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UN PASSE D'ALGERIE
Ghir hak

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Regards
Mali : il y a
mieux à faire chez nous
La poussière que
la guerre civile soulève au Mali n'est pas près de retomber, du
moins pas pour les jours qui viennent, mais ce que l'agitation de
certaines capitales et de certains médias met en évidence est que
l'Algérie est bien placée dans une situation particulière. Dans ce
qui se joue à nos frontières sud, il y aurait un rôle majeur, voire
déterminant à jouer. Celui de manifester le statut de la «plus
grande puissance de la région». Il faut dire que ce titre est bien
facile à décerner, quand il faut mettre dans la balance le Mali, le
Niger ou le Tchad, entre autres. Ces pays, en général, fruits de la
politique économique, symbolisée par le franc CFA (franc des
colonies françaises d'Afrique devenu franc de la Communauté
financière africaine) et de la coopération avec la France tutélaire.
Toujours est-il que le résultat est là. Le Sahel anomique menace,
désormais, concrètement de s'étendre au-delà des zones de non-droit.
Selon les sources locales, qui ne comptent pas, ce serait les
Touareg du Mouvement national de libération de l'Azawed (MLNA) qui
aurait pris le nord du Mali et seraient confrontés à des
«groupuscules islamistes» qu'ils doivent réduire. Pour l'AFP et tous
les médias qui comptent, ce seraient les guerriers d'Ançar Dine qui
auraient le vent en poupe et qui seraient en voie de contrôler tout
le pays, pour y «instaurer la Charia», s'il n'y a pas
d'intervention étrangère. Comme bien entendu ce n'est pas une idée
des Africains qui ne semblent pas chauds pour une telle aventure.
Même pas les Etats-Unis qui parlent, pour le moment, comme les
Africains, de «retour à l'ordre institutionnel», et se contentent
d'appeler «instamment tous les groupes rebelles armés dans le nord
du Mali à cesser les opérations militaires». C'est Alain Juppé, le
ministre français des Affaires étrangères, l'un des champions de la
«révolution» libyenne, qui monte à la tribune pour sonner l'alarme.
La docile Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao),
emmenée par Alassane Ouattara, ayant démontré son peu d'efficacité
en Côte d'Ivoire, l'Algérie est appelée à lui donner sa force de
frappe. La raison en est que l'implication de l'ex-puissance
coloniale pourrait réveiller les vieux démons nationalistes. Dans ce
sens, il n'a pas tort. Il oublie seulement que lorsque l'armée
d'Afrique a employé des supplétifs africains, le sentiment national
n'en a pas moins fonctionné. Il a donc tort de croire qu'une action
algérienne pourrait passer pour autre chose qu'une action
supplétive. Reléguant sa morgue récente, il use du procédé le plus
grotesque qui soit : la flatterie. Les Algériens deviennent ses
«amis» et il devient «important» qu'ils jouent un rôle actif «dans
la coordination de la réponse régionale à Aqmi». En fait, c'est
contre «l'armée de libération de l'Azawad» qu'il veut pousser. Une
armée multiethnique, qui a des racines populaires renforcées par le
ressentiment des populations délaissées, qui ont fini par croire que
seule la «libération» de leur territoire pourrait leur apporter le
salut. Hormis cette vérité, l'ingérence dans les affaires
intérieures maliennes ou, demain, ailleurs, de surcroît armée, pour
le compte notoire des anciens colonisateurs, serait la pire option
à envisager, sans préjudice des retombées intérieures. Non Monsieur
le gardien autoproclamé de l'ordre mondial, l'Algérie a assez à
faire contre le sous-développement de son économie et pour
l'émancipation de ses propres citoyens pour se fourvoyer dans des
combats douteux.
Par Ahmed
Halfaoui
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samedi 07 avril 2012
Rapt de Tindouf, attentat de Tamanrasset et
kidnapping de diplomates

L'Algérie
est-elle
ciblée au Sahel ?
En deux ans,
l'Algérie est particulièrement le seul pays au Sahel et au Maghreb à
être la cible d'attentats "symboliques", signés par un mystérieux
groupe terroriste, appelé le Mouvement Unicité et Jihad en Afrique
de l'Ouest (MUJAO). Pourquoi ? La réponse est là.
-Le consul
algérien à Gao enlevé
-Les Touareg du
Mali annoncent la création d'un Etat indépendant
Lire
LES TITRES
Les parents
d'élèves tirent la sonnette d'alarme
Insécurité dans les établissements
scolaires
Différend
entre le ministère de l'Intérieur et la CNSEL
Le MSP sollicite l'arbitrage de Bouteflika
Fonction
publique
Une journée de protestation dans douze
wilayas du sud
Belkhadem
continue de défier ses détracteurs
«En cas d'échec aux législatives, je
démissionne»
Aujourd’hui à
la salle Ibn-Zeydoun
Hommage à la chanteuse Nouara
LA 24
Tourisme
Encore des
recommandations pour relancer le secteur
La rencontre
nationale des opérateurs et acteurs du tourisme et de l’artisanat
tenue le 3 mars dernier à Zeralda à Alger, s’est soldée par la
publication d’une série de recommandations, au nombre de 44. Ces
dernières adressées aux pouvoirs publics ainsi qu'à tous les acteurs
du tourisme visent à relancer l’activité touristique en Algérie et
faire de créneau une source importante pour l’économie nationale.
Ces recommandations publiées hier, sont le résultats des trois
ateliers organisés lors de cette rencontre.Dans le compte-rendu de
ces ateliers, il est mentionné que les associations touristiques et
hôtelières (FNAT, SNAV, FNH OLT), doivent se concerter souvent dans
une étroite collaboration adossée à une complémentarité certaine.
Faire inculquer la culture touristique aux citoyens (accueil,
civisme, hygiène), qui requiert l’adhésion de tous, sans exception,
(cycles pédagogiques). Pour soigner l'image de nos structures
d’accueil, il est urgent d’après le document de procéder à la
révision de la réglementation régissant les structures d’accueil
notamment dans les normes de classement, la nomenclature des
structures, la qualification du gérant et du personnel, dans la
fixation d’une fourchette de prix pour les différentes catégories d’hôtels.Les
rédacteurs des recommandations jugent nécessaire de mener une action
de sensibilisation par la fédération des hôteliers et les services
concenés du ministère du tourisme et de l’artisanat à destination
des hôteliers pour améliorer leurs prestations. « Les produits
touristiques étant composés de plusieurs prestations, dont la
majorité échappent aux professionnels (transport, hygiène,
sécurité, accueil), il ya lieu d’intervenir auprès des autorités
concernées pour prendre en charge ces paramètres », lit-on dans le
document. Qui appelle au recensement par les directions du tourisme
et de l’artisanat des hôtels et agences de tourisme et de voyage
concernés par la mise à niveau dans le cadre du programme national –
agence nationale de développement de petite et moyenne entreprises (ANDPME).
Concernant le transport routier et ferroviaire ils appellent à leur
adaptation aux moyens financiers des familles algériennes et des
jeunes désireux de consommer le produit touristique local. « Un
transport adapté aux besoins des familles doit se conjuguer avec la
mise en place de partenariat entre les agences de voyages,
hôteliers, offices de tourisme, office national algérien du
tourisme, office national du tourisme, les auberges de jeunes et
autres intervenants pour la conception et la proposition aux
citoyens des formules de vacance adaptées. Notons qu’avant cette
rencontre des acteurs du tourisme ont tenu des rencontres régionales
», précise le document. S’agissant de la formation dans le domaine
du tourisme les participants à cette rencontre demandent la révision
du statut du guide touristique pour inciter les jeunes à aller vers
cette activité et intégrer le secteur du tourisme dans la commission
d’agrément des écoles privées et avoir un droit de regard sur les
programmes dispensés. En outre, ils estiment utile d’inciter les
promoteurs à former les personnels pendant la réalisation de leurs
projets, de créer une école de formation de formateurs en tourisme
et permettre aux anciens du secteur d' enseigner dans les CFPA et
instituts spécialisés dans le tourisme et enfin, accorder des
avantages et des incitations aux hôteliers qui forment leurs
personnels.
Par
Rachid Chihab
El
Oued
Saisie de 8.000
litres de carburant
Les services de
la Sûreté de la wilaya d’El Oued ont déjoué récemment une tentative
de trafic d'une quantité de huit mille (8.000) litres de carburant,
(gasoil) devant être acheminée vers la bande frontalière Est de la
wilaya, selon cette instance sécuritaire. Une embuscade tendue mardi
par les services de la police de la daïra de Hassi Khelifa, à 30 km
d’El Oued, a donné lieu à l’arrestation de deux personnes, la saisie
d’un camion et d’un véhicule touristique, a précisé la même source.
La quantité du gasoil a été découverte à bord d’un camion, contenant
40 fûts en plastique de 200 litres chacun, qui se dirigeait vers la
bande frontalière dans le territoire de la commune de Taleb Larbi, à
80 km, côté Est de la ville d’El Oued, a-t-on ajouté. Les mis en
cause ont été présentés devant le tribunal de Debila pour trafic de
produits énergétiques par moyens de transports, a indiqué la même
source.
Farid D.
Selon
Ahmed Ouyahia
La famille de
Kadhafi ne sera pas expulsée
Les membres de la
famille de Mouamar Kadhafi, réfugiés en Algérie,ne seront pas
expulsés. « Ils seront là tout le temps qu'ils le souhaitent et je
suis heureux de vous dire que nos voisins libyens ont fini par
comprendre », a affirmé, hier, le Premier ministre Ahmed Ouyahia
dans un entretien au quotidien français "Le Monde". «Car il n'est
pas concevable dans nos traditions que la famille de votre voisin,
fuyant un désastre, vienne dans votre maison et que vous la mettiez
dehors », a-t-il ajouté. Seule condition posée : que les membres de
la famille de l’ancien guide libyen ne se livrent pas à des
activités hostiles à la Libye depuis le territoire algérien. « Ils
sont chez nous en tant que citoyens libyens, étant entendu qu'ils ne
se livrent à aucune hostilité ni subversion. Et c'est un contrat que
nous arrivons à faire respecter », a dit M. Ouyahia. La seconde
épouse, Safia, et trois enfants de Mouamar Kadhafi – Aïcha, Hannibal
et Mohamed – avaient trouvé refuge le 29 août en Algérie. Depuis
quelques mois, des rumeurs récurrentes ont fait état d’une volonté
algérienne de les expulser, surtout après les sorties médiatiques de
Aïcha Kadhafi appelant les partisans de son père à une rébellion
contre le CNT.
Leur
bateau était en panne à Béni Saf
Les forces
navales sauvent deux ressortissants espagnols
Les Forces
navales algériennes ont sauvé jeudi deux ressortissants espagnols à
35 miles marins au nord-ouest de Béni Saf (Ain Temouchent), a
indiqué un communiqué du Ministère de la défense nationale (MDN).
L'opération de sauvetage a été effectuée après que le Centre
national des opérations de surveillance et de sauvetage maritimes
ait reçu une information du Centre de coordination et de recherche
maritime à Madrid à 05h 20mn faisant état de la panne d'un bateau de
plaisance battant pavillon espagnol avec à son bord deux
ressortissants espagnols, a précisé le communiqué. Les recherches
ont été engagées à l'aide du patrouilleur MS25 des opérations de
recherche et de sauvetage des Forces navales, l'escorteur 901
Mourad-Raïs, ainsi que le bateau de recherche et de sauvetage 223 et
la vedette des gardes-côtes 373 relevant de la façade maritime
ouest, a précisé le MDN. Le sauvetage a été effectué "avec succès",
les deux ressortissants espagnols ont été évacués vers l'aéroport
Senia d'Oran puis vers l'hôpital d'Oran et leur embarcation a été
remorquée vers le port d'Oran, a précisé la même source. Les unités
de l'aviation navale ont montré leur professionnalisme et leur
efficacité sur le terrain et concrétisé l'exercice exécuté en
l'honneur des représentants de médias nationaux au port d'Alger à
l'occasion du 39e anniversaire de la création du service national
des garde-côtes (SNGC), a souligné le communiqué.
Asmaa A.
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Edito
Par
Farid
Chekroune |
Pas
de télé, pas d'élections
Plus de la moitié des
Algériens concernés par le vote, ignorent qu'il y aura des élections le
10 mai prochain, révèle un sondage publié par un confrère. C'est
stupéfiant et tout à la fois attendu. Il a été, en effet, trop de fois
évoqué l'inexistence en Algérie d'un système de communication fiable et
moderne. Un tel système a pour support et moteur la télévision qu'aucun
autre média ne peut encore concurrencer. Or, la télévision algérienne ne
remplit pas son rôle. Elle est régulièrement supplantée chez elle par
d'autres chaînes étrangères, françaises et arabes. C'est une perversité
rare dans le monde car une télévision est censée connaître son public et
lui offrir les programmes qui répondent à ses besoins. On imagine mal
une population d'un pays donné se brancher sur la télévision d'un autre
pays qui ne s'adresse même pas à lui ! C'est ce qui se passe ici avec
les chaînes françaises et arabes. Inutile de chercher le coupable du
côté du public, ce dernier est un assoiffé de télé, et depuis longue
date. C'est quasiment le seul divertissement qui lui
est proposé en guise de loisir. L'explication de cette perversité réside
plutôt dans l'absence de culture, aussi bien médiatique que générale, de
nos hommes politiques. Objectivement, leur statut ne les oblige pas à
passer toutes leurs soirées devant le petit écran : ils ont tant
d'autres moyens de se distraire ! Pour eux, la télévision est un
instrument à travers lequel ils transmettent leurs discours et parfois
même imposent leurs goûts personnels sur les programmes, et
naturellement sur le choix des employés. Même dans les chaînes privées,
de par le monde, une telle emprise qui confine à l'aberration est peu
répandue. Le plus absurde est qu'en étouffant ainsi un des moyens
privilégiés de son exercice, le pouvoir se condamne à sa propre
disparition. Il ne peut dans de telles conditions longtemps défendre sa
politique, améliorer le sentiment d'une nation cohérente et moderne et
œuvrer pour le bien du pays. Le fait d'engager des réformes de cette
envergure, dans ce contexte, et de s'apercevoir, à l'occasion d'un
sondage, qu'au moins la moitié de la population n'est pas au courant de
ces élections que le premier magistrat du pays n'a pas hésité à comparer
au 1er Novembre 1954, devrait faire réfléchir. Ce n'est pas que
l'Algérien est mal informé, comme peuvent le supposer nos bureaucrates,
il n'est que trop bien informé. Mais par d'autres chaînes, sur d'autres
sujets, voilà où se situe la double menace de l'influence étrangère et
des formes d'intervention auxquelles elle peut donner lieu, comme nous
l'avons vu avec Al Jazeera notamment.
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