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dimanche 12 février 2012

Intempérie

Retard dans l'acheminement des aides

Alors que la tension augmente sur les bouteilles de gaz

Yousfi : «la situation est difficile»

De nouvelles chutes de neige

Que faire ?

Législatives du 10 mai prochain

Début de la révision des listes électorales

Bouguerra Soltani à Tlemcen :

Le MSP présentera des candidats de «valeur»

Élu président du Front pour une Algérie nouvelle

Djamel Benabdeslam appelle à une «union sacrée»

Alors que 3000 licences sont déjà attribuées

Des taxis «4X4» entrent en service à Alger

Retard causé par les intempéries

Les parents d'élèves demandent le report des examens

Bab El Oued

Les habitants des bidonvilles bloquent la route

Annoncées dans un contexte social délicat

Des élections ouvertes sur toutes les hypothèses

Mokdad Sifi à propros des révolutions arabes :

«Nous n'avons rien attendre de positif de l'étranger»

 

 

 

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 Intempérie

Retard dans l'acheminement des aides

Alors que l'Algérie grelotte pour la deuxième semaine et que la vague de froid est  maintenue dans  plusieurs wilayas, le ministère de la Solidarité nationale  tente de justifier le retard accusé dans l'acheminement des aides alimentaires à des milliers de ménages isolés, en jetant la pierre au ministère des Travaux publics.

«Chacun doit assurer sa mission, de notre côté nous sommes mobilisés pour acheminer les aides, c'est au ministère des Travaux publics de dégager les routes" a-t-il assené. Jusqu'à hier, en raison des routes impraticables, sept wilayas n'ont pas encore reçu d'aides alimentaires. Suite à ces perturbations climatiques, le ministère a pris une série de mesures pour renforcer la prise en charge des personnes sans domicile fixe (SDF) et les citoyens en détresse où isolées dans des contrées éloignées du fait de l'entassement des neiges. Quoique " disparate ", comme l'avait reconnu le SG du ministère de la Solidarité nationale et de la Famille, Samil Benhabiles, lors d'une conférence de presse qu'il a animée au siège de son sépartement, l'opération de solidarité a touché plus de 114 000 personnes soit, 16 000 lots de nourriture et de 14 produits de première nécessité qui ont été acheminés vers 29 wilayas.  L'opération de solidarité a été entamée dés le samedi 4 février dans la wilaya de Chlef, Aïn Defla et Boumerdès, a-t-il informé. Les sept wilayas qui restent, probablement les plus touchées par cette vague de froid, devaient être servies hier vers 16 heures, a-t-il précisé.  Benhabylès a rappelé en outre, que l'opération de solidarité qui a débuté la semaine dernière au profit des sans-abri a permis le transfert de plus de 300 personnes vers différents centres d'accueil relevant du secteur. 129 cas ont été enregistrés au niveau de la capitale seulement, a-t-il encore dit.  Il a souligné d'autre part, que les personnes qui " refusent " d'aller auxcentres d'accueil préférant la rue " bénéficient au quotidien de repas chauds et de couvertures", ajoutant qu'à ce jour, aucun décès n'a été signalé en dans la capitale ; en attendant, la situation frise bel et bien  la catastrophe: une trentaine de personnes ont perdu la vie déjà, routes coupées, villes et villages isolés, écoles fermées, des centaines de milliers de citoyens privés de gaz, d'électricité, de denrées alimentaires de base. Sur les 48 wilayas que compte le pays, au moins 27, plus que 50% sont affectées par la poudreuse et ses conséquences dramatiques. Sur les 27 régions touchées par cette tempête de neige, on dénombre des milliers de villages en désespérance à force d'attendre des aides qui n'arrivent jamais. Des millions de citoyens livrés à eux-mêmes. Dans les villages de Béjaïa, de Tizi Ouzou, dans les Aurès, dans les régions de l'Ouest ou sur les Hauts-Plateaux, les écoles sont fermées en raison de routes coupées à la circulation. Pratiquement dans tout le nord du pays, la population est privée de transport. Seul Allah  sait les déboires que pourront vivre encore les Algériens si la situation venait à perdurer. C'est tout le pays qui serait alors à l'arrêt.  La situation dans laquelle rament aujourd'hui des millions de citoyens, illustre l'incurie des responsables à tous les niveaux. Le SG attribue au ministère des Travaux publics la responsabilité du calvaire que vivent depuis trois jours ses concitoyens. Pourtant une enveloppe conséquente a été dégagée à cet effet, toujours d'après Benhabiles, " nous avons des aides conséquentes". L'on se pose la question à quoi bon dépenser de l'argent si le citoyen n'en bénéficie pas dans les moments de détresse?

Par Rebiha Akriche

 

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Alors que la tension augmente sur les bouteilles de gaz

Yousfi : «la situation est difficile»

Des milliers de foyers restent toujours dépourvus de gaz butane, notamment au niveau des villages et localités montagneuses non raccordées au réseau de gaz naturel. Ces derniers jours la tension monte d'un cran sur les " bouteilles " de gaz, qui se font de plus en plus rares malgré les mesures prises par l'Etat. La pénurie, a-t-on constaté, est tellement grande que plusieurs dérapages et échauffourées ont été enregistrés dans différents dépôts de gaz à travers le pays. Le transport et  la distribution des bonbonnes de gaz se fait désormais en présence policière ou des éléments de la gendarmerie nationale. Dans les villages, les habitants tentent, tant bien que mal, de s'organiser pour éviter la spéculation. " Des camions ont été mobilisés et chargés d'acheminer les bouteilles de gaz aux villages. On leur sert en priorité pour faire face aux spéculateurs qui cèdent la bonbonne à plus de 1 000 DA " apprend-on auprès d'un citoyen de la wilaya de Tizi Ouzou. Si la situation s'est améliorée légèrement dans certaines localités, dont les routes ont été ouvertes, la situation demeure préoccupante dans bien d'autres villages et hameaux, en raison de l'impossibilité d'acheminer les aides, alors qu'une autre vague de froid est annoncée. Face à cette situation, le ministre de l'Energie et des mines, Youcef Yousfi, a affirmé hier que la distribution du gaz butane sur le territoire national revient progressivement à la normale. " 'La situation en ce qui concerne le gaz butane est redevenue normale. La météo s'améliore, ça nous permet d'approvisionner également la population avec l'ouverture des routes qui restaient encore bloquées ", a-t-il déclaré lors d'une visite d'inspection au centre enfûteur de Sidi Rzine (sud d'Alger) en présence des P-dg de Sonatrach et de Naftal, respectivement MM. Abdelhamid Zerguine et Said Akretch. Le ministre a ajouté, néanmoins, que ''la situation reste effectivement difficile à cause des conditions météorologiques exceptionnelles. Nous avons eu quelques difficultés en matière de consignation des ports, notamment à Arzew où on charge le produit, et quelques fois même au port d'Alger''. ''Nous travaillons jour et nuit'' pour normaliser la situation, assure-t-il, avant de préciser que ''la production actuelle est de 600.000 bouteilles par jour''. Interrogé sur le prix appliqué par certains spéculateurs sur la bouteille de gaz butane, M.Yousfi a souligné que ''la spéculation est un phénomène qu'il faut combattre avec la contribution de toutes et de tous. Quant à nous, nous participons à notre manière en chargeant en priorité les camions qui nous viennent directement des APC et des villages isolés''.

Par  Aomar Fekrache

 

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De nouvelles chutes de neige

Que faire ?

Un poteau électrique qui tombe par-ci, un véhicule qui s'écrase par-là, et ça tue. Une pénurie de gaz butane, une autre de produits de large consommation, et ça tue aussi. Une épreuve divine, pensent les superstitieux. Une remise en cause des " fondements " de tout le pays, pensent les plus septiques. Une neige d'à peine dix jours, fera autant de peur que de mal. Elle causera des pertes et en vies humaines, et en argent, mais aussi en confiance. L'on parle déjà d'au moins 50 morts ; l'on parle de dégâts matériels, pour le moment, inestimables ; l'on parle aussi d'une perte de sérénité affreuse quant à faire face à ce genre de catastrophes à l'avenir. Mais s'agit-il au moins d'une catastrophe ? N'est-il pas finalement que trop ordinaire qu'il neige, qu'il pleuve, qu'il fasse un temps de chien… ? Après dix jours de neige, de grêle, de pluies, de mort, de blocage… d'autres questions se placent au devant. Ne sommes-nous faits que pour vivre le printemps ? A voir le nombre d'écoles fermées, d'entreprises et d'institutions, partiellement ou complètement, à l'arrêt, le temps que nous ont pris et que nous prennent les intempéries, paraît-il c'est bien le cas ! Il serait, en effet, aberrant de mettre tout sur le dos de la nature, car nous sommes pour quelque chose dans notre malheur et notre deuil. Nous-mêmes avons -petit à petit c'est vrai- creusé les tombes de ceux que nous avons perdus. Nous-mêmes avons -suite à un long processus- mis le temps que nous devions fructifier, en hypothèque. Nous-mêmes, en un mot, avons causé notre propre perte . Et, comme à chaque perte, la balle des accusations fera le tour du pays. Le ministère de l'Energie et des mines chargera les collectivités locales les accusant de ne pas assurer une meilleure distribution des quelques bombonnes de gaz que son secteur a mises sur le marché. Celui de la Solidarité charge celui des Travaux publics. Celui de l'Intérieur responsabilise le menu citoyen… et la liste est ... Et dans ce tourbillon d'accusations, la mort poursuit sa campagne de moisson. Une épreuve ? C'en est bien une, et ça continue ! La neige dont la beauté est quasi-révolue enverra ses beaux et lourds flocons tourbillonner autour de nous, avant de s'accumuler sur les toitures qu'ils peuvent faire à leur tour chuter, compte tenu de leur poids. Dans les wilayas touchées, les populations sont désarroyées et ne savent plus à quel ange se fier. Ca nous rappelle bien ce jeune qui plaida auprès du roi la cause de sa tribu qui a souffert de trois ans de sécheresse. " Une année a fondu la graisse, une autre a rongé la viande et une autre a pulvérisé les os ", disait le bon orateur. Si les premières chutes ont consommé les réserves et en aliments en gaz et en bois, les prochaines s'attaqueront, Dieu sait à quoi. Que faire donc ?           

Par Hamid Fekhart

 

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Législatives du 10 mai prochain

Début de la révision des listes électorales

La révision exceptionnelle des listes électorales en prévision des législatives du 10 mai prochain commencera aujourd'hui, et s'étalera jusqu'au 21 février prochain, selon le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales.

Cette révision exceptionnelle intervient en vertu des dispositions de la loi organique relative au régime électoral et suite à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour le jeudi 10 mai 2012 en vue de l'élection des membres de l'Assemblée populaire nationale, a précisé la même source. A cet effet, les citoyennes et citoyens non inscrits sur les listes électorales, notamment celles et ceux âgés de 18 ans révolus le jour du scrutin, sont invités à s'inscrire sur la liste électorale de leur commune de résidence. Le ministère de l'Intérieur appelle, de ce fait, tout électeur ou électrice ayant changé de résidence, à demander sa radiation de la liste électorale de son ancienne commune et son inscription sur celle de sa nouvelle commune de résidence. La demande d'inscription doit être appuyée par la présentation de la carte nationale d'identité ou le passeport, un document justificatif de résidence (titre de propriété, contrat de location, reçu de loyer, attestation d'hébergement, quittance d'électricité et gaz ou quittance des services des eaux), ainsi que l'attestation de radiation de la liste électorale de l'ancienne commune de résidence pour les électeurs et électrices ayant changé de lieu de résidence. Par ailleurs, les postulants à la candidature pour les prochaines élections législatives peuvent procéder au retrait des documents nécessaires à la constitution de leurs dossiers de candidature auprès des services compétents des wilayas, a annoncé samedi le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales dans un communiqué. Cette opération intervient suite à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour le jeudi 10 mai 2012 en vue de l'élection des membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) et en vertu des dispositions de la loi organique relative au régime électoral, a précisé la même source. Les documents en question se présentent sous forme d'une chemise-dossier comprenant un formulaire de déclaration de candidature, une notice de renseignements individuels et des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les listes de candidats indépendants. La remise de ces documents intervient sur présentation, par le représentant dûment habilité des postulants à la candidature d'une lettre annonçant l'intention de constituer une liste de candidature. Le ministère de l'Intérieur a précisé que la déclaration de candidature doit être accompagnée d'un dossier pour chaque candidat titulaire et suppléant, figurant sur la liste. En attendant l'entame de la campagne électorale, la scène politique est en effervescence ces derniers jours, au rythme des congrès constitutifs des nouveaux partis autorisés par le département de Daho Ould Kablia.

Les nouveaux venus sur la scène se bousculent au portillon dans la perspective de décrocher le quitus final du ministère de l'Intérieur afin de prendre part aux joutes électorales du 10 mai prochain. Des élections qui se veulent inédites et historiques. Les pouvoirs publics ont redoublé de garanties quant à la transparence du prochain scrutin en guise d'assurance pour le bon déroulement du vote.

Par M. Ait Chabane

 

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Bouguerra Soltani à Tlemcen :

Le MSP présentera des candidats de «valeur»

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) veut présenter des candidats "compétents et de valeur" pour les prochaines élections législatives, a indiqué hier, à Tlemcen, son président Bouguerra Soltani. Animant une rencontre avec les instances élues du MSP de la wilaya de Tlemcen, il a ajouté que les prochaines échéances électorales "ne seront pas comme les précédentes et représenteront le fruit des réformes initiées par le Président de la République". "Ce sera la première fois dans l'histoire des élections en Algérie que la justice va veiller sur le bon déroulement du scrutin", a estimé Soltani qui a plaidé pour la "séparation réelle entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire". "L'Algérie a fait certes un pas en avant, mais notre parti souhaiterait que le magistrat puisse accomplir sa mission sans aucune pression ni contrainte", a-t-il souligné en mettant l'accent sur la "vigilance" du peuple qui "doit veiller à ce que sa volonté et ses choix politiques soient respectés le jour du scrutin dans la transparence la plus totale". Abordant la stratégie qui sera adoptée par sa formation politique pour les prochaines échéances électorales, Soltani a exhorté ses élus à établir des "listes populaires et non partisanes". Le MSP de Bouguerra Soltani ambitionne en effet de chapeauter la mouvance islamiste à l'occasion des élections législatives du 10 mai prochain. Or, l'émergence de nouvelles formations islamistes conquérantes comme les partis de Djaballah, de Menasra et de Benabdeslam...

M. A. C.

 

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Élu président du Front pour une Algérie nouvelle

Djamel Benabdeslam appelle à une «union sacrée»

Même morcelée, la mouvance islamiste tient à s'unir pour réaliser des résultats probants lors des législatives du 10 mai prochain. Djamel Benabdeslam  a émis le même vœu que Djaballah, hier à l'ouverture des travaux du congrès de sa nouvelle formation politique, le Front pour une Algérie nouvelle (FAN) en cours de constitution, en appelant à " une union sacrée ".

" Du front de libération au front de la construction ", c'est en ces termes que le porte-parole du (FAN), M. Djamel Benabdeslam a entamé hier, son allocution d'ouverture des travaux du congrès constitutif, en présence de militants et d'invités. Son parti qui se veut " novembriste " et " Badissien ", en référence à Abdelhamid Benbadis et l'école des Oulema musulmans, est selon Benabdeslam  " un nouveau Front pour une Algérie nouvelle ". " Nous devons désormais admettre de passer du Front de libération au Front de la construction en préservant les principes fondamentaux de novembre et en puisant dans la pensée de Abdelhamid Benbadis ", a indiqué M. Benabdeslam, qui " épouse " ainsi les mêmes slogans que l'autre formation islamiste issue du MSP, le Front pour le changement de Menasra qui veut passer "de la libération au changement". Même s'il a exprimé le rejet de toute instrumentalisation de la religion en annonçant que la vision de son parti est inspirée de l'"Islam, de l'arabité et de l'amazighité. L'ex SG d'El Islah a, dans ce sillage, lancé un appel aux " nationalistes, hommes de culture, la jeunesse et aux femmes " pour " une union sacrée " à même à ses yeux  " de faire aboutir les véritables réformes basées sur une réconciliation nationale aboutie". Le congrès du FAN s'est tenu sous le slogan, " volonté, efficacité et bien-être ", Il a été, à en croire ses organisateurs, une occasion pour un hommage appuyé à toutes les personnalités qui ont, au fil des siècles, marqué l'histoire de l'Algérie.

Les assises du FAN ont été clôturées par l'élection du responsable et des membres des structures du parti. Sans surprise, Djamel Benabdeslam a été élu à l'unanimité, président du Front de l'Algérie Nouvelle (FAN). Le dossier d'agrément sera déposé " dans quarante-huit heures auprès des services du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales", avons-nous appris. A l'approche des législatives, ces incessants appels à l'union des partis de la mouvance islamiste n'ont pas pour autant " drainé " grand monde, chacun y allant de sa propre " méthode " pour attirer l'électorat islamiste toujours enclin à se rendre en masse aux urnes. Une initiative de quelques " personnalités " de la mouvance a même été lancée pour la constitution de listes communes, sans lendemain.

 Par Sofiane Aït Mohamed

 

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Alors que 3000 licences sont déjà attribuées

Des taxis «4X4» entrent en service à Alger

Voilà un nouveau phénomène qui mérite d'être traité. Il s'agit des nouveaux taxis " 4X4 " qui sont en train de pousser comme des champignons dans les banlieues algéroises. C'est la Direction des Transports d'Alger qui vient de lancer ces nouvelles formes de " taxis " dans le cadre du recrutement des jeunes sans emploi.

Du coup, des dizaines de taxis " 4X4 " sont visibles sur le terrain, sur les routes de la capitale. Des véhicules de marque " Duster ", ces derniers sillonnent les rues d'Alger, dont à bord, de jeunes nouveaux " taxieurs ", âgés souvent de moins de 35 ans. Ils sont désormais autorisés à exercer le métier de taxieur. Une première pour Alger, d'ailleurs, les Algérois ont été surpris par la présence des taxis de type 4X4 qui sont entrés en action. D'habitude, ce sont les véhicules utilitaires et du tourisme qui sont autorisés à exercerun tel métie.  Dorénavant tous les types de véhicules se voient compétents pour la profession.   Il y a près d'une année, la Direction du Transport de la wilaya d'Alger a décidé de faire augmenter le parc des taxis à Alger, pour passer de 13 000 à 16 000 unités, et ce, pour répondre aux besoins des usagers qui, faut-il le souligner, sont de plus en plus croissants. Face à cette "pénurie" de taxis au niveau de la capitale, et face au nombre très conséquent des clients, la Direction des transports d'Alger a engagé 3 000 nouveaux jeunes chauffeurs. Jusqu'ici tout va bien. Près de trois mois après, la DTA a fini par engager ces nouveaux chauffeurs, après une sélection qualifiée de très "stricte" par les responsables de cette direction, le choix de ces nouveaux chauffeurs de taxi a été enfin tenu. Il s'agit de jeunes chauffeurs âgés entre 22 et 30 ans, possédant un véhicule neuf, datant de l'année 2010 et 2011, selon les exigences de la DTA. Ce choix porté sur ces jeunes chauffeurs a été mal perçu par d'autres candidats, dont le dossier a été déposé comme le reste des candidats engagés pour cette course, voire pour l'obtention d'un permis de place. Pis, il s'agit d'anciens chauffeurs de taxi qui, à un certain moment donné ont abandonné leur métier pour , on ne sait quelles raisons. Ces derniers, ont redéposé un nouveau dossier tout en possédant un permis de place. La DTA a refusé d'accepter leurs requêtes, cette direction a choisi d'opter pour la jeunesse, et ce, pour créer de nouveaux postes d'emploi pour ces jeunes, toutefois, au détriment du métier. Ainsi, après deux mois seulement d'exercice, ces nouveaux jeunes chauffeurs font, déjà, l'objet de plusieurs critiques de la part des clients à Alger. Selon les personnes qui prennent chaque jour un taxi pour regagner une destination, ces nouveaux chauffeurs refusent de les prendre, et ce, malgré qu'ils soient vides. "Ils dictent leurs lois, pourtant ils sont nouveaux. Décidément, ces jeunes chauffeurs agissent et travaillent comme les autres chauffeurs de taxi, notamment les plus anciens du métier", explique un client d'une quarantaine d'années. Le plus étonnant c'est que parmi ces jeunes chauffeurs de taxi, il y a ceux qui sont très jeunes. A peine âgés de 23 ans, beaucoup  ont pu avoir un permis de place qui leur permettra de travailler comme chauffeur de taxi, "J'imagine mal comment un tel chauffeur, très jeune vu son âge, parvient-il à connaître tous les lieux de la capitale y compris les rues les plus difficiles à repérer", dira une dame. Cette dernière ajoute : "Je me souviens très bien qu'à l'époque la même direction des transports d'Alger avait octroyé des permis de place à des jeunes chauffeurs de bus. Aujourd'hui, cette direction s'est permis le luxe d'accorder, cette fois-ci, des permis de place à des taxieurs sans conscioence". C'est étonnant, d'autant plus que ces jeunes  travaillent selon le profil du client, et même selon le choix de la ligne. Prenons un exemple très concret, la ligne El-Biar-Audin, cette dernière est devenue l'eldorado pour beaucoup de ces nouveaux chauffeurs. D'abord, une ligne où il existe beaucoup de clients, mais également une desserte qui ne comprend pas beaucoup d'embouteillage par rapport aux autres lignes qui existent dans la ville d'Alger. Ces jeunes "taxieurs" se sont très vite adaptés, malheureusement, à la mauvaise habitude du métier. Ils refusent de prendre, parfois, des clients malgré la disponibilité des places. Ils refusent d'aller vers des destinations alors qu'ils sont inoccupés . "Pourtant ils ont subi cela, auparavant par certains chauffeurs de taxi, aujourd'hui ils refont le même coup, mais cette fois-ci à leurs clients", explique une femme. Cette dernière très en colère, a été contrainte de passer plus d'une heure pour trouver enfin un taxi qui va à Saint Raphaël. Le cas de cette femme peut être multiplié par mille,  surtout aux heures de pointe.

Une période, où les taxis sont rarement disponibles pour les usagers. Les plus chanceux passent des demi-heures entières  d'attente pour trouver un taxi, quant aux autres, ces malheureux passent presque plus d'une heure pour en trouver  un qui veuille bien les déposer dans leur quartier.       

Par Lotfi Itou

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Retard causé par les intempéries

Les parents d'élèves demandent le report des examens

Ce sont au moins 13 000 établissements scolaires sur les 25 000 que compte le pays qui sont bloqués à cause des intempéries, soit presque la moitié. C'est le chiffre que nous a communiqué, hier, M. Khaled Ahmed, président de l'Association nationale des parents d'élèves. Entendre par blocage, fermeture pure et simple, bien évidemment. Pour ceux qui continuent, tant bien que mal, de dispenser des cours, le nombre des élèves présents est parfois insignifiant.Selon M. Khaled, un rapport contenant une batterie de propositions qui seront transmises au ministère de l'Education est déjà finalisé. L'Association des parents d'élèves proposera, entre autres, le report des examens de dix jours, voire plus. Pour celui du baccalauréat, elle suggère la date du 13 juin ou du 23 au lieu de la date du 03 déjà prévue. A en croire notre interlocuteur, aucun problème ne se posera, puisque les inscriptions universitaires sont largement facilitées par l'outil informatique. Outre le report des examens, ladite association propose un programme de rattrapage assez draconien. Il s'agit, pour les classes terminales, de travailler les samedis, mais aussi les mardis soir. Quant aux autres classes, excepté celles du primaire, elle suggère de travailler uniquement les samedis. Ce n'est pas fini. L'association présidée par M. Khaled compte aussi faire étudier les élèves durant les vacances printanières. Pour les classes terminales, ce serait durant tous les quinze jours, et pour les autres classes du moyen et de secondaire, une semaine suffirait.  Ces propositions, dira encore M. Khaled, seront émises durant une conférence nationale extraordinaire qui devrait être organisée par la tutelle pour discuter des retards causés par les intempéries. Répondant à la question de savoir si ce programme ne serait pas vu d'un mauvais oeil par les élèves, M. Khaled, dira tout simplement que ces derniers se sont déjà reposés et se reposent encore d'ailleurs. Pour les classes du primaire, assure M. Khaled, aucun problème ne se pose, puisque les programmes sont déjà allégés et le rattrapage se fera facilement. 

Pour rappel, le département de Ben Bouzid a demandé à l'administration et aux enseignants de se montrer plus flexibles à l'égard de l'absentéisme et de prendre en considération cette conjoncture exceptionnelle. Surgit donc, pour une énième fois, la problématique de finir à temps les programmes arrêtés par le ministère de l'Education. Des programmes qui sont, le moins que l'on puisse en dire, trop chargés et qui ne laissent aux écoliers, notamment ceux du secondaire, ni le temps de souffler ni celui d'assimiler convenablement. Rappelons-nous aussi le mouvement de protestation qu'ont mené les élèves de terminale  pour demander un allègement des programmes. Cette nouvelle donne, qui est la neige, risque bien de mettre la tutelle dans l'embarras. Elle a fait, en outre, ressurgir les problèmes sempiternels d'équipements dont pâtit l'école algérienne. En effet, beaucoup d'écoliers, qui même s'ils ont pu rejoindre les bancs, n'ont pas pu suivre les cours à cause, bien évidemment, du froid mordant. Un appel à l'ordre pour Ben Bouzid.    

Par Hamid Fekhart

 

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Bab El Oued

Les habitants des bidonvilles bloquent la route

Un important embouteillage s'est formé hier matin dans le quartier de Bab El Oued à Alger, notamment au niveau du rond point Triolet. À l'origine de cette situation, des habitants d'un bidonville du quartier Beau Fraisier. Vers 10 heures, ils ont coupé la route et brûlé des pneus. Ils entendaient protester contre leurs conditions de vie en cette période d'intempéries et demander leur relogement dans les meilleurs délais. Les manifestants -une dizaine de familles- ont été délogés rapidement par les forces de sécurité. Les voies ont été dégagées mais vers 11 heures, d'importants embouteillages se formaient encore dans le quartier. Ce n'est pas la première fois que les habitants de ce bidonville manifestent pour exiger leur relogement, rapporte TSA.

R. N.

 

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Annoncées dans un contexte social délicat

Des élections ouvertes sur toutes les hypothèses

Dix mois se sont écoulés entre le discours du président de la République où il annonçait, en avril 2011, des réformes politiques, et son discours de jeudi dernier où il fixe la date des prochaines élections législatives.

Cet intervalle de temps a-t-il redonné de l'assurance au pouvoir politique de façon à envisager des élections transparentes, crédibles et annonciatrices d'un avenir meilleur pour le peuple algérien ? A-t-on acquis la conviction que l'Algérie pourrait constituer une exception dans le vent de révolte et de folie qui souffle sur le monde arabe ? Réellement, les questions de cette dimension ne peuvent guère avoir trouvé de réponse expéditive qui aurait puisé dans les efforts du pouvoir politique d'introduire quelques réformes – inhérentes aux partis, aux associations, au code de l'information,…– entérinées par le Parlement. L'un des griefs que certaines parties ont formulé à l'endroit de ces réformes est justement d'être débattues et entérinées par une Assemblée populaire nationale jugée en perte de crédit ; un crédit qu'elle a eu de la peine à faire valoir depuis le début de la législature au vu de l'abstention – seuls 35% du corps électoral s'étaient exprimés – qui a grevé le scrutin du 17 mai 2007.

Pendant que les textes de réformes passaient du cabinet de consultations de Bensalah à l'hémicycle de l'APN, puis au Conseil de la nation, le front social, qui a ouvert les «hostilités» avec les pouvoirs publics dès janvier 2011, n'a pas ravalé le seuil de ses revendications. Au contraire, c'est à un véritable effet «boule de  neige» auquel on a assisté au moment où les débats à l'APN atteignirent leur vitesse de croisière. Avec l'épaisseur de neige qui recouvre depuis une dizaine de jours la plupart des reliefs du nord de l'Algérie et qui a paralysé la vie dans des centaines de villages (absence d'électricité, de gaz butane, de nourriture, de médicaments, de médecins,…), des citoyens s'interrogent sur l'opportunité même d'annoncer en ce moment la date des élections législatives. Une partie de l'opposition crie au «mépris» et à l'«indécence». Même si de telles accusations ont leur part d'exagération et d'arrière-pensées politiques, le sentiment des populations d'être abandonnées à leur sort- en dehors de quelques axes routiers dégagés par les soldats de l'ANP – est une irréfragable et amère réalité.

Pendant ces dix derniers mois, l'on a donc l'impression d'assister à un dialogue de sourds entre un pouvoir politique tout occupé par l'aboutissement des textes de réformes, et une population qui a occupé la rue dans une surenchère revendicative que n'a pu réellement récupérer aucun parti politique à son profit. Si les pouvoirs publics peuvent être «tranquillisés» par cette non-récupération, ils ne peuvent, en revanche, tirer aucune gloriole d'une rue grondante et menaçante sur les douze mois de l'année.

Les partis et la presse ont beaucoup spéculé sur le niveau de confiance que l'on peut accorder au pouvoir politique dans une entreprise délicate – promesse d'élections libres et transparentes – consistant, au fond, si le jeu est réellement respecté, à ce que le pouvoir se remette lui-même en cause ! Car, les pronostics les moins englués dans des chapelles politiques, ne donnent pas – dans l'hypothèse d'élections libres – les partis majoritaires actuels comme gagnants des élections.

Un sentiment général et diffus gagne une large partie de la population depuis quelques mois : le besoin d'un changement pacifique et qui consacrerait la voie pacifique de dialogue. Les seules limites, sans doute, qu'une telle ambition se donne sont celles liées à l'exclusion de l'extrémisme religieux et à la non reconduction aux affaires des partis ou du personnel responsables de l'échec.

Vers le règne du réalisme ?

Dans ce contexte, la réelle volonté de réformer le système politique et de travailler pour instaurer la bonne gouvernance importent visiblement plus que le seuil idéal que l'on peut fixer à ces réformes dans une vision «œcuménique» ou trop idéaliste qui ne tiendrait pas compte des complexités de la situation algérienne en matière de retard politique, culturel et économique.

Le vocable de sous-développement, traditionnellement appliqué à un certain nombre de pays du tiers-monde, exprime le plus souvent un retard dans les structures économiques et un faible niveau de vie des populations. Cependant, ce concept ne peut être limité à cette sphère. Ses effets sont aussi et surtout à constater dans la situation socioculturelle du pays et dans les pratiques politiques de ses gouvernants, de son élite et de ses élus. Ce qui complique et aggrave la position de l'Algérie par rapport à celle des autres pays sous-développés est incontestablement la nature des enjeux autour desquels gravitent une grande partie des acteurs politiques. La puissance de la rente pétrolière a conduit à une sorte de paralysie économique et de paresse intellectuelle.Aujourd'hui, outre les prochaines élections législatives et la révision constitutionnelle – dont la mission sera confiée à la prochaine Assemblée – l'attention de l'opinion publique et des médias est retenue par les possibilités désormais accordées aux sociétés de droit privé d'investir dans l'audiovisuel. Cependant, les choses tardent à s'éclaircir sur ce point ; et au moment où l'on attendait que quelques-uns des noms qui étaient murmurés un certain moment dans la presse concrétisent leurs projets de chaînes TV, c'est à une nouvelle télévision subversive que les Algériens ont eu affaire au cours de ces derniers mois. En effet, la chaîne El Magharabia qui diffuse à partir de Londres et qui s'occupe de l'actualité maghrébine, spécialement algérienne, donne le ton de ce à quoi on peut s'attendre si la «mécanique» administrative algérienne tarde à libérer réellement le champ audiovisuel. En tout cas, l'engouement pour l'audiovisuel privé est explicable par  une légitime soif des Algériens de se reconnaître dans un organe culturel et d'information qui traite de leur situation, de leurs problèmes et de leurs aspirations sans surenchère ni esprit subversif. En cherchant à avoir chez elles un autre son de cloche de radio et de télévision, les populations ne comptent pas exonérer les médias publics de la noble mission qu'ils n'ont pas pu ou su assumer jusqu'à ce jour. Ce sont d'abord des organes payés par l'argent du contribuable et ils sont censés être touchés, eux aussi, par le vent de réformes qui soufflent sur le pays et sur l'aire géoculturelle arabe.

D'ailleurs, un des signes de la sincérité supposée des réformes politiques proposées demeurera cette ouverture tant attendue des médias publics lourds sur la société. Tant qu'ils continuent de fonctionner en tant que simple porte-voix du pouvoir politique, il est à craindre que le projet de réformes politiques soit vu comme entaché d'un vice rédhibitoire qui en ferait une énième manœuvre de diversion.

Indiscutablement, et nonobstant les limites et le sort complexe qui ont obéré les réformes politiques initiées au lendemain des événements d'octobre 1988, la culture politique en Algérie a pu bénéficier d'une certaine «sédimentation» culturelle. Ce sont les épreuves de feu et de sang de la décennie rouge qui ont introduit un brin de lucidité et de réalisme chez les populations, ce qui rend aujourd'hui la tâche des partis politique – s'acquérir les suffrages des citoyens – autrement plus difficile ; et c'est tant mieux. L'effort à faire dans ce sens – persuader, convaincre, faire adhérer – par les formations politiques, anciennes ou nouvellement agréées, équivaut à autant de recherche de la voie la moins hypocrite et la plus responsable d'accéder aux postes de responsabilité.

Comme il a été constaté dans les pays arabes qui ont fait leur «révolution» en 2011, la prise de pouvoir par les islamistes ne peut pas équivaloir tout de suite à une catastrophe.

Les partis ayant accédé aux postes de responsabilité l'ont été dans des circonstances d'une exceptionnelle ferveur révolutionnaire qui met à bas les méthodes, les signes et les hommes qui ont régné par l'absolutisme. Les nouveaux promus, au risque de décevoir et de sortir par la petite porte, sont contraints à des efforts colossaux pour asseoir la bonne gouvernance, s'adapter aux réalités du terrain, émousser un peu l'idéalisme qui les a animés des années durant.

A défaut d'un tel sens des réalités, c'est l'islamisme modéré – après l'aile radicale – qui en prendra un coup et qui sera congédié des tablettes de l'action politique.     

Par Saâd Taferka

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Mokdad Sifi à propros des révolutions arabes :

«Nous n'avons rien attendre de positif de l'étranger»

L'ex-chef du gouvernement Mokdad Sifi a mis hier, en garde les Algériens contre toute tentative d'impliquer l'étranger dans le processus de changement en Algérie. Un changement qui doit se faire selon lui entre Algériens. " Nous voyons ce qui se passe en Libye, nous n'avons rien à attendre de positif de l'étranger. Notre destin nous devons le prendre en main entre nous ", a-t-il déclaré lors d'une conférence-débat tenue au siège d'Algérie News. C'est aux Algériennes et aux Algériens de chercher entre eux des solutions ", a-t-il déclaré.
Sifi a indiqué que sa candidature aux présidentielles de 1999, était dans l'objectif de présenter un projet alternatif à celui de Abdelaziz Bouteflika. " Vous pouvez faire maintenant le bilan de 13 ans de gouvernance de Bouteflika. Nous construisions en 1995, autant de logements qu'en 2011. En 1995 on avait construit 180 000 logements, et ce, avec des moyens inexistants ". a-t-il déclaré. "Le pays a des possibilité pour un décollage économique, malheureusement, rien ne se fait dans la bonne direction ", a-t-il ajouté. Le pays est géré par un groupe de personnes qui s'accaparent le pouvoir. Ces dernières n'ont qu'à agréer leurs intérêts.
Contrairement à ce que disent les responsables algériens, Mokdad Sifi a révélé que les fermetures d' entreprises publiques à partir de 1996, n'ont pas été imposées par le FMI, mais il ce fut une décision propre au gouvernement algérien. "La fermeture des 1300 entreprises n'a pas été imposée par le FMI. Cette décision ne figure pas dans les clauses de l'accord signé entre le gouvernement algérien et le FMI ". a-t-il révélé. "Ces entreprises étaient performantes, elles ont réussi à construire des infrastructures de taille " a-t-il expliqué.
Il a indiqué aussi que " la conjoncture politique actuelle n'encourage pas la création des partis politiques. Je ne suis pas intéressé d'avoir mon propre parti ". Mokdad Sifi a refusé de qualifier de réformes les amendements de certaines lois, telles celle sur l'information, les associations, les partis politiques, et loi électorale. "Le problème n'est pas dans le changements des lois mais dans leur application. La fraude électorale est illégale mais elle est là. C'est une question de volonté d'appliquer les lois.
Quant aux raisons du départ avant l'heure du président Liamine Zeroual, Sifi situe ces raisons dans la volonté de Zeroual de faire une rupture avec le passé et d'ouvrir une nouvelle page pour l'Algérie ". Évoquant le dialogue avec les dirigeants du FIS en prison lorsqu'il était chef du gouvernement, Sifi dira : " je n'étais pas associé aux discussions, ma mission était purement technique à l'époque ", s'est-il défendu.
Par Rachid Chihab

 

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