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mardi 10 juillet 2012

Appel au boycott des viandes

Flambée des prix à la veille du Ramadan

Flambée des prix durant le Ramadhan

Le ministère de l'Agriculture tente de rassurer

Lutte antiterroriste et relance de l'UMA

Priorité à l’insécurité

Accès avec carte d'identité sur son territoire

La Tunisie revient sur sa décision

Ils voulaient marcher sur Alger

Affrontements entre gardes communaux et services de sécurité

Après 100 jours de captivité au Mali

Crainte sur la vie des diplomates algériens

Bras de fer entre président et militaires en Egypte

Vers une impasse politique

L'enseignement universitaire face aux besoins de l'économie

Quelle place pour l’université ?

 

 

 

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Appel au boycott des viandes

Flambée des prix à la veille du Ramadan

La fédération algérienne des consommateurs (FAC) va lancer aujourd'hui, une campagne de boycott pour l'achat de la viande rouge et dénoncer les prix élevés. L'arme du boycott mettra-t-elle les spéculateurs au pied du mur ?

Ce boycott a pour but, selon ses initiateurs, d'agir à l'approche du mois de Ramadhan connu pour être un mois de hausse généralisée de tous les produits alimentaire prisés par les jeûneurs notamment les viandes.

Pour la FAC, il est temps de former un front des consommateurs contre la flambée des prix qui a déjà pour conséquence 60% des ménages s'abstiennent d'acheter de la viande. Cette hausse des prix ne trouve aucune explication alors que les maquignons et les bouchers se rejettent chacun la balle.

En effet, les animateurs de la FAC ont entamé un plan de sensibilisation il y a quelques semaines déjà.  Pour mettre en pratique leurs actions qui visent aussi à amener les bouchers à faire baisser les prix, tous les moyens sont bons. Des conférences de presse, du bouche à oreille, mais aussi des campagnes de sensibilisation via les réseaux sociaux. Sur facebook, la campagne a fait le buzz depuis qu'elle est annoncée. Les commentaires laissés par les internautes révèlent que cette campagne est une peine perdue. "Boycotter quoi devant la léthargie des DCP ? Boycotter quoi devant une mafia qui a appauvri presque la totalité d'un peuple, devant un gouvernement qui fait le spectateur", s'interroge, un internaute qui a choisi le pseudonyme Antar. Un autre, enchaîne : "Pourquoi boycotter les viandes puisqu'elles nous boycottent depuis toujours ?", une façon de montrer qu'en Algérie, c'est la viande qui toise le citoyen, il la boycotte contre sa volonté vu son prix excessif.  Un autre ironise: "en fait, la viande est à combien de Carat", pour signifier le prix de la viande qui vaut de l'or.

Dans un message adressé au consommateur algérien, diffusé justement sur ce réseau, la FAC et le groupe "Nass elkhir", expliquent comment cette initiative pourrait parvenir à diminuer les prix de 20 à 25% sous l'effet de la pression.

Ces deux entités appartenant au mouvement associatif, qui voient de cette action un geste de civisme, invitent le consommateur à boycotter l'achat de la viande toutes catégories confondues pour une semaine seulement du 10 au 16 juillet 2012, et de compenser la carence en protéine animal par la protéine végétale existant dans les légumes frais et secs.

Actuellement, les prix des viandes rouges oscillent entre 830 DA avec os et 1.400 DA sans os le kilogramme pour le bovin, avec des sommets atteints par les "parties nobles "notamment le filet et le foie qui s'affichent allègrement à 1.700DA voire à 1.800 DA/kg chez certains bouchers. La viande ovine s'affiche, quant à elle, entre 1.100 DA  et 1.300 DA/kg.

Les prix de gros sont estimés à 850 DA/kg pour la viande bovine et 1.000 à 1200 DA/kg pour la viande ovine. Les viandes blanches ne sont pas, elles aussi, épargnées par la fièvre des prix. Elle sont cédées entre  310 DA/kg  et 350 DA/kg pour le poulet vidé alors que la dinde se vend entre 350 et 550 DA le kilogramme.

Par Rebiha Akriche

 

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Flambée des prix durant le Ramadhan

Le ministère de l'Agriculture tente de rassurer

Au cours de son passage à la chaîne III de la radio nationale, le Secrétaire général du ministère de l'agriculture et du développement rural, Mr Sid Ahmed Feroukhi, a indiqué qu'un grand travail a été fait pour stabiliser les marchés et répondre aux attentes des consommateurs, notamment pour le mois de Ramadhan qui interviendra dans quelques jours. A cet effet,, annoncera-t-il, la viande rouge importée sera commercialisée à partir de 450 DA, tandis que le prix du poulet vidé congelé sera cédé à partir de 250 DA le kilo. Le dispositif qui est en place permettra d'approvisionner les citoyens en viande par 600 points de vente. Par ailleurs,  Sid-Ahmed Ferroukhi, indiquera que la demande algérienne en matière de produits alimentaires, connaît une augmentation  remarquable, durant le mois sacré par rapport aux autres périodes de l'année, précisant que la consommation réelle commence deux semaines avant le mois de Ramadhan et s'étalera jusqu'au 15ème jour après l'Aïd. Chose qui fait que l'offre reste aujourd'hui, l'un des éléments les plus importants dans la détermination des prix des denrées alimentaires". En ce qui concerne la filiale viande, l'orateur dira que, aujourd'hui, le pays produit 8 millions de tonnes entre viande rouge et blanche. "Les quantités de viandes importées représentent 10% de la production nationale en la matière, il s'agit d'importation d'appoint ayant pour objectif de créer un système de concurrence pour accrocher les prix "indiquera l'orateur avant de préciser que les prix de références ne se mettent pas en place au niveau des marchés. Pour le secretaire général du ministère de l'agriculture, le prix de la viande importée ne sera cédé qu'à partir de 450 DA, suivant les quartiers. Il précisera que le plus important est que certaines catégories de consommateurs pourront accéder à ces prix qui sont abordables et obéissant à la logique de rentabilité y compris la production nationale. Ce qui offre, selon l'intervenant à la chaîne III, l'opportunité pour certains ménages qui n'ont pas de moyens pour s'approvisionner en viande locale et pouvoir accéder à une protéine à un prix relativement raisonnable. En ce qui concerne les viandes blanches, l'orateur dira que : "nous avons lancé, depuis 3 ans, avec des entreprises privées et publiques, un dispositif pour pouvoir produire des viandes congelées de très bonne qualité" dira-t-il. "Aujourd'hui, nous constituons des stocks au fur et à mesure pour atteindre notre objectif qui se situe à hauteur de 10 tonnes" , soulignera-t-il, avant de préciser que, plus de 16 grands dépôts ont été réhabilités depuis le début de ce dispositif. Ce qui, selon Sid Ahmed Feroukhi, permettra aux opérateurs de pouvoir réguler les prix et approvisionner les marchés, durant les périodes de crise, notamment pour le mois de Ramadhan prochain. En ce qui concerne les filières des céréales, des légumes secs, du lait ou encore de la pomme de terre, l'orateur a tenu à rassurer quant à la disponibilité de ces produits à des prix abordables "Nous travaillons pour une disponibilité des produits agricoles, et nous essayons d'éviter les amplitudes de prix" a-t-il tenu à préciser.

Par Kamal Lembrouk

 

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Lutte antiterroriste et relance de l'UMA

Priorité à l’insécurité

La réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb arabe (UMA), dont les travaux ont été ouverts hier à Alger, ont permis, pour la première fois, d'asseoir les jalons d'une stratégie commune de lutte contre le phénomène du terrorisme et ses corollaires immédiats.

Alger qui chapeaute les travaux, sur son initiative d'ailleurs, semble avoir convaincu ses hôtes du Maroc, de Tunisie, de Mauritanie et de Libye sur la nécessaire coopération sécuritaire, en cette conjoncture très difficile, seule et unique gage d'une réelle relance de l'Union du Maghreb arabe (UMA), devenue de surcroît un impératif vital dans un monde en pleine mutation. Pour ce faire, la réunion d'Alger devrait sortir avec "une vision intégrée et coordonnée pour une coopération maghrébine qui repose sur des bases solides et efficientes", a affirmé hier, à Alger le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Les participants à cette réunion "devront identifier les risques qui menacent la sécurité dans la région du Maghreb arabe, définir un concept unifié de ces risques et oeuvrer à dégager une vision intégrée et coordonnée pour une coopération maghrébine qui repose sur des bases solides et efficientes", a-t-il précisé à l'ouverture de la réunion. Il a ajouté que cette réunion importante, la première du genre sur la problématique de la sécurité dans la région, traduisait "la volonté et la détermination d'examiner et de relever les défis sécuritaires qui se posent à notre espace maghrébin". Le chef de la diplomatie algérienne a par ailleurs souligné l'importance de tenir compte de la conjoncture qui exige, a-t-il dit, "davantage d'efforts en faveur du renforcement de la coopération bilatérale et régionale pour faire face aux défis actuels". L'activité terroriste dans la région du Maghreb constitue une "grande menace" pour la paix et la stabilité régionales, a jouté Mourad Medelci."Plus grave encore, il existe un lien direct entre les groupes terroristes et les réseaux criminels, tout comme on ne peut faire l'impasse sur le phénomène du blanchiment d'argent qui a pris de l'ampleur dans notre région et qui constitue, d'une manière ou d'une autre, un soutien au terrorisme et au crime dans la région", a-t-il encore indiqué. Et au chef de l diplomatie algérienne d'insister sur la nécessité de parvenir à élaborer une vision commune sur les défis sécuritaires dont fait face la région maghrébine. Cela doit se faire, a-t-il expliqué, à travers la consolidation des liens entre les pays de l'UMA, la mise en place d'instruments et de mécanismes adéquats pour une coopération opérationnelle dans le domaine de la lutte antiterroriste, le crime transnational et le blanchiment d'argent. "Il est tout autant important de renforcer notre coopération juridique et judiciaire et redynamiser les conventions conclues entre nos pays respectifs, tout en oeuvrant à sécuriser nos frontières communes pour les préserver contre toutes ces menaces", a ajouté Mourad Medelci. Par ailleurs, Medelci a formulé le voeux pour une participation"active" de tous les pays maghrébins à la deuxième conférence sur le "partenariat, la paix et le développement" qui aura lieu, durant les mois prochains, probablement à Niamey (Niger) après celle tenue à Alger en septembre 2011. En somme, la réunion d'Alger, exclusive en la matière, est une aubaine pour Alger de fédérer les efforts des pays du Maghreb dans le cadre de la stratégie de lutte contre le terrorisme, et les impliquer de là même dans cette optique. Excepté le Maroc, l'Algérie est le seul pays maghrébin épargné par le désordre généré par les révolutions qui ont secoué la Libye et la Tunisie, la Mauritanie tant peut-être le pays le plus exposé à la menace d'AQMI. L'adhésion de ces pays au plan de sécurité proposé par l'Algérie, forte de son expérience et de sa stabilité politique, ne manquera pas de donner plus de crédit aux efforts consentis jusque-là.

Par M. Ait Chabane

 

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Accès avec carte d'identité sur son territoire

La Tunisie revient sur sa décision

La Tunisie continue de fonctionner concernant l'entrée sur son sol sur la base de la présentation de  Passeport. C'est ce qu'a affirmé hier, le ministre des Affaires étrangères tunisien, M. Rafik Abdesslam.

Dans une déclaration à la presse en marge des travaux de la réunion des ministres des affaires étrangères maghrébins, M. Abdesslam a expliqué que son pays n'a pas formulé une demande pour l'usage de la carte d'identité leur permettant  d’accéder aux pays maghrébins.                      

Pour rappel, le Gouvernement tunisien a annoncé, il y a quelques jours,  la permission aux ressortissants maghrébins, sauf la Libye, d'entrer sur son territoire avec seulement une carte d'identité nationale. Mais les agents de la police des frontières et des douanes algériennes ont refusé l'accès à des Algériens qui se sont rendus  aux points de passage de la frontière entre l'Algérie et la Tunisie pour entrer sans passeport.

Dans ce cadre, le ministre tunisien a expliqué que pour l'instant, aucune mesure n'a été prise pour permettre l'accès à son territoire avec la présentation de la carte d'identité donc, cet accès se fait toujours à la base de présentation d'un passeport.  Toutefois, le responsable tunisien a défendu le principe de plus d'ouverture entre les pays du Maghreb.

Il est à noter que les autorités algériennes ont refusé la décision du Gouvernement tunisien, de permette aux ressortissants algériens l'accès sans passeport et avec seulement la carte d'identité nationale au territoire tunisien.

L'Algérie a indiqué qu'elle n'est pas intéressée par cette décision et a expliqué son refus par des exigences de sécurité compte tenu de l'insécurité qui règne dans la zone "partagée entre l'Algérie, la Tunisie et la Libye" et qui "ne favorise pas en ce moment, la mise en œuvre de cette décision."

Dans ce cadre, une source auprès du ministère des Affaires étrangères avait déclaré précédemment que "La décision du Gouvernement tunisien entre dans le cadre des mesures pro-actives et prises par une seule partie" en soulignant que "les autorités algériennes ne sont pas concernées par cette décision, qu'elles n'ont pas été consultées et qu'elles n'ont pas participé à l'élaboration d’une telle décision".

Cette source avait expliqué que "Pour le moment et en raison de la situation sécuritaire qui prévaut dans certains pays voisins de l'Est et plus précisément en Libye, on ne peut pas appliquer le principe de réciprocité".

Ainsi, l'Algérie ne se voit pas dans l'obligation de respecter les pratiques diplomatiques qui sont la politique de la réciprocité. Ce qui veut dire que l'Algérie refusera de permettre aux ressortissants tunisiens l'entrée sur son territoire, avec seulement une carte d'identité nationale et ce, en raison de l'évolution de l'insécurité au niveau du triangle frontalier situé entre l'Algérie, la Tunisie et la Libye.      

Par Nacera Bechar

 

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Ils voulaient marcher sur Alger

Affrontements entre gardes communaux et services de sécurité

Une imposante marche a été organisée hier, par des milliers de gardes communaux. Les marcheurs ont démarré tôt dans la matinée à partir de Blida en direction de la capitale. Plusieurs wilayas du pays ont été représentées.

Compte tenu du nombre important de gardes communaux ayant participé à cette marche, l'autoroute menant d'Alger vers la wilaya de Blida a été bloquée sur les deux voies.

A midi, la circulation automobile a été quasiment impossible en raison de la présence d'un côté, des communaux en colère et de l'autre côté du dispositif sécuritaire dépêché pour empêcher les contestataires d'accéder à la capitale.

Certains d'entre eux, apprend-on, ont tenté de parvenir à la présidence de la République. Selon les représentants des gardes communaux, quelque 45.000 agents ont pris part à cette action de protestation. Un chiffre qui demeure toutefois difficile à confirmer. Les protestataires dont la procession s'étalait sur plusieurs kilomètres, étaient déterminés à entrer à Alger et faire entendre leurs voix. A 17 heures, des affrontements entre gardes communaux et services de sécurité ont éclaté. Certains marcheurs ont été arrêtés, apprend-on.

L'invitation au dialogue faite, dans l'après midi, par le ministère de l'Intérieur, ne semble pas beaucoup les convaincre. Les représentants des gardes communaux ont indiqué qu'ils voulaient du concret et il ne sert à rien de prendre langue avec la tutelle du moment que la tutelle connaît bien leurs revendications. A 16 heures, les communaux ont observé une halte à quelques mètres du dispositif de sécurité. Ils attendaient une réaction de la part des autorités publiques pour régler définitivement  leurs problèmes et améliorer leur situation socio-professionnelle. "Nous avons combattu le terrorisme et nous nous sommes sacrifiés pour ce pays.  En retour, nous récoltons le mépris, l'oubli et la marginalisation" s'indigne un d'entre eux. Il est à rappeler que ce corps armé revendiquait l'alignement des salaires sur ceux de l'Armée nationale populaire (ANP) pour les familles des victimes. L'octroi d'indemnités de services et la reclassification de leur statut en catégorie 12. Ils demandent également une augmentation des primes avec effet rétroactif, comme c'est le cas de la fonction publique.

Le payement des heures supplémentaires ; des mesures concernant les retraites et un quota dans le cadre du logement rural. Il est à rappeler également que le nombre de gardes communaux handicapés est de 1700 agents. Leur nombre global, selon leurs représentants, est de 88.000 éléments.  

Par Aomar Ferkache

 

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Après 100 jours de captivité au Mali

Crainte sur la vie des diplomates algériens

Plus de trois mois que les sept diplomates algériens sont détenus par des groupes armés islamistes. En cent jours de captivité, le spectre d'un avenir incertain pour nos diplomates, plane. Par ailleurs, le nord du Mali est également pris par un futur inquiétant. Sur le fond, on assiste déjà à des scènes de tortures, viols, violations, assassinats, brimades et saccages, commis par des islamistes armés.

La désacralisation des sanctuaires, la profanation des tombeaux, la destruction des mausolées. Après cent jours, le Mali n'est pas près de voir le bout du tunnel. Cent jours, aussi, que les sept diplomates algériens sont détenus par les terroristes du Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). Ces terroristes qui disent, dans un communiqué récent, que la vie des diplomates algériens serait sérieusement en danger si les autorités algériennes parvenaient à déclencher une opération militaire ciblant ces derniers. Cette sérieuse menace du MUJAO intervient alors que les sept algériens, dont le Consul Boualem Sias, viennent de boucler leur 100ème jour de captivité. Une longue détention qui laisse prédire que les négociations entre les ravisseurs du MUJAO et les intermédiaires (dépêchés par l'Algérie), n'ont rien donné de nouveau. Une impasse. Cela nous emmène tout droit à nous poser des questions sur l'avenir des sept diplomates algériens. Seront-ils exécutés tout comme l'ex-otage  français Michel Germaneau ?  Que vont faire les terroristes ? En cas d'une intervention militaire au Mali, la vie des otages algériens sera-t-elle épargnée ? Des questions qui restent posées. En tout état de cause, ce qui est certain, aujourd'hui, c'est que le sort des Algériens au Mali est malheureusement lié aux négociations et à l'intervention étrangère. Si les pays de la Cédéao décident de lancer leur opération militaire au nord du Mali, eh bien ce sont nos otages qui seront certainement monnayés par les terroristes.

La "somalisation" du Mali se précise

L'occupation, par les terroristes islamistes, des trois régions du nord et d'une grande partie de celle de Mopti, consacre la "somalisation" du Mali. Depuis le 30 mars dernier, cette zone, qui représente plus des deux tiers du territoire national, est contrôlée par des groupes salafistes armés. Mais cette "somalisation" n'est pas seulement une partition schématique du pays en nord et sud, mais se révèle encore plus complexe. En fait, de ces groupes armés, seuls quelques uns contrôlent effectivement le nord. Il s'agit principalement du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad, indépendantiste et séparatiste), d'Ansar Edine (armée ou pouvoir de la religion, mouvement islamiste), d'Aqmi (Al Qaida au Maghreb islamique) et du MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, intégriste religieux). La divergence d'intérêts et d'objectifs entre ces groupes, consacre une autre partition, cette fois celle du nord même en différentes zones d'influence. Depuis la conquête totale du septentrion, le MNLA n'a cessé de perdre de l'influence et du terrain. Il avait fini par jeter son dévolu sur Gao, une ville choisie comme capitale de son Etat indépendant. Sa déconfiture a été complète ; après sa défaite dans la bataille pour le contrôle de cette ville, face aux éléments du MUJAO. Cependant, le MNLA est toujours présent dans la région de Gao, mais aussi dans celle de Tombouctou où il a opéré un "repli stratégique" pour se regrouper à Léré, non loin de la frontière mauritanienne.

MUJAO, entre la drogue et la prise d'otage

Si le MUJAO a été créé essentiellement par des dissidents maliens et mauritaniens d'Aqmi, il a été renforcé depuis par des Arabes implantés à Gao depuis des décennies. Ils ont excellé et prospéré dans l'enlèvement et la vente d'Occidentaux.

Ceux-ci étaient vendus à Aqmi dont le MUJAO assurait également la sécurisation des convois de drogue.

Ils se sont dissociés d'Aqmi pour "travailler" à leur propre compte, notamment dans le narcotrafic, et faire en même temps l'économie de la redevance grâce à laquelle Aqmi, seule branche vraiment opérationnelle et rentable, finance les autres branches d'Al Qaida. Mais en plus du MUJAO, d'Ansar Eddine et du MNLA, existent d'autres groupes armés dont on parle peu.

Il s'agit des milices locales d'autodéfense, Ganda Koy et Ganda Izo, composées des populations sédentaires. Faiblement armées et ne bénéficiant pas de grandes marges de manœuvres, elles sont pour le moment peu actives, mais pourraient être d'un apport capital et décisif pour les forces armées et de sécurité du Mali ou de la communauté internationale en cas d'intervention militaire pour libérer et reconquérir les régions du nord.

Tombouctou est une toute autre réalité. Si le MNLA, réfugié à Léré, n'est pas totalement parti de la région, c'est Aqmi qui y fait sa loi, accentuant sa mainmise sur la Cité. Au début, la branche maghrébine du réseau terroriste avait eu le soutie ostentatoire ou secret, d'une partie de la population, très conservatrice, attachée aux valeurs fondamentales de l'islam, réfractaire à la libéralisation accrue des mœurs. Néanmoins, l'atteinte aux symboles mêmes de la "sainteté" de cette ville, a conduit les conservateurs à se démarquer (passivement, il est vrai) des envahisseurs. Là également, l'armée pourrait avoir le soutien d'un groupe armé, le FNLA.

Ce front est composé essentiellement d'Arabes et de Maures, humiliés par Aqmi et Ansar Eddine qui les ont chassés de Tombouctou, leur terroir naturel. Ils sont aguerris puisque provenant pour la plupart des milices arabes créées et armées pour, officiellement, protéger la région des narcotrafiquants et des terroristes, mais en réalité pour sécuriser essentiellement les circuits de la drogue dont profiteraient de "gros bonnets" de Bamako.

Des milices pour sauver Tombouctou. Pour avoir favorisé la prise de Tombouctou et contribué à son pillage, les miliciens ont récemment été réprimandés lors d'une rencontre, en Mauritanie, entre communautés arabes. Ils pourraient se racheter en tant qu'auxiliaires de l'armée, surtout qu'ils ont également une grande expertise du terrain.

C'est dans la ville de Kidal et dans d'autres localités de la région, qu'Ansar Eddine règne vraiment en maître. Laissant le reste à Aqmi.

Cependant la situation est en train de changer.

Notamment à la suite de manifestations de protestations des femmes et des jeunes contre le rigorisme d'Ansar Eddine, le vieil Amenokal des Touaregs, Intallah Ag Attaher est sorti de sa réserve pour inviter ses fils, ses co-religionnaires et compatriotes à se démarquer d'Ansar Eddine, "un parti d'Aqmi". Par ailleurs, en voulant affermir son influence et son emprise sur Gao et en s'appuyant sur le MUJAO, Iyad Ag Ghali est de plus en plus désavoué par les différentes fractions touarègues, accusé d'avoir "laissé" le MUJAO déloger le MNLA de son "territoire naturel", l'Azawad.

Depuis, le chef d'Ansar Eddine envisage des négociations avec les autorités maliennes.

Par Lotfi Itou

 

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Bras de fer entre président et militaires en Egypte

Vers une impasse politique

C’est un véritable bras de fer qui s'annonce entre les frères musulmans et les militaires en Egypte. Et il y a bien risque que la situation dégénère dans ce pays qui est à sa première expérience démocratique. Le tout, à vrai dire, tourne autour du pouvoir législatif que l'institution militaire s'est arrogée après la dissolution du parlement Egyptien à la mi-juin de l'année en cours. Soucieux de "récupérer" l'Assemblée, puisque elle est essentiellement composée d'élus des frères musulmans, Mohamed Morsi, fraîchement élu président, a décidé, par décret, d'annuler l'arrêt de la Haute cour constitutionnelle la dissolvant. C'est, on ne peut mieux, une tentative, quelque peu hâtive, selon les observateurs, de la part du président d'écarter  les militaires de la scène politique, eux qui ont eu à gérer la période post-Moubarek. Ils ne vont pas, ça va de soi, se faire avoir aussi facilement. D'ailleurs dès l'annonce de Morsi de la réactivation du parlement, les militaires du Conseil suprême des forces armées (CSFA), se sont aussitôt réunis pour "étudier et débattre des répercussions de la décision du président Mohamed Morsi de réunir à nouveau le Parlement", rapporte le Mena, l'agence de presse égyptienne. Cette réunion, précise l'agence, était présidée par le maréchal Hussein Tantaoui, président du CSFA. Le décret a également poussé la Haute cour constitutionnelle à convoquer une session d'urgence hier, pour étudier la mesure, a déclaré son vice-président, Maher Sami, à l'agence officielle Mena. À l'appel du parti Liberté et Justice (PLJ) des Frères musulmans, quelques centaines de personnes se sont rassemblées dimanche place Tahrir pour soutenir la décision de Mohamed Morsi. "Nous t'aimons, Morsi, ont-ils scandé. À bas le régime militaire." Impopulaires soient-ils, les militaires ont bel et bien la force de s'opposer à une telle décision synonyme d'une tentative de leur affaiblissement. Leur riposte ne tardera d'ailleurs pas. Ils ont pris, en premier, la résolution d'empêcher tout accès au parlement. Mais les Frères ne veulent pas l’entendre de cette oreille. Contre vent et marée, les députés ont décidé de se réunir malgré que les militaires, au moment ou nous mettons sous presse, n'ont rendu public aucun communiqué. Rappelons que le Parlement égyptien avait été dissout en application d'une décision de justice le déclarant illégal, une mesure contestée par les Frères musulmans, première force politique de l'Assemblée. Dans son arrêt, la Haute cour constitutionnelle avait invalidé les élections législatives qui s'étaient achevées en janvier, en raison d'un vide juridique dans la loi électorale ayant régi le scrutin. Les Frères musulmans sont allés jusqu'à qualifier cette dissolution d'un coup d'Etat accusant les militaires de ne procéder de la sorte que pour s'adjuger le pouvoir législatif. Cette décision inattendue de Morsi de réactiver le Parlement, qui vise la récupération du pouvoir législatif, pourrait également provoquer une bataille juridique pour déterminer si le nouveau président est en droit d'annuler une décision de la Haute Cour constitutionnelle. Le décret présidentiel prévoit également "l'organisation d'élections anticipées pour la Chambr, 60 jours après l'approbation par référendum de la nouvelle Constitution du pays, et l'adoption d'une nouvelle loi régissant le Parlement". De ce fait, l'on se demande si le Président égyptien, après quelques jours d'exercice du pouvoir, ne fait pas dans la hâte. Car, il est clair que la puissante armée égyptienne, n'acceptera pas d'être en marge des mutations politiques que vit l'Egypte et qui risquent bien de prendre une mauvaise tournure. Une impasse politique est d'ailleurs, bel et bien envisageable.

Par Hamid Fekhart

 

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L'enseignement universitaire face aux besoins de l'économie

Quelle place pour l’université ?

Après l'épreuve du baccalauréat, qui a permis à plus de 58% des élèves de terminale de prétendre à l'enseignement supérieur, les regards se dirigent justement sur cette institution : l'université, qui est censée recevoir une nouvelle population composée de 230.989 bacheliers.

Ainsi, les établissements universitaires algériens (centres universitaires ou universités de plein exercice) vont voir, dès la rentrée prochaine, de nouvelles charges peser sur eux, sachant que le climat pédagogique et la situation «sociale» des ces entités sont déjà loin de l'idéal qui puisse assurer un minimum de sérénité pour l'ensemble de la communauté universitaire.

En effet, au cours de ces cinq dernières années, l'université algérienne s'est fait plus connaître par les remous et perturbations, ayant grevé la marche des enseignements qui y sont dispensés, que par des réformes hardies qui feraient projeter cette institution majeure du savoir dans une orbite qui puisse faire jonction avec les besoins économiques du pays et les grandes préoccupations de la société. Entre ambitions de développement économique et de formation des élites pour lesquels l'université est censée travailler, d'une part, et la situation dans laquelle elle évolue aujourd'hui – capharnaüm où se liguent, dans une fatidique «mixture», baisse du niveau pédagogique, profils peu adaptés aux débouchés économiques, tensions permanentes et grèves récurrentes – d'autre part, les observateurs, les responsables gestionnaires et la société tout entière sont aujourd'hui interpellés et tirent, chacun selon sa position, la sonnette d'alarme. Tous ces acteurs et parties prenantes espèrent un terrain d'entente minimale pour faire valoir un «contrat social» devant service de base consensuelle pour une véritable réforme de l'université. Une université qui puisse se hisser au diapason des ambitions de toute la société sur les plans de l'amélioration du savoir et de la connaissance, du rehaussement du niveau technique et technologique et l'élévation du niveau de développement économique.

En plus des nouvelles vagues d'étudiants qui arrivent chaque année au portail de l'université et qui confèrent à cette dernière une dimension toujours plus étendue, les lieux d'enseignement supérieur (en graduation ou post-graduation) sont souvent le réceptacle de perturbations qui ponctuent l'année universitaire par des grèves, des sit-in, des marches et autres actions de revendication. Ces dernières ratissent tous les domaines de la logistique et de l'intendance, où se trouvent mêlés tous les autres problèmes que vit toute la société en dehors de l'enceinte universitaire : qualité et quantité des repas servis au foyer, surcharge des chambres, insuffisance de transport, absence de logements de fonction pour les enseignants, insécurité dans la cours et à la périphérie, accès des personnes étrangères…. On n'a que faiblement aperçu des revendications de type pédagogique afférentes à l'amélioration du niveau d'enseignement, à la démarche didactique. Certes, la contestation de la notation est chose courante. Elle a même été à l'origine d'agressions mortelles sur des professeurs, comme ce fut le cas en 2008, lorsqu'un un prof a été poignardé à mort par son étudiant à Mostaganem. Mais, on feint d'ignorer que la note est la traduction d'un niveau, d'une pédagogie et d'une assiduité que l'on ne peut pas faire valoir en dernière minute, au moment même d'analyser et de noter la feuille d'examen.

Il se trouve donc que l'ensemble de ces revendications, fondées ou factices, sociales, logistiques ou pédagogiques, n'ont pas manqué de prendre en otage l'institution universitaire et de la projeter dans le bivouac des incertitudes.

Une dommageable dévalorisation

De graves et de déterminantes interrogations sont souvent formulées par les parents d'élèves, la société civile et les experts en matière d'enseignement sur le devenir de l'université algérienne dans un climat de mondialisation avancée des échanges matériels et des savoirs scientifiques, et dans un contexte d'intelligence économique que plusieurs pays ont, au cours de ces dix dernières années, transformé en un instrument précieux de développement économique et de croissance.

Les espoirs nourris depuis le début de l'Indépendance du pays que l'université algérienne puisse former les cadres de la nation et permettre aux enfants du peuple une ascension sociale méritée commencent à s'effriter progressivement après la fin des années 1980, lorsque le sort le plus répandu des diplômés universitaires allait devenir le chômage. Au bout de quelques années, le renversement des valeurs se confirma et s'imposa presque définitivement dans les esprits. Ceux, parmi les jeunes très tôt déscolarisés, qui se sont investis dans le marché noir (trandendo) ou dans une autre branche de l'économie informelle, ont connu une ascension sociale fulgurante, roulant carrosse et achetant appartements et villas ; tandis que l'ingénieur ou le licencié de l'université se verra offrir un contrat pré-emploi de 7.000 DA. Ce pécule évoluera pour atteindre aujourd'hui 12.000 Da. Même si l'on tient encore au prestige de l'examen du baccalauréat, l'on ne se fait pas trop d'illusions sur le cursus et le diplôme universitaires. Aux yeux de la société, une dommageable dévalorisation a affecté d'une manière profonde l'université. Ce jugement de régression se prolonge à l'échelle internationale, puisque, sur un échantillon de 1.000 universités à travers le monde, la classification effectuée par l'institut international Webometrics, spécialisé dans le suivi des activités pédagogiques et scientifiques des différentes universités du monde, aucune université algérienne ne figure. Les critères retenus pour une telle classification sont l'efficacité, la méthodologie, le rendement, la qualité, le nombre d'ouvrages publiés et la participation dans les forums et colloques scientifiques. A la modeste échelle du continent africain, l'université de Tlemcen est classée 39e dans le domaine de la recherche, des publications et études. L'université de Dar Essalam, en Tanzanie, est classée à la 13e place ; celle du Caire (université américaine) se situe à la 9e place et les universités sud-africaines aux huit premières places.

En Algérie, la sonnette d'alarme a été maintes fois tirée par des spécialistes, des enseignants universitaires et même des officiels quant au niveau général de l'enseignement universitaire et de l'impasse sociale à laquelle il destine un grand nombre de diplômés.

Il y a quelques semaines, le 26 mai dernier, s'est tenu à Oran un séminaire sous l'intitulé  «Repenser l'université», organisé par la faculté des sciences sociales. À cette occasion, Djamal Guerid, professeur de sociologie à l'université d'Oran, soutient, en réponse à une question du  Quotidien d'Oran du 26 mai 2012 portant sur l'urgence de faire d'abord l'état des lieux de l'université algérienne, que «la chose à entreprendre n'est pas l'état des lieux de l'université seule, mais celui du système d'enseignement dans son ensemble. Mais cet état des lieux ne peut avoir de pertinence que s'il est compris comme la première étape d'une réforme profonde devenue impérieuse. En raison du décalage école-société en Algérie et du décalage école algérienne-école internationale. Il s'agit alors de mettre l'école en adéquation avec nous-mêmes et avec notre environnement international marqué par les avancées de la démocratie, du savoir et de la technologie».

université/économie : un décalage manifeste

Pour analyser le grand hiatus qui s'est installé entre la formation universitaire et le monde du travail tel qu'il se décline actuellement dans la nouvelle économie algérienne, le professeur Mohamed Bahloul, économiste et directeur de l'Institut des ressources humaines d'Oran (IDRH), fera état d'un constat général «de plus en plus partagé par les entrepreneurs, les experts et les régulateurs: l'offre de ressources humaines répond de moins en moins à la demande des entreprises. C'est un point faible qui revient dans toutes les évaluations du climat d'affaires en Algérie. Il est fortement corroboré par les rapports de mise à niveau des entreprises publiques et privées. Les chefs d'entreprises, en particulier ceux du secteur privé, portent un jugement souvent plus sévère sur la qualité des produits de l'université et manifestent en toute occasion de grandes réserves. Ils parlent de diplômés sans compétences et mettent en relief l'investissement complémentaire qu'ils sont obligés de consentir pour rendre ‘’opérationnelles’’ les nouvelles recrues de l'enseignement supérieur. Il faut, en effet, aujourd'hui de 12 à 18 mois de formation pour les compétences techniques (ingénieurs et techniciens) et de 24 à 30 mois pour les compétences économiques et managériales. Ce qui constitue un coût important que toutes les entreprises ne sont pas prêtes à payer».

Par rapport, donc, à ces enjeux majeurs par lesquels se justifie même l'existence de l'université, la nature certaines revendications qui ont fini par prendre en otage l'université algérienne – revendications itératives et houleuses inhérentes à l'intendance, au transport et à la restauration – se montre en déphasage patent. Ce qui, au niveau du management de l'activité universitaire et de l'action syndicale, risque de conduire à une fausse hiérarchisation des priorités. Logiquement, dans un contexte d'aisance financière du pays, l'on serait mal inspiré de s'éterniser sur des questions de logistique et d'intendance, lorsque le challenge se pose en termes d'efficacité pédagogique, d'adéquation, la plus étendue possible, avec les secteurs de l'économie et de l'innovation technologique recherchée par les entreprises.

Les gestionnaires de l'économie nationale et les entrepreneurs (privés et publics), sommés de se conformer aux normes de la compétitivité et de la rentabilité imposées par le nouveau paysage de la mondialisation, commencent à exprimer leurs inquiétudes quant à la relève en ressources humaines, dont sont censées bénéficier les entités économiques dont ils ont la charge. Ces inquiétudes sont alimentées par le décalage entre l'enseignement universitaire (profil et niveau) et les postes d'encadrement ou de direction à pourvoir au sein des entreprises. Les postes d'exécution ne sont pas logés à meilleure enseigne, puisque les «contingents» sortis de la formation professionnelle ont mille difficultés à trouver du travail pour des raisons similaires : profil de formation et niveau.

Au vu de multiples dysfonctionnements, les efforts à faire pour redresser la situation de l'université ne peuvent pas se limiter à un changement de système de graduation/post-graduation, fût-il inspiré par l'expérience de pays avancés. Ceux (experts en pédagogie, économistes, sociologues) qui se sont penchés sur le cas de l'université algérienne appellent à des réformes profondes qui resitueraient la place de l'université au sein de l'économie algérienne et de la société tout entière.

Par Saâd Taferka

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