Après la polémique de septembre de l’année dernière, on croyait que le pasteur américain Terry Jones avait réellement abandonné son projet de brûler un exemplaire du Coran. 

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 Regards                    

Le montage ne respecte pas le scénario

La Tunisie a fini par ne plus intéresser la grande presse. Ce qui s'y passe n'est pas vendable et même ce qui s’y vendait n'attire plus grand monde. Pourtant, le peuple a tant donné, et plus on parlait de lui, plus il espérait et croyait au meilleur. Puis, le public s'est retiré et des constats  réprobateurs commencent à remplacer les bravos. La police aurait totalement démissionné, laissant place aux criminels de tout poil, ce qui fait peur aux touristes et éloigne la perspective d'une reprise proche. «La ville sent assurément moins la rose et le jasmin d'antan. On grille les feux rouges, chose quasi inimaginable il y a à peine 40 jours. On asssiste au stationnement sauvage des véhicules, au ramassage défaillant des ordures ménagères… Et à l'image des villes d'Algérie, une armée de vendeurs à la sauvette squatte en toute quiétude les grands boulevards», écrit-on. On avance que «la loi de la jungle règne en Tunisie». Sur le plan économique, ce serait pire.  Personne n'investit et  «l'économie serait comme figée». Ce qui fait que le chômage «est toujours aussi important avec un taux de 30%». Cela fait d’autant plus peur, qu'il touche surtout  les jeunes entre 18 et 29 ans, c'est-à-dire les «guerriers». Et ce n'est pas près de se décanter, puisque  de «grandes compagnies étrangères se sont désengagées de la Tunisie suite à la révolte» et que d'autres menacent de le faire à cause de la nouvelle propension des travailleurs à faire grève, sans que l'Etat, comme au temps béni de Ben Ali, mette de l'ordre dans la maison. Triste serait le résultat d'une «révolution» qui ne tiendrait pas ses promesses. On n’hésite pas à envisager un tour de vis, en faisant à peine semblant de ne pas en appeler à l'armée. Pour mater les voyous qui écument les rues et les chemins,  pour calmer l'ardeur des grévistes qui gênent leurs patrons aux entournures et pour que les manifestations, devenues permanentes, libèrent les rues. Ce n'est presque plus une hypothèse. La  «révolution» doit garder ses guillemets. D'ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a «envoyé des conseillers en Tunisie dans le cadre de missions dites techniques pour aider les gouvernements de ces pays à évaluer leur situation économique après la révolution. Il sera très important de soutenir une croissance forte et durable à l'avenir pour s'attaquer aux problèmes qui ont émergé». De son côté, la France de Sarkozy, dans une touchante initiative, voudrait éviter que la Tunisie entre en récession. Dov Zerah, le directeur général de l'Agence française de développement, a été clair sur le

sujet : «Il faut des actions budgétaires rapides, ciblées et efficaces dans les pays en voie de transition démocratique.» Il s'inquiète du fait que la croissance du pays soit en chute libre, le  PIB étant passé de 5,4% à un peu plus de 1%. Le directeur affiche ses intentions et les raisons de l'engagement français : «Nous devons éviter que ce pays ne tombe en récession, car cela pourrait remettre en cause le processus démocratique.» Cela fait peut-être référence à ce slogan qui résonne souvent : «Thour thour ya chaâb thour, alla baqaya e'dictatour.» Un appel à la continuité de la révolution contre les restes de la dictature. Les révolutions ne sont donc pas aussi simples que ce que les montages d'Al Jazeera et autre France 24 veulent bien nous présenter. 

Par Ahmed Halfaoui 

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lundi 04 avril 2011


Crise au sein du FLN

Les hostilités reprennent

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LES TITRES  

Démantèlement de plusieurs réseaux

Le règne du trafic de devises

 

Le mouvement El Islah prépare son candidat à la prochaine présidentielle  

Imminent retour de Djaballah

 

Mohamed Khebache, directeur général de l'AADL 

«Aucune solution n'a arrangé les souscripteurs de 2001»

 

Programmes d'habitat et impératifs de l'aménagement du territoire

L'absence d'une vision globale

 

Ils ont remis une lettre au président de la République

Les gardes communaux rejettent en bloc les propositions d'Ould Kablia

 

Libye   

Les médias et la propagande en faveur de la rébellion


LA 24

 

Forum islamique mondial des parlementaires musulmanes

Le Parlement algérien à Damas

Une délégation des deux chambres du Parlement prend part aux travaux du Forum islamique mondial des parlementaires musulmanes qui débuteront mardi à Damas (Syrie). Cette rencontre de deux jours examinera les raisons à l'origine de la faible participation de la femme musulmane dans la vie sociale et politique dans son pays et les moyens d'y faire

face, indique dimanche un communiqué de l'Assemblée populaire nationale (APN). Les travaux s'articuleront également autour du rôle des organisations islamiques et des institutions de la société civile des Etats membres dans la mise en valeur des droits de la femme dans l'Islam et la manière de corriger l'image négative donnée à la femme musulmane. La rencontre portera en outre, sur les questions qui menacent la cohésion de la famille musulmane et les moyens d'y remédier. La délégation parlementaire algérienne sera conduite par Mme Fouzia Benbadis, membre du Conseil de la nation, indique-t-on de même source.

 

Djezzy avance et Mobilis recule

33 millions d'abonnés algériens

La téléphonie mobile en Algérie comptait exactement 32 780 165 abonnés à la fin de l'année 2010, en hausse de 50 341 abonnés par rapport à 2009, alors que la téléphonie fixe est repassée sur la barre des 3 millions d'abonnés, a-t-on appris hier auprès de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT). 

L’opérateur de téléphonie mobile OTA (Orascom Télécom Algérie, Djezzy) détenait, en 2010, 46% de parts de marché avec 15 087 393 abonnés, en hausse par rapport à 2009 (14 617 642 abonnés), a précisé le responsable de la communication à l'ARPT, M. Faïçal Medjahed. Par contre, le nombre d’abonnés d’ATM (Algérie Télécom Mobilis, public) a

reculé passant de 10 079 500 abonnés en 2009 à 9 446 774 en 2010, ce qui correspond à une part de marché de 28,8%. Watania Télécom Algérie (WTA, Nedjma) comptait, pour sa part, 8 245 998 abonnés en 2010, en hausse par rapport à 2009 (8 032 682), soit une part de marché de 25,2%. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile a baissé en 2010, atteignant 90,30%, comparativement à 2009 où il était à 91,68%, a relevé la même  source. 

 

Tindouf/ Un bus se renverse

Cinq morts

Cinq personnes ont trouvé la mort et 37 autres ont été blessées dans un accident de la circulation survenu dimanche à l'entrée de la ville de Tindouf, a-t-on appris auprès de la Gendarmerie nationale.

L'accident a été provoqué par le dérapage et le renversement d'un bus de transport de voyageurs, assurant la ligne Béchar-Tindouf, après que son chauffeur ait tenté d'éviter deux individus, en état d’ébriété sur la route, a-t-on précisé.

Une des deux personnes est morte après avoir été heurtée par le bus, tandis que les quatre autres victimes et les 37 blessés, âgés entre 6 et 76 ans, sont dénombrés parmi les 60 passagers du bus, a-t-on ajouté.

Les blessés, dont 6 dans un état jugé grave, ont été évacués vers l'hôpital mixte Si El-Haouès de Tindouf, selon la gendarmerie.

 

Ils voyaient les choses en grand

Trois trafiquants de drogue condamnés à perpétuité à Oran

Trois trafiquants de drogue ont écopé de la réclusion criminelle à perpétuité à l'issue de leur comparution, dimanche, devant le tribunal criminel près la cour de justice d'Oran.

Les faits remontent à août 2009 lorsqu'une quantité de 11 quintaux de kif fut découverte lors de la perquisition d'une habitation à haï Seddikia, à l'est de la ville d'Oran. Les investigations préliminaires avaient abouti à l'arrestation des trois mis en cause qui furent placés sous mandat de dépôt.

L'instruction de cette affaire, diligentée par le pôle pénal régional spécialisé dans la lutte contre le crime organisé, avait également mis au jour la dimension transnationale de ce trafic illégal qui avait des ramifications jusqu'au Maroc.

La peine prononcée à l'encontre des accusés avait été également requise par le représentant du ministère public.

 

Benhamadi l'espère

Le billet de 2 000 DA allégera la pression sur les bureaux de poste 

La création d'un nouveau billet de banque d'une valeur de 2 000 DA va alléger la pression sur les bureaux de poste, a estimé hier à Alger le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, M. Moussa Benhamadi.

«Grâce à ce nouveau billet, nous pouvons avoir le double du montant pour le même volume de billets», a déclaré M. Benhamadi à la presse en marge du 1er forum d'affaires algéro-portugais sur les opportunités de partenariat dans le domaine des TIC.

Les bureaux de poste ont été confrontés ces derniers mois au problème de manque de liquidités.

La Banque d'Algérie avait annoncé le 24 mars dernier la création d'un nouveau billet de banque d'une valeur de 2 000 DA, afin d'assurer une «disponibilité accrue» de la monnaie fiduciaire.

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L'édito

Par

Amine Esseghir

 

Contestations sociales, que faire ?

Imputer la contestation sociale en Algérie à une pratique installée aujourd'hui dans les mœurs à un effet de mode ou à la simple perspicacité de certaines catégories de citoyens désireux de profiter d'un contexte pour obtenir des satisfactions plus ou moins légitimes serait une erreur politique. Il y a dans la majorité des cas des problèmes anciens qui n'ont pas été résolus, ou qui se sont aggravés du fait de leur accumulation, ou encore des problèmes récents qu'on a négligé. Le fait qu'ils se posent maintenant avec cette persistance pourrait, certes, renvoyer aux révoltes arabes et au sentiment généré dans l'opinion par les mesures gouvernementales prises à la suite des émeutes de janvier. Mais de là à les expliquer ainsi, c'est comme chercher des conspirations intérieures ou extérieures. C'est cela l'erreur politique : en se voilant la face, en répondant au coup par coup  - avec l'espoir de désamorcer une crise qui nécessite un traitement en profondeur -  on se condamne à affronter le pire. Il n'est pas seulement question de logements et d'emplois, puisque la contestation se généralise et affecte certaines catégories de travailleurs du secteur public. A ce rythme, le risque d'un élargissement sans fin est tout à fait plausible. Que faut-il faire ? Comprendre le phénomène pour pouvoir agir sur lui. Trois questions essentielles sont posées. La première : d'où viennent ces crises? Elles indiquent des problèmes, les structures chargées de les cerner et les traiter ont été défaillantes, en tant que structures ou par incompétence des responsables. Il faut les changer dès que possible. La deuxième : pourquoi l'absence de prévention et de parades ? Ni dialogue avec des acteurs décisionnaires ni concertation. Tous les intermédiaires possibles sont balayés, au profit d'une interpellation directe des ministres et, à présent, de l'autorité suprême : la Présidence. La politisation de la contestation, si elle continue à revêtir cette allure, est un processus en cours. L'UGTA parait sans crédit en raison de sa forte implication supposée dans le pouvoir. La troisième :  la communication joue-t-elle son rôle ? L'enjeu dans tous les cas de figure, c'est l'opinion publique. Il ne suffit pas que la presse écrite évoque ces contestations pour que la communication soit rétablie. Les médias lourds doivent s'impliquer franchement, aider et promouvoir les leaders possibles de ces contestations pour en faire des acteurs de dialogue et d'influence dans les deux sens. Favoriser l'émergence de figures représentatives des catégories posent un problème donné, sans craindre leur politisation, et les exposer au grand public, c'est permettre des canaux de dialogue et de compréhension qui constituent les outils indispensables d'une gestion moderne de la crise. Les interdire et les pourchasser comme fauteurs de troubles, c'est agir en irresponsables.

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