lundi 04 avril 2011

 

Le CCF accueillera «Le Printemps des poètes» à partir de demain

La magie de la parole à l’honneur !

Point a la ligne

Le talent et l’honnêteté faits homme

 

 
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Le CCF accueillera «Le Printemps des poètes» à partir de demain

La magie de la parole à l’honneur !

Exprimer les liens profonds qui unissent l’homme à la nature, les célébrer ou les interroger est un des traits les plus constants de la poésie universelle.

Mers et montagnes, îles et rivages, forêts et rivières, ciels, vents, soleils, déserts et collines, la plupart des poèmes porte comme un arrière-pays la mémoire des paysages vécus et traversés.

Se reconnaître ainsi tributaire des infinis visages du monde, c’est sans doute, comme l’a programmé le Centre culturel français d’Alger qui accueillera, «Le Printemps des poètes», à partir de demain lundi et qui prendra fin le 07 du mois en cours. Intitulée «Autour de la poésie de la Méditerranée», l’édition de cette année, verra la participation de plusieurs poètes et poétesse, des deux rives de la méditerranée.  

Le coup d’envoi du «Printemps des poètes» sera donc donné demain, à partir de 17h avec une table ronde sur «Les poètes de la Méditerranée», et ce, à l’occasion de la publication d’une anthologie «Poètes de la Méditerranée » par les éditions Gallimard. A l’occasion, certains poètes figurant dans cet ouvrage, seront de la partie à l’instar de : Hadjira Oubachir, Habib Tengour, le Portugais Casimiro de Brito ou le Grec Stratis Paschalis.  

Avec d’autres invités, ils vont tous parler de leur rapport à la Méditerranée comme lieu de vie et aussi comme imaginaire poétique (modération : Samira Negrouche).  La galerie Benyaâ à Bir-Mourad-Raïs, pour sa part, abritera le lendemain à partir de 19h00,  une séance de lectures avec Edith Azam et Bernard Noël (France), Mohammed Bennis (Maroc), Abderrezak Boukebba (Algérie) et d’autres poètes, accompagnés par des interventions musicales de Katerina Fotinaki. Ainsi, la cafétéria du centre culturel Français sera le carrefour des poètes et du public amoureux de la poésie dans une rencontre intitulée «Une vie en poésie », et ce  pour saluer l’œuvre et le parcours de Bernard Noël, qui vient de fêter ses quatre-vingt ans et qui est considéré comme l’un des plus grands noms de la poésie française contemporaine. Dans l’après midi de la même journée, et vers 17h,  les jardins du CCF, rassemblera surement tous ce beau monde dans une séance des lectures poétiques. Et pour clôturer l’événement «Le Printemps des poètes», la musique sera au rendez-vous avec  un concert de chant et de guitare intitulé «Comme un jardin la nuit», qui sera animé par Angélique Ionatos et Katerina Fotinaki.             

Par Timouche. Idir.

 

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Le talent et l’honnêteté faits homme

Deux jours avant le début du mois du patrimoine et  à l’heure où notre pays commence à être cité en exemple pour sa stratégie en matière de  protection et de valorisation du patrimoine  culturel matériel et immatériel, il nous a semblé opportun de revenir sur celui qui fut, sans aucun doute, l’un des centres d’attention majeurs son existence durant, en l’occurrence Mouloud Mammeri.  Homme d’une œuvre et d’une action aux nombreuses facettes,  il a été d’abord l’un des fondateurs de la littérature maghrébine d’expression française. Ses œuvres sont depuis bien longtemps des classiques autant en Algérie, au Maghreb, qu’à l’echelle internationale. Comme d’autres, il a su s’amarrer à cette tradition constituée d’hommes et de femmes qui ont maintenu intacts leurs racines et l’attachement à leur culture, alors qu’ils subissaient, souvent de manière brutale et autoritaire, à travers la scolarisation française, l’immersion dans un monde et dans une langue qui n’étaient pas les leurs. Le miracle aura été que ce qu’il est convenu d’appeler un accident historique, loin d’engendrer la classique «honte de soi», propre aux situations de domination, au reniement des origines, a au contraire provoqué et favorisé une prise de conscience évidente de la valeur universelle de la culture, justement d’origine. Lorsqu’il est nommé à la direction du Centre national de recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnographiques ( l’ex-CRAPE), il a constaté que celui-ci perpétuait sa vocation initiale centrée sur l’étude de la préhistoire de l’Afrique du Nord et du Sahara. Très rapidement, il s’est attaché en priorité à réorganiser le centre dont il avait la charge dans deux directions  principales : d’une part, l’algérianisation du corps des chercheurs avec le recrutement progressif de jeunes diplômés et, d’autre part, le rééquilibrage des deux disciplines qui y sont représentées, à savoir la préhistoire et l’ethnologie. Ce dernier terme fut d’ailleurs abandonné, en raison surtout de ses connotations coloniales pour être remplacé par celui beaucoup plus neutre d’anthropologie. Nous sommes à ce moment-là en 1969. Le départ des préhistoriens français a laissé un certain vide qui a été progressivement comblé par le recrutement d’une bonne dizaine de jeunes licenciés en géographie physique et en géologie. Ce sont ces nouvelles recrues qui ont repris la tradition des fouilles de terrain. Il voulait en fait établir un continuum dans l’étude des cultures qui se sont succédé dans notre pays, et ce depuis la préhistoire jusqu’aux périodes les plus récentes. Cette montée en puissance de l’anthropologie dans la structure qu’il dirige va se traduire par la mise en place de plusieurs équipes qui se consacreront à la littérature orale, aux études sur la religion et les pratiques juridiques, le pastoralisme et les communautés rurales, mais aussi et surtout aux études sur les transformations en cours dans la société algérienne. 

Par Malik Bellil

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