mercredi 15 juin 2011

 

Prix littéraire Tahar Djaout

La publication des lauréats est prise en charge !

Point a la ligne

Péage ?

Nadine Labaki

Faire beaucoup avec peu de choses

 

 
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 Prix littéraire Tahar Djaout

La publication des lauréats est prise en charge !

Le Prix littéraire en hommage à l’écrivain Tahar Djaout décerné aux heureux élus le 4 juin dernier, coïncide avec le 18e anniversaire de l’assassinat du journaliste-écrivain et l’association culturelle Tussna a décidé de prendre en charge la publication des trois œuvres lauréates.

D’ailleurs la participation était très encourageante pour cette première édition. Selon les organisateurs, pas moins de  60 participants et surtout une vingtaine de femmes venant de 12 wilayas d’Algérie. Il y a surtout beaucoup de jeunes auteurs qui s’engagent dans une telle manifestation pour la première fois.

Pour ladite prise en charge pour l’éventuelle édition, les heureux «chanceux» sont : le roman «Liban» de l´écrivain Yamilé Ghebalou Heraoui qui a décroché le premier prix, ensuite, le roman «Et Caïn tua Abel» de Abderrahmane Yefsah (deuxième prix) et enfin, le roman «L’enfance ressuscitée» de Yazid Kefif (troisième prix).

Selon le président de ladite association, Ziad Lefgoum, les œuvres des lauréats seront éditées à 1000 exemplaires chacune. Ces auteurs ont été récompensés respectivement de 150 000 DA, 100 000 et 50 000 DA pour leurs œuvres jugées par le jury comme étant les meilleures parmi celles des participants. Pour rappel, le Prix littéraire en hommage à l’écrivain Tahar Djaout, est un engagement pris durant le colloque organisé en mai 2010. C’est aussi un hommage à cet humaniste qui mérite notre reconnaissance pour son œuvre et son engagement aux valeurs démocratiques.

De plus, il constitue l’un des axes de l’association Tussna pour favoriser l’écrit et la lecture. Car, c’est une action primordiale de cette association, qui a un club de lecture itinérant qui organise des rencontres régulières qui consiste à faire découvrir les différents auteurs algériens et faire du livre le compagnon de tous les jours. D’ailleurs, leur centre de documentation rempli déjà une mission qui est celle de rapprocher le livre du lecteur. Une autre opération d’envergure a été lancé, «le livre volant», qui connaît un intérêt remarquable de la part de la population de la région.

Et son seul vœu est : À travers les années, les organisateurs veulent donner à cette louable initiative une grande dimension. Et pourquoi pas un impact international ! Pour cela, les membres de l’association donnent rendez-vous aux amateurs de la plume, l’année prochaine, pour le compte de la 2e édition de ce prix dédié à Tahar Djaout, premier journaliste algérien assassiné par les hordes terroristes, mais aussi à toutes les victimes.

Par Timouche Idir

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Point a la ligne

Péage ?

Outre le fait qu'il soit vraiment heureux d'avoir songé à créer un prix littéraire au nom de l'écrivain, poète et journaliste assassiné en 1993 Tahar Djaout, c'est avec un réel plaisir que nous avons appris que contrairement à la tradition en cours dans ce genre de distinction, ici, il est et sera d'abord question d'aider et d'encadrer les jeunes talents. Ceux-là qui ont plus que tous besoin d'être encouragés et aidés dans leur vocation. Mieux, une résidence d'écriture a d'ores et déjà était mise en place à l'usage des futurs lauréats. Que demander de mieux et de plus ? Voilà enfin des Algériens qui ont décidé de se mettre au diapason de ce qui se passe depuis de longues décennies ailleurs. Voilà enfin des Algériens qui font ce qu'ils peuvent pour non pas fuir ou éviter la trop pesante institutionnalisation de la culture, mais qui font preuve d'esprit d'initiative et d'imagination pour ouvrir d'autres pistes dans un domaine assurément pas facile du tout. Ce qui, et en toute bonne logique, nous amènerait à la conclusion provisoire suivante : que ceux qui prennent sur eux d'aider et d'encourager les autres soient eux-mêmes aidés et encouragés. Dit comme cela, cela semble simple comme bonjour, pourtant à y regarder de plus près, la chose n'est pas aussi évidente. C'est que nous avons trop pris l'habitude de considérer que toute aide ou soutien étatique et/ou ministériel doit automatiquement s'accompagner d'une adhésion sans faille aux préalables idéologiques et politiques en vigueur. Je te soutiens mais en retour tes fleurs ou tes fruites ne pourront éclore et pousser ailleurs que dans le jardin dont seul je possède les clés, que, par conséquent, je peux ouvrir ou fermer quand bon me semble. C'est-à-dire à  la moindre velléité d'indépendance de ta part. Tel semble être le message subliminal qui entoure ce genre d'action officielle. Certes, en ce bas monde, il n'y a rien pour rien. Mais tout de même ! Après tout, cet argent ne sort pas de la poche de quelqu'un, c'est le bien de tous : il s'appelle Sahara !

Par Malik Bellil

 

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Nadine Labaki

Faire beaucoup avec peu de choses

Jeune  actrice, réalisatrice et scénariste libanaise, Nadine Labaki a réussi ses premieres œuvres avec peu de moyens. On dit d'elle qu'elle a le talent et la chance. Après un pari réussi de son permier long métrage Caramel, Nadine n'a pas quitté les plateaux de tournage. Pour la seconde fois, elle tourne avec des comédiens talentueux, pas forcément professionnels, son nouveau son film «Et maintenant, on va où ?».

Née le 18 février 1974 à Beyrouth, Liban, Nadine Labaki, jeune  actrice, réalisatrice et scénariste libanaise, a choisi le 7e art comme  moyen favori d'expression. Nadine  passe son baccalauréat à Beyrouth en 1993. Diplômée en études audiovisuelles à l'université francophone de Saint-Joseph de Beyrouth (IESAV), elle réalise son film d'école, 11 rue Pasteur, en 1997, qui obtient Le Prix du meilleur court métrage à la Biennale du cinéma arabe à l'Institut du monde arabe (Paris) en 1998. Nadine Labaki a aussi participé au concours télévisé Studio el Fan au début des années 90 dans la catégorie réalisation. Elle tourne ensuite de nombreuses publicités et clips musicaux, notamment pour Nancy Ajram, dont celui d'«Akhasmak Ah» qui la fait véritablement connaître. Nadine Labaki joue également la comédie, dans des films tels que «Ramad» en 2003, «Seventh dog» ou «L'Autobus» en 2005. Son premier long métrage en tant que réalisatrice, «Caramel» est présenté à la sélection de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes en 2007. Ce film est un véritable tremplin, et connaît un succès aussi bien critique que public. Le magazine américain «Variety» la liste dans les 10 réalisateurs à suivre en 2007. «Caramel» est surtout l'occasion pour

Labaki de montrer un Beyrouth différent, dans une comédie romantique où cinq femmes se réunissent dans un salon de beauté et parle d'amour, de sexualité, de tradition et des hauts et des bas de la vie quotidienne. Nadine Labaki est faite chevalier des arts et lettres en France en juillet 2008. Son deuxième long métrage, «Et maintenant on va où ?», est présentéà la compétition «Un certain Regard» au 64e Festival de Cannes 2011. Dans cette histoire de village où cohabitent chrétiens et musulmans, elle y sera comme dans «Caramel» la seule actrice professionnelle.

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