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mardi 05 avril 2011
Bouteflika
aujourd'hui à Tam

Un mégaprojet
et des
perspectives
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LES TITRES
Echec de la
zone d'exclusion aérienne
L'Otan cherche une solution politique
Des
dizaines de voitures ont été désossées à travers le pays
Les «Asiatiques», cibles privilégiées des
voleurs
Malgré les
menaces du ministre de l'intérieur
Intransigeance des gardes communaux
Contribution
L'alibye de la démocratie
Biyouna
Multitalents, multifolies
LA 24
Le
P-DG de la SAA refuse de le valider
Le salaire du
DG de Macif Algérie fait des jaloux
Alors qu'elle
vient à peine de voir jour, la filiale algérienne de la compagnie
française Macif est déjà confrontée à sa première crise sociale. La
raison ? Le salaire du directeur général, de nationalité française,
fixé à 12 000 euros par mois, a été jugé «trop élevé» par le PDG de
la SAA qui détient 34% de la nouvelle compagnie mixte. «Le P-DG de
la SAA n'a pas validé ce salaire. Il l'a estimé trop élevé d'autant
que lui touche l'équivalent en dinars de 2 500 euros», affirme une
source proche de la nouvelle compagnie. La dispute a obligé le
directeur général de la Macif à quitter l'Algérie. L'affaire
illustre les limites de la règle dite des 49/51 sur l'investissement
étranger qui oblige la partie algérienne à prendre la majorité du
capital dans tout investissement impliquant des étrangers, tout en
accordant à la partie étrangère le management de la nouvelle
société. «Les salaires des cadres et directeurs des entreprises
publiques sont très bas par rapport aux rémunérations accordées aux
responsables étrangers chargés de la gestion de ces nouvelles
entreprises mixtes. S'il n'y a pas de conflit, il y a un
ressentiment de la part des cadres algériens qui ne comprennent pas
cette discrimination au travail», explique la même source. Dénommée
«Prévoyance et santé compagnie d'assurance», la nouvelle société est
dotée d'un capital social d'un milliard de dinars détenu à hauteur
de 34% par la SAA, 15% par la BDL et 10% par la BADR, soit un total
de 59% pour la partie algérienne, alors que la Macif détient les 41%
restants, selon la même source. L'accord de création de cette
société avait été signé le 22 juillet à Alger.
TSA
Conseils
de voyage à ses ressortissants
Pour la France,
l'Algérie reste un pays dangereux
La France
considère le risque terroriste très élevé en Algérie. Dans ses
dernières recommandations à ses ressortissants se rendant en
Algérie, le ministère des Affaires étrangères note que «les menaces
renouvelées d'Al Qaïda au Maghreb Islamique contre les intérêts
français, la persistance d'attaques menées par les groupes
terroristes, principalement contre les forces de l'ordre dans le
quart nord est du pays, mais susceptibles de concerner aussi bien
les étrangers et d'autres régions, et la dangerosité accrue de la
zone sahélienne, limitrophe de l'Algérie, aboutissent à ce que le
risque terroriste reste élevé en Algérie». «Ce risque concerne
toutes les régions en Algérie, aussi bien les régions du Nord que le
Grand Sud», relève le Quai d'Orsay. Paris déconseille ainsi à ses
ressortissants de se rendre particulièrement dans les régions de
Djanet et Tamanrasset. Pour la Kabylie, où le risque est jugé élevé
également, le MAE français estime que «tout déplacement par voie
routière, même avec une escorte au demeurant nécessaire, doit être
considéré avec la plus grande prudence». «Tout en restant prudent en
toute circonstance et sur tous les axes, il est nécessaire d'éviter
les axes secondaires et non surveillés et de ne pas circuler la
nuit», précise le ministère français. Autres risques relevés : la
délinquance et les mouvements urbains. Il est ainsi conseillé aux
ressortissants français de s'entourer de «précautions» lors de leurs
déplacements et d'éviter les comportements «ostentatoires».
Constantine,
ville-lumières ?
Bientôt,
illumination de tous les ponts
Les ponts les plus
célèbres de la ville de Constantine seront «très prochainement» mis
en valeur, de nuit, par un procédé moderne d'illumination, a-t-on
appris lundi auprès de l’Assemblée populaire communale. Une
enveloppe financière de 170 millions de dinars environ vient d’être
retenue pour cette opération de mise en valeur de ces ouvrages, en
pierre, comme le pont de Sidi-Rached, ou suspendus, à l’exemple de
la passerelle Mellah-Slimane, a précisé le chargé de la
communication à l’APC, Nacer Belechehab. S’agissant du pont de Sidi
Rached, construit en 1912 et qui plante ses racines au cúur de la
vieille-ville basse de Souika, particulièrement convoité par les
photographes, son illumination nécessitera un montant de plus de 55
millions de dinars. La passerelle piétonne Mellah-Slimane, appelée
communément «pont de l’ascenseur», ainsi que le pont d’El Kantara,
ne seront pas en reste de cette opération qui devrait, a-t-on
expliqué, conférer un surcroît d’attraits à la cité du Rocher. Le
pont suspendu de Sidi M’cid, ainsi que le Monument aux morts qui
culmine au-dessus de l’hôpital, sont déjà illuminés depuis deux
années, offrant des vues nocturnes superbes.
Centre
culturel algérien de Paris
Amazigh Kateb
l’insoumis fait un tabac
Libre, frondeur,
pétri de révolte et d’insoumission, Amazigh, le bien nommé, l’est
assurément. Le fondateur et voix porteuse du groupe Gnawa diffusion,
aujourd’hui dissous, a de qui tenir. Tout comme son père, l’écrivain
Kateb Yacine, il est un cri où résonne la sensibilité d’un écorché
vif. Ni le confort de la notoriété ni les recettes préfabriquées
n’impressionnent ce troubadour des temps modernes, qui fait et
défait inlassablement ses baluchons pour rejoindre son public à
travers les innombrables concerts qu’il anime en Algérie et les
centaines d’autres qu’il tient de par le monde. Le plus récent est
celui qu’il a animé dimanche soir au Centre culturel algérien (CCA)
de Paris, fortement ovationné du reste par les mordus des rythmes
métissés et du verbe caustique. Les chansons cultes de son
répertoire, "Mociba", «Koma», «Douga Douga» «Dima n’touma»,
«Bonjour», «Africain», et bien d’autres encore, ont fait vibrer le
nombreux public que l’amphithéâtre du CCA n’a pu contenir. Le corps
en mouvements, armé de son guembri, mélangeant Gnawi traditionnel
mixé au reggae et au rap, reflétant la richesse musicale du Maghreb
et de l’Afrique, Amazigh, parolier, musicien, interprète a encore
une fois endossé son personnage de rebelle et d’anticonformiste.
Véritable bête de scène, à travers des textes ironiques, mordants et
incisifs, certains inspirés des écrits de son père, il admoneste et
dénonce l’injustice, les passe-droit, les parjures, le désœuvrement
des jeunes et leur déprime et l’espace peu enviable réservé aux
femmes dans la société .
Le
régime syrien furieux contre les émirs du Qatar
Les Syriens
accusent directement les Qataris, et plus particulièrement le
Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Hamad ben
Jassem ben Jabr Al Thani, de jouer un rôle dans les protestations
qui secouent les villes de Derâa et de Lattaquieh. Les officiels
syriens accusent ce dernier de financer les Frères musulmans et
d'utiliser la chaîne Al Jazeera pour appeler à la révolution contre
le régime «mécréant» de Syrie, allusion faite à la minorité
allaouite qualifiée d'«hérétique» par les musulmans sunnites. Ceci a
été considéré par les responsables syriens comme un dépassement des
lignes rouges. Craignant une riposte syrienne d'ampleur, l'émir du
Qatar a dépêché son fils, le prince héritier, à Damas et non son
premier ministre qui serait devenu persona non grata en Syrie, afin
d'apaiser les esprits et de s'engager à réparer les dégâts par tous
les moyens. Le prince héritier du Qatar, qui est resté deux jours
dans la capitale syrienne, a rencontré le président Bachar Al Assad,
et son principal conseiller, le général Mohamad Nassif, mais il est
néanmoins retourné bredouille. Les Syriens lui ont fait comprendre
qu'«il n'y avait pas d'amour, mais seulement des preuves d'amour»,
et que toutes les promesses de son père aux chefs d'Etat arabes
concernant l'arrêt des ingérences dans leurs affaires internes à
travers Al Jazeera ou les courants islamistes, n'ont jamais été
tenues. Dans ce contexte, un haut responsable koweitien a affirmé à
«Maghreb Intelligence» qu'après l'annonce de sa participation aux
frappes aériennes contre les brigades de Kadhafi et la
reconnaissance du Conseil de transition libyen, le Qatar devrait
payer «tôt ou tard» le prix de ses ambitions.
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