Est-ce que l'Afghanistan est un nouveau Vietnam pour l'armée américaine ? Il ne s'agit pas de parler de pertes, celles-ci sont sans commune mesure, beaucoup plus importantes, côté civils afghans et chez les talibans que chez les soldats de l'OTAN.

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Les «spécialistes»

du chaos

Il y a 11 ans l'Histoire devait recommencer. Georges W. Bush en avait décidé ainsi. L'Afghanistan sera le modèle de l'action étatsunienne et atlantiste de la reconfiguration du monde  (suivront l'Irak et la Libye). Des mois avant, il n'y en avait que pour les talibans et pour les femmes en burqa, sur les télés et dans les journaux. Le 24 septembre 2001, le pape Jean-Paul II reconnaît aux États-Unis le droit à la «légitime défense». Le 7 octobre suivant, l'invasion du pays a commencé, pour ne s'arrêter, selon Donald Rumsfeld, qu'après la destruction des réseaux terroristes. Des années auparavant, c'étaient les Soviétiques qui aidaient le gouvernement afghan à se protéger contre l'insurrection islamiste. En ce temps là, un certain Michael G. Vickers, officier des forces spéciales, était l'un de ceux qui contribuaient activement à armer cette insurrection. On y reviendra. En mars 2012, un cybercafé (avec quinze ordinateurs portables d'occasion) exclusivement réservé aux femmes a pu ouvrir à Kaboul, dans une «rue calme». Aqlima Moradi, une militante de l'ONG  YoungWomen4Change, qui est à l'origine de l'établissement, déclare ceci : «Nous voulions que les femmes n'aient pas peur, nous voulions créer un lieu sûr où les femmes puissent utiliser internet». On peut raisonnablement penser qu'il en a fallu du temps pour si peu et en regard des promesses de l'invasion. Dans le même temps, un soldat de l'ISAF abat 16 Afghans, sans raisons apparentes, et oblige Barak Obama à des excuses : «Je suis profondément attristé par les informations qui font état de la mort de civils afghans. Je présente mes condoléances aux familles et aux êtres chers de ceux qui ont perdu la vie et au peuple d'Afghanistan qui a enduré trop de souffrances et de violences». Et ce n'est pas la première fois qu'il doit s'y mettre. Il faut dire que, malgré les 130 000 éléments de l'OTAN, les talibans sont toujours là et que le fossé de haine qui sépare la population afghane de ses «sauveurs» n'a jamais été aussi large. Faisant fi de cela, Leon Panetta, secrétaire à la Défense, et le général Martin Dempsey pensent que les fondements de la stratégie demeurent «solides». On apprend que l'un des concepteurs de cette stratégie est l'actuel sous-secrétaire à la Défense pour le renseignement, Michael G. Vickers, qui est chargé désormais de la même problématique en Afrique du Nord et dans le Sahel. Au vu des résultats de sa science passée, on est en droit de douter de l'efficacité de ses cogitations. En Afghanistan et en Irak, la sécurité n'a jamais été aussi malmenée et c'est aux «erreurs» stratégiques que l'ont s'attaque pour tenter de corriger le tir. Est-ce pour cela que l'Algérie est mise au centre du dispositif ? Il paraîtrait, en effet, que des «divergences» d'appréciation ont vu le jour. L'arsenal à ciel ouvert que constitue la Libye du CNT et des «révolutionnaires», sera-t-il neutralisé ? Pour le moment, rien ne peut permettre de l'affirmer, mais il faut se méfier, toutefois, de la cuisine des apprentis sorciers bombardés «spécialistes», quand ils traînent derrière eux la réputation de faiseurs de chaos.

Par Ahmed Halfaoui 

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mardi 13 mars 2012

Des milliards, régulièrement

volés ou détournés

La poste d'Ali Baba

et les quarante voleurs

Les agences postales sont à la merci des voyous et des bandes de malfaiteurs. Les vols y sont devenus récurrents et curieusement spectaculaires. Jeudi dernier, 3,5 milliards de centimes ont été dérobés à la poste de Ben Badis, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès par des voleurs, avant de se volatiliser sans laisser de traces.

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LES TITRES           

Blanchiment d'argent et  financement du terrorisme

Des modifications pour durcir la loi

 

Un agent de sécurité complice

Un cambrioleur justifie son vol par les besoins du mariage

 

Transactions de plus de 500.000 DA

Le paiement par chèque reporté  

 

Attentat contre le Palais du Gouvernement

Les mis en cause aujourd'hui devant le juge

 

Commerce informel et travail au noir

Les heures fastes de l'économie parallèle

 

La CNSEL saisit officiellement le ministère de l'Intérieur

La polémique sur le fichier électoral s'amplifie

 


LA 24

 Intempéries 

Plusieurs axes routiers demeurent impraticables à El Tarf 

Plusieurs axes routiers demeurent fermés à la  circulation à la suite des inondations ayant affecté la zone-ouest de la wilaya d'El Tarf durant la nuit de vendredi à samedi derniers, ont indiqué hier les services de la wilaya.

La route nationale (RN) n° 84, dans son segment situé entre Besbes et Drean, est coupée à la circulation à hauteur des vergers agrumicoles se trouvant à proximité de l'Oued Seybouse qui a débordé de son lit pour inonder cette zone et une partie de la ville de Drean, a précisé cette source.

Le chemin de wilaya (CW) n° 18 reliant la commune de Cheffia à l'agglomération de Hakkoura et le CW 105 faisant la jonction entre les localités de Asfour et de Sidi M'barek à la commune de Ben M'hidi, sont toujours inondés et impraticables, a-t-on également indiqué, ajoutant que c'est également le cas de plusieurs axes communaux.

Malgré les éclaircies observées dans la journée de lundi, les superficies submergées sont visibles à des kilomètres à la ronde, conduisant les services de la Gendarmerie nationale à mettre en garde les automobilistes contre toute forme de "témérité" et à leur conseiller de ne pas s'aventurer dans les zones inondées.

Les services de la Protection civile ont dû d'ailleurs intervenir ce lundi vers midi pour retirer quatre personnes de leur véhicule qui s'est retrouvé encerclé par les eaux près de la mechta de Bir Lahnèche dans la commune de Zerizer. Par ailleurs, les mêmes services intensifient les recherches pour retrouver les deux personnes portées disparues depuis vendredi soir après que leur véhicule eut été emporté par l'oued Kherouaâ en crue. Il s'agit, rappelle-t-on, d'un couple résidant à Annaba et dont l'enfant de 9 ans a été repêché dimanche.

Asmaa A.

 

 Attentat contre le Palais du Gouvernement

Les mis en cause aujourd'hui devant le juge

Le procès de dix-huit individus, dont neuf en fuite, impliqués dans l'affaire de l'attentat à l'explosif qui avait ciblé le 11 avril 2007 le Palais du Gouvernement, aura lieu aujourd'hui devant le tribunal criminel près la Cour d'Alger. L'attentat avait fait 20 morts et 222 blessés. Selon l'arrêt de renvoi, les mis en cause appartiennent à un groupe terroriste activant dans la région de Thénia (W. Boumerdès) relevant de l'Organisation terroriste "Al-Qaida au Maghreb islamique" (AQMI). L'attentat à l'explosif contre le Palais du Gouvernement avait été perpétré simultanément avec "un autre attentat contre le siège de la Sûreté urbaine de Bab Ezzouar (Est d'Alger), suivi d'un troisième contre le siège de la Brigade de gendarmerie de Bab Ezzouar. Ces deux derniers attentats avaient fait 12 morts et quelque 131 blessés". L'arrêt de renvoi a précisé que les services de sécurité avaient "découvert le même jour (11 avril 2007) une autre voiture piégée stationnée à la rue Djenane El-Malik dans la commune d'Hydra et qui a été désamorcée par la suite". Les services de sécurité avaient arrêté les deux suspects Slimane Adlane et Ouzandja Khaled et réussi à identifier "la cellule secrète qui a exécuté ces attentats, appartenant à la Katibat El-Arqam", a jouté la même source. Ils ont également réussi à identifier l'auteur de l'attentat contre le palais du gouvernement, Boudina Merouane, alias Mouad Ben Djabal. Lors de l'audition, Slimane Adlane a reconnu qu'il était "impliqué dans ces attentats", et qu'il avait adhéré à ce groupe terroriste par l'intermédiaire de Ouzandja Khaled et que Boudina Merouane (le kamikaze) l'avait convaincu de recruter les autres accusés dans l'affaire. Il a aussi reconnu que le terroriste Ghiatou Rabah (en  fuite) l'avait chargé de filmer le siège d'Interpol à Dar El-Beida, mission qu'il avait accomplie.  Ghiatou Rabah avait chargé également l'accusé Bachar Hassen de filmer le siège d'Interpol à Alger, outre des photos-satellite prises via Internet, a-t-il précisé. De son côté, Slimane Adlane avait reconnu que Ghiatou Rabah l'avait chargé de se rendre rapidement au palais du gouvernement pour filmer les explosions. Lors de l'audition, Ouzandja Khaled a reconnu qu'il a été chargé le 11 février 2007 "de surveiller l'entrée principale de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).            

Riad D.

 

 Suite à des heurts sur la RN 20

Neuf gendarmes ont été blessés à Djelfa

Neuf gendarmes ont été blessés par des jets de pierres dans des heurts, dans la nuit de dimanche à lundi, avec des villageois de la commune de Hassi F'doul qui bloquaient la RN 40, reliant Tiaret à Djelfa, a-t-on appris de sources locales. Au moins 20 manifestants ont été arrêtés et conduits à la brigade de gendarmerie de Aïn Oussera. Une ambulance de la Protection civile a été endommagée, a rapporté TSA. La RN 40 a été bloquée par les manifestants jusqu'à une heure avancée de la soirée de dimanche. Elle a été rouverte à la circulation automobile par des éléments du Groupement d'intervention régional (GIR) de la gendarmerie, dépêchés sur les lieux.          R. N.

 

 Front Polisario-Maroc

La 9ème réunion informelle entame ses travaux à Manhasset

La neuvième réunion informelle entre le Front Polisario et le Maroc sur le dossier du Sahara occidental s'est ouverte hier à Manhasset (New York) pour une durée de deux jours sous l'égide des Nations unies. Cette réunion, la première de l'année en cours et qui se tient près de huit (8) mois depuis le précédent round informel, se déroule à huis clos sous les auspices de l'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental,  Christopher Ross, en présence des délégations des deux parties et des représentants des deux pays observateurs, l'Algérie et la Mauritanie. La délégation sahraouie est conduite par le président du Conseil national (parlement) de la République arabe sahraouie démocratique, M. Khatri Addouh, et composée également du coordinateur sahraoui avec la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso),M'hamed Khaddad, et du représentant du Front Polisario à l'ONU, M. Ahmed Boukhari.      

R. N.

 

 Salon international de l'automobile d'Alger

Plus d'une cinquantaine d'exposants attendus

Plus d'une cinquantaine d'exposants représentant les différents constructeurs d'automobile dans le monde sont attendus à la 15ème édition du Salon international de l'automobile d'Alger, ont annoncé lundi les organisateurs. Cette manifestation annuelle consacrée à la promotion de l'automobile et destinée aux férus soucieux de prendre connaissance des derniers modèles fabriqués par les constructeurs internationaux, est organisée par la Société algérienne des foires et expositions (Safex) et l'Association des concessionnaires automobiles en Algérie (AC2A).  L'édition de cette année, qui ouvrira ses portes le 15 mars et s'étalera jusqu'au 25 de ce mois, s'étend sur une superficie de 30.000 m2, soit 10% de plus que l'année dernière. Le salon de l'automobile a retenu comme axe prioritaire cette année, assurent les organisateurs, la prévention et la sécurité routière, en vue de sensibiliser le citoyen en général et le conducteur en particulier sur le "fléau" que représentent les accidents de la route. 

Ahlem M.

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Archives Edition Pdf

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Edito

Par

Amine Esseghir

Géopolitique du désastre

Est-ce que l'Afghanistan est un nouveau Vietnam pour l'armée américaine ? Il ne s'agit pas de parler de pertes, celles-ci sont sans commune mesure, beaucoup plus importantes, côté civils afghans et chez les talibans que chez les soldats de l'OTAN. Mais du point de vue traumatique, il ne fait aucun doute que le cinéma américain va nous gratifier probablement de ses meilleurs prochains films si tant est que les Américains se penchent sur le sujet comme ils l'ont fait pour le Vietnam.  Le G.I. qui a «allumé» seize civils afghans est sans aucun doute révélateur de ce traumatisme.  Il était 3h du matin à Kandahar quand le soldat est sorti de sa base, lourdement équipé, notamment de lunettes à visée nocturne et a entrepris calmement sa besogne. Il visite successivement trois maisons où dormaient enfants, femmes et vieillards. On dénombrera seize cadavres après son passage, certains calcinés. Il est intéressant de noter les commentaires de presse qui mettent en avant «la catastrophe» pour l'OTAN après cet énième massacre. Il est vrai qu'après l'épisode des Coran brûlés, cela peut s'apparenter à une catastrophe. Mais imaginons un peu le drame que vivent les familles afghanes de Kandahar qui ont vu les leurs bousillés ? Imaginons le drame afghan dans sa globalité. Après avoir vécu sous l'emprise des talibans, voilà que depuis 11 ans les Afghans vivent sous le risque des bavures de l'OTAN et de la folie meurtrière des soldats US. C'est ainsi que les talibans aujourd'hui reprennent du poil de la bête en promettant de venger les civils tués  dimanche. L'Afghanistan est le premier exemple de la libération et de la démocratisation par le biais des forces étrangères. Après lui, ce fut l'Irak et depuis 2011, ce sont les printemps arabes soutenus,  comme en Libye et comme certains espèrent le voir en Syrie, par les moyens militaires de l'OTAN. L'Afghanistan n'a pas encore connu de stabilité, l'Irak a été dévasté dans tous les sens du terme et la Libye est en train d'être découpée en lambeaux.

 

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