Le plan de paix de Kofi Annan pour la Syrie est mort et enterré, mais ce n'est pas le seul mort enregistré ces jours-ci. Le second décès est celui de Bachar Al Assad en tant qu'homme politique et chef d’Etat. Le plan de paix de Annan a été mortellement atteint par les tirs venus de Syrie, lundi, qui ont ciblé un camps de réfugiés Syriens dans la ville de Kilis. Les tirs ont fait six blessés sur le sol turc, quatre Syriens et deux membres du personnel turc, un policier et une interprète.

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Tunisie : un «printemps» en hiver

Cela la fiche mal pour la propagande en cours contre les « Arabes » et assimilés. Le premier « printemps » estampillé « arabe » prend une tournure où les fleurs n’ont pas du tout de place, le jasmin encore moins. Par deux fois, ces jours-ci, les Tunisiens ont goûté par milliers aux gaz lacrymogènes et à la matraque. La première fois c’était pour avoir voulu parler du chômage, la seconde pour avoir voulu commémorer les morts sous les balles de la police de Zine El Abidine Ben Ali, devenue la police des Frères. Une passation comme seules certaines « révolutions » savent en faire. La révolution, pensent les jeunes insurgés, a été confisquée. Les plus concernés disent qu’elle n’a jamais eu lieu. La presse mondialisée, Béji Caïd Essebsi, les Frères, les ex chaînes de télévision de Ben Ali, les ex journaux de Ben Ali et les spécialistes des « printemps », estiment que oui. D’autant que ce sont les Frères qui sont au pouvoir. D’ailleurs, c’est pour cela que ni Hillary Clinton, ni son poulain Barak Obama, ni aucun  membre attitré de la « communauté internationale » ne s’est ému du tabassage des manifestants à Tunis. Ce qui confirme qu’on ne remet pas en cause, impunément, un « printemps » qui a été homologué et certifié comme tel, jusqu’au cœur du G8, fut on le peuple qui est censé l’avoir fait. Les Frères qui ont manifesté, lancé des menaces de mort, tabassé des artistes et fustigé la « démocratie », n’ont pas été inquiétés, ni même dérangés. On verra s’ils le seront, à l’avenir. Parce qu’il est sûr qu’ils vont revenir rappeler leurs préoccupations, tant qu’elles ne seront pas satisfaites. Mais les réprimer va être une autre paire de manche. A moins qu’il y ait une volonté, soutenue par ailleurs, de faire rentrer tout le monde à la maison. Dans ce cas là, la Tunisie n’aura pas fini de sortir de la nuit où elle s’enfonce, loin des caméras « printanières ». Là-bas, dans son palais Saoudien, Ben Ali doit se demander pourquoi on a mis fin à ses fonctions pour ne rien changer au fond. Lui sans se réclamer ni de la « révolution », ni du « printemps », faisait le travail beaucoup mieux que ses successeurs actuels. Pour le comble de l’ironie, c’est son programme que lui a concocté avec le Fonds monétaire international qui a été repris. Sauf s’il estime qu’il s’en sort à bon compte, maintenant qu’il va falloir donner des coups, sans discontinuer, à un peuple qui ne veut plus se laisser faire, ou lui faire du chantage pour le calmer. Comme vient de le faire le ministre du tourisme, Elyes Fakhfakh, qui conditionne le retour des touristes par « la stabilité des conditions sécuritaires et sociales du pays ». Sans préciser, de plus, où se trouvait le mérite du nouveau gouvernement de tabler presque exclusivement sur une activité qui fleurissait bien avant qu’il s’en préoccupe. Une preuve, en fait, que le souci prioritaire est de restaurer la carte postale et de cacher le reste. D’où la violence inconsidérée pour nettoyer la capitale, la vitrine qui donnera l’illusion que tout va mieux, et pour que les médias ne se sentent pas obligés de rapporter que rien ne va.   

Par Ahmed Halfaoui 

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jeudi 12 avril 2012

Dernier week-end avant la campagne électorale

Veillée d’armes

dans les partis

Le dernier week-end avant l'amorce officielle de la campagne électorale, prévue dimanche prochain, est des plus chargés pour les partis politiques en lice pour le scrutin législatif du 10 mai.

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LES TITRES           

Premier président de l'Algérie indépendante

Ahmed Benbella décède à l'âge de 96 ans

 

Malgré le recul de Benbouzid sur plusieurs points

La grève continue dans les lycées

 

Développement rural et pari de la participation

Libération des énergies et des initiatives

 

Après une semaine de grève

Reprise du travail au métro d'Alger

 

44 personnes ont perdu la vie sur les routes

Quinze accidents de bus en sept jours 

 

Situation au Mali

Les pays du Sahel divisés sur une action militaire


LA 24

Premier président de l'Algérie indépendante

Ahmed Ben bella décède à l'âge de 96 ans

Le premier président de l'Algérie indépendante (1962 1965), Ahmed Benbella, est décédé hier à l'âge de 96 ans. Ahmed Ben Bella qui est décédé à son domicile familial à Hydra à Alger, avait  été admis à deux reprises, il y a plus d'un mois, à l'hôpital militaire de Aïn Naadja, suite à un malaise.

Né le 25 décembre 1916 à Maghnia, (Algérie), Ahmed Benbella est un des neuf " chefs historiques " du CRUA, futur FLN,  il est arrêté pendant la Guerre d'Algérie, mais prend part à l'indépendance du pays à la tête du FLN et devient le premier président de la République algérienne démocratique et populaire le15 septembre 1963, poste qu'il cumule avec celui de Premier ministre. Durant la Seconde Guerre mondiale, il combat dans l'armée française au sein du 5e régiment de tirailleurs marocains de la 2e division d'infanterie marocaine (2e DIM).

En 1944, il participe à la Bataille de Monte Cassinot au sein du Corps expéditionnaire français commandé par le général Juin, puis aux campagnes de France et d'Allemagne au sein de la 1re armée du général de Lattre. Promu adjudant, il est cité quatre fois dont deux fois à l'ordre de l'Armée et décoré de la Médaille Militaire par le général de Gaulle en avril 1944. Marqué par les massacres du 8 mai 1945, il adhère au PPA-MTLD, de Messali Hadj. Il est ensuite élu conseiller municipal de sa ville en 1947.

Membre de l'O.S. dirigée par Hocine Aït Ahmed avec Rabah Bitat, il a participé à l'attaque contre la poste d'Oran de1949. En mai 1950, il est arrêté à Alger, jugé coupable et condamné, deux ans plus tard, à sept ans de prison. Il s'évade en 1952 et se réfugie au Caire auprès d'Hocine Aït Ahmed et de Mohamed Khider avec qui il formera plus tard la délégation extérieure du Front de libération nationale (FLN). Un des neuf chefs historiques du FLN il est arrêté une deuxième fois lorsque est détourné l'avion qui le conduisait du Maroc à Tunis en compagnie de Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf. Libéré en 1962 après son emprisonnement au Fort Liédot sur l'île d'Aix (France, département de la Charente-Maritime, tout proche du Fort Boyard), il participe au congrès de Tripoli où un différend l'oppose au GPRA. Après les accords d'Évian, il critique en effet la légitimité du gouvernement provisoire et s'affronte à Mohamed Boudiaf et krim Belkacem. Il rentre à Alger, le 27 septembre1962, est désigné président du Conseil. Ben Bella a pour objectif de construire un socialisme typiquement algérien tout en épurant le parti, l'armée et l'administration lorsqu'il devient secrétaire général du bureau politique du FLN en avril 1963. Son dauphin désigné est alors le colonel Boumedienne. Après l'adoption d'une constitution, il se fait élire en septembre 1963 président de la République.Partisan du panarabisme et admirateur du colonel Nasser, il entreprend une politique d'arabisation de l'enseignement et fait appel à des instituteurs égyptiens. Il est renversé par le coup d'État de Boumedienne le 19 juin 1965, emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980. Exilé en Suisse à partir de l'année 1981, il revient en Algérie le 27 septembre 1990. Il assiste à la prestation de serment du président Abdelaziz Bouteflika en 2009.Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

 

44 personnes ont perdus la vie sur les routes

Quinze accidents de bus en sept jours 

La mortalité routière a reculé de 5% à la deuxième semaine du mois d’Avril: 44 personnes ont été tuées sur les routes du pays, contre 48 durant la première semaine, selon les chiffres communiqués, hier, par les unités de la sécurité routière de la Gendarmerie Nationale. Le nombre de blessés, par contre, a augmenté, de 20%, à 619 durant la période allant du 27 mars au 2 avril contre 844 blessés durant la période allant du 3 au 10 avril dernier, mais le nombre d'hospitalisations a augmenté légèrement de 3,9%, avec 21 personnes hospitalisées de plus. Le nombre d'accidents corporels augmenté de 10%, allant de 377 à la première semaine contre 473 durant la deuxième semaine. Par ailleurs, la capitale est classée en tête pôur ce qui est des accidents routiers, avec 23 accidents recensés durant une semaine. Puis, la ville de Bouira avec 17 accidents, Tlemcen en troisième position avec 16 accidents, Tiaret avec 15. D’autre part, l’accident le plus mortel enregistré durant la période allant du 3 au 10 avril passé eut lieu  sur la route nationale de la wilaya de Bouira où quatre passagers d’un bus avaient trouvé la mort et 30 autres sont blessés. Autre fait qu’il faut retenir durant la même date, près de 15 autocars de voyageurs sont impliqués dans des accidents, souvent mortels.

Une période vraiment noire ! Il est important de rappeler que, depuis l’accident mortel de Tiaret, il y a près de quinze jours où, un chauffeur de bus de voyageurs avait perdu le contrôle de son autocar et qui avait coûté la vie à 21 passagers, les accidents impliquant les chauffeurs d’autobus sont devenus fréquentes. Un fait de hasard ou plutôt une série noire ? Quinze chauffeurs de bus de voyageurs sont impliqués dans des accidents routiers spectaculaires soient en perdant le contrôle de leurs engins ou soient ils ont fait des dépassements dangereux. L’essentiel c’est qu’après cette série noire, le Ministère des Transports avait pris des mesures urgentes pour tenter de diminuer le taux des accidents et surtout d’éviter d’autres accidents similaires. C’est ainsi qu’une nouvelle mesure invitant les chauffeurs de bus à mettre une « boîte noire » dans leurs bus, dans le but de connaître, au cas d’un accident provoqué par les chauffeurs de bus, les circonstances de l’accident. Du coup, cette mesure va permettre au ministère des Transports ainsi qu’aux gendarmes d’élucider chaque accident routier impliquant les chauffeurs de bus.Une mesure qui s’avère très intéressante et la bienvenue, d’autant que la situation paraît catastrophique sur nos routes. D’ailleurs, il est important de souligner que, beaucoup de chauffeurs de bus  sontdes jeunes. Quelles sont les conditions requises pour exercer la fonction de chauffeur de bus ? Une question qui devait être suivie par une autre mesure ciblant le profil d’un conducteur de bus.           

Par Lotfi Itou

 

Béjaia

Routes fermées

La valse des fermetures de routes se poursuit dans la wilaya de Béjaïa. En effet, deux routes nationales ont été fermées à la circulation hier par la population dans les localités de Souk El Tenine et El Kseur. À Souk El Tenine, ce sont les habitants de la cité Lotissement qui sont revenus à la charge ce matin pour fermer la RN 9, reliant Béjaïa à Sétif, a rapporté TSA. Ils ont coupé la route en y brûlant des pneus et en la barrant à l’aide de divers obstacles. C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que les mêmes protestataires ont recours à la fermeture de cet axe routier pour exiger, entre autres, « le bitumage des ruelles de leur quartier ».      

R. N.

 

L’individu a été incarcéré

Dix kg de drogue chez un repris de justice  

Un quinquagénaire a été placé hier en détention préventive à Tébessa pour trafic de drogue (résine de cannabis), selon une source policière. Le mis en cause, un repris de justice connu des services de police, a été arrêté en possession d’une quantité de 10,5 kg de kif traité, dissimulée dans une cache aménagée sous le comptoir de son fonds de commerce, sis à la cité "La remonte" au chef-lieu de wilaya, indique la même source. Environ 120 kg de kif traité ont été saisis sur quatre individus depuis vendredi dernier dans différents endroits de la ville de Tébessa par les services de la Sûreté de wilaya.  Un malfaiteur complice dans l'une de ces affaires de drogue est activement recherché.        

Ghani I.

 

Skikda

Le cadavre d'un cachalot échoue à Collo

Un cachalot mort, pesant une tonne, s'est échoué lundi après midi sur la plage de Telza dans la commune de Collo, située à l'Ouest de la wilaya de Skikda, a indiqué le président de la Commission nationale des marins pêcheurs.

Ce grand mammifère marin qui mesure 4,8 mètres aurait trouvé la mort en haute mer après avoir été vraisemblablement pris dans les filets flottant de bateaux de pêche avant d'être rejeté par les vagues, a estimé M. Hocine Bellout.

Le président de l'Assemblée populaire communale de Collo a indiqué que des mesures seront prises pour enterrer cet animal et éventuellement récupérer son squelette au profit de l'Institut technologique de la pêche et de l'aquaculture de Collo.

Le cachalot est un cétacé qui préfère les océans aux eaux chaudes. Il s'alimente de calmars et autres poissons. Le mâle peut peser jusqu'à 45 tonnes et mesurer près de 20,7 mètres de long. Il est souvent gris foncé ou noir tandis que la femelle est généralement grise.          

Salem M.

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Archives Edition Pdf

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Banlieue
Par

Amine Esseghir

Le suicide de Assad

Le plan de paix de Kofi Annan pour la Syrie est mort et enterré, mais ce n'est pas le seul mort enregistré ces jours-ci. Le second décès est celui de Bachar Al Assad en tant qu'homme politique et chef d’Etat. Le plan de paix de Annan a été mortellement atteint par les tirs venus de Syrie, lundi, qui ont ciblé un camps de réfugiés Syriens dans la ville de Kilis. Les tirs ont fait six blessés sur le sol turc, quatre Syriens et deux membres du personnel turc, un policier et une interprète. Plus grave encore que les blessures physiques, les tirs sont intervenus à la veille d'une visite de l'émissaire international pour la Syrie, l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. Annan devait se rendre dans des camps de réfugiés syriens dans le sud de la Turquie. De quoi va-t-on parler dorénavant ? Certainement de la réaction légitime de la Turquie qui jusqu'à maintenant a considéré avec beaucoup de circonspection l'arrivée massive de réfugiés civils syriens sur son territoire. Les journaux turcs, qui ont donné l’information, ont donné aussi les pistes de la réaction turque. On a évoqué des couloirs humanitaire et des zones tampons entre les deux pays. De toute évidence, la neutralité turque n'est plus de mise. Quant au suicide de Bachar Al Assad, il a enfermé son régime dans son entêtement        sécuritaire et s'isole de plus en plus. Certes, on va entendre dire que c'est la résistance syrienne qui a tiré sur les camps, notamment à Damas, pour se disculper et évoquer le complot qui vise le régime en place. Difficile de faire croire cependant à de telles assertions quand la Turquie, visée dans sa souveraineté et son intégrité territoriale, accuse clairement le régime d'avoir tiré sur les réfugiés. Quant aux réfugiés Syriens, dont le nombre enfle de jour en jour, ils sont un problème pour la Syrie et il en est de même pour la communauté internationale. Il est aujourd'hui quasiment impossible pour le régime de Damas de trouver une oreille attentive à ses revendications politiques. Il n'est plus crédible aux yeux du monde. Les ressortissants, dont la sécurité dépend de lui, sont en train de fuir, parce que justement ils craignent pour leur vie. Le même régime les poursuit jusque dans les camps où ils trouvent refuge. De toute évidence le régime syrien est en train de se saborder. Une sabordage douloureux et long, mais un sabordage tout de même.       

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