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samedi 21 mai 2011

 

Selon le cabinet international Oxford Business Group :

«L'Algérie promise à un avenir brillant»

Pour un coût de 6 millions d'euros

Les Français prennent en charge le développement de la filière lait dans trois wilayas

Soutien à la Palestine

L'Algérie s'acquitte de sa contribution financière en soutien du budget de l'Autorité palestinienne

Des hommes d'affaires américains en juin en Algérie

Ils feraient des propositions alléchantes dans le domaine pharmaceutique

Le marché américain est ouvert… à condition que les produits répondent aux normes

Réunion des MAE des pays du Sahel à Bamako

Terrorisme, crise libyenne, sécurité et développement au menu

Relations algéro-malienne

Climat apaisé

Don de 10 millions d’euros pour le Mali

Ils organisent un sit-in aujourd'hui au siège du parti

Les redresseurs du FLN aux portes de Belkhadem

Il réclame son départ avant les prochaines législatives

Soltani critique Ouyahia

Ils promettent trois jours de grève chaque semaine

Les travailleurs et fonctionnaires de l'université d'Alger en colère

 

 

 

 Evenement 


Accueil

Selon le cabinet international Oxford Business Group :

«L'Algérie promise à un avenir brillant»

Les rédacteurs du rapport estiment que l’Algérie « s'est lancée dans un ambitieux programme de développement tous azimuts qui permettra à son économie de décoller au cours des prochaines années».

Il renferme 200 pages et passe en revue tous les secteurs économiques de l'Algérie. Il évoque également les réformes envisagées par le Président de la République, qui a mis en exergue, entres autres, la nécessité vitale de diversifier l'économie… et s'intitule «Algeria 2011». Il s’agit du rapport rédigé par le cabinet international Oxford Business Group (OBG), dans lequel on peut lire : «L'Algérie est promise à un avenir brillant en raison de son important programme de développement, sa production croissante en hydrocarbures, sa stabilité politique et son rôle dans le monde.» Le rapport qui a passé en revue les différents secteurs d'activité et leurs perspectives affirme que «l'Algérie a su gérer la crise économique mondiale, assurer une stabilité politique et sociale, et qu’il reste au gouvernement de s'appuyer sur les potentialités du pays pour mettre les fondations du développement qui permettront à l'économie de décoller au cours des prochaines années». Mettant en avant les importantes réserves financières de que recèle l’Algérie, les rédacteurs du rapport estiment que «ce pays s'est lancé dans un ambitieux programme de développement tous azimuts qui permettra à son économie de décoller au cours des prochaines années». On peut aussi y lire que «la stabilité politique et sociale ont permis une crédibilité dans les réformes introduites progressivement, qui ont constitué la pierre angulaire de la politique du gouvernement durant les mandats du président Bouteflika, qualifié» d'acteur majeur «dans le développement du pays au cours de ces dernières années».Le même rapport a néanmoins souligné que le développement socioéconomique enregistré par notre pays au cours de cette décennie revient en grande partie aux revenus générés par le pétrole et le gaz. Il n'en demeure pas moins, enchaîne les rédacteurs, que «la stabilité politique qu'a connue le pays depuis l'élection du président Abdelaziz Bouteflika a joué un rôle important dans la prospérité de l'Algérie».

Par Hamid Fekhart

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Pour un coût de 6 millions d'euros

Les Français prennent en charge le développement de la filière lait dans trois wilayas

Dans le cadre du renouveau agricole et rural et en présence du ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, et de l'ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, il a été procédé, avant-hier, à l'installation du comité de pilotage du projet de développement de la production laitière dans trois wilayas, qui sera réalisé par le français Bretagne international, en coopération avec les professionnels de la filière lait en Algérie.

«Pour un coût global de 6 millions d'euros (dont 750 000 euros seulement seront mobilisés par la partie française), ce projet portera sur le développement et la modernisation de la filière», indiquera M. Benaïssa, en marge de l'installation dudit comité. Sur fond de transfert du savoir-faire tant souhaité par la partie algérienne pratiquement dans toutes ses coopérations de ces dernières années, le comité aura pour rôle principal la coordination des efforts en vue de mettre en place une filière laitière intégrée et rassemblant les différents acteurs intervenants en amont ou en aval de cette filière : producteurs, collecteurs, transformateurs, structures techniques, office interprofessionnel et fournisseurs des intrants. Cela serait accompagné, apprend-on, de formations qui seraient dispensées aux opérateurs algériens, chacun dans son domaine d'intervention dans la chaîne. S'étalant sur une période de trois ans, ce programme va démarrer avec 1 000 éleveurs volontaires qui seront choisis dans trois wilayas,- Blida, Relizane et Souk Ahras-, pionnières de la production laitière en Algérie. Marc Gillaux, directeur général de Bretagne international, qui a qualifié l'installation de ce comité de prélude d'une coopération entre l'Algérie et la France dans le domaine, dira qu'«un plan d'action qui comprend en premier lieu la mise en place des groupes d'appui aux éleveurs laitiers est déjà préparé» ainsi que l'appel à candidature des membres qui, lui, a été lancé la semaine dernière. Cet accord prévoit d'ailleurs que Bretagne international apporterait son expérience dans l'organisation, l'amélioration de la qualité de l'alimentation, et la gestion du troupeau ainsi que dans la valorisation du produit laitier et l'amélioration de l'hygiène au niveau des élevages et des laiteries. En outre, trois groupes d'appui aux producteurs laitiers (Gapels) sont prévus par ce projet qui débutera en octobre prochain. Le ministre de l'Agriculture, qui a fait état de l'existence de discussions avec d'autres pays pour des projets de partenariat agricole, dira à cette occasion que ce projet «ouvrira des portes à l'expertise, à la formation, à la technique et pourquoi pas à des relations entre les entreprises des deux pays». Il existe, selon lui, un grand intérêt pour l'importation des vaches laitières, l'alimentation animale, la santé animale, alors que la filière enregistre une évolution de la collecte de lait par les unités laitières qui sont liées directement ou indirectement à plus de 20 000 éleveurs. L'ambassadeur de France en Algérie a relevé, pour sa part, le dynamisme que connaissent actuellement le secteur agricole algérien et l'industrie agroalimentaire. Pour rappel, l'installation de ce comité vient en application du protocole d'accord signé en février dernier à Alger entre l'Institut technique des élevages (ITE) et l'association Bretagne international, lors de la visite de l'envoyé spécial du président français, Jean-Pierre Raffarin.            

H. F.

 

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Soutien à la Palestine

L'Algérie s'acquitte de sa contribution financière en soutien du budget de l'Autorité palestinienne

L’Algérie s'est acquittée de sa contribution  financière au fonds de soutien du budget de l'Autorité palestinienne d'un montant de 26,4 millions de dollars.

Dans des déclarations à la presse, le secrétaire général adjoint chargé des affaires financières et administratives de la Ligue arabe, M. Samir Seif  Elizel, a émis le vœu, à l'occasion de la remise jeudi par notre pays de cette contribution, que «les autres pays arabes s'acquittent de leur contribution  de soutien du budget de l'Autorité palestinienne pour aider cette dernière à payer les salaires de ses employés et mettre ainsi en échec les tentatives  d'Israel d'avorter la réconciliation palestinienne».

Le Conseil des ministres arabes des affaires étrangères avait chargé le Conseil de la Ligue arabe au niveau des délégués permanents du suivi de l'application de la décision prise par le sommet arabe relative au soutien financier de l'Autorité palestinienne fixée à 660 millions de dollars par an à raison de 55 millions de dollars par mois.

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Des hommes d'affaires américains en juin en Algérie

Ils feraient des propositions alléchantes dans le domaine pharmaceutique

On ne dira jamais assez à quel point les relations et les échanges économiques algéro-américains ne sont pas au niveau souhaité, du moins par la partie algérienne. Quelques chiffres : 97% des échanges commerciaux entre les deux pays concernent les hydrocarbures ;  500 millions de dollars par an d'exportations algériennes hors hydrocarbures vers les Etats-Unis ; 16 milliards de dollars d'échanges en 2010 entre les deux pays dont 13,7 milliards de dollars d'exportations algériennes vers ce même pays et plus de 2,1 milliards de dollars d'importations…Mais cela n'empêche pas que des responsables algériens soient optimistes quant à l'avenir de ces relations. C'est le cas du directeur général du Conseil d'affaires algéro-américain (USABC), Smaïl Chikhoune, qui, intervenant avant-hier sur les ondes de la radio nationale, a déclaré que «des représentants de grandes entreprises américaines de l'industrie pharmaceutique vont proposer, lors d'une visite qu'ils effectueront à Alger en juin prochain, au gouvernement algérien des projets d'investissement en Algérie dans cette filière». «Toutes les grandes entreprises américaines de l'industrie pharmaceutique et biotechnologie seront à Alger les 8 et 9 juin pour faire une proposition au gouvernement algérien en matière de recherche et de développement, de formation, d'innovation, de création de nouveaux laboratoires et de fabrication de médicaments», dira-t-il. Selon l'intervenant, qui a assuré que «le climat est favorable et que le potentiel humain existe pour faire du transfert de technologie (…), l'Algérie va devenir une destination mondiale pour la recherche et le développement», mais «si ces projets aboutissent», bien évidemment. Dans son analyse, M. Chikhoune s'est appuyé sur l'expérience déjà menée par les Américains à Singapour où des chercheurs et des scientifiques ont été associés à ces projets qui ont permis, à cet effet, la création de beaucoup d'emplois, d'où l'optimisme de M. Chikhoune.A l'argument du nombre «considérable» d'hommes d'affaires (une trentaine) qui feront le déplacement, l'invité de la radio ajoutera le fait que ceux-ci auront à s'entretenir avec des opérateurs économiques nationaux en vue d'échanger des avis et repérer des opportunités d'investissement.  Mettant en avant le fait que les Américains méconnaissent le marché algérien, il suggérera «l'échange de visites», seul susceptible d'ouvrir de nouveaux horizons, et ce sans passer par des intermédiaires européens ou moyen-orientaux qui rendent les opportunités moins perceptibles. 

La révision de la règle  des 51/49% est nécessaire pour l'attractivité du marché algérien   

Se prononçant sur le climat des affaires en Algérie, M. Chikhoune a considéré qu'il est aujourd'hui «nécessaire de revoir la règle des 51/49%», régissant l'investissement étranger pour que «le marché algérien soit davantage attractif». Selon lui, cette règle qui continue à alimenter les chroniques et rend les investisseurs étrangers réticents, ne doit être gardée que pour le secteur des hydrocarbures». C'est donc un «allégement» que M. Chikhoune souhaite pour les autres secteurs.

 

Le marché américain est ouvert… à condition que les produits répondent aux normes 

«Le marché américain n'est pas fermé aux produits novateurs, adaptés aux normes et standards internationaux et offrant le meilleur rapport qualité/prix».

Telle est la déclaration du président de la Chambre américaine de commerce en Algérie,  Mohamed Benzerga, qui intervenait en marge du forum algéro-américain sur l'accès des produits algériens au marché américain. Ce fameux marché, l'un des plus importants au monde pour les productions et les services, est donc accessible aux opérateurs économiques algériens, à condition de bien étudier tous ses aspects.

 De son côté, Smaïl Chikhoune, a assuré que le marché américain exerce un attrait évident compte tenu de sa taille et attire de nombreux produits étrangers qui ne sont forcément pas de meilleure qualité que les produits algériens». Relevant le fait que ce marché soit «très exigeant», il prônera juste «un travail de préparation, d'action sur le terrain et de suivi à long terme». Selon lui, il faudrait» déployer des efforts en marketing très ciblés, notamment auprès des chaînes de distribution».

Le représentant de l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), M. Boubdina, a, quant à lui, invité les chefs d'entreprise algériens à se préparer à mieux appréhender le marché américain à «travers l'étude des aspects réglementaires, fiscaux et douaniers et les autres taxes et réglementations de change ainsi que les opportunités qui s'offrent aux produits algériens».

Par Hamid Fekhart

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Réunion des MAE des pays du Sahel à Bamako

Terrorisme, crise libyenne, sécurité et développement au menu

Lors de la réunion du 30 avril dernier, les chefs des armées des quatre pays du Sahel s’étaient inquiétés de l’impact du conflit libyen, estimant qu’il existait un risque de déstabilisation de toute la région. Les pays membres considèrent que la coopération aux plans bilatéral et régional constitue le cadre «incontournable» pour une lutte coordonnée, efficace, totale et sans concessions contre le terrorisme et ses connexions.

C’est dans cette conjoncture que la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel est programmée et placée sous le thème «Sécurité et développement». L’Algérie, représentée par le ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, le Mali, le Niger et la Mauritanie devraient se pencher sur les questions liées à la paix, la sécurité et au développement dans cette sous-région sahélo-saharienne, après la réunion tenue à Alger en mars 2010.  Cette rencontre, selon le chef de la délégation algérienne, s’inscrit dans un esprit de consolidation de ce qui a déjà été entrepris, et devrait permettre aux participants d’échanger les points de vue pour mieux définir les axes d’une coopération plus efficace en matière de lutte contre la menace terroriste. Ceci d’autant, dira Messahel, que les répercussions de la crise ouverte en Libye sur la stabilité régionale sont aujourd’hui perceptibles avec les armes qui circulent librement, mettant en péril la sécurité dans la région. Les efforts déployés par les pays voisins dans ce sens ont déjà  permis, rappelons-le, la mise en place de structures conjointes pour coordonner leurs actions dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et toutes les autres formes de criminalité. Ces structures opérationnelles que sont le Comité d’état-major conjoint pour le côté militaire et l’unité de fusion-liaison pour l’aspect renseignement mènent leurs activités de manière régulière sur le terrain. L’Algérie, qui accorde un intérêt particulier à la dimension régionale dans son approche du développement, a toujours œuvré pour une meilleure intégration de la région du Sahel. «La convergence importante avec nos pays voisins est qu’aujourd’hui tout le monde est convaincu que le concept de partenariat est le seul moyen pour lutter contre le terrorisme», a souligné Messahel, qui relève, toutefois que «sans la paix et la stabilité, il n’y aura pas de développement». De ce fait, l’implication de tous les pays limitrophes est plus que jamais recommandée pour faire face à tous ces fléaux, devenus une menace de plus en plus sérieuse pour la sécurité de la région. Il s’agit au niveau national de la responsabilité des Etats de mener une lutte efficace et globale contre le terrorisme, et au niveau bilatéral,  il sera question du renforcement de la coopération entre les Etats de la région pour la mise en œuvre, notamment, de mécanismes et d’accords bilatéraux.      En outre, Messahel a souligné que le rôle des partenaires étrangers peut être bénéfique dans les volets liés à la formation, au soutien matériel et au renseignement, estimant cependant que la sécurité dans ce vaste espace relève de la responsabilité des pays du voisinage. Lors de la réunion d’Alger en mars 2010, les ministres des Affaires étrangères et les représentants des pays participants avaient réaffirmé leur détermination à agir individuellement et collectivement pour éradiquer le phénomène du terrorisme et à redonner à la région sahélo-saharienne sa vocation d’espace d’échanges, de paix, de stabilité. Les représentants ont  convenu également de la nécessité pour les responsables de la lutte antiterroriste de dégager les voies et moyens à même de renforcer les échanges d’informations, d’évaluations et d’analyses en lien avec la menace terroristes et ses connexions. S’agissant du développement de la région, les pays concernés ont souligné l’importance de réaliser des programmes de développement durable pour l’amélioration des conditions de vie des populations et leur réinsertion socioéconomique, et particulièrement  des jeunes.      

Par Nassima Hannat

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Relations algéro-malienne

Climat apaisé

Lors de sa nomination à la tête du ministère des Affaires étrangères Malien, Soumeylou Boubeye Maïga avait déclaré que sa feuille de route consistait principalement à réactiver les relations avec des pays comme l’Algérie et la Mauritanie. Alors que le président malien, Amadou Toumani Tour, est attendu prochainement à Alger. La visite en avril dernier de son envoyé spécial, le ministre des affaires étrangère a permis de réchauffer le climat de coopération entre les deux pays.  Les relations algéro-maliennes semblent être en bonne voie. La visite de l’envoyé du président Malien en Algérie était sanctionnée par la signature de plusieurs accords bilatéraux attestant d’une évolution positive des relations entre les deux pays. Au cours de sa visite qui a précédé celle que le président Malien effectuera prochainement à Alger, le ministre malien des Affaires étrangères,   ancien ministre de la Défense et ex-chef des services de renseignement, avait exprimé la volonté du président de son pays de voir les relations bilatérales entre l’Algérie et le Mali se consolider face aux problèmes actuels qui marquent la région. Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, avait évoqué, de son côté, la nécessité de «repenser» la coopération entre les deux pays, à la lumière de la redynamisation de la grande commission mixte et du comité bilatéral. Le ministre délégué avait affirmé  à l’occasion que les deux parties étaient appelées à élaborer une feuille de route avec un intérêt particulier au développement de la coopération transfrontalière.  l’Algérie avait, pour rappel, assumé à plusieurs reprises un rôle de médiateur entre le gouvernement malien et les mouvements de rébellion touareg dans le nord du Mali, en abritant des pourparlers entre les deux parties, dont les plus en vue se sont soldés par la signature, en 2006, de l’accord d’Alger.

En 2010, l’Algérie avait convoqué son ambassadeur à Bamako après la remise en liberté par le Mali de quatre islamistes en échange de la libération d’un otage, une mesure ayant suscité la désapprobation de l’Algérie qui, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, avait souligné que cette décision «ne sert pas la région ni sa stabilité ni le combat mené contre le terrorisme», l’heure est plutôt, aujourd’hui, à la convergence avait-il souligné.  

Nassima H.

 

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Don de 10 millions d’euros pour le Mali

L’Algérie, qui a toujours plaidé pour que la lutte antiterroriste soit accompagnée d’actions pour le développement en faveur des populations locales, a fait un don de 10 millions d’euros au gouvernement malien. Ce don est destiné au financement de projets de développement conjointement retenus au profit des trois régions du nord du pays : Gao, Kidal et Tombouctou. Les projets retenus se rapportent notamment aux domaines de l’hydraulique, de la santé et de la formation professionnelle. Cette aide vient entériner les décisions prises lors des travaux de la Commission bilatérale frontalière algéro-malienne, tenue en juin 2009 à Bamako, et qui ont été sanctionnés par l’adoption de plusieurs projets de proximité. Il s’agit concrètement de la construction et de l’équipement de trois centres de formation professionnelle, de centres d’assistance sociale et du forage de trois puits dans chaque gouvernorat du nord du Mali, ainsi que de l’édification de deux centres de soins et la réhabilitation d’un troisième. L’accord de don a été signé entre Soumeylou Boubèye MAIGA, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et  Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines qui avait saisi l’occasion pour annoncer la fin des études du tronçon Algérie-Mali de la route transsaharienne et son inscription dans le plan quinquenal 2010-1014 de son pays.        

N. H.

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Ils organisent un sit-in aujourd'hui au siège du parti

Les redresseurs du FLN aux portes de Belkhadem

Le Mouvement de redressement et de l'authenticité du Front de libération national (FLN) organise aujourd'hui un sit-in de protestation devant le siège central du parti à Hydra dans la capitale.

Selon un communiqué émanant de cette mouvance, des cadres et des parlementaires frondeurs, ainsi que des membres anciens du comité central s'apprêtent à participer à ce rassemblement pacifique, dans une première action de protestation qui sera suivie par d'autres dans les prochains jours. «C'est une action qui vise à vérifier la véracité des déclarations de Abdelaziz Belkhadem quant à sa volonté de négocier avec le mouvement dans l'optique de régler les différends et aplanir la situation conformément au règlement intérieur du parti», lit-on dans ledit communiqué. Les protestataires procéderont lors de ce rassemblement à la distribution d'une plate-forme de revendication sur les différents militants et cadres du FLN, dont le départ de l'actuel secrétaire général n'est pas à l'ordre du jour. Cette action se veut une énième tentative de la part des redresseurs du FLN, menés par des caciques du parti à l'image de Salah Goudjil et Mohamed-Seghir Kara, afin de faire entendre leur voix. Néanmoins, le mouvement de redressement semble perdre de sa virulence, n'exigeant à présent que des revendications d'ordre organique visant à assainir les rangs des instances dirigeantes du parti. Auparavant, les meneurs de cette fronde sont allés jusqu'à demander le départ de Belkhadem de la tête du parti, l'invalidation du 9e congrès et la mise en place d'une commission d'enquête sur les dépenses financières au sein du parti. Abdelaziz Belkhadem avait, rappelons-le, tendu la main à ces ex-cadres du FLN, en mettant en place un comité de sages, qui servira d'intermédiaire entre les deux parties belligérantes. A moins que le rassemblement d'aujourd'hui ne tourne au vinaigre, la fronde est en train de s'estomper d'autant plus que le vaste chantier des réformes politiques annoncées par le Président de la République fait beaucoup d'ombre à leur entreprise.

M. Aït Chabane

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Il réclame son départ avant les prochaines législatives

Soltani critique Ouyahia

Bouguerra Soltani semble consommer son divorce avec l'Alliance présidentielle. En brandissant la carte islamiste en guise de radicalisation, ou de simple retour aux origines, il véhicule un message fort d'une recomposition politique annoncée, que les réformes politiques de Bouteflika vont entériner dans un avenir proche.

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) n'est pas allé par le dos de la cuillère avec le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, lors de son passage à l'émission «Invité de l'heure» de la Télévision algérienne. Bouguerra Soltani, usant d'un verbe acéré, a fustigé Ahmed Ouyahia et réclamé son départ du gouvernement avant même les prochaines élections législatives. «Il faut remplacer l'actuel Premier ministre avant les futures échéances électorales de 2012, car l'expérience a démontré que les électeurs ont toujours tendance à opter pour les hommes en place dans le gouvernement», a-t-il argumenté, dans une déclaration qui s'apparente à une réaction fracassante par rapport aux propos d'Ahmed Ouyahia, il y a plus d'un mois, à travers ce même support. Le président du MSP est allé jusqu'à «défier» le SG du RND dans le cas où sa formation politique venait à se séparer de l'Alliance présidentielle. «Je défie le RND et Ouyahia de toujours garder la majorité dans les Assemblées élues avec le FLN, dans le cas de notre retrait», a prévenu Bouguerra Soltani, tout en brandissant la carte islamiste lors des élections en guise de mise en garde. C'est dans ce sens d'ailleurs qu'il partage l'avis du président de l'Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, qui s'est dit récemment favorable à la dissolution du Conseil de la nation. Pour lui, cette deuxième chambre du Parlement instaurée en 1996 a servi de rempart aux islamistes justement qui avaient raflé les élections de 1991 avant l'arrêt du processus électoral. Bouguerra Soltani est-il en train de se radicaliser ou bien fait-il dans le chantage ? Ses déclarations fracassantes de ces derniers mois, bien qu'elles renseignent assurément sur la disgrâce dont il fait l'objet au sein de l'Alliance présidentielle et du gouvernement, ne sont pas aussi fortuites. Cela devient d'autant plus sérieux que les rumeurs sur le retour de l'ex-FIS vont bon train sur la scène médiatique. Conjuguée avec le projet de révision de la loi sur les partis annoncée par le Président de la République le 16 avril dernier, la rumeur pourrait s'avérer fondée, car d'autres formations politiques verront le jour dès la promulgation dudit projet de loi. Dans cette optique, nous serons tentés de dire que Bouguerra Soltani, se sentant isolé par ses partenaires, veuille anticiper en brandissant la carte islamiste, dans la perspective de chapeauter, si besoin est, la mouvance dans sa nouvelle tenue politique. Ceci dit, le chef de file du MSP n'a pas encore bu le calice jusqu'à la lie. Il espère toujours perpétuer son influence dans les Assemblées élues, en souscrivant grandement aux réformes engagées par Abdelaziz Bouteflika. «Nous exigeons que les réformes soient conduites par le chef de l'Etat lui-même, en guise de garantie sur la neutralité de l'administration et afin que les réformes ne se perdent pas entre les mains des corrompus et des opportunistes», a-t-il souhaité en substance, pour dire toutes ses appréhensions quant à l'application de ces réformes sur le terrain. Par ailleurs, il a réitéré la revendication de sa formation politique de mettre en place un régime politique parlementaire, contredisant du coup les déclarations du président de l'APN qui, lui, avait plaidé pour un régime semi-présidentiel.

M. A. C.

 

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Ils promettent trois jours de grève chaque semaine

Les travailleurs et fonctionnaires de l'université d'Alger en colère

Les  travailleurs et fonctionnaires de l'enseignement supérieur de l'université d'Alger se sont mis d’accord depuis maintenant une semaine pour organiser une grève cyclique de trois jours par semaine renouvelables, en signe de protestation contre leur situation socioprofessionnelle jugée très critique et qui date de 2008. Faute de recevoir un écho positif à leurs deux préavis de grève transmis respectivement au ministère de l'Enseignement supérieur, le 14 mars et le 2 mai, les travailleurs et fonctionnaires alliés à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) se sont donné comme mot d'ordre de «perturber» toute activité pédagogique et autres au sein de tous les départements et de tenir des rassemblements et des sit-in cycliques à l'intérieur des différentes  facultés  jusqu'à ce que la tutelle réponde favorablement à leurs doléances contenues dans la plate-forme de revendications  transmise à leurs responsables. La réintégration de quelque 450 de leurs camarades poussés à la retraite constitue la principale revendication de ces grévistes. Outre cette exigence, ils réclament  également la promulgation  d'un statut particulier en leur faveur, l'application du régime indemnitaire avec effet rétroactif depuis 2008, l'augmentation des salaires, l'accès au logement et le fait de pouvoir bénéficier des primes de transport et de restauration. Par ailleurs, ces fonctionnaires notamment les  diplômés, comme les  bibliothécaires, exigent  le droit à la promotion et leur classification à l'échelon 11. Selon les protestataires, le mot d'ordre a été largement suivi au début de ce mouvement par les différentes facultés, notamment  : Bouzaréah, Dely-Ibrahim et la fac centrale. Dans ce sens, ils se disent «solidaires et convaincus de leur action qui se veut pacifique et responsable», tout en déplorant le mutisme de la tutelle qui continue, selon eux, d'ignorer leur mouvement et refuse ainsi tout dialogue avec eux. «Aucun responsable n'a fait l'effort de s'enquérir de notre situation lamentable», regrette l'un des protestataires.

Les étudiants inquiets

Miraculeusement sortis de la longue paralysie qu'a connue l'Université algérienne durant plus de trois mois et sauvés ainsi de justesse du spectre de l'année blanche qui se profilait à l'horizon, les étudiants risquent, avec ce mouvement de protestation des travailleurs de l'enseignement supérieur, de sombrer à nouveau dans une situation de plus en plus critique et inquiétante à la fois.                  

 A quelques semaines seulement de la clôture de l'année universitaire 2010/2011, prévue début juillet, les étudiants craignent que cette année universitaire ne soit pas achevée dans les délais fixés initialement et de voir leurs épreuves de fin d'année reportées une nouvelle fois à une date ultérieure. A l'université des sciences humaines d'Alger 2 (Bouzaréah) et notamment au département des langues étrangères, l'inquiétude chez les étudiants a atteint son apogée. Et pour cause. Les examens du 2e EMD, qui devaient commencer à la fin de la semaine dernière, ont été simplement annulés et aucune nouvelle date n'a été fixée pour le moment. «Les protestataires ont empêché les étudiants et les profs d'accéder aux salles d'examen. De ce fait, notre examen d'aujourd'hui  a été annulé et c'est le flou total qui règne au sein de notre département concernant la suite des autres examens», regrette Mouloud, étudiant au département d'anglais. «Avec cette dernière  péripétie, notre année universitaire est sérieusement menacée», ajoute Nassim, étudiant lui aussi dans le même département, qui appele aussi la tutelle à trouver un consensus entre les protestataires et les responsables afin d'épargner à l'université d'autres problèmes supplémentaires. Les protestataires, quant à eux, récusent toute accusation et rejettent la balle dans le camp de la tutelle. «Qu'elle assume ses responsabilités, en trouvant des solutions à nos problèmes. Nous aussi, nous avons le droit de revendiquer nos droits», a indiqué l'un des protestataires. Et d'ajouter : «Nous sommes prêts à travailler des journées supplémentaires pour rattraper ce retard à condition que la tutelle trouve des solutions à notre situation». 

Par Sofiane Sahoui

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