Le grand compositeur égyptien Mohamed Abdelwahab, (1902-1991), était-il un plagiaire ? Terrible soupçon, pour ne pas dire accusation, qui pèse sur ce génie de la musique depuis les années quarante au moins. Si c'était vraiment le cas, ce qui reste à prouver, c'est précisément durant ces années où il s'est affirmé que le moindre reproche peut lui être adressé.

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 Regards                    

Syrie : la mythologie des épigones

La nouvelle sémantique des épigones du marxisme fait florès depuis le début du «printemps» dit arabe. Ils ont trouvé les «révolutions» qui leur manquaient. Ils s'épanchent alors à n'en plus pouvoir. Nous allons en admirer quelques formules en vogue. Il y en a une qui explique le soutien apporté, aux côtés de l'OTAN et des pétromonarques, aux bandes armées. En voici le contenu : «A terme, lorsque le peuple se sera débarrassé de la tyrannie, les divisions de classe apparaîtront inévitablement dans le processus révolutionnaire». Ces mots sont ceux d'une éminence grise de l'extrême gauche «exilée» en Europe. Il faut soit les prendre pour argent comptant, soit chercher à savoir ce qui est entendu par «peuple», soit s'efforcer d'identifier ce qui peut ressembler au «peuple» dans les milices qui font fuir le peuple, là où elles arrivent à imposer leur présence. Ensuite, il s'agira de s'interroger sur le mode d'apparition des «divisions de classes» au sein de groupes militarisés et structurés, qui sont justement le «processus révolutionnaire», le seul visible, en dehors de la mythologie de l'Office syro-britannique des «droits de l'homme». Mais on peut le laisser rêver, car c'est bien de rêve qu'il s'agit. Preuve en est que plus loin dans le délire, évoquant les vrais acteurs de la crise syrienne, il oublie qu'il n'était question que de «peuple» et nous informe que «les dirigeants occidentaux voient d'un très mauvais œil aujourd'hui l'expansion de l'organisation Al Qaïda en Syrie». Et là, on se rend compte qu'il n'a pas le même niveau d'information du dernier quidam qui ne regarde qu'Al Jazeera. Il nous dit que les Occidentaux envisagent «une intervention directe… uniquement en raison de leur crainte d'Al Qaïda et des groupes semblables». Ne prenant pas, vraisemblablement, en considération que les milliers de combattants islamistes ne pouvaient arriver en Syrie avec armes et bagages, en traversant toutes les frontières comme des touristes en goguette, sans la logistique qu'il faut. Et après moult sentences et fulgurances théoriques, comme celle-ci : «C'est le peuple dans toutes ses composantes de classes qui veut se débarrasser de la tyrannie», notre éminence décrète que «quiconque se considère de gauche ne peut que se ranger au côté du peuple syrien dans sa lutte contre la tyrannie». En plus sérieux, les Etats-Unis et leur vassalités ont mis en place «une structure d'échange de renseignements et de planification», en quelque sorte un état-major chargé du pilotage, de l'orientation et de l'approvisionnement de la «révolution». Une donnée qui ne figure pas dans la problématique du «marxiste» patenté, dont le souci est moins de fournir une compréhension de la tragédie d'un peuple que de s'assurer ce confort intellectuel, indispensable au statut de «révolutionnaire de gauche» en Occident. Quitte à appuyer, ce faisant, l'entreprise de destruction de l'un des derniers pays, qui n'agrée pas les forces du marché en plein désarroi et déchaînées. Les Syriens, eux, font face comme ils peuvent à cette «révolution». Le Daily Telegraph a rapporté que les communautés chrétiennes de la ville d'Alep ont pris les armes (fournies par l'armée régulière), pour se défendre contre les «révolutionnaires». Avec qui faut-il se ranger dans ce cas ?

Par Ahmed Halfaoui 

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lundi 17 septembre 2012    

Santé, éducation, industrie en concertation avec les syndicats

Opération séduction du gouvernement Sellal

Le gouvernement Sellal définit ses priorités et s'attaque aux dossiers qui urgent. Face à un front social qui gronde, le nouvel exécutif ne perd pas son temps et entame des discussions avec les partenaires sociaux, dans différents secteurs.

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LES TITRES           

Bras de fer entre employés et responsables de la SNTF

Risque de paralysie du trafic ferroviaire

 

Mauvais classement de l'université algérienne

Les justifications du ministère

 

En prévision des prochaines élections locales

Intenses préparatifs des partis

 

Saidal et un groupe koweitien signent un accord de partenariat

Création d'une société de production d'anticancéreux

 

Douze personnes arrêtées par les gendarmes à Tlemcen

Démantèlement d'un réseau de passeurs de «Harraga»

 


LA 24

Attaque du consulat US 

«Des étrangers entrés depuis le Mali et l'Algérie»

Les autorités libyennes ont interpellé près de 50 personnes dans le cadre de l'enquête sur l'attaque contre le consulat des États-Unis à Benghazi au cours de laquelle l'ambassadeur et trois autres Américains ont été tués, a annoncé dimanche le président du Parlement libyen. "Le nombre est d'environ cinquante", a déclaré Mohammed al-Megaryef dans une interview à la télévision américaine CBS News. L'ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués mardi, lorsque des militants islamistes ont pris d'assaut aux lance-roquettes le consulat de Benghazi (Est de la Libye), incendiant le bâtiment. Mohammed Al-Megaryef a indiqué qu'un "petit nombre" d’assaillants étaient des étrangers entrés en Libye "via des endroits différents, certains avec certitude depuis le Mali et l'Algérie". "Les autres sont des complices, peut-être des sympathisants", a-t-il ajouté. Le gouvernement libyen a ouvert une enquête sur cette attaque : pour Tripoli, l'attaque ne résulte pas de la flambée de violences soudaine déclenchée par un film islamophobe réalisé, il y a plus d'un an aux États-Unis et dont un extrait de 14 minutes a été mis en ligne sur YouTube, a assuré le président du Parlement. "Cet assaut était planifié, c'est certain, par des étrangers, par des gens entrés dans le pays il y a plusieurs mois. Et ils prévoyaient cette attaque criminelle depuis leur arrivée", a-t-il martelé sur CBS News.   

AFP

 

Selon un dirigeant rebelle  

La mission de Brahimi vouée à l'échec

La mission de l'émissaire pour la Syrie Lakhdar Brahimi est vouée à l'échec, a affirmé aujourd'hui à l'AFP un dirigeant rebelle, soulignant toutefois que les insurgés ne voulaient pas en être responsables."Nous sommes sûrs que Brahimi va échouer comme les autres émissaires avant lui, mais nous ne voulons pas être tenus responsables de cet échec", a affirmé à l'AFP le colonel Abdel Jabbar al-Oqaidi, chef du conseil militaire rebelle à Alep (nord), en référence notamment à Kofi Annan, prédécesseur de M. Brahimi.

Un incendie s'est déclaré samedi vers 18h00 dans un hangar de la laiterie de la ville de Draa Ben Khedda, située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Tizi-Ouzou, a-t-on appris dimanche auprès de la Protection civile et des travailleurs de l'usine.

Le feu s'est déclaré dans un hangar réservé au stockage de pièces détachées, de moteurs électriques et des produits chimiques, a-t-on précisé de mêmes sources.

"Les travailleurs et les veilleurs de nuits, qui étaient sur place, ont aussitôt appelé la Protection civile et sont intervenus pour tenter d'éteindre le feu", a témoigné un employé qui était sur les lieux lors de l'incendie.

Alertés, les agents de l'unité de la Protection civile de Draa Ben Khedda, située non loin de la laiterie, se sont aussitôt rendus sur place, où ils ont été épaulés par leurs collègues de l'unité de Tizi-Ouzou dépêchés en renfort, a indiqué le chargé de l'information et des statistiques, le lieutenant Cherif Ghozali.

L'incendie qui était important n'a été maîtrisé que vers 2h45, a-t-on ajouté.

"Le pire a été évité de justesse, car non loin du hangar qui a pris feu, se trouve un autre magasin où sont entreposées des bouteilles de gaz propane, que les travailleurs ont pris le soin de déplacer loin du lieu de l'incendie", a indiqué un employé.

Selon le lieutenant Ghozali, tout le matériel qui se trouvait dans le hangar, dont des pièces détachées, des bidons de peinture, des moteurs électriques des batteries de refroidissement et des pneus, ont été détruits par le feu. En outre, les murs en parpaing de l'entrepôt sont fissurés et la toiture ainsi que le portail coulissant ont été endommagés.

Une enquêté a été ouverte par les services de la Police pour déterminer l'origine de l'incendie.

Asmaa A.

 

Poursuivi pour harcèlement sexuel

Le procès du DG de la télévision amazighe reporté   

Le procès du directeur général de la chaîne de télévision amazighe (TV4), Saïd Lamrani, accusé de harcèlement sexuel, vient d'être reporté par le juge du tribunal de Sidi M'Hamed, à Alger, indique ce dimanche 16 septembre Me Youcef Dilem, avocat de la partie civile. "Le procès aura lieu le 30 septembre", précise t il. En août 2011, trois journalistes femmes ayant souffert des avances de leur responsable depuis l'ouverture de la télévision, portent plainte auprès du procureur de la République à Alger. Le juge d'instruction émet alors une ordonnance pour le renvoi de l'affaire devant le tribunal. Saïd Lamrani occupe toujours son poste de DG de TV4.

R. N.

 

Algérie/Etats-Unis 

Création prochaine d'une école américaine  

La création d'une école américaine à Alger a été au centre des entretiens dimanche à Alger entre le ministre de l'Education nationale, M. Abdelatif Baba Ahmed et la directrice régionale américaine pour l'éducation, Mme Beatrice Cameron.

M. Baba Ahmed a affirmé en marge de la rencontre avoir examiné avec Mme Cameron "la possibilité de la création d'une école américaine à Alger pour prodiguer un enseignement aux enfants de diplomates américains du premier cycle".

Le ministre a ajouté que cette école est destinée également aux ressortissants américains établis à Alger, précisant que "cette école pourrait accueillir aussi à l'avenir les enfants de diplomates de différents pays anglo-saxons". "L'école permettra par ailleurs de renforcer les échanges entre les deux pays notamment en matière d'éducation", a souligné le ministre.

Riad D.

 

Gouvernement

Réunion du conseil des ministres aujourd'hui 

Le premier conseil des ministres après le remaniement ministériel du 4 septembre dernier se tiendra aujourd'hui à la présidence de la république sous la présidence du chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika ont rapporté des médias citant des sources gouvernementales.

Pour les ministres maintenus à leurs postes, ce rituel ne changera rien pour eux alors que les nouveaux feront leur baptême du feu dans leurs nouveaux habits de ministres. Il est pour le moins certain, qu'avant de rentrer dans la grande salle du Conseil, ils réajusteront les cravates et resserreront leurs vestes.

Après ce conseil des ministres, le nouvel exécutif  aura à se préparer pour présenter son programme devant la nouvelle assemblée nationale (APN) probablement durant la première quinzaine d'octobre.

R.N

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Rond Point

Par

Djamel Eddine Merdaci

Un génie de la musique

Le grand compositeur égyptien Mohamed Abdelwahab, (1902-1991), était-il un plagiaire ? Terrible soupçon, pour ne pas dire accusation, qui pèse sur ce génie de la musique depuis les années quarante au moins. Si c'était vraiment le cas, ce qui reste à prouver, c'est précisément durant ces années où il s'est affirmé que le moindre reproche peut lui être adressé. Cette période prolifique a été celle de ses oeuvres maîtresses, immortelles, que sont Cléopatre, Al Goundoul, et Al Karnak, sa trilogie pharaonique car elle s'abreuve aux sources de l'Egypte ancienne. Certes, Mohamed Abdelwahab se plaisait à introduire dans ses textes des citations et il avait été le premier à le dire et à en convenir expliquant qu'en deçà de la quatrième note, il n'y avait pas matière à procès d'intention. Les allusions se sont faites pourtant plus explicites lorsqu'il avait composé la musique de La takdi, du poète Kamal Chenawi,             interprété de manière sublime par Najat Essaghira. Certaines oreilles y avaient entendu un pillage de la 5ème de Beethoven. Mais on pourrait dire aussi qu'il avait pillé Tchaikowski et Dvorak. Et à écouter Aghadan Alqaq, si admirablement  par Oum Kalthoum on pourrait reconnaître les mesures de notre Manich même dans le refrain de la chanson. Peut-on imaginer qu'un compositeur de sa trempe aurait eu l'inconscience de copier stupidement une oeuvre qui ne lui appartient pas ? En fait, Mohamed Abdelwahab était un grand esprit curieux de la culture universelle et attentif aux créations des autres. Il serait passé à la postérité s'il s'était simplement contenté d'être le meilleur chanteur arabe de tous les temps. Encore que sur ce registre, il avait cette modestie proverbiale, lui qui n'aimait pas être imité, de déclarer que d'autres chanteurs à l'instar du Libanais Wadie Essafi le dépassaient. Quel plus beau et meilleur témoignage de celui que l'on connaît comme "le compositeur  des générations". Mohamed Abdelwahab nous ramène un peu sur ce point à l'Algérie, car il avait été un auditeur                     subjugué de la voix de Ahmed Wahbi. Pressenti pour composer l'hymne national de l'Algérie, il avait décliné cette proposition laissant ainsi le champ libre à Mohamed Fawzi que rien ne destinait à le faire et qui est rentré de ce fait dans notre histoire ? N'est-ce pas, si on peut le dire comme ça, un mal pour un bien ? On préfèrera alors se souvenir de Mohamed Abdelwahab pour les oeuvres magnifiques qui sont nées de sa collaboration avec notre grande et regrettée Warda qui lui avait permis de remporter le pari du renouveau de son inspiration. Il y a de l'altruisme chez ce compositeur qui au delà de son répertoire personnel colossal  se distingue dans l'histoire de la musique arabe comme celui qui a découvert ou mis en valeur les talents les plus exceptionnels. C'est alors faire insulte à sa mémoire, et à son immense héritage. Qui peut croire alors un seul instant que cet homme qui avait grandi dans la proximité de Ahmed Chawki et qui avait arraché des larmes au poète Ahmed Rami par la sincérité bouleversante de son chant, ait pu se laisser aller à des plagiats aussi éhontés que ceux qui lui sont imputés. En fait, s'applique à lui cette fameuse maxime : "Diffamez, diffamez ! il en restera toujours quelque chose." Aujourd'hui, il n'y a que ceux qui ne savent pas, par méconnaissance de l'homme et de son oeuvre, pour croire à une telle fable.

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