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Oran
Les travaux du tramway irritent les commerçants
Les travaux du tramway d’Oran font craindre le pire en matière
d’avancement et commencent à irriter les commerçants de la ville.
Ces derniers retiennent leur souffle chaque fois qu’une mesure liée
à ce projet est annoncée par la direction des transports. Depuis le
lancement du chantier à travers les différentes artères de la
capitale de l’Ouest algérien, citoyens et commerçants se sentent
pénalisés dans leur vie quotidienne et leur activité. En effet,
après la fermeture de l’avenue St Eugène à la circulation, la même
décision a été prise pour la rue Mohamed Boudiaf, ex-rue de
Mostaganem, au centre-ville. Durant sept mois, cette artère, très
animée par les piétons et les commerces ouverts sur toute sa
longueur, sera paralysée à cause de ce projet. L’ambiance
particulière et agréable qui y règne laisse place au bruit
assourdissant des gros engins de chantier. Les commerçants seront
contraints de baisser rideau et de prendre leur mal en patience
jusqu’à l’achèvement des travaux. La fermeture de la rue de
Mostaganem à la circulation, une phase importante dans l’avancement
du méga-chantier du tramway, est une contrainte de taille pour les
Oranais. Les préparatifs de cette étape ont débuté à la fin de
semaine par la société Tramnour chargée de la réalisation du
projet. Les travaux seront scindés en trois phases. Un premier
tronçon sera donc fermé à la circulation sur cette rue dans le cadre
du lancement des travaux. La direction des transports a ensuite
prévu des déviations pour faciliter la circulation aux
automobilistes avec l’implication des services de la commune, de la
sûreté de wilaya et de l’entreprise réalisatrice. Une mesure qui
sera prise dans le seul but, estime la direction des transports, de
ne pas pénaliser les usagers de cette rue. Chose que les commerçants
ne voient pas du même œil, arguant que c’est toute leur activité qui
sera paralysée durant ces sept mois de travaux. Pour certains, la
solution pour éviter la faillite est de baiser rideau durant cette
période. Pour d’autres commerçants, l’urgence est d’augmenter la
cadence des travaux et achever le projet dans les meilleurs délais.
Reste une troisième solution qui consiste à délocaliser les
commerçants et d’indemniser ceux ayant enregistré des pertes. Comme
pour le cas des commerçants de l’avenue St Eugène, pas moins de 200
commerçants seront indemnisés prochainement à 100%. C’est la
direction des domaines qui a été chargée de faire une évaluation des
pertes. Une mission confiée à un comité spécial où tous les dossiers
des commerçant concernés par ce problème seront déposés pour étude.
Ces commerçants pourront bénéficier d’indemnisation ou d’exonération
fiscale.
Par Loubna Zahaf
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