L'Algérie vit au gré des différents festivals dédiés à la musique. C'est une tradition estivale toujours renouvelée pour le bonheur des puristes qui bravent les distances pour admirer les prestations d'artistes algériens et internationaux de grand talent. Parmi eux, il en est un qui ne cesse de renouer avec Alger et un public qui lui est acquis de longue date.

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Droit d'ingérence et ONG

Quand on a commencé à parler de droit d'ingérence, on ne se rendait pas compte jusqu'où cela pouvait aller, même s'il était évident que ne pouvaient user de ce droit que ceux qui en avait les moyens. Maintenant que l'on sait ce qu'il signifie, après l'Afghanistan, l'Irak, la Libye et la Syrie, il faut se mettre à en comprendre les mécanismes et la procédure de sélection des «régimes» éligibles à l'ingérence. Pour les mécanismes, on observe immédiatement, qu'à l'origine du branle-bas de combat se trouvent toujours les «ONG» ou Organisations non gouvernementales, personnes morales à but non lucratif financées, en principe et seulement en principe, par des fonds privés. «Non gouvernementales» étant un qualificatif qui donne tous les gages d'impartialité, de neutralité et de désintéressement, que sont censées dicter les seules considérations humanitaires. Ainsi, l'activation d'une ONG ne peut reposer que sur le souci d'apporter aide et protection à une ou des populations données. Et des ONG, il y en a des centaines, voire des milliers, qui peuplent le vide laissé par les Etats, ce pourquoi elles se sont constituées en théorie. Mais, il y a un petit nombre qui sort du lot. Ce sont celles qui se sont spécialisées dans ce qu'on appelle «les droits de l'homme». Dans cette catégorie, il y en a de toutes sortes des associations, des ligues, des observatoires… Après ces ONG, ce sont les médias et des personnalités médiatiques qui se mobilisent autour du pays concerné par les faits relevés. Ensuite, ce sont des pays, exclusivement européens ou les Etats-Unis, surtout les Etats-Unis, qui se mêlent du dossier. Eux, on les appelle la «communauté internationale», l'ONU étant ce «machin» qui peut ou ne peut pas, selon les cas, servir de caution aux opérations d'ingérence. Les pays ciblés se situent invariablement en Afrique ou en Asie, pour le moment. Ils sont, de préférence, assez riches en ressources naturelles et/ou font partie des «Etats-voyous», c'est-à-dire des Etats qui s'opposaient et qui persistent à vouloir conserver une certaine souveraineté, tout en traînant les tares de l'autoritarisme politique ou d'une «démocratie» contestée. Inutile donc de trop s'appesantir sur la notion de «droits de l'homme» en ce concerne le «droit d'ingérence», car on n'en finirait pas de s'interroger sur les innombrables cas d'atteinte à ces droits, sans que des ONG ou la «communauté internationale» remuent la moindre poussière pour y mettre un frein. Par contre, il suffit de très peu pour que le monde entier soit secoué et mis devant ses responsabilités, dès que Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat étatsunienne, est chargée d'une affaire. Ce qui se produit, comme on l'a signalé plus haut, à l'initiative d'une ou de plusieurs ONG. Le mieux étant que le signal vienne de l'intérieur du pays concerné. Le cas syrien a fait ressortir l'efficacité de ses observatoires qui vont vraisemblablement constituer la formule la plus adaptée.  L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), dont les informations font autorité, envers et contre tout, même s'il est représenté pas un seul individu… à partir de Londres depuis dix ans, comprendrait 200 militants qui… ne se connaissent pas. C'est dire l'aisance avec laquelle il devient possible de fabriquer une ONG qui peut démolir une nation, pour peu que les détenteurs de la force s'appuient sur elle. Avec cela, on aura fait le tour du droit d'ingérence. 

Par Ahmed Halfaoui 

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lundi 16 juillet 2012  

Des imams étrangers dans les campus, lieux de travail et domiciles

Retour en force du wahabisme et du chiisme

Ces deux rites étrangers aux Algériens qui sont, comme tout le monde le sait, "malékites", sont  prêchés par des imams souvent orientaux, dans les "moussalates" qui échappent au contrôle du ministère des Affaires religieuses.

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LES TITRES           

Mise en circulation depuis près de deux semaines

La nouvelle pièce de 200 dinars introuvable

 

Laurent Fabius depuis hier à Alger

Un partenariat à relancer

 

Ils maintiennent leur mouvement de protestation

Sit-in des gardes communaux devant les sièges des wilayas

 

Révision de la Constitution et prérogatives du Parlement

La fonction de contrôle sera renforcée, selon Ouyahia

 

Le crime organisé en hausse

Trafic de drogues, d'armes et de fausse monnaie


LA 24

Des centaines d'estivants pénalisés

Pénurie de carburant dans plusieurs wilayas

Les citoyens de l'extrême Est Algérien sont confrontés ces derniers jours, à une vague de pénurie de carburant. La raréfaction de ces dérivés pétroliers dans les willayas de Tébessa et Khenchela a engendré des scènes de dépit parmi les citoyens, qui souffrent le martyre pour s'approvisionner en énergie, notamment les estivants en partance vers la Tunisie voisine. Des files interminables de véhicules ont été constatées dans la plupart des stations-service.  Les heures de queue allongées ont provoqué des tensions parmi les conducteurs qui attendaient à être servis. L'atmosphère était des plus survoltées, chose qui a contraint les services de sécurité à prendre en main la situation pour éviter toute dégénérescence de la situation, étant donné le comportement de certains jeunes, ne reconnaissant ni civisme, ni respect de la règle : premier arrivé, premier servi. Pour de nombreux citoyens de l'Est, cette situation est due à la prolifération des contrebandiers qui écoulent frauduleusement du carburant algérien sur le marché Tunisien à des prix quatre fois plus chers, ce qui occasionne, outre le préjudice financier, un retard considérable dans l'acheminement de toute l'activité économique de la région. Ces malfaiteurs s'adonnent, au grand jour, au vu et au su de tout le monde à faire passer des quantités considérables de carburant. Face à cette situation qui pénalise les citoyens et voyageurs en particulier, qui subissent le dictat du marché parallèle- comme ce fut le cas durant les années précédentes, où les citoyens se pourvoyaient en carburant chez des contrebandiers à des prix allant parfois au double- les autorités doivent raffermir davantage les mailles de nos frontières qui se livrent à un trafic sans propre égal dans le monde : sortie de centaines de milliers de têtes de bétails, de denrées alimentaires subventionnées par l'Etat et des équipements technologiques et l'entrée en osmose des différents types de drogues sur le territoire national.   

Ce constat est partagé par quelques propriétaires de stations d'essence  qui imputent ces raretés aux contrebandiers. Ce fléau gagne du terrain, notamment dans les régions jouxtant le territoire tunisien ; où certains propriétaires de camions et Taxieurs, épris de gains faciles, s'adonnent à passer des quantités intéressantes de différents types de carburant, au grand dam d'un citoyen qui cumule de longues heures d'attente pour être servi.

A moins d'une sérieuse prise en charge de ce fléau, la situation s'empirera davantage durant le mois de ramadhan, sachant qu'il intervient cette année en pleine période estivale. La société NAFTAL, vient de rendre public un communiqué, affirmant la disponibilité des produits pétroliers et de gaz butane, durant le mois sacré du ramadhan, sur l'ensemble de son réseau de stations-service ; cette mesure serait-elle pour autant efficace dans l'amorce de la pénurie qui frappe de plein fouet l'Est du pays ?

Par Kamal Lembrouk  

 

Poursuivis pour assassinat et rapt

Le procès de 21 terroristes reporté 

Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a reporté hier, à la prochaine session criminelle, le procès de 21 terroristes présumés, dont 18 en fuite, poursuivis pour assassinat et rapt avec demande de rançon. Le juge Omar Benkharchi qui a décidé l'ajournement de cette affaire, en raison de l'absence de la défense, a procédé à la désignation d'avocats d'office. Parmi les accusés en état de fuite, Abdelmalek Droukdel, "Emir" de l'organisation terroriste "Al-Qaida au Maghreb islamique" (AQMI) et Abdelmoumen Rachid qui a collecté des fonds pour l'achat des explosifs utilisés dans l'attentat qui a ciblé le siège du secteur militaire et un hôtel à Bouira. Concernant les mis en cause arrêtés, il s'agit de M'hamed Cherik (38 ans) "Emir" de Katibet Ennour activant à Boumerdès, Oualid Khaled (29 ans) et Othmane Touati (44 ans) arrêtés récemment par les services de sécurité. Les prévenus ont participé à plusieurs attentats terroristes dont ont été victimes des membres de l'Armée nationale populaire (ANP) et de la Gendarmerie nationale à Tizi Ouzou et Boumerdès. Les faits remontent, selon l'arrêt du renvoi, à 2009, lorsque le terroriste repenti dénommé Sid Ali avait décidé de se rendre aux services de sécurité avouant avoir convenu avec M'hamed Cherik de saisir l'occasion de la sortie du public à Alger pour célébrer la qualification de l'équipe nationale de football aux phases finales de la coupe du monde pour cambrioler des magasins et enlever des personnalités pour demander des rançons afin de financer des groupes terroristes qui souffraient alors de problèmes financiers. Les informations fournies par Sid Ali ont permis aux services de sécurité d'arrêter les trois accusés dans cette affaire.       

Salem M.

 

Sétif

Importante saisie de tabac à chiquer contrefait

Trois quintaux et neuf kilogrammes de tabac à chiquer contrefaits ont été saisis récemment par la brigade de la Police judiciaire de la Sûreté de daïra de Salah Bey, située au sud de Sétif, a-t-on indiqué samedi à la Sûreté de wilaya. Agissant sur la base de renseignements faisant état de l'existence d'un atelier artisanal de fabrication, de traitement et d'emballage de cette substance, les éléments de la Police judiciaire sont parvenus à mettre la main sur cette importante quantité qui était destinée à la vente sur le marché local, a indiqué un officier de police. L'enquête menée par les agents compétents à permis l'arrestation d'un individu qui activait dans cet atelier clandestin et qui tentait de faire écouler la marchandise contrefaite sur le marché, a-t-on ajouté à la Sûreté de wilaya. En plus de cette quantité de tabac à chiquer saisie, les éléments de la Police judiciaire sont parvenus également à la saisie de 6 900 enveloppes de papiers à cigarette, 10 690 sachets vides de divers format, 230 boites vides et 9 150 timbres fiscaux, a-t-on souligné. Présenté devant le procureur de la République du tribunal d'Ain Oulmène, le mis en cause dans cette affaire de contrefaçon a été écroué. La quantité de tabac saisie, a quant à elle été détruite, a-t-on ajouté à la Sûreté de wilaya.   

Riad D.

 

Collision d'une voiture avec un bus transport des scouts

Quatre membres d'une même famille décédés

Quatre personnes ont été tuées dans un accident de la route survenu dimanche matin sur la RN 05 reliant la commune d'Oued El Athmania (sud-ouest de Mila) au chef lieu de cette même wilaya, a-t-on indiqué à la Protection civile. L'accident s'est produit aux environs de 10h35mn au lieudit "Edardar" lors d'une violente collision entre un véhicule léger et un autobus transportant 36 personnes du groupe "Eradja" des scouts musulmans de M'sila, en provenance de la ville de Jijel, a-t-on précisé de même source. Une vieille de 75 ans et trois autres personnes de la même famille âgées de 53 ans, 33 ans et 17 ans qui étaient à bord du véhicule léger sont mortes sur le coup, a-t-on indiqué la même source, précisant que sept personnes parmi les scouts islamiques ont été transportés par les citoyens vers les hôpitaux d'Oued El Athmania et Chelghoum Laid. Quatre autres passagers du bus ont été secourus sur place par le staff médical des scouts musulmans, a-t-on souligné. Le wali de Mila et le commandant du groupement territorial de la Gendarmerie nationale se sont aussitôt déplacés sur le lieu du drame pour s'enquérir des conditions de prise en charge des victimes de cet accident. Une enquête a été diligentée par les services de la Gendarmerie nationale pour déterminer les circonstances exactes de cet accident survenu sur une route qui connaît une circulation dense, notamment lors de la saison estivale, a-t-on noté. Des campagnes de sensibilisation et de vulgarisation ont été organisées pour lutter contre ce fléau qui ne cesse d'endeuiller des centaines de familles.

Riad D.

 

Il n'a fait aucun dégât

Séisme de magnitude 3,8 à Chlef 

Un tremblement de terre de magnitude 3,8 sur l'échelle ouverte de Richter s'est produit hier à Chlef, indique le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG). L'épicentre du tremblement de terre qui s'est produit à 03h05, a été localisé à 20 km au Sud-est de de Boukadir (Chlef) , précise-t-on de même source.

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Rond Point

Par

Djamel Eddine Merdaci 

L'esprit de la musique

L'Algérie vit au gré des différents festivals dédiés à la musique. C'est une tradition estivale toujours renouvelée pour le bonheur des puristes qui bravent les distances pour admirer les prestations d'artistes algériens et internationaux de grand talent. Parmi eux, il en est un qui ne cesse de renouer avec Alger et un public qui lui est acquis de longue date. C'est le musicien et compositeur camerounais Manu Dibango. Avec ses presque 80 ans d'âge, l'homme reste tel qu'en lui-même, trépidant et virevoltant qu'un jeune sportif. Surprenant d'énergie et de créativité, Manu Dibango a fait danser les spectateurs venus assister au spectacle qu'il vient de donner au Bois des Arcades d'Alger avec son impérissable succès Soul Makossa. Un hymne désormais universel qui rend Manu Dibango d'autant plus sympathique qu'il s'est farouchement battu pour le protéger et préserver ses droits d'auteur lorsque le roi de la pop, le défunt Michael Jackson lui-même avait emprunté l'argument musical créé par Manu Dibango. Nul ne pouvait contester au compositeur camerounais la paternité de son oeuvre et la justice avait tranché en sa faveur. Michael Jackson avait été si impressionné par l'originalité et la tonalité de Soul Makossa qu'il l'avait d'une certaine manière repris à son ccompte. Les plagiats sont malheureusement choses courantes et répandues. Mais ce n'est pas pour cela que Manu Dibango est entré dans l'histoire de la musique. Pour les Algériens, il est une éminente personnalité africaine dont le nom reste lié à son fameux Night in Zéralda, hommage du musicien à un lieu où il a longtemps vécu et avait été adopté par les jeunes de la belle cité de Zéralda. Manu Dibango est inséparable d'une certaine idée que le public algérien se fait du jazz et de ses racines africaines. Le retentissement mondial de Soul Makossa fait oublier que Manu Dibango est un musicien hors pair, qui a donné au saxophone ses lettres de noblesse en Afrique. Familier des scènes algéroises, le compositeur camerounais continue, comme il vient de le faire au Bois des Arcades, par ses performances. Un phrasé toujours intact et un sens de l'improvisation qui révèle chez le musicien cette complicité, cette connivence avec le public dont il avait fait preuve à l'occasion du deuxième festival panafricain d'Alger, dont il était l'une des têtes d'affiche les plus spectaculaires. Après le Nigerian Fela Anikulapo Kuti (1938-1997), Manu Dibango est l'un des ultimes représentants de ce courant musical africain qui a forcé l'estime et l'intérêt des professionnels occidentaux. Il est permis alors de se demander si inscrire ce musicien et compositeur sous le label de musique du monde, ne revient pas à dissoudre la part de l'authenticité pour des impératifs de commercialité. Manu Dibango est d'abord emblématique d'un continent plus que d'une tendance conjoncturelle. Son parcours indique que la musique africaine n'est pas à l'abri d'appropriations abusives sous prétexte de mixages qui ne répondent pas à une logique de gagnant-gagnant. En cette matière, c'est encore le combat du pot de fer contre le pot de fer. Si Manu Dibango a pu sortir vainqueur de la confrontation             avec les multinationales de l'édition musicale, cela ne fait pas forcément jurisprudence et le patrimoine musical africain n'est pas indemne des tentations de pillage. Manu Dibango est d'une certaine manière, l'exception qui confirme la règle. Un exemple aussi pour avoir été jusqu'au bout de la bataille pour ses droits contre plus puissant que lui. Soul Makossa incarne l'esprit de la dignité africaine.

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