Une étude internationale rapporte que l’Algérie fait partie des plus gros importateurs d’armes au monde. C’est un fait, mais que l’on peut décliner sur plusieurs modes, notamment celui qui consiste à donner l’image d’un pays qui se surarme malgré son sous-développement.

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 Regards                    

La démocratie

des pauvres

Au lieu de s'attarder sur l'insondable attitude de deux monarchies, pas démocratiques du tout, l'Arabie saoudite et les Emirats, avec leur soutien empressé aux insurgés libyens, agrémenté d'un soutien au roi du Bahreïn contre ses insurgés, il sera peut-être plus rentable de défricher le concept de démocratie qui fait débat concernant les «arabes». En cherchant un peu, loin des philosophies et de leurs circonvolutions, on peut trouver un éclairage qui touche intimement les contours de la «démocratie» telle qu'elle peut être vécue dans des pays similaires à l'Algérie. Le principe fondateur est que «la participation de la population au processus de décision est aujourd'hui considérée comme une des conditions de réussite des programmes de développement». Partant de là, une étude, qui repose sur un postulat dont on n'entend pas beaucoup parler, a été menée dans des pays africains entre 2001 et 2003. Ce postulat veut que la  «démocratie», que l'étude associe à l'économie de marché, rencontre des difficultés d'instauration à cause des réticences des pauvres. Ceux-ci sont plus portés à considérer que l'État, malgré ses déficiences, est considéré comme plus susceptible d'assurer l'objectif d'équité que le marché. Il en est de même pour ceux qui dénoncent les inégalités comme une forme d'injustice. Mais, en réalité, les pauvres sont plutôt contre  la libéralisation et non contre la démocratisation. Les pauvres apparaissent, ainsi, comme plus pragmatiques par le contenu qu'ils mettent dans la démocratie. Elle  signifie, pour eux, que l'Etat ne peut gagner la confiance des citoyens que s'il œuvre concrètement contre l'exclusion, les inégalités et la corruption.

Ce pourquoi ils rejettent le libéralisme dans lequel ils ne perçoivent que l'appauvrissement des plus faibles.

Ils doivent savoir de quoi ils parlent, pour vivre dans des pays où la richesse n'est pas assez abondante pour que des miettes arrivent en bas et atténuent la misère. Donc, les pauvres nous apprennent que la «démocratie» n'est pas aussi simple à comprendre et que tout dépend du point de vue à partir duquel on l'aborde. Ils disent clairement qu'ils ne veulent pas de ce qui leur est proposé, c'est-à-dire, pour paraphraser  Jacques Higelin, une société qui serait un supermarché, et dont l'Etat serait un service des réclamations. Dans le langage des «experts», on parle de libre-entreprise, de marché et d'Etat régulateur. Finalement, rien n'est aussi absolu qu'il y paraît. C'est dire que tout doit être discuté sérieusement, que  les slogans les plus répandus ne sont pas forcément ceux de tout le monde, qu'ils ne sont pas compris de la même façon et la «démocratie» est une chose suffisamment sérieuse pour qu'elle soit bien expliquée et non enfermée dans deux ou trois slogans, aussi clinquants soient-ils. Chez les «arabes» cela va être assez difficile. Pas chez nous où nous avons tout expérimenté et, par-dessus tout, les recettes du Fonds Monétaire International (FMI) et celles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec le «retrait de l'Etat». Il suffit de donner la parole, sans oublier, surtout, ceux qui ont patiemment attendu que l'Etat soit remplacé par le marché et qui n'ont rien vu venir et qui ne connaissent que l'émeute pour s'inviter sur la scène, au contraire de ceux qui disposent, pour ce faire, de grands canaux nationaux et internationaux.

 

Par Ahmed Halfaoui 

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mercredi 16 mars 2011


Crise Libyenne

Kadhafi prépare l'assaut de Benghazi

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LES TITRES  

Abdelhamid Mehri au siège national du FFS

«Je préfère le changement pacifique au renversement du système politique»

 

Plus de 3 000 d'entre eux devant le département de Harraoubia

La colère de la Coordination autonome des étudiants gagne du terrain

 

Victime d’un séisme et d’un tsunami

Le Japon porte un coup dur à l'énergie nucléaire mondiale

 

Bahreïn

Etat d'urgence et crise avec l'Iran

 

Bahia Rachedi

La mère de tous les algériens


LA 24

 Centres nucléaires de Draria et d'Alger

Les chercheurs organisent un sit-in

Les chercheurs des centres de recherche scientifique et technique nucléaire de Draria (CRND) et d'Alger (CRNA), qui relèvent du Commissariat national à l'énergie atomique (Comena), sont en colère. Cela fait près d’un mois qu'ils observent des arrêts de travail de courte durée pour dénoncer leur situation socio-professionnelle. Hier 15 mars, ils ont organisé un sit-in devant le CRNA pour forcer l'administration à mettre en application le décret du 20 octobre 2010 relatif au régime indemnitaire et l'éléboration du statut particulier du chercheur permanent. Ce statut était prévu depuis 1996 avec l'entrée en vigueur du texte sur le fonctionnement du Comena.

Les protestataires dénoncent le refus des responsables du Comena, qui dépend du ministre de l'Energie et des Mines, à adhérer à leurs revendications pourtant basées sur des textes de loi. Ils disent avoir saisi par lettre, et à plusieurs reprises depuis l'automne 2010, tous les responsables. Sans obtenir de réponse. Ils accusent le Comena de faire preuve de «mauvaise volonté» dans la prise en charge de leurs problèmes. Selon eux, les chercheurs de l'Agence spatiale algérienne (ASAL) ont bénéficié du nouveau régime indemnitaire alors que l'ASAL et le Comema ont un statut juridique similaire. Outre Draria et Alger, le Comena gère également les centres de Birine (Djelfa) et de Tamanrasset. Le CRN Alger développe des programmes de recherche dans les domaines de la physique, des techniques et applications nucléaires, de la physique radiologique, de l'environnement et de la sûreté nucléaire. Le CRN Draria, qui gère le réacteur expérimental Nur (lancé en 1989 d'une puissance de 1 MW (mégawatt, ndlr), s'occupe, lui, de la la valorisation des matériaux liés à la fabrication de combustible nucléaire, de la physique et du génie nucléaire.

 

 

 Après avoir renoncé à vendre ses actifs

BP veut exploiter de nouveaux gisements d'hydrocarbures en Algérie

Après avoir renoncé à vendre ses actifs en Algérie, le groupe pétrolier britannique BP compte développer davantage ses activités dans le pays, notamment dans l'exploration et la production de pétrole et de gaz. «Il s'agit d'accroître notre production de pétrole et de gaz en Algérie en nous associant à des projets futurs», a déclaré ce lundi 14 mars à l'APS un porte-parole du groupe pétrolier britannique, Robert Wine, qui évoqué l'intérêt de sa compagnie pour le site de Tinzaouatine découvert en août 2008 par Sonatrach.

BP, présent en Algérie via deux projets de gaz naturel, à In Salah et In Amenas dans le sud du pays, veut s'associer avec Sonatrach pour y exploiter de nouveaux gisements de gaz, selon ce porte-parole. Les gaz schisteux algériens intéressent particulièrement le géant britannique, selon des sources proches de la compagnie. Pour le groupe britannique, le potentiel algérien en matière de gaz et de pétrole est «important».

M. Wine a indiqué qu'il y a peu de sites dans le monde où l’on parle de développement de la production du fait que la grande majorité des sites sont en déclin. La production de gaz par BP Algérie s'élève a 9 milliards de m3 par an représentant 1,5% de la production mondiale de BP tandis que la production de pétrole est de 17 000 barils /jour, soit 0,7% de la production totale du groupe.

Sonia Lyes

 

 

 POUR RELANCER SA PRODUCTION DE GAZ

L'Algérie compte investir 12 milliards de dollars

L'Algérie va engager un vaste programme de rénovation de ses installations gazières pour un montant global de 12 milliards de dollars afin de relancer sa production gazière, a appris hier TSA de source proche de Sonatrach.

A la demande du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, prépare actuellement un plan gazier à moyen terme qui sera présenté au gouvernement avant la fin de l'année en cours. Ce plan comprendra notamment la rénovation des unités de gaz GNL basées dans les zones industrielles pétrolières d'Arzew, près d'Oran, et de Skikda, selon la même source. La nouvelle stratégie gazière algérienne doit être établie en tenant compte des évolutions récentes du marché gazier avec l'entrée en production aux Etats-Unis de gisements de gaz schisteux qui a provoqué une chute brutale des prix de ce produit.

Dans la feuille de route définie par Ouyahia, le futur plan doit aussi préciser la politique nationale en matière de production de gaz naturel. L'objectif étant d'augmenter cette production afin qu'elle puisse répondre favorablement à la demande nationale et à honorer les contrats d'exportation. La relance du secteur gazier se fera aen partenariat vec les groupes BP et Anadarko.

La production nationale de gaz connaît un certain recul ces dernières années en raison de la vétusté des installations gazières et la faiblesse des investissements dans la recherche et l'exploration de nouveaux gisements, selon la même source. L'Algérie devrait enregistrer une baisse de 4,5% du montant de ses exportations de gaz et de pétrole en 2011 et un recul de 6% de sa production d'hydrocarbures en 2012. Sit-in de protestation de la coordination nationale des fonctionnaires des services économiques

 

 Education

Protestation des fonctionnaires des services économiques

La coordination nationale des fonctionnaires des  services économiques, affiliée à la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE) et à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a organisé hier à Alger un sit-in de protestation pour faire valoir une série de revendications, a constaté l'APS .

La Coordination nationale des fonctionnaires des services économiques réclame l'indemnité de documentation, l'indemnité d'expérience pédagogique et d'autres indemnités avec un effet rétroactif, conformément au décret exécutif 08-315 qui a bénéficié à tous les travailleurs et fonctionnaires de l'éducation à l'exception de ceux des services économiques.

Les protestataires ont souligné que leurs revendications étaient «légitimes» et qu'il était de leur droit de bénéficier de ces indemnités car ils font partie de ce secteur au même titre que tous ses autres fonctionnaires et travailleurs.

Ils ont indiqué que leurs revendications ne dataient pas d'hier mais qu'elles remontaient à 2003, précisant que les contacts en cours entre les représentants du ministère et de la coordination n'ont toujours rien donné.

Les protestataires ont exprimé leur désarroi quant à leur classement. Ils ont déclaré n'être classés ni comme le reste des travailleurs et fonctionnaires de l'éducation ni comme ceux du ministère des finances. C'est pourquoi ils réclament d'être classés dans l'un des deux ministères pour pouvoir bénéficier des avantages et indemnités prévus.

Pour les représentants de la coordination qui se sont rassemblés devant le Lycée Cheikh Bouâmama et la route menant vers le ministère de l'Education, les indemnités dont ils ont bénéficié récemment et qui vont de 500 à 1 200 dinars sont «minimes». Aussi, réclament-ils un reclassement au même titre que tous les autres travailleurs du secteur de l'éducation.

 

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L'édito

Par

Aïssa Khelladi 

 

Personne n'est jamais là

Une étude internationale rapporte que l’Algérie fait partie des plus gros importateurs d’armes au monde. C’est un fait, mais que l’on peut décliner sur plusieurs modes, notamment celui qui consiste à donner l’image d’un pays qui se surarme malgré son sous-développement. Une espèce de Corée du Nord bis. Et par glissements, l’insinuation dans les esprits d’une similitude entre les deux régimes. Ainsi, le pouvoir algérien serait parmi les pires formes de dictature dans le monde. Le procédé n’est pas nouveau, il est régulièrement mis en œuvre à diverses occasions. Il ne s’agit pas d’en débattre ici, mais de s’interroger sur la superbe indifférence avec laquelle de pareilles insinuations, qui ressemblent à des campagnes à répétition, sont officiellement accueillies. Personne n’est jamais là, fut-ce un petit fonctionnaire, pour rappeler par exemple que ces importations massives d’armement, depuis 2006, se justifient par les retards accumulés sur une période de plusieurs décennies. L’Algérie n’a même pas acheté de cartouches tout le long des années quatre-vingt dix. Avant de décider ce programme d’importation – et de modernisation - le pays était en position d’infériorité militaire vis-à-vis du Maroc, avec lequel il entretenait- et entretient encore - des rapports tendus. Sans parler  non plus de l’Egypte qui le dépasse toujours sur ce plan, et de tous les impératifs de sécurité que sa situation géopolitique lui impose et qui déterminent sa vocation à devenir une puissance régionale, la nécessité de renouveler un équipement militaire vétuste, voire obsolète puisqu’il date des années soixante-dix dans le meilleur des cas, lui dictait ce choix. Dès lors que les moyens financiers étaient réunis, et qu’ils pouvaient ne plus l’être du jour au lendemain - suivant les fluctuations du prix du pétrole - quoi de plus naturel, de plus responsable, que de penser à rééquilibrer la situation militaire du pays ? Le problème est qu’il n’existe personne pour rappeler cette évidence. L’absence de communication officielle montre clairement que ce pouvoir, attaqué sans cesse sur tous les plans, n’est pas apte à se défendre ni donc à durer. Puisqu’il est le seul à n’accorder que peu d’importance aux médias, il sera bien le seul à croire que ces attaques seront sans conséquences du fait qu’elles procèdent du mensonge médiatique. Or, les révoltes populaires arabes, la mondialisation, le sens de l’histoire, tout cela montre que nous entrons à notre tour dans des systèmes politiques où l’opinion publique joue un rôle déterminant. L’opinion, c’est la perception, ce sont les médias. Ou bien on est apte à faire avec, et on suit la mode, ou bien on quitte la ville. Ce pouvoir est bel et bien condamné. De toutes les vérités régulièrement rapportées par les médias sur lui, beaucoup sont fausses et beaucoup d’autres demandent à être nuancées. Mais il n’y en a qu’une qui ne souffre aucune discussion : son archaïsme sur le plan de la communication.        

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