Plus de la moitié des Algériens concernés par le vote, ignorent qu'il y aura des élections le 10 mai prochain, révèle un sondage publié par un confrère. C'est stupéfiant et tout à la fois attendu.

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Mali : il y a mieux à faire chez nous

La poussière que la guerre civile soulève au Mali n'est pas près de retomber, du moins pas pour les jours qui viennent, mais ce que l'agitation de certaines capitales et de certains médias met en évidence est que l'Algérie est bien placée dans une situation particulière. Dans ce qui se joue à nos frontières sud, il y aurait un rôle majeur, voire déterminant à jouer. Celui de manifester le statut de la «plus grande puissance de la région». Il faut dire que ce titre est bien facile à décerner, quand il faut mettre dans la balance le Mali, le Niger ou le Tchad, entre autres. Ces pays, en général, fruits de la politique économique, symbolisée par le franc CFA (franc des colonies françaises d'Afrique devenu franc de la Communauté financière africaine) et de la coopération avec la France tutélaire. Toujours est-il que le résultat est là. Le Sahel anomique menace, désormais, concrètement de s'étendre au-delà des zones de non-droit. Selon les sources locales, qui ne comptent pas, ce serait les Touareg du Mouvement national de libération de l'Azawed (MLNA) qui aurait pris le nord du Mali et seraient confrontés à des «groupuscules islamistes» qu'ils doivent réduire. Pour l'AFP et tous les médias qui comptent, ce seraient les guerriers d'Ançar Dine qui auraient le vent en poupe et qui seraient en voie de contrôler tout le pays, pour y «instaurer la Charia»,  s'il n'y a pas d'intervention étrangère. Comme bien entendu ce n'est pas une idée des Africains qui ne semblent pas chauds pour une telle aventure. Même pas les Etats-Unis qui parlent, pour le moment, comme les Africains, de «retour à l'ordre institutionnel», et se contentent d'appeler «instamment tous les groupes rebelles armés dans le nord du Mali à cesser les opérations militaires». C'est  Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, l'un des champions de la «révolution» libyenne, qui monte à la tribune pour sonner l'alarme. La docile Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), emmenée par Alassane Ouattara, ayant démontré son peu d'efficacité en Côte d'Ivoire, l'Algérie est appelée à lui donner sa force de frappe. La raison en est que l'implication de l'ex-puissance coloniale pourrait réveiller les vieux démons nationalistes. Dans ce sens, il n'a pas tort. Il oublie seulement que lorsque l'armée d'Afrique a employé des supplétifs africains, le sentiment national n'en a pas moins fonctionné. Il a donc tort de croire qu'une action algérienne pourrait passer pour autre chose qu'une action supplétive. Reléguant sa morgue récente, il use du procédé le plus grotesque qui soit : la flatterie. Les Algériens deviennent ses «amis» et il devient «important» qu'ils jouent un rôle actif «dans la coordination de la réponse régionale à Aqmi». En fait, c'est contre «l'armée de libération de l'Azawad» qu'il veut pousser. Une armée multiethnique, qui a des racines populaires renforcées par le ressentiment des populations délaissées, qui ont fini par croire que seule la «libération» de leur territoire pourrait leur apporter le salut. Hormis cette vérité, l'ingérence dans les affaires intérieures maliennes ou, demain, ailleurs, de surcroît armée, pour le compte notoire des anciens colonisateurs, serait  la pire option à envisager, sans préjudice des retombées intérieures. Non Monsieur le gardien autoproclamé de l'ordre mondial, l'Algérie a assez à faire contre le sous-développement de son économie et pour l'émancipation de ses propres citoyens pour se fourvoyer dans des combats douteux.

Par Ahmed Halfaoui 

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samedi 07 avril 2012

Rapt de Tindouf, attentat de Tamanrasset et kidnapping de diplomates

L'Algérie est-elle

ciblée au Sahel ?

En deux ans, l'Algérie est particulièrement le seul pays au Sahel et au Maghreb à être la cible d'attentats "symboliques", signés par un mystérieux groupe terroriste, appelé le Mouvement Unicité et Jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). Pourquoi ? La réponse est là.

-Le consul algérien à Gao enlevé

-Les Touareg du Mali annoncent la création d'un Etat indépendant

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LES TITRES           

Les parents d'élèves tirent la sonnette d'alarme

Insécurité dans les établissements scolaires

 

Différend entre le ministère de l'Intérieur et la CNSEL

Le MSP sollicite l'arbitrage de Bouteflika

 

Fonction publique

Une journée de protestation dans douze wilayas du sud

 

Belkhadem continue de défier ses détracteurs

«En cas d'échec aux législatives, je démissionne»

 

Aujourd’hui à la salle Ibn-Zeydoun

Hommage à la chanteuse Nouara


LA 24

 Tourisme

Encore des recommandations pour relancer le secteur

La rencontre nationale des opérateurs et acteurs du tourisme et de l’artisanat tenue le 3 mars dernier à Zeralda à Alger, s’est soldée par la publication d’une série de recommandations, au nombre de 44. Ces dernières adressées aux pouvoirs publics ainsi qu'à tous les acteurs du tourisme visent à relancer l’activité touristique en Algérie et faire de créneau une source importante pour l’économie nationale. Ces recommandations publiées hier, sont le résultats des trois ateliers organisés lors de cette rencontre.Dans le compte-rendu de ces ateliers, il est mentionné que les associations touristiques et hôtelières (FNAT, SNAV, FNH OLT), doivent se concerter souvent dans une étroite collaboration adossée à une complémentarité certaine. Faire inculquer la culture touristique aux citoyens (accueil, civisme, hygiène), qui requiert l’adhésion de tous, sans exception, (cycles pédagogiques). Pour soigner l'image de nos structures d’accueil, il est urgent d’après le document de  procéder à la révision de la  réglementation régissant les structures d’accueil notamment dans les normes de classement, la nomenclature des structures, la qualification du gérant et du personnel, dans la fixation d’une fourchette de prix pour les différentes catégories d’hôtels.Les rédacteurs des recommandations jugent nécessaire de mener une action de sensibilisation par la fédération des hôteliers et les services concenés du ministère du tourisme et de l’artisanat à destination des hôteliers  pour améliorer leurs prestations.  « Les produits touristiques étant composés de plusieurs prestations, dont la majorité échappent  aux  professionnels (transport, hygiène, sécurité, accueil), il ya lieu d’intervenir  auprès des autorités  concernées pour prendre en charge ces paramètres », lit-on dans le document. Qui appelle au recensement par les directions du tourisme et de l’artisanat des hôtels et agences de tourisme et de voyage concernés par la mise à niveau dans le cadre du programme national – agence nationale de développement de petite et moyenne entreprises (ANDPME). Concernant le transport routier et ferroviaire ils appellent à leur adaptation aux moyens financiers des familles algériennes et des jeunes désireux de consommer le produit touristique local. « Un transport adapté aux besoins des familles doit se conjuguer avec la mise en place  de partenariat entre les agences de voyages, hôteliers, offices de tourisme, office national algérien du tourisme, office national du tourisme, les auberges de jeunes et autres intervenants pour la conception et la proposition aux citoyens des formules de vacance adaptées. Notons qu’avant cette rencontre des acteurs du tourisme ont tenu des rencontres régionales », précise le document. S’agissant de la formation dans le domaine du tourisme les participants à cette rencontre demandent la révision du statut du guide touristique pour inciter les jeunes à aller vers cette activité et intégrer le secteur du tourisme dans la commission d’agrément des écoles privées et avoir un droit de regard sur les programmes dispensés. En outre, ils estiment utile d’inciter les promoteurs à former les personnels pendant la réalisation de leurs projets, de créer une école de formation de formateurs en tourisme et permettre aux anciens du secteur d' enseigner dans les CFPA et instituts spécialisés dans le tourisme et enfin,  accorder des avantages et des incitations aux hôteliers qui forment leurs personnels.

Par Rachid Chihab

 

 El Oued 

Saisie de 8.000 litres de carburant

Les services de la Sûreté de la wilaya d’El Oued ont déjoué récemment une tentative de trafic d'une quantité de huit mille (8.000) litres de carburant, (gasoil) devant être acheminée vers la bande frontalière Est de la wilaya, selon cette instance sécuritaire. Une embuscade tendue mardi par les services de la police de la daïra de Hassi Khelifa, à 30 km d’El Oued, a donné lieu à l’arrestation de deux personnes, la saisie d’un camion et d’un véhicule touristique, a précisé la même source. La quantité du gasoil a été découverte à bord d’un camion, contenant 40 fûts en plastique de 200 litres chacun, qui se dirigeait vers la bande frontalière dans le territoire de la commune de Taleb Larbi, à 80 km, côté Est de la ville d’El Oued, a-t-on ajouté. Les mis en cause ont été présentés devant le tribunal de Debila pour trafic de produits énergétiques par moyens de transports, a indiqué la même source.

Farid D.

 

 Selon Ahmed Ouyahia

La famille de Kadhafi ne sera pas expulsée

Les membres de la famille de Mouamar Kadhafi, réfugiés en Algérie,ne seront pas expulsés. « Ils seront là tout le temps qu'ils le souhaitent et je suis heureux de vous dire que nos voisins libyens ont fini par comprendre », a affirmé, hier, le Premier ministre Ahmed Ouyahia dans un entretien au quotidien français "Le Monde". «Car il n'est pas concevable dans nos traditions que la famille de votre voisin, fuyant un désastre, vienne dans votre maison et que vous la mettiez dehors », a-t-il ajouté. Seule condition posée : que les membres de la famille de l’ancien guide libyen ne se livrent pas à des activités hostiles à la Libye depuis le territoire algérien. « Ils sont chez nous en tant que citoyens libyens, étant entendu qu'ils ne se livrent à aucune hostilité ni subversion. Et c'est un contrat que nous arrivons à faire respecter », a dit M. Ouyahia. La seconde épouse, Safia, et trois enfants de Mouamar Kadhafi – Aïcha, Hannibal et Mohamed – avaient trouvé refuge le 29 août en Algérie. Depuis quelques mois, des rumeurs récurrentes ont fait état d’une volonté algérienne de les expulser, surtout après les sorties médiatiques de Aïcha Kadhafi appelant les partisans de son père à une rébellion contre le CNT.

 

 Leur bateau était en panne à Béni Saf 

Les forces navales sauvent deux ressortissants espagnols

Les Forces navales algériennes ont sauvé jeudi deux ressortissants espagnols à 35 miles marins au nord-ouest de Béni Saf (Ain Temouchent), a indiqué un communiqué du Ministère de la défense nationale (MDN).  L'opération de sauvetage a été effectuée après que le Centre national des opérations de surveillance et de sauvetage maritimes ait reçu une information du Centre de coordination et de recherche maritime à Madrid à 05h 20mn faisant état de la panne d'un bateau de plaisance battant pavillon espagnol avec à son bord deux ressortissants espagnols, a précisé le communiqué. Les recherches ont été engagées à l'aide du patrouilleur MS25 des opérations de recherche et de sauvetage des Forces navales, l'escorteur 901 Mourad-Raïs, ainsi que le bateau de recherche et de sauvetage 223 et la vedette des gardes-côtes 373 relevant de la façade maritime ouest, a précisé le MDN. Le sauvetage a été effectué "avec succès", les deux ressortissants espagnols ont été évacués vers l'aéroport Senia d'Oran puis vers l'hôpital d'Oran et leur embarcation a été remorquée vers le port d'Oran, a précisé la même source. Les unités de l'aviation navale ont montré leur professionnalisme et leur efficacité sur le terrain et concrétisé l'exercice exécuté en l'honneur des représentants de médias nationaux au port d'Alger à l'occasion du 39e anniversaire de la création du service national des garde-côtes (SNGC), a souligné le communiqué.   

Asmaa A.

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Archives Edition Pdf

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Edito
Par

Farid Chekroune

Pas de télé, pas d'élections

Plus de la moitié des Algériens concernés par le vote, ignorent qu'il y aura des élections le 10 mai prochain, révèle un sondage publié par un confrère. C'est stupéfiant et tout à la fois attendu. Il a été, en effet, trop de fois évoqué l'inexistence en Algérie d'un système de communication fiable et moderne. Un tel système a pour support et moteur la télévision qu'aucun autre média ne peut encore concurrencer. Or, la télévision algérienne ne remplit pas son rôle. Elle est régulièrement supplantée chez elle par d'autres chaînes étrangères, françaises et arabes. C'est une perversité rare dans le monde car une télévision est censée connaître son public et lui offrir les programmes qui répondent à ses besoins. On imagine mal une population d'un pays donné se brancher sur la télévision d'un autre pays qui ne s'adresse même pas à lui ! C'est ce qui se passe ici avec les chaînes françaises et arabes. Inutile de chercher le coupable du côté du public, ce dernier est un assoiffé de télé, et depuis longue date. C'est quasiment le seul divertissement    qui lui est proposé en guise de loisir. L'explication de cette perversité réside plutôt dans l'absence de culture, aussi bien médiatique que générale, de nos hommes politiques. Objectivement, leur statut ne les oblige pas à passer toutes leurs soirées devant le petit écran : ils ont tant d'autres moyens de se distraire ! Pour eux, la télévision est un instrument à travers lequel ils transmettent leurs discours et parfois même imposent leurs goûts personnels sur les programmes, et naturellement sur le choix des employés. Même dans les chaînes privées, de par le monde, une telle emprise qui confine à l'aberration est peu répandue. Le plus absurde est qu'en étouffant ainsi un des moyens privilégiés de son exercice, le pouvoir se condamne à sa propre disparition. Il ne peut dans de telles conditions longtemps défendre sa politique, améliorer le sentiment d'une nation cohérente et moderne et œuvrer pour le bien du pays. Le fait d'engager des réformes de cette envergure, dans ce contexte, et de s'apercevoir, à l'occasion d'un sondage, qu'au moins la moitié de la population n'est pas au courant de ces élections que le premier magistrat du pays n'a pas hésité à comparer au 1er Novembre 1954, devrait faire réfléchir. Ce n'est pas que l'Algérien est mal informé, comme peuvent le supposer nos bureaucrates, il n'est que trop bien informé. Mais par d'autres chaînes, sur d'autres sujets, voilà où se situe la double menace de l'influence étrangère et des formes d'intervention auxquelles elle peut donner lieu, comme nous l'avons vu avec Al Jazeera notamment.

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