Le constat ci-dessous est exagéré à dessein, mais il n'est pas sans fondement. Il est censé exprimer, suite à des frustrations accumulées, la rage que réveille en vous un détail qui cloche. Dans le nouveau formulaire pour l'obtention d'une pièce d'identité ou d'un passeport biométrique, une mention en bas de la page indique dans quelle langue il convient de remplir les différentes rubriques.

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 Regards                    

«Ça ne marche plus»

Il fallait être assez naïf pour croire que la démocratie pouvait subir encore longtemps ou pour toujours ce système qui s'en réclame et qui travaille à s'imposer aux peuples de la Terre. Il faut être têtu avec ce qui se passe pour soutenir, comme le fait le ministre des Affaires étrangères français, que «…Grosse différence, c'est la démocratie. Nous nous l'avons, eux (les pays arabes) ne l'ont pas, ils se battent pour ça». Il dit cela pour ne pas croire à un «été européen», devant ce mouvement, parti de Madrid le 15 mai dernier, qui est en train de gagner toute l'Europe. De leur côté, les «indignés» ou «indignados» posent de vraies questions démocratiques et s'adressant aux dirigeants ils disent :  «Oui, c'est d'une Révolution européenne qu'il est question… et vous êtes concernés au premier chef car vous avez bafoué la notion naturelle de DEMOCRATIE …» Tel que l'on peut entendre, nous ne sommes pas en Libye, mais bien dans le bastion des libertés et des droits de l'homme où, sous couvert de crise économique, les gouvernants (démocratiquement élus) se sont attaqués aux revenus des peuples (sans leur demander leur avis) pour financer les banques, responsables du désastre économique. La recette : les plans d'austérité, les coupes claires dans les budgets des services publics, le chômage et la misère pour des millions de personnes, opposés à des profits qui explosent. Par à-coups, les consciences se sont éveillées à la Democracia Real Ya ! (Une démocratie réelle maintenant !). Ce slogan porte un programme qui ne souffre d'aucune ambiguïté. Il signifie nettement que la «démocratie» en vigueur n'est pas la démocratie. Ce qui nous fait tout de suite comprendre que si elle l'était elle ne chercherait pas à s'exporter à bord de bombardiers ou de certifications onusiennes. Dans leur revendications les «indignés» ne s'adressent pas à des «élus» mais à une «oligarchie politique qui détient les pouvoirs» et exigent le «changement» (tiens !). Dommage, à ce propos, qu'il n'y ait personne, à l'international, pour lui intimer l'ordre de partir et pour geler ses avoirs. Dommage, aussi, que ces médias, qui s'enflamment au moindre calicot chez les arabes, traitent, avec si peu d'entrain, le sujet qui se déroule sous leurs fenêtres, presqu'au rang de fait divers. C'est qu'il faut montrer le moins possible ces trublions inattendus qui vont trop loin et au-delà des schémas classiques et qui savent ce qu'ils veulent : «nous ne sommes pas des antisystème, nous sommes pour un changement de système», disent-ils, au cas où on les accuserait de vouloir le chaos. Ce qui fait exulter un sympathisant qui se laisse aller à cette métaphore : «un fantôme parcourt l'Espagne, l'Europe et le Monde : le fantôme d'un autre monde possible, plus juste, solidaire et véritablement démocratique». Comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, il devient évident que les dictatures n'ont pas forcément le visage de Kadhafi et qu'elles se cachent habilement sous celui des champions de la démocratisation du monde. De toute façon, le vent s'est levé qui a eu le mérite, même s'il mettait du temps à tout balayer, de déchirer les oripeaux de la pire hypocrisie de l'Histoire. «Ça ne marche plus» a dit Alain Juppé, à propos du système en vigueur. Il a raison…sur ce point.

Par Ahmed Halfaoui 

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mercredi 01 juin 2011

Controverse entre Ouyahia

et Sahnouni

L’amnistie générale est-elle possible ?

Quand Hachemi Sahnouni parle d'une amnistie générale alors qu'Ahmed Ouyahia affirme que les détenus condamnés pour des actes de terrorisme ne seront pas libérés, cela ne veut pas forcément dire qu'ils se contredisent sur tout.

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LES TITRES  

Le ministère de l'Intérieur réunit les walis aujourd'hui et demain

Traduire les réformes sur le terrain

 

Les terres agricoles face au phénomène

de l'érosion

Eviter la catastrophe

 

Le tabagisme fait des ravages

Les adolescents fument de plus en plus

 

Relations algéro-françaises

Sous le principe du gagnant-gagnant

 

Le commandant de l'Africom à Alger depuis hier

Sécurité au sahel et coordination à l'ordre du jour

 

Lara Fabian

L'amour, dans toutes les langues, avec passion !


LA 24

 Une première à Oran

Un programme de mise à niveau pour les entreprises de construction navale

Une première à Oran, les entreprises de construction navale vont bénéficier pour la première fois d'un programme de mise à niveau qui sera lancé prochainement par la direction de la petite et moyenne entreprise. Au départ, six entreprises seront concernées par ce programme qui prévoit également un encadrement par des laboratoires de recherche de l'université d'Oran. Pour ce faire, une association professionnelle regroupant ces entreprises, réparties sur les communes de Mers El Kebir, Arzew et Oran, sera créée. Le but de cette opération de mise à niveau est de rendre toutes ces entreprises compétitives en se conformant aux standards internationaux.

A travers ce programme, elles devront assurer une production de qualité avec le respect des délais de livraison sous les conseils de bureaux d'études spécialisés qui sont actuellement rares à Oran. Les unités de construction navale installées dans cette wilaya relève, généralement, de legs familiaux transmis de père en fils. C'est la raison pour laquelle la filière n'a pas beaucoup évolué à travers le temps, souffrant de précarité, de manque d'encadrement,  d'infrastructures portuaires et de formation pédagogique. Un constat fait par des experts allemands du groupe GTZ. Cette mise à niveau sera donc la bouée de sauvetage pour ces entreprises et un complément au secteur de la pêche qui a bénéficié, dans le cadre du programme de relance économique, de plus de 3 milliards de dinars pour la concrétisation de projets de construction de sardiniers, de thoniers et de fermes de pisciculture ainsi que l'acquisition de filets de pêche et différents types de mailles.

Par Loubna Zahaf

 

 Ils profitent de certaines «complaisances»

Importateurs frauduleux de véhicules

L’Association des concessionnaires automobiles algériens (AC2A) et des concessionnaires ont dénoncé l'importation frauduleuse de véhicules par des sociétés qui semblent avoir trouvé le moyen de tromper les autorités, en les dédouanant au nom de particuliers. Ces concessionnaires ont également déploré «la complaisance» des services du ministère du Commerce, des Douanes et des banques qui n'ont rien fait alors qu'ils avaient été alertés par l'AC2A. «Nous avons écrit au ministère du Commerce qui a promis de prendre le problème en main, mais rien n'a été fait pour le moment. Des arrivages importants de voitures importées par ces nouveaux importateurs sont attendus dans les prochains jours», a affirmé un concessionnaire automobile qui pointe du doigt les Douanes et les banques qui acceptent de domicilier des factures d'importateurs non agréés pour exercer l'activité d'importation de véhicules.

 

 Dans une nouvelle lettre au président

El Hachemi Sahnouni revient à la charge

El Hachemi Sahnouni et Abdelfattah Zeraoui Hamadach, deux anciens dirigeants islamistes, ont plaidé pour une «réconciliation historique» en Algérie pour «barrer la route aux ingérences étrangères, dans une lettre adressée avant-hier au président Abdelaziz Bouteflika, dont une copie a été transmise aux agences. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a formellement démenti cette information, lors d'une conférence de presse donnée à Alger. Le Président a nommé une commission, présidée par Abdelkader Bensalah, pour recueillir les avis de toutes les forces politiques et des personnalités de la société civile, en vue d'asseoir de vastes réformes dans le pays. Cheikh Sahnouni devrait faire dans les prochains jours des propositions à la commission Bensalah.

 

 Collégienne enlevée et assassinée à Mekla

Deux médecins et une infirmière arrêtés

L'affaire de la collégienne de 14 ans, qui a disparu à Chaib dans la localité de Mekla, et dont le corps sans vie et mutilé a été retrouvé le 17 mai dernier dans une rivière, a connu de nouveaux rebondissements. Selon une source électronique, deux médecins originaires de la wilaya de Boumerdès, une infirmière exerçant dans une clinique privée à Tizi Ouzou ainsi que leur chauffeur ont été arrêtés par les services de la gendarmerie qui ont ouvert une enquête depuis le premier jour de la disparition de l'adolescente en question. Les organes volés de la fille auraient été également découverts, a laissé entendre la même source. Le corps de cette collégienne a été retrouvé à l'intérieur d'un sac noir jeté dans la rivière. Il était complètement mutilé et portait des traces de violences.

 

 Groupe ArcelorMittal

Projet d'implantation d'une aciérie à Oran

Pour accompagner le projet de la future usine automobile en Algérie, le groupe ArcelorMittal envisage de réaliser une aciérie dans la région d'Oran. «Implantée à Oran, elle aura une capacité de 700 000 tonnes/an pour 1 200 postes de travail directs», a indiqué Smaïl Kouadria, secrétaire général du syndicat de l'entreprise. Sa déclaration est confirmée par Vincent le Gouïc, directeur général d'ArcelorMittal. «L'Algérie envisage sérieusement d'augmenter ses capacités sidérurgiques. Une stratégie dans laquelle nous nous inscrivons.» Il s'était exprimé après que les 5 300 travailleurs du complexe sidérurgique d’El Hadjar eurent enclenché, et arrêté 24 heures après, le processus de grève générale illimitée. Selon Mohamed Benmeradi, le Président de la République en personne suit le dossier de cette aciérie électrique à Oran destinée à produire de l'acier automobile.

 

 Obtention du passeport et de la CNI

Suppression du certificat de nationalité

Le certificat de nationalité, jusque-là nécessaire pour le renouvellement de la carte d'identité et du passeport, ne sera plus exigé des citoyens, a annoncé hier le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. Un nouveau formulaire, en un seul feuillet, imprimé sur les deux côtés, sera mis à la disposition des citoyens pour la demande de passeport et de la carte d'identité. Cet imprimé, disponible dans les bureaux des circonscriptions administratives et des daïras, peut être téléchargé depuis le site du ministère, selon ce communiqué.

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L'édito

Par

Brahim Djalil

Relations entre administration et citoyens

Le constat ci-dessous est exagéré à dessein, mais il n'est pas sans fondement. Il est censé exprimer, suite à des frustrations accumulées, la rage que réveille en vous un détail qui cloche. Dans le nouveau formulaire pour l'obtention d'une pièce d'identité ou d'un passeport biométrique, une mention en bas de la page indique dans quelle langue il convient de remplir les différentes rubriques. Le «nom» en français est écrit «non». C'est un document sérieux, de portée nationale, reproduit à des millions d'exemplaires et dont la précision devrait être la qualité première. Pourtant, l'erreur a échappé à l'administration qui en est chargée. Elle n'est pas bien grave, en soi, d'autant que le français n'est pas notre langue nationale. Mais elle est suffisamment importante pour illustrer l'approximation dans laquelle baignent les fonctionnaires chargés de notre destin collectif, au nom d'un Etat qui prétend tout réguler. Le diable loge dans le détail, dit-on. Imaginez donc ces approximatifs, incapables de prendre le temps de vérifier l'orthographe d'un document, décider sur des questions beaucoup plus difficiles et qui nécessitent des précisions à tous les étages. Imaginez-les réfléchir à des problèmes, étudier des solutions, prendre des mesures, faire des lois et veiller à leur application. Imaginez-les organiser des ripostes à des défis complexes, prévoir et anticiper des menaces diffuses et multiformes, gérer des troubles où à chaque instant tout peut basculer dans le pire, imaginez-les donc soucieux des détails innombrables et définitivement invisibles à leurs cécité -définitivement inaccessibles à l'esprit paresseux qui paraît le leur. On les entend parfois se plaindre des mauvais citoyens que nous sommes, comme pour se dissimuler, et nous dissimuler, leur propre incompétence. Pour chacun d'entre eux, dès lors qu'il jouit de la moindre des hauteurs, le détail devient superflu, il le ramène vers le bas. Or, il y a des détails qui tuent ! Ces messieurs vivent-ils dans des tours d'ivoire, se consacrent-ils uniquement aux «grands dossiers», c'est-à-dire aux vastes généralités dont ils ne seront d'ailleurs jamais comptables ? Sont-ils trop pris pour s'occuper du reste, de ces petits «rien», comme dit le chanteur, qui, pour nous, font un tout ? Vous avez rempli votre formulaire et, muni de votre dossier, vous vous rendez dans une daïra quelconque. Partout, l'anarchie devant les guichets est intégrale. Vous êtes alors en butte à la bureaucratie. La réalité vous prend à la gorge : c'est le règne de la mauvaise organisation. Pourtant, un simple ticket pour canaliser le flux des administrés suffirait parfois. Un peu d'imagination à défaut de moyens. Un petit effort pour débusquer et sanctionner les passe-droits. Faut-il que le ministre ou le wali vienne en personne régler de tels problèmes ? Mais le ministre n'a pas que ça à faire, ni d'ailleurs tous les responsables qui travaillent sous ses ordres -ni même ceux auxquels tous doivent rendre compte, qu'ils se nomment le Bon Dieu ou ses saints. Ils sont si occupés à tirer des plans sur la comète que c'est leur faire injure de vouloir les en distraire. Et, naturellement, la réunion des walis consacrée à l'amélioration des relations entre l'administration et les citoyens, qui se tient à partir d'aujourd'hui au palais des Nations, vient comme un cheveu sur la soupe démentir de tels mauvais propos -mais sans doute les confirmer aussi. 

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