Les villes algériennes sont, pour la plupart d'entre elles, des musées à ciel ouvert où dorment encore des trésors dont les splendeurs n'ont pas été révélées au grand jour.

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La «gauche» atlantiste

On sait que, excepté quelques dignités encore vivaces, le parti dit «socialiste» en France s'était aligné derrière Nicolas Sarkozy, comme un seul homme et comme une seule femme pour le bombardement de la Libye. Au pouvoir, ce parti nous prouve que l'offensive anti-syrienne est bien une opération concertée, dans laquelle il s'enrôle sans état d'âme. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est entré sans difficultés aucune dans les bottes d'Alain Juppé et dans son lexique. Au point qu'il ne se donne pas du tout la peine d'innover quand il s'agit de tancer le président syrien. Il prend les mots et les phrases de son prédécesseur, sans ajouter une note à la partition. Ainsi, comme Juppé, assuré d'être dans le bon camp et de jouir de l'ombre des Etats-Unis, il clame : «Bachar Al Assad est un assassin, il doit partir !», avec l'aplomb du supplétif satisfait de sa prestation. Encore soucieux de faire le distinguo droite/gauche, certains appellent cela du «social-atlantisme». Peine perdue, il n'y a qu'un seul atlantisme qui est cet alignement, cette vassalité empressée dans laquelle est plongée la France officielle du PS/UMP et qui en tire une fierté désarmante. Martine Aubry se vante que son pays serait redevenu une puissance sur la scène internationale, en référence à son suivisme et à sa servilité dans le dossier syrien. Quand l'attitude est dictée, bien au contraire, par la dilution de la France dans la modeste espérance de glaner des miettes et par son incapacité à faire front, seule, contre les géants russe et chinois. En organisant la réunion de la coalition anti-syrienne, le gouvernement «socialiste» confirme une allégeance, confirmée, de la politique étrangère française, qui aura bien du mal à retrouver une autonomie le jour venu, et qui risque de plonger le pays dans une dynamique, dont il n'a ni la direction, encore moins les objectifs réels. «C'est une bonne journée pour le peuple syrien et une mauvaise journée pour Bachar Al Assad», dit Fabius, plastronnant, sans expliquer comment il a pu apprécier le sentiment du peuple syrien. On en vient à regretter le temps où le gaullisme tenait tête à l'empire étatsunien et donnait à la France un semblant de dignité sur la scène internationale. Une dignité qui aurait interdit à un Président de considérer que «la diplomatie du Qatar va plutôt dans le sens de la stabilité et de la paix». Rappelons-nous de la position de Jacques Chirac vis-à-vis de l'invasion destructrice de l'Irak. François Hollande et son équipe n'ont en cure. Ils foncent tête baissée vers une confrontation, dont ils croient recueillir des dividendes suffisants pour contrer la profonde crise économique et sociale. Un calcul d'impérialistes au petit pied, qui ont foi en la stratégie de la canonnière, même en tant que possible chair à canon. Car les Etats-Unis ont décidé de lever le verrou syrien pour parfaire leur hégémonie au Moyen-Orient. Il reste seulement à savoir par quel moyen. Pour le moment, on travaille les opinions publiques par une propagande savamment menée, autour des droits de l'homme. Une opinion publique qui semble, dans le même temps, de plus en plus.

Par Ahmed Halfaoui 

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mardi 10 juillet 2012  

Appel au boycott des viandes

Flambée des prix

à la veille du Ramadhan

La fédération algérienne des consommateurs (FAC) va lancer aujourd'hui, une campagne de boycott de l'achat de la viande rouge pour dénoncer les prix élevés. L'arme du boycott mettra-t-elle les spéculateurs au pied du mur ?

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LES TITRES           

Ils voulaient marcher sur Alger

Affrontements entre gardes communaux et policiers

 

Bras de fer entre président et militaires en Egypte

Vers une impasse politique

 

Accidents de la route

14 morts en une journée

 

Lutte antiterroriste et relance de l'UMA

Priorité à l’insécurité

 

Après 100 jours de captivité au Mali

Crainte sur la vie des diplomates algériens

 

L'enseignement universitaire face aux besoins de l'économie

Quelle place pour l'université ?


LA 24

Télévision

Une programmation d’été axée sur le Ramadhan et le cinquantenaire 

La grille des programmes de l'été 2012 est placée sous le double signe du début des célébrations du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie et du mois de Ramadhan, a annoncé hier le directeur général de la Télévision algérienne, M. Tewfik Khelladi.

Lors d'une conférence de presse au siège de l'Etablissement publique de télévision (EPTV), Tewfik Khelladi a indiqué que la programmation sur les cinq chaînes de la télévision publique durant l'été, comprenait, outre les programmes à vocation spirituelle de divertissement, un volet consacré à l'histoire des Algériens pour l'indépendance et des programmes en prise avec l'actualité sportive marquée par les jeux olympiques de Londres.

Le traditionnel concours de ramadhan sera consacré cette année à la mémoire de 30 martyrs de la révolution algérienne pour marquer la coïncidence des célébrations du cinquantenaire avec le mois de jeûne, a dit le directeur de l'EPTV.

Le mois de Ramadhan sera également marqué par la diffusion du feuilleton "Omar Ibn El Khettab", réalisé par le Syrien Hatem Ali et diffusé simultanément par plusieurs chaînes de pays arabes. L'édition principale du journal télévisé de la chaîne terrestre est fixée à 19h00 au lieu de 20h00 et les autres éditions (Canal Algérie, Journal télévisé en tamazight) seront également décalées d'une heure. Concernant la production algérienne lors du mois de Ramadhan, trois feuilletons de société seront diffusés en plus de sitcoms, d'une série de caméras cachées et d'un programme de télé-réalité, "Wahdek Felblad", tourné en Malaisie dans lesquels des célébrités algériennes sont soumises à des épreuves physiques dans la veine du programme américain "Survivor". Des hommages seront rendus aux grands humoristes algériens, à l'exemple de Rouiched et d'Athmane Ariouate, avec la diffusion de séquences d'archives dans l'émission "Bachacha". Le DG de la télévision est également revenu sur les célébrations du cinquantenaire qui ont débuté, selon lui, avec la retransmission en direct le 5 juillet dernier, du spectacle, "les Héros du destin", du chorégraphe libanais Abdelhalim Caracalla et qui se poursuivront durant une année avec plus de 400 heures de programmation, a-t-il ajouté.  Une vingtaine de feuilletons historiques ont été retenus en concertation avec les ministères de la Culture et des Moudjahiddine dont des adaptations pour la télévision de longs métrages, à l'exemple du feuilleton "Les sept remparts de la citadelle" d'Ahmed Rachdi adapté du film éponyme.  Des documentaires historiques consacrés notamment aux résistants algériens guillotinés ou encore aux martyrs des wilayas historiques comme la wilaya VIII (Saoura, sud-ouest) sont également au programme des célébrations du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie.

Salem M.

 

Préinscriptions universitaires

Mise en garde contre Internet !

Si le choix devait s'effectuer sur les filières et autres options, les nouveaux bacheliers sont aussi appelés à choisir le "mode" d'inscription, leur facilitant d'emblée, leur tâche et la gestion de leur temps. Le conseiller chargé de l'information et de l'orientation à l'université des sciences et des technologies Houari Boumediene (USTHB), M. Abdelwahab Dahel a en effet affirmé, hier à Alger, que les nouveaux lauréats du baccalauréat 2012 "sont libres de choisir, pour leurs préinscriptions, entre Internet et le déplacement à l'université". En marge des portes ouvertes sur l'université, organisées du 9 au 13 juillet 2012, à l'initiative de l'USTHB, M. Dahel a également souligné que les parties concernées n'ont pas mis en garde contre les inscriptions par Internet mais qu'elles ont jugé "préférable" pour les étudiants de profiter de ces portes ouvertes afin de procéder à leurs préinscriptions, et de bénéficier des informations fournies par les encadreurs, concernant l'orientation et les spécialités disponibles. Il a indiqué, dans ce sens, que des portes ouvertes sont organisées à travers plusieurs universités du pays et que tous les moyens sont  mis en place pour assurer le bon déroulement de cette opération.  A cet effet, un guide des différentes formations de l'enseignement supérieur ainsi que toutes les informations sur les préinscriptions et l'orientation sont mises à la disposition des bacheliers. La préinscription consiste à remplir la fiche de voeux comportant 10 choix en ligne sur le site Web http://www.orientation.esi.dz, souligne un des encadreurs. L'opération d'inscription se déroule en 4 phases, la première celle des préinscriptions s'étalera du 9 au 13 juillet, la deuxième étape du 14 au 15 juillet concerne la confirmation de la préinscription alors que les affectations et les recours auront lieu entre le 22 et 24 juillet et les inscriptions finales se feront du 26 au 30 juillet.          

Par S. A. Mohamed

 

Poursuivie pour diffamation

Une journaliste condamnée à 20.000 dinars d'amende

La journaliste du quotidien arabophone Akher Saa, Fatma Zohra Amara, a été condamnée dimanche à Annaba à payer, dans un procès en appel, 20.000 dinars d'amende et à verser 100.000 dinars de dommages et intérêts à la partie plaignante. La journaliste avait été condamnée, en première instance, à deux mois de prison ferme pour diffamation suite à une plainte de l'ancien directeur de l'établissement hospitalier spécialisé (EHS) Aboubakr-Errazzi d'Annaba. Le tribunal d'Annaba avait reproché à la journaliste d'avoir rapporté dans les colonnes du journal, les minutes du procès de l'ancien directeur de cet hôpital psychiatrique, accusé de harcèlement sexuel par une employée de cet établissement. Réagissant au verdict prononcé en  première instance, le syndicat national des journalistes (SNJ) a affirmé, dans un communiqué, que «le code de l'information auquel sont soumis les journalistes, ne prévoit plus des peines d'emprisonnement pour délit de presse depuis la révision de cette loi en novembre 2011.»        

Salem M.

 

Accidents de la route

14 morts en une journée 

Quatorze morts et 94 blessés ont été enregistrés dans des accidents de la route durant la journée de dimanche à travers 20 wilayas, a indiqué un communiqué de la gendarmerie nationale.

Ce lourd bilan a été enregistré dans 35 accidents de la circulation routière dont 10 mortels et 25 corporels, a précisé la même source. La wilaya de Tlemcen a comptabilisé le plus grand nombre de morts, avec 4 victimes, selon le bilan de la gendarmerie.

L'accident le plus grave a été enregistré à 21h30mn, sur la RN98, reliant Hennaya à Zenata, au village el-Merazga, commune Hennaya (Tlemcen), Ce sinistre a fait 4 morts et un blessé.  Selon les services de la gendarmerie nationale, en amorçant un virage dangereux à vive allure, le chauffeur d'un véhicule de marque Peugeot 207, se rendant de Hennaya vers Zenata a perdu le contrôle de son moyen de locomotion qui a percuté un arbre, avant de se renverser.           

Reda A.

 

Ramadhan

La nuit du doute fixée au 19 juillet

La Commission nationale de l'observation du croissant lunaire au ministère des affaires religieuses et des wakfs, fait savoir que la nuit du doute consacrée à l'observation du croissant lunaire annonçant le début du mois de Ramadhan "est fixée au jeudi 19 juillet 2012 correspondant au 29 Chaâbane 1433 de l'Hégire", a indiqué hier un communiqué du ministère.

En célébration de la tradition du prophète (QSSL), une conférence spéciale consacrée à la nuit du doute sera organisée après la prière du Maghreb au siège du ministère et retransmise par les médias.

R. N.

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Rond Point

Par

Djamel Eddine Merdaci 

L'âge

de la pierre

Les villes algériennes sont, pour la plupart d'entre elles, des musées à ciel ouvert où dorment encore des trésors dont les splendeurs n'ont pas été révélées au grand jour. Ce sont des pans de mémoire ancienne, qui attestent de civilisations passées dont l'étude apportera de nécessaires éclairages à la connaissance du présent. Ce patrimoine, si l'on n'y prend garde, est sous la menace, paradoxalement, du progrès et de l'amélioration du cadre de vie marqué notamment par l'édification de grands ensembles urbains. Cette avancée, dont nul ne peut contester l'utilité, compromet en effet, l'intégrité d'un patrimoine dont les archéologues ne cessent de souligner l'importance capitale pour la connaissance et le décryptage de l'Histoire de notre pays qui plonge ses racines dans les époques les plus anciennes. Ce sont des sites qui remontent à l'ère numide, par exemple, dont on apprend qu'ils livrent leurs secrets par à coups, à la faveur de travaux de terrassement qui mettent à jour une inscription, une stèle, ou une colonne qui témoigne de l'existence d'un habitat et peut-être d'un ensemble de maisons de la période numide, mais aussi sans doute romaine. Ce sont des éléments qui ont valeur d'archives historiques que la science peut, aujourd'hui, déchiffrer. Ce patrimoine est fortement exposé à la disparition du fait de l'absence d'un élémentaire devoir de précaution. Les pièces archéologiques ainsi exhumées, ne représentent aucune importance pour des conducteurs de travaux qui n'ont que le souci de mener à bien leur chantier et qui, par méconnaissance, ne signalent pas des découvertes qui peuvent s'avérer capitales. Mais ce n'est pas toujours le cas, et il est arrivé que des biens archéologiques d'une valeur historique et artistique inestimable, soient purement et simplement détournées pour finir dans des musées étrangers ou dans des collections privées. Les exemples de tels trafics qui défraient la chronique sont divers et épars. Parmi les cas les plus récents, il y a ce masque de Gorgone, objet d'art et d'histoire, qui avait été retrouvé dans la propriété du gendre de Ben Ali, à Tunis, après avoir été volé en Algérie sur le sote antique d'Hippone. Mais pour un masque de Gorgone retrouvé, combien de fresques, de mosaïques, de bustes, de pièces de monnaies antiques, ont peut-être disparu à jamais. La hantise des archéologues algériens est que cet immense capital ne soit dilapidé sous le double effet de la destruction et de la rapine. L'on ne s'attend pas ainsi à ce que les musées européens, et plus particulièrement français, restituent à l'Algérie des biens culturels qui concourrent à notre identité. L'Algérie est toute entière dans ces monnaies que battait déja Massinissa, dans ces statues et stèles commémoratives       qui racontent l'Histoire d'un pays ancien et attestent de l'identité de son peuple, ainsi que du génie dont ils avaient fait preuve à travers les âges. Ce sont des traces de vie qui, si elles renseignent d'abord les Algériens sur eux-mêmes, font voler en éclats la thèse si âprement défendue par l'historiographie colonialiste d'une Algérie qui, avant la conquête française, était un no man's land où rien de durable n'avait été entrepris. Ils oubliaient, en se réclamant d'être chrétiens, que cette terre avait vu naitre, à Souk Ahras, Saint Augustin. Dans le même temps, une spoliation à grande échelle s'était déroulée dans le sillage de la colonisation, des trésors archéologiques certainement inépuisables que recèle ce pays.

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