Deux grosses tendances se dessinent du point de vue électoral à un peu plus de trois mois des législatives : les nationalistes au pouvoir et les islamistes dans l'opposition, une opposition globalement modérée mais fortement divisée.

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 Regards                    

Libye : le FMI fait semblant

On continue à faire semblant, malgré tout. Le problème est que les mensonges, qui ont accompagné la «révolution» arrivent de moins en moins à entretenir l'illusion d'une «démocratie» en marche. La bande interlope censée représenter la «Libye nouvelle» n'aide pas à la tâche. Les «révolutionnaires» ne semblent pas prêts à se départir du pouvoir, qui leur a été offert par les bombardiers de l'OTAN, sans s'assurer de leur part de richesse. Dur, dur de mentir encore et encore sur un pays dont l'avenir est des plus sombres. Malgré tout, la «communauté internationale», moins triomphante quand même, continue de faire comme si tout s'était bien passé. C'est ainsi que l'on peut expliquer la visite de Christine Lagarde, présidente du Fonds monétaire international. Malgré tout, elle a fait des appréciations et donné des orientations pour sortir le pays d'une situation financière «précaire». On remarquera, en passant, que personne ne s'est étonné de cette soudaine «précarité» d'une économie qui irriguait les banques en faillite et l'Afrique. Mais ce serait trop demander au cynisme incarné et aller trop loin, au gré de ceux qui ont, à la fois, détruit le pays et «gelé» ses avoirs souverains, au nom du soutien à la «révolution». Toujours est-il que la dame du FMI est inquiète de la situation et envisage d'aider à combler le déficit budgétaire. Le rapport qu'elle a amené sous son bras indique que «l'Etat se finance en empruntant à la banque centrale et en tirant sur ses dépôts. La contrepartie sur le bilan de la banque centrale est une création de monnaie, principalement à travers un accroissement des billets en circulation ainsi que des soldes des comptes des banques commerciales à la banque centrale». Une très mauvaise affaire qu'on tente d'atténuer en tablant sur environ 70% de croissance en 2012. Trop facile, pourrait-on dire, quand il s'agit de partir de zéro. C'est pour cela qu'on ne parle que d'aider la Libye à relever «les défis essentiels», sous réserve que «la situation sécuritaire sera normalisée». Suivent des recommandations sur les conditions à mettre en place, surtout l'équilibre macroéconomique. Pour ne rien gâcher, le pouvoir croupion, qui contrôle à peine ses bureaux et les communications avec ceux qui l'ont installé, a des projets de développement de la finance islamique. Le FMI a donc proposé de l'aider à rédiger la législation, «en s'assurant que des principes législatifs et comptables adéquats soient en place, le personnel de régulation bien formé, et les produits de banque islamique présentés au grand public de manière transparente». Le FMI n'étant pas habilité à mettre de l'ordre dans le tumulte qui rend impossible toutes ses recommandations, se contente de réciter ses recettes habituelles. Reste au CNT de se débrouiller avec les hordes qui occupent le territoire et se le disputent sans concession. Des hordes qui ne l'ont jamais fait figurer dans leur hiérarchie et qui ne reconnaissent pas en lui la moindre autorité. Mais la présidente du FMI se devait de faire le voyage. Il le fallait bien pour que ne soit pas démenti que la Libye soit bien ce pays «libéré» et en voie de démocratisation.

Par Ahmed Halfaoui 

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samedi 04 février 2012

Localités isolées,

ravitaillement difficile...

La neige bloque plusieurs wilayas

Comme prévu, la  vague de froid polaire, accompagnée de pluies, de neiges et de grêles, s'est abattue sur le pays, remettant ainsi les pendules à l'heure.

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LES TITRES          

Pour pallier  la grève des corps communs de l'Education

Les élèves chargés de nettoyer leurs classes

 

Un vase et une lampe à huile de l'époque romaine volés

Un étudiant derrière le vol de pièces antiques

 

Cancer

Les médicaments dispensés gratuitement mais exclusivement par l'hôpital

 

Sahara occidental, Maroc, Renault et «Sarko»

Alger-Paris : entre désaccord politique et intérêt économique

 

Assassinat des moines de Tibéhirine

L'option d'une autopsie se confirme

 


LA 24

 Octroi du statut consultatif spécial auprès des Nations unies

La demande du Collectif des Familles de Disparus refusée

Le Collectif des Familles de Disparus en Algérie CFDA n'a pas réussi à convaincre la communauté internationale d'accepter sa demande de rejoindre les Nations unies en qualité d'ONG ayant statut consultatif. En effet, au cours de sa session ordinaire de 2012 tenue vendredi, le Comité chargé des ONG a recommandé au Conseil économique et social (ECOSOC) l'octroi du statut consultatif spécial à 26 ONG et a reporté l'examen de près d'une trentaine de demandes d'admission en raison d'éclaircissements souhaités par des délégations.

 Le report concerne le Collectif des Familles de Disparus en Algérie. Pour cause, selon un communiqué des nations unies rendu public hier, les réponses fournies par les ONG dont le CFDA aux demandes du Comité, en particulier la langue dans laquelle elles sont fournies, ont fait l'objet d'une autre discussion entre membres du Comité. Ces derniers ont opté pour le non-octroi tout en demandant des éclairages à ses dirigeants. Parmi les pays qui refusent l'adhésion de CFDA au statut particulier figurent les délégations du Pakistan, de l'Inde et du Soudan. Par ailleurs, selon la même source, la représentante de la Belgique a fait remarquer que le CFDA n'était pas la seule organisation  à fournir ses réponses en français et qu'un traitement équitable devait être appliqué à tous, rappelant que le français est une langue officielle des Nations unies.  " Affirmant l'appui de sa délégation au travail de cette organisation, elle a ensuite fait remarquer que le dossier de cette ONG était examiné depuis 2009 ", lit-on dans le communiqué. Interrogé au sujet d'une éventuelle traduction des documents, M. Andrei Abramov, Chef de la Section des ONG du Département des affaires économiques et sociales (DAES), a invoqué la charge de travail et l'incidence budgétaire d'une telle option, avant de rappeler que l'anglais et le français sont les langues de travail de l'ONU et donc du Comité des ONG. A signaler que le Collectif des Familles de Disparus en Algérie est une association de droit français créée par des Algériens ayant des proches disparus en Algérie. Notons que le Comité des ONG peut recommander à l'ECOSOC l'octroi du statut consultatif général, du statut consultatif spécial ou l'inscription sur la Liste. Le statut consultatif général concerne les ONG qui poursuivent des activités couvrant la plupart des domaines d'action du Conseil économique et social.  Ces ONG sont autorisées à soumettre au Conseil des communications écrites et des pétitions, et à proposer l'inscription de points à l'ordre du jour du Conseil et de ses organes subsidiaires. Le statut consultatif spécial concerne, quant à lui, des ONG internationalement reconnues pour leur compétence particulière dans certains domaines d'activité du Conseil.  Elles peuvent également soumettre des communications écrites et des pétitions.  L'inscription sur la Liste concerne les ONG qui contribuent de temps à autre aux travaux du Conseil.  Elles ne peuvent soumettre au Conseil que des communications écrites.

Par Rachid Chihab

 

 Assassinat des moines de Tibéhirine

L'option d'une autopsie se confirme

Le premier ministre Ahmed Ouyahia n'a pas répondu négativement à la demande des juges français pour se rendre en Algérie et procéder à des autopsies sur les crânes des sept moines de Tibhirine assassinés en 1996. Interrogé, avant-hier, Ouyahia, a affirmé que l'Algérie n'avait " rien à cacher " sur cette affaire. Une réponse à travers laquelle l'on peut comprendre aussi, que le Premier ministre n'écarte pas un feu vert des autorités algériennes à la demande du juge français. Plutôt diplomatique, Ahmed Ouyahia a souligné que " l'Algérie a des conventions de coopération judiciaire avec la France, et elle a toujours coopéré sur ce dossier avec la France ". La demande du juge Marc Trévidic d'exhumer et d'autopsier les crânes des sept moines, dont les corps n'ont jamais été retrouvés, intervient à un moment sensible. L'Algérie en  phase de préparer les élections législatives, attire tous les regards au lendemain des révolutions arabes.   En adressant aux autorités judiciaires algériennes une commission rogatoire internationale, la France aurait voulu mettre de la pression afin de pouvoir relancer ce dossier. On croit savoir qu'il sera procédé à l'audition d'une vingtaine de témoins. Pour autant du côté des autorités algériennes, la coopération sur ce dossier s'est faite, en particulier entre les ministères algérien et français de la Justice. Il est à préciser qu'après la thèse islamiste, selon laquelle les islamistes seraient derrière l'assassinat des sept moines enlevés dans leur monastère isolé et situé en dehors de Médéa, l'enquête s'est réorientée vers une bavure de l'armée. Pourtant, le Groupe islamiste armé (GIA), dirigé par Djamel Zitouni avait, à l'époque, revendiqué l'enlèvement et l'assassinat des moines. Certes rien n'a été encore décidé, mais tout donne à croire que les autorités françaises veulent profiter de cette période pour revenir à la charge, notamment sur ce dossier qui tarde à connaître son épilogue. L'Algérie va-t-elle s'opposer à cette demande, en mettant en avant la question de souveraineté nationale ? Faute de quoi, risque-t-on de voir des officiels auditionnés ? 

Par Aomar Fekrache

 

 Air Algérie 

Une nouvelle ligne vers Alicante

La compagnie nationale Air Algérie a annoncé l'ouverture, à partir de dimanche prochain, d'une nouvelle ligne devant desservir la ville espagnole d'Alicante à partir d'Alger. Les vols devant assurer la rotation Alger/Alicante/Alger sont programmés tous les mercredis et dimanches après-midi, précise Air Algérie dans un communiqué.

La compagnie nationale a renforcé ses vols vers l'Espagne pour compenser la défection de la compagnie aérienne espagnole Spanair qui a subitement mis fin à ses activités, cette semaine, annulant plusieurs centaines de vols.

Spanair, créée en 1986, a justifié la cessation de ses opérations par "des raisons de prudence et de sécurité", face à un "manque de visibilité financière pour les mois prochains".

Riad D.

 

 Transport maritime

Changement du programme des navettes

L'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENMTV) a annoncé le changement du programme du bateau Tariq Ibn Ziyad en raison d'une forte tempête sévissant dans la partie occidentale de la Méditerranée.

Selon un communiqué de l'entreprise, le départ de Skikda vers Marseille, prévu initialement pour le jeudi 2 février est ainsi reporté au dimanche 5 février, et l'arrivée à Marseille est prévue le lundi 6 févier au lieu du 3 février.

La traversée que devait effectuer Tariq Ibn Ziyad de Marseille vers Alger le samedi 4 février est reportée au lundi 6 février. Son arrivée au port d'Alger s'effectuera le Mardi 7 février au lieu du lundi 6 février.

Le départ d'Alger à destination de Marseille, initialement prévue le lundi 6 février, est reporté au mardi 7 février alors que son arrivée à Marseille est prévue le mercredi 8 février au lieu du mardi 7 février. La liaison Marseille-Oran, programmée le mardi 7 février, est décalée au mercredi 8 février avec arrivée à Oran le jeudi 9 février. La relation Oran-Marseille prévue le jeudi 9 février est décalée, quant à elle, au vendredi 10 février.

La traversée Oran-Marseille du jeudi 9 février aura lieu le vendredi 10 février et atteindra Marseille le samedi 11 février.

Ahlem M.

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Archives Edition Pdf

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dito

Par

Aïssa Khelladi

La démocratie sans les démocrates

Deux grosses tendances se dessinent du point de vue électoral à un peu plus de trois mois des législatives : les nationalistes au pouvoir et les islamistes dans l'opposition, une opposition globalement modérée mais fortement divisée. L'enjeu étant la démocratie, dans ce qu'elle suppose de vertus contre la corruption ou la bureaucratie qui lui est consubstantielle et, à un moindre degré, la liberté que beaucoup entendent comme la dictature de la " majorité " contre les minorités, qui de ces deux camps mentionnés est le plus crédible du point de vue de cet enjeu " démocratique " ? Certains nationalistes, ceux du RND notamment, veulent se renouveler et se perpétuer à travers ce concept en tentant de le définir par ce qui lui serait incompatible : l'islamisme. En ce sens, ils espèrent fédérer l'ensemble des acteurs politiques qui ne sont pas islamistes et constituer ainsi un front opposable à la mouvance, dont ils soupçonnent et redoutent une volonté d'unification. Pari difficile à tenir. D'autres nationalistes, plus conservateurs, qu'on retrouve surtout dans le FLN, ne désespèrent pas, eux, de se réconcilier avec l'adversaire islamiste ou, à défaut, chasser sur son terrain comme ils ont toujours tenté de le faire. Les deux parties, l'une conservatrice et l'autre moderniste, demeurent liées par leurs fond communs, le nationalisme, et par l'Alliance qui les réunit conjoncturellement autour de l'application du programme présidentiel et qui leur permet d'occuper le pouvoir. Ce dernier point est important par ce qu'il constitue leur atout dans leur prétention à dominer la scène politique mais aussi leur handicap dans leur désir de séduire un électorat aussi large que possible. Cet électorat est par principe plutôt favorable aux islamistes comme il l'est dans les pays arabes en général. Mais des bémols sont à apporter à cette affirmation. Il n'existe pas un parti leader chez les islamistes, qui soit de même dimension que le FLN ou le RND. Leur dissémination n'en apparaît que plus marquée - car en cas d'alliance qui mènera la barque ? Ensuite, l'histoire récente particulière à l'Algérie aidant, l'islamisme n'est pas sorti indemne de dix années de terrorisme, encore vives dans les esprits. On ne peut plus dire que le peuple algérien est globalement islamiste, parce que musulman, comme on pouvait le dire, plus ou moins, en quatre-vingt-dix. Troisième remarque : le miracle n'a pas encore eu lieu en Tunisie ou en Egypte, depuis la victoire des islamistes, la confusion est de mise et le temps manque pour trancher avec certitude la question. Reste bien sûr la réussite du gouvernement turc d'Erdogan qui peut servir, inconsciemment ou non, de modèle à suivre - mais pour les élites islamistes, pas pour le peuple, loin de là. S'attendre à une victoire islamiste comme au temps du FIS, sans crise indiscutable et avec un président fort toujours à la barre, n'a plus beaucoup de sens. Le seul atout des islamistes relève finalement de leur prétention à instaurer la démocratie, une " véritable démocratie " - conforme à l'imaginaire musulman - que les nationalistes ne sont jamais parvenus à instaurer. Voilà une bataille sur un enjeu démocratique, où les démocrates traditionnels, précurseurs et pionniers, mais laïcistes et plutôt occidentalisés, paraissent jusqu'ici du moins, définitivement          absents.

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