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Prix
littéraire Tahar Djaout
La publication
des lauréats est prise en charge !
Le Prix littéraire
en hommage à l’écrivain Tahar Djaout décerné aux heureux élus le 4
juin dernier, coïncide avec le 18e anniversaire de l’assassinat du
journaliste-écrivain et l’association culturelle Tussna a décidé de
prendre en charge la publication des trois œuvres lauréates.
D’ailleurs la
participation était très encourageante pour cette première édition.
Selon les organisateurs, pas moins de 60 participants et surtout
une vingtaine de femmes venant de 12 wilayas d’Algérie. Il y a
surtout beaucoup de jeunes auteurs qui s’engagent dans une telle
manifestation pour la première fois.
Pour ladite prise
en charge pour l’éventuelle édition, les heureux «chanceux» sont :
le roman «Liban» de l´écrivain Yamilé Ghebalou Heraoui qui a
décroché le premier prix, ensuite, le roman «Et Caïn tua Abel» de
Abderrahmane Yefsah (deuxième prix) et enfin, le roman «L’enfance
ressuscitée» de Yazid Kefif (troisième prix).
Selon le président
de ladite association, Ziad Lefgoum, les œuvres des lauréats seront
éditées à 1000 exemplaires chacune. Ces auteurs ont été récompensés
respectivement de 150 000 DA, 100 000 et 50 000 DA pour leurs œuvres
jugées par le jury comme étant les meilleures parmi celles des
participants. Pour rappel, le Prix littéraire en hommage à
l’écrivain Tahar Djaout, est un engagement pris durant le colloque
organisé en mai 2010. C’est aussi un hommage à cet humaniste qui
mérite notre reconnaissance pour son œuvre et son engagement aux
valeurs démocratiques.
De plus, il
constitue l’un des axes de l’association Tussna pour favoriser
l’écrit et la lecture. Car, c’est une action primordiale de cette
association, qui a un club de lecture itinérant qui organise des
rencontres régulières qui consiste à faire découvrir les différents
auteurs algériens et faire du livre le compagnon de tous les jours.
D’ailleurs, leur centre de documentation rempli déjà une mission qui
est celle de rapprocher le livre du lecteur. Une autre opération
d’envergure a été lancé, «le livre volant», qui connaît un intérêt
remarquable de la part de la population de la région.
Et son seul vœu
est : À travers les années, les organisateurs veulent donner à cette
louable initiative une grande dimension. Et pourquoi pas un impact
international ! Pour cela, les membres de l’association donnent
rendez-vous aux amateurs de la plume, l’année prochaine, pour le
compte de la 2e édition de ce prix dédié à Tahar Djaout, premier
journaliste algérien assassiné par les hordes terroristes, mais
aussi à toutes les victimes.
Par Timouche
Idir
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Point a la ligne
Péage ?
Outre le fait
qu'il soit vraiment heureux d'avoir songé à créer un prix littéraire
au nom de l'écrivain, poète et journaliste assassiné en 1993 Tahar
Djaout, c'est avec un réel plaisir que nous avons appris que
contrairement à la tradition en cours dans ce genre de distinction,
ici, il est et sera d'abord question d'aider et d'encadrer les
jeunes talents. Ceux-là qui ont plus que tous besoin d'être
encouragés et aidés dans leur vocation. Mieux, une résidence
d'écriture a d'ores et déjà était mise en place à l'usage des futurs
lauréats. Que demander de mieux et de plus ? Voilà enfin des
Algériens qui ont décidé de se mettre au diapason de ce qui se passe
depuis de longues décennies ailleurs. Voilà enfin des Algériens qui
font ce qu'ils peuvent pour non pas fuir ou éviter la trop pesante
institutionnalisation de la culture, mais qui font preuve d'esprit
d'initiative et d'imagination pour ouvrir d'autres pistes dans un
domaine assurément pas facile du tout. Ce qui, et en toute bonne
logique, nous amènerait à la conclusion provisoire suivante : que
ceux qui prennent sur eux d'aider et d'encourager les autres soient
eux-mêmes aidés et encouragés. Dit comme cela, cela semble simple
comme bonjour, pourtant à y regarder de plus près, la chose n'est
pas aussi évidente. C'est que nous avons trop pris l'habitude de
considérer que toute aide ou soutien étatique et/ou ministériel doit
automatiquement s'accompagner d'une adhésion sans faille aux
préalables idéologiques et politiques en vigueur. Je te soutiens
mais en retour tes fleurs ou tes fruites ne pourront éclore et
pousser ailleurs que dans le jardin dont seul je possède les clés,
que, par conséquent, je peux ouvrir ou fermer quand bon me semble.
C'est-à-dire à la moindre velléité d'indépendance de ta part. Tel
semble être le message subliminal qui entoure ce genre d'action
officielle. Certes, en ce bas monde, il n'y a rien pour rien. Mais
tout de même ! Après tout, cet argent ne sort pas de la poche de
quelqu'un, c'est le bien de tous : il s'appelle Sahara !
Par Malik
Bellil
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Nadine Labaki
Faire beaucoup
avec peu de choses
Jeune actrice,
réalisatrice et scénariste libanaise, Nadine Labaki a réussi ses
premieres œuvres avec peu de moyens. On dit d'elle qu'elle a le
talent et la chance. Après un pari réussi de son permier long
métrage Caramel, Nadine n'a pas quitté les plateaux de tournage.
Pour la seconde fois, elle tourne avec des comédiens talentueux, pas
forcément professionnels, son nouveau son film «Et maintenant, on va
où ?».
Née le 18 février
1974 à Beyrouth, Liban, Nadine Labaki, jeune actrice, réalisatrice
et scénariste libanaise, a choisi le 7e art comme moyen favori
d'expression. Nadine passe son baccalauréat à Beyrouth en 1993.
Diplômée en études audiovisuelles à l'université francophone de
Saint-Joseph de Beyrouth (IESAV), elle réalise son film d'école, 11
rue Pasteur, en 1997, qui obtient Le Prix du meilleur court métrage
à la Biennale du cinéma arabe à l'Institut du monde arabe (Paris) en
1998. Nadine Labaki a aussi participé au concours télévisé Studio el
Fan au début des années 90 dans la catégorie réalisation. Elle
tourne ensuite de nombreuses publicités et clips musicaux, notamment
pour Nancy Ajram, dont celui d'«Akhasmak Ah» qui la fait
véritablement connaître. Nadine Labaki joue également la comédie,
dans des films tels que «Ramad» en 2003, «Seventh dog» ou «L'Autobus»
en 2005. Son premier long métrage en tant que réalisatrice,
«Caramel» est présenté à la sélection de la Quinzaine des
réalisateurs du Festival de Cannes en 2007. Ce film est un véritable
tremplin, et connaît un succès aussi bien critique que public. Le
magazine américain «Variety» la liste dans les 10 réalisateurs à
suivre en 2007. «Caramel» est surtout l'occasion pour
Labaki de montrer
un Beyrouth différent, dans une comédie romantique où cinq femmes se
réunissent dans un salon de beauté et parle d'amour, de sexualité,
de tradition et des hauts et des bas de la vie quotidienne. Nadine
Labaki est faite chevalier des arts et lettres en France en juillet
2008. Son deuxième long métrage, «Et maintenant on va où ?», est
présentéà la compétition «Un certain Regard» au 64e Festival de
Cannes 2011. Dans cette histoire de village où cohabitent chrétiens
et musulmans, elle y sera comme dans «Caramel» la seule actrice
professionnelle.
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