Une étude internationale rapporte que l’Algérie fait partie des plus gros importateurs d’armes au monde. C’est un fait, mais que l’on peut décliner sur plusieurs modes, notamment celui qui consiste à donner l’image d’un pays qui se surarme malgré son sous-développement.

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 Regards                    

Sarko a sa

guéguerre !

Nicolas Sarkozy frétille de plaisir, Barack Obama le laisse se débrouiller comme un grand contre l'hyperpuissance libyenne. Il va jouer au Bush, son idole.  Il va diriger la coalition qui va casser du bougnoule. Il doit regretter que Massu et Bigeard soient morts. Cela lui aurait fait tellement plaisir de les faire embarquer sur le «Charles de Gaulle», pour leur offrir d'assister au spectacle indicible du retour  de l'armée française en Afrique du Nord !  Ce n'est pas tout à fait l'Algérie, mais il suffit de l'imaginer.

Et puis qui sait ? C'est peut-être le hors- d'œuvre avant le plat de résistance. L'Algérie fait bien partie des pays  «arabes» qui semblent «tomber» les uns après les autres. Demain, un petit défilé sur le front de mer à Alger, en sauveur de la «démocratie»,  c'est plus près que jamais. Mais, ces Algériens déroutent le  président. Ils déclenchent des émeutes, multiplient les grèves sans créer la situation qui lui permettra d'envoyer Bernard-Henri Lévy lui chercher des amis à lui, pour les reconnaître en tant que détenteurs du projet de pouvoir  «démocratique». Du côté des «arabes», l'émir du Qatar, Hamad ibn Khalifa Al Thani, va offrir à sa chaîne Al Jazeera le prolongement militaire qui lui manquait. Elle pourra diffuser en direct les exploits des soldats qataris et non plus seulement ceux des autres. Dans l'aréopage de pays que préside Sarkozy, il y a aussi le Maroc, la Jordanie et les Emirats arabes unis. Chez nous, quand on se met sous les ordres d'un étranger contre ses frères, on se fait traiter de harkis. Ce mot est certainement inconnu dans le lexique de ce type de dirigeants, mais c'est ce qu'on entend dans la rue, à propos d'eux. Parce qu'il n'y a pas d'autres mots pour le dire, quand il s'agit de la «fraternité arabe». Les Africains ont plus le sens de la fraternité. En Afrique, aucun pays, en dehors de l'Egypte et du Maroc (des «arabes»), n'a donné son aval à la recolonisation.  On dit que c'est à cause du fait, d'une part, qu'ils savent ce que  c'est et d'autre part, que pour le Bahreïn il n'y ait pas eu de résolution, mais une intervention au profit de l'émir. Ses alliés autour de lui, ses laquais  «arabes» à ses pieds, Sarkozy peut outrepasser ses prérogatives. Ses gesticulations effrénées le prédisent, alors que la résolution scélérate est assez limitative pour ce qui est de ce qu'il peut faire. Néanmoins, la France peut le rappeler à sa réalité. Les 5 millions de demandeurs d'emploi, les 8 millions de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté, les 3,5 millions de personnes sans logement ou mal logées et les 10 millions qui éprouvent les pires difficultés à se loger ont toutes les raisons de démontrer que la Libye n'est pas la préoccupation des Français. Pis,  le phénomène des travailleurs pauvres prend de l'ampleur sans perspective de voir la situation s'améliorer, à tel point que l'on commence à dire que c'est une normalité. Devant ce constat, digne d'un pays «sous-développé», tout porte à croire que le risque est réel de voir tout ce beau monde s'interroger sur le coût des «Rafale» et des obus  qu'ils larguent. Espérons que ce sera le plus tôt possible. Dans ce cas-là,  Bernard-Henri Lévy ne sera certainement pas chargé de «trouver des types formidables», mais d'expliquer sur les plateaux télés  que ce n'est pas bien de se révolter.

Par Ahmed Halfaoui 

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lundi 21 mars 2011


Les chômeurs devant la Présidence

«Donnez-nous

du travail !»

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LES TITRES  

Extension du tissu forestier algérien

Les conditions d'un nouvel essor

 

Réformes annoncées par le Président

La classe politique attentive

 

Révoltes arabes

-Libye: selon Londres, un 1er pays arabe devrait se joindre à l'offensive

-Syrie: les forces de sécurité tirent sur des manifestants, 100 blessés

-Maroc: manifestations pour les droits dans plusieurs villes

-Yémen: funérailles massives pour les «martyrs» du vendredi sanglant

 

Majda El Roumi

Talent, engagement et action


LA 24

 Usine Renault en Algérie

Les négociations pour son implantation se poursuivent

Le directeur général de Renault-Algérie, Stéphane  Galoustian, a confirmé que les négociations avec les autoriéts algériennes pour  la mise en place (en Algérie) d'une usine de fabrication de véhicules de son  groupe se poursuivent.

«Je ne pense pas que les échanges que nous avons avec les autorités algériennes  soient menés uniquement pour faire bien. Il y a forcément un objectif de concrétisation»,  a estimé M. Galoustian dans une déclaration à l'APS en marge du salon international de l'automobile d'Alger. «Et, comme dans toute négociation, il y a la notion du temps qu'il va falloir gérer des deux côtés», a-t-il souligné. A une question sur l'émergence d'une industrie automobile en Algérie, M. Galoustian a estimé «que tout est possible, et qui ne tente rien n'a rien». «Je confirme en tant que cadre dirigeant d'une entreprise internationale, présente en Algérie depuis six ans, que si on l'a fait ailleurs, je ne vois pas pourquoi on ne le fera pas en Algérie», a t-il ajouté, faisant allusion à une usine de fabrication de véhicules de la marque au losange. Le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi, avait indiqué, dans un entretien à l'APS en février dernier, que les négociations avec Renault pour l'implantation d'une usine en Algérie sont «avancées».  «Nous sommes, effectivement, en train d'examiner des offres de certains constructeurs automobiles : discussions avancées avec Renault et à un stade qui l'est moins avec Volkswagen», a-t-il précisé.

«Il ne s'agit nullement d'une simple usine de montage, mais d'un projet de fabrication automobiles, qui repose sur la croissance du volume du produit localement par la joint venture», avait rappelé le ministre.

Les déclarations de M. Benmeradi intervenaient à la veille de la seconde visite en Algérie, au mois de février dernier, de M. Jean Pierre Raffarin, envoyé spécial du président français, avec lequel il avait poursuivi les négociations sur plusieurs projets industriels, notamment l'implantation d'une usine Renault en Algérie, rappelle-t-on.

 

 Programme d'appui de l'Accord d'association Algérie/UE

Rencontre bilan aujourd'hui à Alger

L’évaluation du Programme d'appui à la mise en œuvre  de l'Accord d'association Algérie-UE, depuis son lancement en mai 2009, sera au menu d'une rencontre lundi à Alger, a-t-on appris dimanche auprès des organisateurs. Cette rencontre d'une journée sera consacrée au bilan des activités de ce programme, en présence de représentants de l'ensemble des parties prenantes tant du côté algérien qu'européen, selon les organisateurs.  Cette manifestation se veut une «opportunité» pour mettre en exergue les résultats enregistrés par le Programme d'appui à la mise en oeuvre de l'Accord d'association, notamment en matière de jumelage entre des institutions algériennes et européennes.

Des experts et des fonctionnaires algériens et européens prendront part à ce séminaire, premier du genre depuis la création du programme, ajoute-t-on de même source. Doté d'un budget de 10 millions d'euros, ce programme, d'une durée de 30 mois, a été mis en oeuvre dans le cadre de la politique européenne de voisinage. Il s'appuie sur deux instruments: jumelages institutionnel et «assistance technique et échange d'informations (Taiex)». Ce Programme d'appui sera suivi par deux autres programmes similaires, dotés d'un budget respectivement de 24 millions et 30 millions d'euros.

Le Grand Sud, important consommateur de drogue

Selon les résultats d'une enquête du Centre algérien d'études et d'analyses pour la population et le développement (CENEAP) rendue publique ce dimanche 20 mars, il y aurait 300 000 consommateurs de drogue en Algérie. Selon cette étude, 180 679 ont entre 20 et 39 ans, 94 438 ont plus de 40 ans, 24 675 ont entre 16 et 19 ans et 3175 ont entre 12 et 15 ans.

L'enquête a été réalisée sur un échantillon de 9240 ménages répartis dans 46 wilayas. 2,15% des personnes interrogées ont affirmé avoir essayé une ou plusieurs drogues dans leur vie, 3,5% pour les hommes contre 0,96% pour les femmes. 15,04% des personnes interrogées disent également avoir connu des consommateurs de drogue dans la rue, 2,4% dans les milieux universitaires ou scolaires et 1,05% ont déclaré avoir vu des personnes se droguer au travail. C'est le Grand Sud, malgré sa faible densité de population, qui enregistre la plus importante prévalence de consommation de drogue et de substances psychoactives. Viennent ensuite l'Ouest, l'Est et enfin le Centre.

Par rapport à d'autres pays, la prévalence annuelle pour le cannabis (nombre de consommateurs de drogue par rapport à la population totale) est donc de 0,6% pour l'Algérie, dont 1,06% chez les hommes et 0,03% chez les femmes, ce qui fait de l'Algérie l'un des pays du monde arabe où le niveau de consommation est le plus faible. Cette situation «ne réduit en rien l'importance de la consommation du cannabis et des risques relatifs à la drogue en Algérie», commentent cependant les enquêteurs.

 

 Le dossier libyen au menu

Le ministre russe des Affaires étrangères aujourd’hui à Alger

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov effectuera aujourd’hui et demain une visite de travail en Algérie, a confirmé dimanche le ministère algérien des Affaires étrangères. Moscou avait annoncé mardi une visite de M. Lavrov en Egypte et en Algérie du 20 au 22 mars. Cette visite à Alger aura lieu peu après le début de l'intervention militaire lancée samedi contre la Libye par plusieurs pays occidentaux avec le soutien d'Etats arabes. La Russie s'était abstenue de voter la résolution 1973 du Conseil de sécurité adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi autorisant les frappes. Samedi, elle a exprimé ses regrets face à l'intervention armée étrangère dans le cadre de cette résolution.

Le ministère des Affaires étrangères n'a fourni aucune indication concrète sur cette visite, se contentant d'indiquer que la visite du chef de la diplomatie russe s'inscrit «dans le cadre des consultations politiques entre Alger et Moscou». S'appuyant sur la Déclaration de partenariat stratégique signé par les deux deux pays en 2001, le ministère algérien ajoute qu'à l'occasion de cette visite, Russes et Algériens auront dans ce cadre «un échange de vues sur les questions d'actualité régionale et internationale». L'Algérie a adopté une attitude extrêmement réservée face aux derniers développements en Libye. Elle a «pris acte» de l'adoption de la résolution de l'ONU sur la Libye, déclarant qu'elle «partage pleinement l'objectif de cessation immédiate des violences fratricides» dans ce pays, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié samedi. Mais elle a affirmé qu'il revenait «au peuple libyen de décider par la voie du dialogue national de son devenir».

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L'édito

Par

Farid Chekroune

 

Le Qatar veut libérer la Libye

Tandis que la Ligue arabe «découvre» qu’elle a été trompée et proteste, telle une vierge effarouchée, contre les raids menés par les Occidentaux contre la Libye, Qatar, lui, est fier d’être aux avant-postes de la «libération» du peuple libyen et le revendique. Qatar, une base américaine sous forme d’une monarchie pétrolière, située à des milliers de kilomètres de Benghazi, joue à la superpuissance arabe. La moutarde

d’Al Jazeera, la chaîne TV dont il est co-propriétaire avec les Etats-Unis, ou plutôt sous-traitant, lui monte au nez. Elle, cette base, a acheté hier l’organisation de la Coupe du monde de football, pour faire naturellement        plaisir à ces peuples arabes qu’elle veut aujourd’hui libérer. Si tout va bien, si tout va bien en Libye, demain elle volera au secours du peuple algérien : plus rien n’est désormais impossible à ce mirage conçu et destiné pour frapper les imaginations arabes. Tout le monde sait que le Qatar est virtuel, qu’il produit à prix coûtant de la virtualité et que, ce faisant, il est de plain-pied dans ce siècle de virtualité. Kadhafi n’a rien compris, entre autre mille choses, à la virtualité triomphante, parce qu’il n’a pas lu, accroché qu’il est à son livre vert, un peu de phénoménologie. Tout comme Saddam Hussein, et tant d’autres dirigeants arabes. Loin derrière, l’Arabie saoudite, et à un degré beaucoup moindre le Maroc, tentent de s’adapter vaille que vaille au règne des illusions. Remarquez comment les monarchies sont en avance sur ce plan. Le Yemen ou l’Algérie, par exemple, ont l’air de vivre dans des grottes rupestres. Leurs dirigeants ne se soucient ni de l’image qu’ils donnent au monde ni de celle qu’il donnent à leurs propres peuples, et lorsque ceux-ci se révoltent, ils sont les premiers étonnés. Dans un de ses récents discours, Kadhafi expliquait que tant de mensonges médiatiques sur son régime étaient possibles parce que la télévision de la Jamahyria n’avait pas su jouer son rôle. «Elle est même incapable de prévoir la météo», ajouta-t-il sur un ton inénarrable. C’est pour leur archaïsme que ces raïs sont aujourd’hui condamnés. Faire de la communication ne consiste pas forcément à dire la vérité, c’est bien souvent le contraire. Le Qatar, via Al Jazeera, ne se critique ni ne critique ses amis. Il ne s’en prend aux puissants que dans la mesure où ça ne mange pas de pain. Il n’existe que là où il est utile, en Israël par exemple –pour médiatiser auprès des Arabes la voix israélienne. Ainsi de suite. Qatar est un cas d’école, aujourd’hui que sa télévision passe pour être la conscience des Arabes. Il ne lui restait plus qu’à s’improviser libérateur des peuples, c’est désormais fait. Attendons la suite.

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