle du 23 février 2005. Quant à l’Algérie qui vient de reporter la signature d’un traité d’amitié avec la France, elle s’est dépêchée récemment de parapher le même type de texte, mais avec la Turquie. Avec les changements apparus dans les affaires de l’Etat, il est à craindre que la signature d’un traité d’amitié algéro-turc n’ouvre la boîte de Pandore. Mais avec qui et sous quel contenu ?

Le Parlement français doit-il légiférer sur l’histoire ? Cette question, maintes fois posée par des intellectuels français, réapparaît aujourd’hui, après le débat à l’Assemblée nationale, sur la proposition du parti socialiste relative à une loi sur la reconnaissance publique du génocide arménien par la Turquie. Une proposition survenue dans un contexte d’interrogations sur l’intégration ou non de la Turquie à l’Union européenne, qui prévoit des sanctions pénales contre la négation de ce génocide en s’inspirant de la loi Gayssot, adoptée en janvier 1990.

Avec le nouvel ordre que veut dicter l’Occident, en particulier l’administration Bush, notamment au monde musulman, l’on se rend compte de plus en plus que la loi Gayssot, venue punir "la négation du génocide des juifs pendant la Seconde  Guerre mondiale", panser les blessures de la mémoire des Français originaires d’Arménie et s’opposer au refus d’Ankara d'assumer son passé, a ouvert la boîte de Pandore en France. Depuis, ce pays s’est enlisé, dit-on, dans un engrenage, devenant par la force des choses l’otage des lobbies. "La loi ne saurait reconnaître certains épisodes douloureux du passé et garder le silence sur d'autres, faire deux poids, deux mesures en fonction de l'air du temps et de l'opiniâtreté inégale des groupes de pression", souligne Guillaume Perrault, journaliste au Figaro (édition du 18 mai 2006). Ce dernier rappelle d’ailleurs l’action entreprise par 600 historiens, décidés à gommer la proposition de loi PS. Pour les universitaires, les textes de loi sont en train de polluer leur espace : "Ils ont restreint la liberté de l'historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu'il doit chercher et ce qu'il doit trouver", alors que "l'historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n'introduit pas dans les événements du passé la sensibilité d'aujourd'hui".

Dans une pétition intitulée "Liberté pour l'histoire", les 600 signataires exigent en outre l'abrogation des principaux articles des lois Gayssot et Taubira (relative à la traite des esclaves), précise Perrault. Quant à la loi de février 2005, ils expriment, dit-il, leur insatisfaction, même après l'annulation de l’article 4.

Alors que des historiens admettent à présent que la Révolution française a enfanté entre autres de "la République de l’idéologie", notre confrère du Figaro craint, pour sa part, l’émergence "d'une société de plaignants, d'indignés permanents qui réclament le statut de victimes de l'histoire (qui) estiment avoir une créance à vie sur leurs concitoyens pour les fautes commises jadis par d'autres". Plus loin, il révèle que les lois entérinées et traitant sur l'histoire "consacrent le morcellement communautaire" et, loin d'apaiser les mémoires blessées et de préparer l'avenir, "divisent, aggravent la compétition des souffrances et nourrissent le ressentiment". Au journaliste du Figaro de clamer alors : "Accordons aux morts la piété du souvenir, mais n'étouffons pas le présent sous le poids du passé ! "

Faut-il pour autant taire les méfaits du passé ? Un sage aurait certainement dit : humains, faites la part des choses et ne tardez pas à classer le passé, parce que la vie porte toutes les nuances des couleurs. Il aurait ajouté : soyez fermes, en gardant votre humanité et recherchez l’équilibre entre le passé et le présent pour construire l’avenir, parce qu’une mémoire meurtrie a du mal à aller à la rencontre dans la paix et à se réconcilier avec son histoire douloureuse. Mais, avant de s’en aller, le sage aurait conclu : pour bâtir durablement le futur, ne refaites plus les erreurs du passé et abattez les murs des malentendus pour que plus jamais des êtres troubles ne s’y suspendraient…

Mars 2000. Les Présidents algérien et français décident, d’un commun accord, d’aller vers la signature d’un traité d’amitié. Seulement, les deux chefs d’Etat, ayant gardé secret le contenu d’un tel projet, sont mis à mal cinq ans plus tard après l’adoption de la loi du 23 février, glorifiant "le rôle positif" du colonisateur. Une loi introduite par des députés de droite et appuyée par le parti du président Chirac. Et c’est la même France, ayant exigé le pardon de l’Allemagne pour crimes perpétrés par les nazis, qui refuse de présenter des excuses officielles à ses ex-colonies, parmi elles l’Algérie, pour le génocide commis par l’empire français.

Il est normal que les dirigeants algériens réclament que justice soit faite. Il est même constructif que des franges de la société, par devoir de mémoire et pour impulser un souffle citoyen aux relations communes, appellent la France à "la repentance de ses crimes coloniaux", comme a décidé de le faire la nouvelle "instance pour la décolonisation des relations algéro-françaises". Mais, que faut-il répondre à ceux, victimes en ce début de siècle, qui demandent que justice soit rendue à l’encontre des responsables et commanditaires de "briseurs" de l’Etat national, lesquels s’opposaient, pendant la décennie écoulée, par la force et les armes au projet d’Etat démocratique et social ? C’est dire donc que l’approche adoptée actuellement en direction de l’ex-métropole ne saurait constituer, aux yeux des observateurs, une pression suffisante, en l’absence à la fois "de crédibilité, de sérénité et de distanciation" par rapport aux faits traumatisants. Et sans l’implication, ô combien indispensable, d'autres ex-colonies et particulièrement de la société civile française.

Cette revendication ne devrait pas, à notre avis, voiler les aspirations des Algériens (nes) à une vie meilleure et digne ni les enjeux actuels de l’Algérie, encore privée de son "projet républicain, démocratique et social" ni verser dans les fleuves de réquisitoires aux tons électoralistes, à l’heure où la planète est un grand village. Cela, d’autant que notre pays a opté, depuis longtemps, pour la stratégie de la diversification des échanges avec les autres nations et parce que la politique, comme tout le monde sait, notamment ceux qui se prêtent à son jeu, s’accoude sur des alliances qu’elle renforce ou défait au gré de l’intérêt supérieur de la nation et des conjonctures.

L’Algérie, Etat souverain, a le droit de conditionner la signature du traité d’amitié par "un geste fort" de la France, même si la pensée moderne ne peut concevoir une amitié dans les rapports d’Etat à Etat. Comme elle a le droit, en cas d’intransigeance de Paris, de décider d’annuler le traité d’amitié ou de reporter sa signature. Sans pour autant entretenir une guerre verbale avec le voisin français ni couper les ponts avec lui. Mais de là à ne pas parapher le texte avec la France pour décider après de signer un traité d’amitié avec la Turquie (actuellement dirigée par un parti islamiste), il y a comme une sorte de trou noir, quelque chose comme une précipitation aux accents méprisants. Cela d’autant que le projet avec les Turcs n’était même pas connu par les Algériens, y compris les électeurs qui ont donné leur voix au président Bouteflika, lors de la dernière élection.

Avec les changements apparus, ces derniers temps, dans les affaires de l’Etat, et la préférence toujours donnée à l’instabilité politique, il est à craindre que la signature du traité d’amitié algéro-turc n’ouvre la boîte de Pandore en Algérie, en accouchant de traités fort surprenants. Mais avec qui et avec quel contenu ?

Assistons-nous au retour d’un chadlisme plus aguerri ?

Z’hor Chérief

 

 

Interview de Omar Mokhtar Chaalal

"Je fuyais l’arbitraire que je combattais en même temps"

Qui est Omar Mokhtar Chaalal ? Un Sétifien qui, à l’âge de 60 ans, n’appréhende pas de porter un regard serein sur le passé et de continuer à avancer, comme le ferait un incorrigible optimiste. Ancien membre de l’ORP-PAGS, l’ex-collaborateur au journal Alger Républicain s’est lancé, depuis quelques années, dans l’aventure de l’écriture : il a son actif un recueil de poésies, Le Proscrit, et trois romans, dont le dernier s’intitule Le Fugitif. Celui que l’on nomme "Le Tigre" est un homme qui fourmille de projets et qui aime dire : "Je persiste avec entêtement à faire un travail pour la mémoire." Ecoutons-le.

 

Les Débats : Vous abordez, dans votre dernier livre, la mémoire sur un pan de l’histoire de l’Algérie, la période du Parti d’avant-garde socialiste. Pourquoi cet intérêt ?

O. M. Chaalal : L’importance que revêt aujourd’hui l’écriture de l’histoire de notre pays est plus qu’évidente. Nous sommes tenus à un devoir de mémoire et à un droit de vérité envers les générations qui n’ont pas connu directement les moments majeurs de l’histoire de notre peuple. J’estime, pour ma part, que le roman est le mode d’expression approprié pour dire l’histoire avec les mots simples de la vie, c’est-à-dire privilégier la mise en mouvement des situations humaines aussi bien dans leur joie que dans leur douleur, au lieu de s’égarer dans l’austérité des discours politiques ou dans le vide désolant des slogans creux.

 

Que vouliez-vous transmettre à travers Le Fugitif ?

Je voulais expliquer mon choix politique après l’Indépendance, aller dans un sens et pas dans les autres. La généreuse idée d’équité sociale qui animait les gens de nos campagnes, durant la Guerre de Libération nationale, a déterminé mon engagement politique et m’a placé en pleine adolescence dans le camp des démunis. Autrement dit, le combat pour la libération de l’homme est pour moi le prolongement naturel du combat pour la libération du pays. Cela dit, l’écrit romanesque peut contribuer, à mon sens, à l’écriture de l’histoire, qui reste en définitive le domaine des historiens, mieux armés pour atteindre l’objectivité des faits.

 

Peut-on savoir pourquoi vous avez intitulé votre livre Le Fugitif ? Que fuyiez-vous au juste ?

Au départ, le roman devait s’intituler Ceci dit en passant, en hommage à Abdelhamid Benzine qui avait donné ce titre à une de ses chroniques d’Alger Républicain. Pour un choix éditorial, j’ai opté pour Le Fugitif parce que ce titre renvoie à un des aspects de l’ouvrage. Pour la seconde partie de votre question, je dirais simplement que je fuyais l’arbitraire. Je tiens à souligner cependant que cette fuite n’était pas négative, du fait que je combattais ce même arbitraire.

 

M. Chaalal, vous inscrivez-vous dans l’écrit engagé ?

Tout acte dans la vie est un acte engagé, quel qu’en soit le soubassement idéologique. L’écriture n’est pas un processus neutre, même si c’est un acte personnel. Je ne pourrais pas écrire si je me coupe de la réalité de la société, si je ne suis pas sensible aux préoccupations de l’homme qui travaille, si je ne comprends pas le cri de rage des jeunes que la malvie malmène, enfin si je fuis le regard de la femme claustrée dans un triste statut de mineure. A partir de là, je peux dire que mon écriture est engagée.

 

Y a-t-il une raison précise qui vous pousse, aujourd’hui précisément, au retour au marxisme ?

Parler de retour au marxisme suppose que j’en suis sorti. Ce n’est pas le cas. Si, aujourd’hui, j’affirme avec force mon engagement et mon choix politique et idéologique, c’est pour m’inscrire dans une dynamique de lutte, surtout en ces temps d’amnésie, de renoncement honteux et d’hypocrisie sociale. Pour moi, le marxisme reste l’idéal humanitaire le plus élevé. Je dis cela parce que tous les acquis sociaux, à l’échelle planétaire, sont aussi le fruit du combat des communistes.

Propos recueillis par Z. C.

 

(*) Omar Mokhtar Chaalal, Le Fugitif, Casbah Editions (Alger 2006, 130 pages).

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