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Intempérie
Retard dans
l'acheminement des aides
Alors que
l'Algérie grelotte pour la deuxième semaine et que la vague de froid
est maintenue dans plusieurs wilayas, le ministère de la
Solidarité nationale tente de justifier le retard accusé dans
l'acheminement des aides alimentaires à des milliers de ménages
isolés, en jetant la pierre au ministère des Travaux publics.
«Chacun doit
assurer sa mission, de notre côté nous sommes mobilisés pour
acheminer les aides, c'est au ministère des Travaux publics de
dégager les routes" a-t-il assené. Jusqu'à hier, en raison des
routes impraticables, sept wilayas n'ont pas encore reçu d'aides
alimentaires. Suite à ces perturbations climatiques, le ministère a
pris une série de mesures pour renforcer la prise en charge des
personnes sans domicile fixe (SDF) et les citoyens en détresse où
isolées dans des contrées éloignées du fait de l'entassement des
neiges. Quoique " disparate ", comme l'avait reconnu le SG du
ministère de la Solidarité nationale et de la Famille, Samil
Benhabiles, lors d'une conférence de presse qu'il a animée au siège
de son sépartement, l'opération de solidarité a touché plus de 114
000 personnes soit, 16 000 lots de nourriture et de 14 produits de
première nécessité qui ont été acheminés vers 29 wilayas.
L'opération de solidarité a été entamée dés le samedi 4 février dans
la wilaya de Chlef, Aïn Defla et Boumerdès, a-t-il informé. Les sept
wilayas qui restent, probablement les plus touchées par cette vague
de froid, devaient être servies hier vers 16 heures, a-t-il
précisé. Benhabylès a rappelé en outre, que l'opération de
solidarité qui a débuté la semaine dernière au profit des sans-abri
a permis le transfert de plus de 300 personnes vers différents
centres d'accueil relevant du secteur. 129 cas ont été enregistrés
au niveau de la capitale seulement, a-t-il encore dit. Il a
souligné d'autre part, que les personnes qui " refusent " d'aller
auxcentres d'accueil préférant la rue " bénéficient au quotidien de
repas chauds et de couvertures", ajoutant qu'à ce jour, aucun décès
n'a été signalé en dans la capitale ; en attendant, la situation
frise bel et bien la catastrophe: une trentaine de personnes ont
perdu la vie déjà, routes coupées, villes et villages isolés, écoles
fermées, des centaines de milliers de citoyens privés de gaz,
d'électricité, de denrées alimentaires de base. Sur les 48 wilayas
que compte le pays, au moins 27, plus que 50% sont affectées par la
poudreuse et ses conséquences dramatiques. Sur les 27 régions
touchées par cette tempête de neige, on dénombre des milliers de
villages en désespérance à force d'attendre des aides qui n'arrivent
jamais. Des millions de citoyens livrés à eux-mêmes. Dans les
villages de Béjaïa, de Tizi Ouzou, dans les Aurès, dans les régions
de l'Ouest ou sur les Hauts-Plateaux, les écoles sont fermées en
raison de routes coupées à la circulation. Pratiquement dans tout le
nord du pays, la population est privée de transport. Seul Allah
sait les déboires que pourront vivre encore les Algériens si la
situation venait à perdurer. C'est tout le pays qui serait alors à
l'arrêt. La situation dans laquelle rament aujourd'hui des millions
de citoyens, illustre l'incurie des responsables à tous les niveaux.
Le SG attribue au ministère des Travaux publics la responsabilité du
calvaire que vivent depuis trois jours ses concitoyens. Pourtant une
enveloppe conséquente a été dégagée à cet effet, toujours d'après
Benhabiles, " nous avons des aides conséquentes". L'on se pose la
question à quoi bon dépenser de l'argent si le citoyen n'en
bénéficie pas dans les moments de détresse?
Par Rebiha
Akriche
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Alors que la tension augmente sur les bouteilles de gaz
Yousfi : «la
situation est difficile»
Des milliers de
foyers restent toujours dépourvus de gaz butane, notamment au niveau
des villages et localités montagneuses non raccordées au réseau de
gaz naturel. Ces derniers jours la tension monte d'un cran sur les "
bouteilles " de gaz, qui se font de plus en plus rares malgré les
mesures prises par l'Etat. La pénurie, a-t-on constaté, est
tellement grande que plusieurs dérapages et échauffourées ont été
enregistrés dans différents dépôts de gaz à travers le pays. Le
transport et la distribution des bonbonnes de gaz se fait désormais
en présence policière ou des éléments de la gendarmerie nationale.
Dans les villages, les habitants tentent, tant bien que mal, de
s'organiser pour éviter la spéculation. " Des camions ont été
mobilisés et chargés d'acheminer les bouteilles de gaz aux villages.
On leur sert en priorité pour faire face aux spéculateurs qui cèdent
la bonbonne à plus de 1 000 DA " apprend-on auprès d'un citoyen de
la wilaya de Tizi Ouzou. Si la situation s'est améliorée légèrement
dans certaines localités, dont les routes ont été ouvertes, la
situation demeure préoccupante dans bien d'autres villages et
hameaux, en raison de l'impossibilité d'acheminer les aides, alors
qu'une autre vague de froid est annoncée. Face à cette situation, le
ministre de l'Energie et des mines, Youcef Yousfi, a affirmé hier
que la distribution du gaz butane sur le territoire national revient
progressivement à la normale. " 'La situation en ce qui concerne le
gaz butane est redevenue normale. La météo s'améliore, ça nous
permet d'approvisionner également la population avec l'ouverture des
routes qui restaient encore bloquées ", a-t-il déclaré lors d'une
visite d'inspection au centre enfûteur de Sidi Rzine (sud d'Alger)
en présence des P-dg de Sonatrach et de Naftal, respectivement MM.
Abdelhamid Zerguine et Said Akretch. Le ministre a ajouté,
néanmoins, que ''la situation reste effectivement difficile à cause
des conditions météorologiques exceptionnelles. Nous avons eu
quelques difficultés en matière de consignation des ports, notamment
à Arzew où on charge le produit, et quelques fois même au port
d'Alger''. ''Nous travaillons jour et nuit'' pour normaliser la
situation, assure-t-il, avant de préciser que ''la production
actuelle est de 600.000 bouteilles par jour''. Interrogé sur le prix
appliqué par certains spéculateurs sur la bouteille de gaz butane,
M.Yousfi a souligné que ''la spéculation est un phénomène qu'il faut
combattre avec la contribution de toutes et de tous. Quant à nous,
nous participons à notre manière en chargeant en priorité les
camions qui nous viennent directement des APC et des villages
isolés''.
Par Aomar
Fekrache
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De nouvelles chutes de neige
Que faire ?
Un poteau
électrique qui tombe par-ci, un véhicule qui s'écrase par-là, et ça
tue. Une pénurie de gaz butane, une autre de produits de large
consommation, et ça tue aussi. Une épreuve divine, pensent les
superstitieux. Une remise en cause des " fondements " de tout le
pays, pensent les plus septiques. Une neige d'à peine dix jours,
fera autant de peur que de mal. Elle causera des pertes et en vies
humaines, et en argent, mais aussi en confiance. L'on parle déjà
d'au moins 50 morts ; l'on parle de dégâts matériels, pour le
moment, inestimables ; l'on parle aussi d'une perte de sérénité
affreuse quant à faire face à ce genre de catastrophes à l'avenir.
Mais s'agit-il au moins d'une catastrophe ? N'est-il pas finalement
que trop ordinaire qu'il neige, qu'il pleuve, qu'il fasse un temps
de chien… ? Après dix jours de neige, de grêle, de pluies, de mort,
de blocage… d'autres questions se placent au devant. Ne sommes-nous
faits que pour vivre le printemps ? A voir le nombre d'écoles
fermées, d'entreprises et d'institutions, partiellement ou
complètement, à l'arrêt, le temps que nous ont pris et que nous
prennent les intempéries, paraît-il c'est bien le cas ! Il serait,
en effet, aberrant de mettre tout sur le dos de la nature, car nous
sommes pour quelque chose dans notre malheur et notre deuil.
Nous-mêmes avons -petit à petit c'est vrai- creusé les tombes de
ceux que nous avons perdus. Nous-mêmes avons -suite à un long
processus- mis le temps que nous devions fructifier, en hypothèque.
Nous-mêmes, en un mot, avons causé notre propre perte . Et, comme à
chaque perte, la balle des accusations fera le tour du pays. Le
ministère de l'Energie et des mines chargera les collectivités
locales les accusant de ne pas assurer une meilleure distribution
des quelques bombonnes de gaz que son secteur a mises sur le marché.
Celui de la Solidarité charge celui des Travaux publics. Celui de
l'Intérieur responsabilise le menu citoyen… et la liste est ... Et
dans ce tourbillon d'accusations, la mort poursuit sa campagne de
moisson. Une épreuve ? C'en est bien une, et ça continue ! La neige
dont la beauté est quasi-révolue enverra ses beaux et lourds flocons
tourbillonner autour de nous, avant de s'accumuler sur les toitures
qu'ils peuvent faire à leur tour chuter, compte tenu de leur poids.
Dans les wilayas touchées, les populations sont désarroyées et ne
savent plus à quel ange se fier. Ca nous rappelle bien ce jeune qui
plaida auprès du roi la cause de sa tribu qui a souffert de trois
ans de sécheresse. " Une année a fondu la graisse, une autre a rongé
la viande et une autre a pulvérisé les os ", disait le bon orateur.
Si les premières chutes ont consommé les réserves et en aliments en
gaz et en bois, les prochaines s'attaqueront, Dieu sait à quoi. Que
faire donc ?
Par Hamid
Fekhart
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Législatives du 10 mai prochain
Début de la
révision des listes électorales
La révision
exceptionnelle des listes électorales en prévision des législatives
du 10 mai prochain commencera aujourd'hui, et s'étalera jusqu'au 21
février prochain, selon le ministère de l'Intérieur et des
Collectivités locales.
Cette révision
exceptionnelle intervient en vertu des dispositions de la loi
organique relative au régime électoral et suite à la signature du
décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour le
jeudi 10 mai 2012 en vue de l'élection des membres de l'Assemblée
populaire nationale, a précisé la même source. A cet effet, les
citoyennes et citoyens non inscrits sur les listes électorales,
notamment celles et ceux âgés de 18 ans révolus le jour du scrutin,
sont invités à s'inscrire sur la liste électorale de leur commune de
résidence. Le ministère de l'Intérieur appelle, de ce fait, tout
électeur ou électrice ayant changé de résidence, à demander sa
radiation de la liste électorale de son ancienne commune et son
inscription sur celle de sa nouvelle commune de résidence. La
demande d'inscription doit être appuyée par la présentation de la
carte nationale d'identité ou le passeport, un document justificatif
de résidence (titre de propriété, contrat de location, reçu de
loyer, attestation d'hébergement, quittance d'électricité et gaz ou
quittance des services des eaux), ainsi que l'attestation de
radiation de la liste électorale de l'ancienne commune de résidence
pour les électeurs et électrices ayant changé de lieu de résidence.
Par ailleurs, les postulants à la candidature pour les prochaines
élections législatives peuvent procéder au retrait des documents
nécessaires à la constitution de leurs dossiers de candidature
auprès des services compétents des wilayas, a annoncé samedi le
ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales dans un
communiqué. Cette opération intervient suite à la signature du
décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour le
jeudi 10 mai 2012 en vue de l'élection des membres de l'Assemblée
populaire nationale (APN) et en vertu des dispositions de la loi
organique relative au régime électoral, a précisé la même source.
Les documents en question se présentent sous forme d'une
chemise-dossier comprenant un formulaire de déclaration de
candidature, une notice de renseignements individuels et des
formulaires de souscription de signatures individuelles pour les
listes de candidats indépendants. La remise de ces documents
intervient sur présentation, par le représentant dûment habilité des
postulants à la candidature d'une lettre annonçant l'intention de
constituer une liste de candidature. Le ministère de l'Intérieur a
précisé que la déclaration de candidature doit être accompagnée d'un
dossier pour chaque candidat titulaire et suppléant, figurant sur la
liste. En attendant l'entame de la campagne électorale, la scène
politique est en effervescence ces derniers jours, au rythme des
congrès constitutifs des nouveaux partis autorisés par le
département de Daho Ould Kablia.
Les nouveaux venus
sur la scène se bousculent au portillon dans la perspective de
décrocher le quitus final du ministère de l'Intérieur afin de
prendre part aux joutes électorales du 10 mai prochain. Des
élections qui se veulent inédites et historiques. Les pouvoirs
publics ont redoublé de garanties quant à la transparence du
prochain scrutin en guise d'assurance pour le bon déroulement du
vote.
Par M. Ait
Chabane
Haut
Bouguerra Soltani à Tlemcen :
Le MSP
présentera des candidats de «valeur»
Le Mouvement de la
société pour la paix (MSP) veut présenter des candidats "compétents
et de valeur" pour les prochaines élections législatives, a indiqué
hier, à Tlemcen, son président Bouguerra Soltani. Animant une
rencontre avec les instances élues du MSP de la wilaya de Tlemcen,
il a ajouté que les prochaines échéances électorales "ne seront pas
comme les précédentes et représenteront le fruit des réformes
initiées par le Président de la République". "Ce sera la première
fois dans l'histoire des élections en Algérie que la justice va
veiller sur le bon déroulement du scrutin", a estimé Soltani qui a
plaidé pour la "séparation réelle entre les pouvoirs législatif,
exécutif et judiciaire". "L'Algérie a fait certes un pas en avant,
mais notre parti souhaiterait que le magistrat puisse accomplir sa
mission sans aucune pression ni contrainte", a-t-il souligné en
mettant l'accent sur la "vigilance" du peuple qui "doit veiller à ce
que sa volonté et ses choix politiques soient respectés le jour du
scrutin dans la transparence la plus totale". Abordant la stratégie
qui sera adoptée par sa formation politique pour les prochaines
échéances électorales, Soltani a exhorté ses élus à établir des
"listes populaires et non partisanes". Le MSP de Bouguerra Soltani
ambitionne en effet de chapeauter la mouvance islamiste à l'occasion
des élections législatives du 10 mai prochain. Or, l'émergence de
nouvelles formations islamistes conquérantes comme les partis de
Djaballah, de Menasra et de Benabdeslam...
M. A. C.
Haut
Élu président du Front pour une Algérie nouvelle
Djamel
Benabdeslam appelle à une «union sacrée»
Même morcelée, la
mouvance islamiste tient à s'unir pour réaliser des résultats
probants lors des législatives du 10 mai prochain. Djamel
Benabdeslam a émis le même vœu que Djaballah, hier à l'ouverture
des travaux du congrès de sa nouvelle formation politique, le Front
pour une Algérie nouvelle (FAN) en cours de constitution, en
appelant à " une union sacrée ".
" Du front de
libération au front de la construction ", c'est en ces termes que le
porte-parole du (FAN), M. Djamel Benabdeslam a entamé hier, son
allocution d'ouverture des travaux du congrès constitutif, en
présence de militants et d'invités. Son parti qui se veut "
novembriste " et " Badissien ", en référence à Abdelhamid Benbadis
et l'école des Oulema musulmans, est selon Benabdeslam " un nouveau
Front pour une Algérie nouvelle ". " Nous devons désormais admettre
de passer du Front de libération au Front de la construction en
préservant les principes fondamentaux de novembre et en puisant dans
la pensée de Abdelhamid Benbadis ", a indiqué M. Benabdeslam, qui "
épouse " ainsi les mêmes slogans que l'autre formation islamiste
issue du MSP, le Front pour le changement de Menasra qui veut passer
"de la libération au changement". Même s'il a exprimé le rejet de
toute instrumentalisation de la religion en annonçant que la vision
de son parti est inspirée de l'"Islam, de l'arabité et de
l'amazighité. L'ex SG d'El Islah a, dans ce sillage, lancé un appel
aux " nationalistes, hommes de culture, la jeunesse et aux femmes "
pour " une union sacrée " à même à ses yeux " de faire aboutir les
véritables réformes basées sur une réconciliation nationale
aboutie". Le congrès du FAN s'est tenu sous le slogan, " volonté,
efficacité et bien-être ", Il a été, à en croire ses organisateurs,
une occasion pour un hommage appuyé à toutes les personnalités qui
ont, au fil des siècles, marqué l'histoire de l'Algérie.
Les assises du FAN
ont été clôturées par l'élection du responsable et des membres des
structures du parti. Sans surprise, Djamel Benabdeslam a été élu à
l'unanimité, président du Front de l'Algérie Nouvelle (FAN). Le
dossier d'agrément sera déposé " dans quarante-huit heures auprès
des services du ministère de l'Intérieur et des collectivités
locales", avons-nous appris. A l'approche des législatives, ces
incessants appels à l'union des partis de la mouvance islamiste
n'ont pas pour autant " drainé " grand monde, chacun y allant de sa
propre " méthode " pour attirer l'électorat islamiste toujours
enclin à se rendre en masse aux urnes. Une initiative de quelques "
personnalités " de la mouvance a même été lancée pour la
constitution de listes communes, sans lendemain.
Par Sofiane
Aït Mohamed
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Alors que 3000 licences sont déjà attribuées
Des taxis «4X4»
entrent en service à Alger
Voilà un nouveau
phénomène qui mérite d'être traité. Il s'agit des nouveaux taxis "
4X4 " qui sont en train de pousser comme des champignons dans les
banlieues algéroises. C'est la Direction des Transports d'Alger qui
vient de lancer ces nouvelles formes de " taxis " dans le cadre du
recrutement des jeunes sans emploi.
Du coup, des
dizaines de taxis " 4X4 " sont visibles sur le terrain, sur les
routes de la capitale. Des véhicules de marque " Duster ", ces
derniers sillonnent les rues d'Alger, dont à bord, de jeunes
nouveaux " taxieurs ", âgés souvent de moins de 35 ans. Ils sont
désormais autorisés à exercer le métier de taxieur. Une première
pour Alger, d'ailleurs, les Algérois ont été surpris par la présence
des taxis de type 4X4 qui sont entrés en action. D'habitude, ce sont
les véhicules utilitaires et du tourisme qui sont autorisés à
exercerun tel métie. Dorénavant tous les types de véhicules se
voient compétents pour la profession. Il y a près d'une année, la
Direction du Transport de la wilaya d'Alger a décidé de faire
augmenter le parc des taxis à Alger, pour passer de 13 000 à 16 000
unités, et ce, pour répondre aux besoins des usagers qui, faut-il le
souligner, sont de plus en plus croissants. Face à cette "pénurie"
de taxis au niveau de la capitale, et face au nombre très conséquent
des clients, la Direction des transports d'Alger a engagé 3 000
nouveaux jeunes chauffeurs. Jusqu'ici tout va bien. Près de trois
mois après, la DTA a fini par engager ces nouveaux chauffeurs, après
une sélection qualifiée de très "stricte" par les responsables de
cette direction, le choix de ces nouveaux chauffeurs de taxi a été
enfin tenu. Il s'agit de jeunes chauffeurs âgés entre 22 et 30 ans,
possédant un véhicule neuf, datant de l'année 2010 et 2011, selon
les exigences de la DTA. Ce choix porté sur ces jeunes chauffeurs a
été mal perçu par d'autres candidats, dont le dossier a été déposé
comme le reste des candidats engagés pour cette course, voire pour
l'obtention d'un permis de place. Pis, il s'agit d'anciens
chauffeurs de taxi qui, à un certain moment donné ont abandonné leur
métier pour , on ne sait quelles raisons. Ces derniers, ont redéposé
un nouveau dossier tout en possédant un permis de place. La DTA a
refusé d'accepter leurs requêtes, cette direction a choisi d'opter
pour la jeunesse, et ce, pour créer de nouveaux postes d'emploi pour
ces jeunes, toutefois, au détriment du métier. Ainsi, après deux
mois seulement d'exercice, ces nouveaux jeunes chauffeurs font,
déjà, l'objet de plusieurs critiques de la part des clients à Alger.
Selon les personnes qui prennent chaque jour un taxi pour regagner
une destination, ces nouveaux chauffeurs refusent de les prendre, et
ce, malgré qu'ils soient vides. "Ils dictent leurs lois, pourtant
ils sont nouveaux. Décidément, ces jeunes chauffeurs agissent et
travaillent comme les autres chauffeurs de taxi, notamment les plus
anciens du métier", explique un client d'une quarantaine d'années.
Le plus étonnant c'est que parmi ces jeunes chauffeurs de taxi, il y
a ceux qui sont très jeunes. A peine âgés de 23 ans, beaucoup ont
pu avoir un permis de place qui leur permettra de travailler comme
chauffeur de taxi, "J'imagine mal comment un tel chauffeur, très
jeune vu son âge, parvient-il à connaître tous les lieux de la
capitale y compris les rues les plus difficiles à repérer", dira une
dame. Cette dernière ajoute : "Je me souviens très bien qu'à
l'époque la même direction des transports d'Alger avait octroyé des
permis de place à des jeunes chauffeurs de bus. Aujourd'hui, cette
direction s'est permis le luxe d'accorder, cette fois-ci, des permis
de place à des taxieurs sans conscioence". C'est étonnant, d'autant
plus que ces jeunes travaillent selon le profil du client, et même
selon le choix de la ligne. Prenons un exemple très concret, la
ligne El-Biar-Audin, cette dernière est devenue l'eldorado pour
beaucoup de ces nouveaux chauffeurs. D'abord, une ligne où il existe
beaucoup de clients, mais également une desserte qui ne comprend pas
beaucoup d'embouteillage par rapport aux autres lignes qui existent
dans la ville d'Alger. Ces jeunes "taxieurs" se sont très vite
adaptés, malheureusement, à la mauvaise habitude du métier. Ils
refusent de prendre, parfois, des clients malgré la disponibilité
des places. Ils refusent d'aller vers des destinations alors qu'ils
sont inoccupés . "Pourtant ils ont subi cela, auparavant par
certains chauffeurs de taxi, aujourd'hui ils refont le même coup,
mais cette fois-ci à leurs clients", explique une femme. Cette
dernière très en colère, a été contrainte de passer plus d'une heure
pour trouver enfin un taxi qui va à Saint Raphaël. Le cas de cette
femme peut être multiplié par mille, surtout aux heures de pointe.
Une période, où
les taxis sont rarement disponibles pour les usagers. Les plus
chanceux passent des demi-heures entières d'attente pour trouver un
taxi, quant aux autres, ces malheureux passent presque plus d'une
heure pour en trouver un qui veuille bien les déposer dans leur
quartier.
Par Lotfi Itou
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Retard causé par les intempéries
Les parents
d'élèves demandent le report des examens
Ce sont au moins
13 000 établissements scolaires sur les 25 000 que compte le pays
qui sont bloqués à cause des intempéries, soit presque la moitié.
C'est le chiffre que nous a communiqué, hier, M. Khaled Ahmed,
président de l'Association nationale des parents d'élèves. Entendre
par blocage, fermeture pure et simple, bien évidemment. Pour ceux
qui continuent, tant bien que mal, de dispenser des cours, le nombre
des élèves présents est parfois insignifiant.Selon M. Khaled, un
rapport contenant une batterie de propositions qui seront transmises
au ministère de l'Education est déjà finalisé. L'Association des
parents d'élèves proposera, entre autres, le report des examens de
dix jours, voire plus. Pour celui du baccalauréat, elle suggère la
date du 13 juin ou du 23 au lieu de la date du 03 déjà prévue. A en
croire notre interlocuteur, aucun problème ne se posera, puisque les
inscriptions universitaires sont largement facilitées par l'outil
informatique. Outre le report des examens, ladite association
propose un programme de rattrapage assez draconien. Il s'agit, pour
les classes terminales, de travailler les samedis, mais aussi les
mardis soir. Quant aux autres classes, excepté celles du primaire,
elle suggère de travailler uniquement les samedis. Ce n'est pas
fini. L'association présidée par M. Khaled compte aussi faire
étudier les élèves durant les vacances printanières. Pour les
classes terminales, ce serait durant tous les quinze jours, et pour
les autres classes du moyen et de secondaire, une semaine suffirait.
Ces propositions, dira encore M. Khaled, seront émises durant une
conférence nationale extraordinaire qui devrait être organisée par
la tutelle pour discuter des retards causés par les intempéries.
Répondant à la question de savoir si ce programme ne serait pas vu
d'un mauvais oeil par les élèves, M. Khaled, dira tout simplement
que ces derniers se sont déjà reposés et se reposent encore
d'ailleurs. Pour les classes du primaire, assure M. Khaled, aucun
problème ne se pose, puisque les programmes sont déjà allégés et le
rattrapage se fera facilement.
Pour rappel, le
département de Ben Bouzid a demandé à l'administration et aux
enseignants de se montrer plus flexibles à l'égard de l'absentéisme
et de prendre en considération cette conjoncture exceptionnelle.
Surgit donc, pour une énième fois, la problématique de finir à temps
les programmes arrêtés par le ministère de l'Education. Des
programmes qui sont, le moins que l'on puisse en dire, trop chargés
et qui ne laissent aux écoliers, notamment ceux du secondaire, ni le
temps de souffler ni celui d'assimiler convenablement.
Rappelons-nous aussi le mouvement de protestation qu'ont mené les
élèves de terminale pour demander un allègement des programmes.
Cette nouvelle donne, qui est la neige, risque bien de mettre la
tutelle dans l'embarras. Elle a fait, en outre, ressurgir les
problèmes sempiternels d'équipements dont pâtit l'école algérienne.
En effet, beaucoup d'écoliers, qui même s'ils ont pu rejoindre les
bancs, n'ont pas pu suivre les cours à cause, bien évidemment, du
froid mordant. Un appel à l'ordre pour Ben Bouzid.
Par Hamid
Fekhart
Haut
Bab El Oued
Les habitants
des bidonvilles bloquent la route
Un important
embouteillage s'est formé hier matin dans le quartier de Bab El Oued
à Alger, notamment au niveau du rond point Triolet. À l'origine de
cette situation, des habitants d'un bidonville du quartier Beau
Fraisier. Vers 10 heures, ils ont coupé la route et brûlé des pneus.
Ils entendaient protester contre leurs conditions de vie en cette
période d'intempéries et demander leur relogement dans les meilleurs
délais. Les manifestants -une dizaine de familles- ont été délogés
rapidement par les forces de sécurité. Les voies ont été dégagées
mais vers 11 heures, d'importants embouteillages se formaient encore
dans le quartier. Ce n'est pas la première fois que les habitants de
ce bidonville manifestent pour exiger leur relogement, rapporte TSA.
R. N.
Haut
Annoncées dans un contexte social délicat
Des élections
ouvertes sur toutes les hypothèses
Dix mois se sont
écoulés entre le discours du président de la République où il
annonçait, en avril 2011, des réformes politiques, et son discours
de jeudi dernier où il fixe la date des prochaines élections
législatives.
Cet intervalle de
temps a-t-il redonné de l'assurance au pouvoir politique de façon à
envisager des élections transparentes, crédibles et annonciatrices
d'un avenir meilleur pour le peuple algérien ? A-t-on acquis la
conviction que l'Algérie pourrait constituer une exception dans le
vent de révolte et de folie qui souffle sur le monde arabe ?
Réellement, les questions de cette dimension ne peuvent guère avoir
trouvé de réponse expéditive qui aurait puisé dans les efforts du
pouvoir politique d'introduire quelques réformes – inhérentes aux
partis, aux associations, au code de l'information,…– entérinées par
le Parlement. L'un des griefs que certaines parties ont formulé à
l'endroit de ces réformes est justement d'être débattues et
entérinées par une Assemblée populaire nationale jugée en perte de
crédit ; un crédit qu'elle a eu de la peine à faire valoir depuis le
début de la législature au vu de l'abstention – seuls 35% du corps
électoral s'étaient exprimés – qui a grevé le scrutin du 17 mai
2007.
Pendant que les
textes de réformes passaient du cabinet de consultations de Bensalah
à l'hémicycle de l'APN, puis au Conseil de la nation, le front
social, qui a ouvert les «hostilités» avec les pouvoirs publics dès
janvier 2011, n'a pas ravalé le seuil de ses revendications. Au
contraire, c'est à un véritable effet «boule de neige» auquel on a
assisté au moment où les débats à l'APN atteignirent leur vitesse de
croisière. Avec l'épaisseur de neige qui recouvre depuis une dizaine
de jours la plupart des reliefs du nord de l'Algérie et qui a
paralysé la vie dans des centaines de villages (absence
d'électricité, de gaz butane, de nourriture, de médicaments, de
médecins,…), des citoyens s'interrogent sur l'opportunité même
d'annoncer en ce moment la date des élections législatives. Une
partie de l'opposition crie au «mépris» et à l'«indécence». Même si
de telles accusations ont leur part d'exagération et
d'arrière-pensées politiques, le sentiment des populations d'être
abandonnées à leur sort- en dehors de quelques axes routiers dégagés
par les soldats de l'ANP – est une irréfragable et amère réalité.
Pendant ces dix
derniers mois, l'on a donc l'impression d'assister à un dialogue de
sourds entre un pouvoir politique tout occupé par l'aboutissement
des textes de réformes, et une population qui a occupé la rue dans
une surenchère revendicative que n'a pu réellement récupérer aucun
parti politique à son profit. Si les pouvoirs publics peuvent être
«tranquillisés» par cette non-récupération, ils ne peuvent, en
revanche, tirer aucune gloriole d'une rue grondante et menaçante sur
les douze mois de l'année.
Les partis et la
presse ont beaucoup spéculé sur le niveau de confiance que l'on peut
accorder au pouvoir politique dans une entreprise délicate –
promesse d'élections libres et transparentes – consistant, au fond,
si le jeu est réellement respecté, à ce que le pouvoir se remette
lui-même en cause ! Car, les pronostics les moins englués dans des
chapelles politiques, ne donnent pas – dans l'hypothèse d'élections
libres – les partis majoritaires actuels comme gagnants des
élections.
Un sentiment
général et diffus gagne une large partie de la population depuis
quelques mois : le besoin d'un changement pacifique et qui
consacrerait la voie pacifique de dialogue. Les seules limites, sans
doute, qu'une telle ambition se donne sont celles liées à
l'exclusion de l'extrémisme religieux et à la non reconduction aux
affaires des partis ou du personnel responsables de l'échec.
Vers le règne
du réalisme ?
Dans ce contexte,
la réelle volonté de réformer le système politique et de travailler
pour instaurer la bonne gouvernance importent visiblement plus que
le seuil idéal que l'on peut fixer à ces réformes dans une vision
«œcuménique» ou trop idéaliste qui ne tiendrait pas compte des
complexités de la situation algérienne en matière de retard
politique, culturel et économique.
Le vocable de
sous-développement, traditionnellement appliqué à un certain nombre
de pays du tiers-monde, exprime le plus souvent un retard dans les
structures économiques et un faible niveau de vie des populations.
Cependant, ce concept ne peut être limité à cette sphère. Ses effets
sont aussi et surtout à constater dans la situation socioculturelle
du pays et dans les pratiques politiques de ses gouvernants, de son
élite et de ses élus. Ce qui complique et aggrave la position de
l'Algérie par rapport à celle des autres pays sous-développés est
incontestablement la nature des enjeux autour desquels gravitent une
grande partie des acteurs politiques. La puissance de la rente
pétrolière a conduit à une sorte de paralysie économique et de
paresse intellectuelle.Aujourd'hui, outre les prochaines élections
législatives et la révision constitutionnelle – dont la mission sera
confiée à la prochaine Assemblée – l'attention de l'opinion publique
et des médias est retenue par les possibilités désormais accordées
aux sociétés de droit privé d'investir dans l'audiovisuel.
Cependant, les choses tardent à s'éclaircir sur ce point ; et au
moment où l'on attendait que quelques-uns des noms qui étaient
murmurés un certain moment dans la presse concrétisent leurs projets
de chaînes TV, c'est à une nouvelle télévision subversive que les
Algériens ont eu affaire au cours de ces derniers mois. En effet, la
chaîne El Magharabia qui diffuse à partir de Londres et qui s'occupe
de l'actualité maghrébine, spécialement algérienne, donne le ton de
ce à quoi on peut s'attendre si la «mécanique» administrative
algérienne tarde à libérer réellement le champ audiovisuel. En tout
cas, l'engouement pour l'audiovisuel privé est explicable par une
légitime soif des Algériens de se reconnaître dans un organe
culturel et d'information qui traite de leur situation, de leurs
problèmes et de leurs aspirations sans surenchère ni esprit
subversif. En cherchant à avoir chez elles un autre son de cloche de
radio et de télévision, les populations ne comptent pas exonérer les
médias publics de la noble mission qu'ils n'ont pas pu ou su assumer
jusqu'à ce jour. Ce sont d'abord des organes payés par l'argent du
contribuable et ils sont censés être touchés, eux aussi, par le vent
de réformes qui soufflent sur le pays et sur l'aire géoculturelle
arabe.
D'ailleurs, un des
signes de la sincérité supposée des réformes politiques proposées
demeurera cette ouverture tant attendue des médias publics lourds
sur la société. Tant qu'ils continuent de fonctionner en tant que
simple porte-voix du pouvoir politique, il est à craindre que le
projet de réformes politiques soit vu comme entaché d'un vice
rédhibitoire qui en ferait une énième manœuvre de diversion.
Indiscutablement,
et nonobstant les limites et le sort complexe qui ont obéré les
réformes politiques initiées au lendemain des événements d'octobre
1988, la culture politique en Algérie a pu bénéficier d'une certaine
«sédimentation» culturelle. Ce sont les épreuves de feu et de sang
de la décennie rouge qui ont introduit un brin de lucidité et de
réalisme chez les populations, ce qui rend aujourd'hui la tâche des
partis politique – s'acquérir les suffrages des citoyens – autrement
plus difficile ; et c'est tant mieux. L'effort à faire dans ce sens
– persuader, convaincre, faire adhérer – par les formations
politiques, anciennes ou nouvellement agréées, équivaut à autant de
recherche de la voie la moins hypocrite et la plus responsable
d'accéder aux postes de responsabilité.
Comme il a été
constaté dans les pays arabes qui ont fait leur «révolution» en
2011, la prise de pouvoir par les islamistes ne peut pas équivaloir
tout de suite à une catastrophe.
Les partis ayant
accédé aux postes de responsabilité l'ont été dans des circonstances
d'une exceptionnelle ferveur révolutionnaire qui met à bas les
méthodes, les signes et les hommes qui ont régné par l'absolutisme.
Les nouveaux promus, au risque de décevoir et de sortir par la
petite porte, sont contraints à des efforts colossaux pour asseoir
la bonne gouvernance, s'adapter aux réalités du terrain, émousser un
peu l'idéalisme qui les a animés des années durant.
A défaut d'un tel
sens des réalités, c'est l'islamisme modéré – après l'aile radicale
– qui en prendra un coup et qui sera congédié des tablettes de
l'action politique.
Par Saâd
Taferka
Haut
Mokdad Sifi à propros des révolutions arabes :
«Nous n'avons rien
attendre de positif de l'étranger»
L'ex-chef du
gouvernement Mokdad Sifi a mis hier, en garde les Algériens contre
toute tentative d'impliquer l'étranger dans le processus de
changement en Algérie. Un changement qui doit se faire selon lui
entre Algériens. " Nous voyons ce qui se passe en Libye, nous
n'avons rien à attendre de positif de l'étranger. Notre destin nous
devons le prendre en main entre nous ", a-t-il déclaré lors d'une
conférence-débat tenue au siège d'Algérie News. C'est aux
Algériennes et aux Algériens de chercher entre eux des solutions ",
a-t-il déclaré.
Sifi a indiqué que sa candidature aux présidentielles de 1999, était
dans l'objectif de présenter un projet alternatif à celui de
Abdelaziz Bouteflika. " Vous pouvez faire maintenant le bilan de 13
ans de gouvernance de Bouteflika. Nous construisions en 1995, autant
de logements qu'en 2011. En 1995 on avait construit 180 000
logements, et ce, avec des moyens inexistants ". a-t-il déclaré. "Le
pays a des possibilité pour un décollage économique,
malheureusement, rien ne se fait dans la bonne direction ", a-t-il
ajouté. Le pays est géré par un groupe de personnes qui s'accaparent
le pouvoir. Ces dernières n'ont qu'à agréer leurs intérêts.
Contrairement à ce que disent les responsables algériens, Mokdad
Sifi a révélé que les fermetures d' entreprises publiques à partir
de 1996, n'ont pas été imposées par le FMI, mais il ce fut une
décision propre au gouvernement algérien. "La fermeture des 1300
entreprises n'a pas été imposée par le FMI. Cette décision ne figure
pas dans les clauses de l'accord signé entre le gouvernement
algérien et le FMI ". a-t-il révélé. "Ces entreprises étaient
performantes, elles ont réussi à construire des infrastructures de
taille " a-t-il expliqué.
Il a indiqué aussi que " la conjoncture politique actuelle
n'encourage pas la création des partis politiques. Je ne suis pas
intéressé d'avoir mon propre parti ". Mokdad Sifi a refusé de
qualifier de réformes les amendements de certaines lois, telles
celle sur l'information, les associations, les partis politiques, et
loi électorale. "Le problème n'est pas dans le changements des lois
mais dans leur application. La fraude électorale est illégale mais
elle est là. C'est une question de volonté d'appliquer les lois.
Quant aux raisons du départ avant l'heure du président Liamine
Zeroual, Sifi situe ces raisons dans la volonté de Zeroual de faire
une rupture avec le passé et d'ouvrir une nouvelle page pour
l'Algérie ". Évoquant le dialogue avec les dirigeants du FIS en
prison lorsqu'il était chef du gouvernement, Sifi dira : " je
n'étais pas associé aux discussions, ma mission était purement
technique à l'époque ", s'est-il défendu.
Par Rachid
Chihab
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