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Selon le cabinet international Oxford Business Group :
«L'Algérie
promise à un avenir brillant»
Les rédacteurs du
rapport estiment que l’Algérie « s'est lancée dans un ambitieux
programme de développement tous azimuts qui permettra à son économie
de décoller au cours des prochaines années».
Il renferme 200
pages et passe en revue tous les secteurs économiques de l'Algérie.
Il évoque également les réformes envisagées par le Président de la
République, qui a mis en exergue, entres autres, la nécessité vitale
de diversifier l'économie… et s'intitule «Algeria 2011». Il s’agit
du rapport rédigé par le cabinet international Oxford Business Group
(OBG), dans lequel on peut lire : «L'Algérie est promise à un avenir
brillant en raison de son important programme de développement, sa
production croissante en hydrocarbures, sa stabilité politique et
son rôle dans le monde.» Le rapport qui a passé en revue les
différents secteurs d'activité et leurs perspectives affirme que
«l'Algérie a su gérer la crise économique mondiale, assurer une
stabilité politique et sociale, et qu’il reste au gouvernement de
s'appuyer sur les potentialités du pays pour mettre les fondations
du développement qui permettront à l'économie de décoller au cours
des prochaines années». Mettant en avant les importantes réserves
financières de que recèle l’Algérie, les rédacteurs du rapport
estiment que «ce pays s'est lancé dans un ambitieux programme de
développement tous azimuts qui permettra à son économie de décoller
au cours des prochaines années». On peut aussi y lire que «la
stabilité politique et sociale ont permis une crédibilité dans les
réformes introduites progressivement, qui ont constitué la pierre
angulaire de la politique du gouvernement durant les mandats du
président Bouteflika, qualifié» d'acteur majeur «dans le
développement du pays au cours de ces dernières années».Le même
rapport a néanmoins souligné que le développement socioéconomique
enregistré par notre pays au cours de cette décennie revient en
grande partie aux revenus générés par le pétrole et le gaz. Il n'en
demeure pas moins, enchaîne les rédacteurs, que «la stabilité
politique qu'a connue le pays depuis l'élection du président
Abdelaziz Bouteflika a joué un rôle important dans la prospérité de
l'Algérie».
Par Hamid
Fekhart
Haut
Pour un coût de 6 millions d'euros
Les Français
prennent en charge le développement de la filière lait dans trois
wilayas
Dans le cadre du
renouveau agricole et rural et en présence du ministre de
l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, et de
l'ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, il a été
procédé, avant-hier, à l'installation du comité de pilotage du
projet de développement de la production laitière dans trois
wilayas, qui sera réalisé par le français Bretagne international, en
coopération avec les professionnels de la filière lait en Algérie.
«Pour un coût
global de 6 millions d'euros (dont 750 000 euros seulement seront
mobilisés par la partie française), ce projet portera sur le
développement et la modernisation de la filière», indiquera M.
Benaïssa, en marge de l'installation dudit comité. Sur fond de
transfert du savoir-faire tant souhaité par la partie algérienne
pratiquement dans toutes ses coopérations de ces dernières années,
le comité aura pour rôle principal la coordination des efforts en
vue de mettre en place une filière laitière intégrée et rassemblant
les différents acteurs intervenants en amont ou en aval de cette
filière : producteurs, collecteurs, transformateurs, structures
techniques, office interprofessionnel et fournisseurs des intrants.
Cela serait accompagné, apprend-on, de formations qui seraient
dispensées aux opérateurs algériens, chacun dans son domaine
d'intervention dans la chaîne. S'étalant sur une période de trois
ans, ce programme va démarrer avec 1 000 éleveurs volontaires qui
seront choisis dans trois wilayas,- Blida, Relizane et Souk Ahras-,
pionnières de la production laitière en Algérie. Marc Gillaux,
directeur général de Bretagne international, qui a qualifié
l'installation de ce comité de prélude d'une coopération entre
l'Algérie et la France dans le domaine, dira qu'«un plan d'action
qui comprend en premier lieu la mise en place des groupes d'appui
aux éleveurs laitiers est déjà préparé» ainsi que l'appel à
candidature des membres qui, lui, a été lancé la semaine dernière.
Cet accord prévoit d'ailleurs que Bretagne international apporterait
son expérience dans l'organisation, l'amélioration de la qualité de
l'alimentation, et la gestion du troupeau ainsi que dans la
valorisation du produit laitier et l'amélioration de l'hygiène au
niveau des élevages et des laiteries. En outre, trois groupes
d'appui aux producteurs laitiers (Gapels) sont prévus par ce projet
qui débutera en octobre prochain. Le ministre de l'Agriculture, qui
a fait état de l'existence de discussions avec d'autres pays pour
des projets de partenariat agricole, dira à cette occasion que ce
projet «ouvrira des portes à l'expertise, à la formation, à la
technique et pourquoi pas à des relations entre les entreprises des
deux pays». Il existe, selon lui, un grand intérêt pour
l'importation des vaches laitières, l'alimentation animale, la santé
animale, alors que la filière enregistre une évolution de la
collecte de lait par les unités laitières qui sont liées directement
ou indirectement à plus de 20 000 éleveurs. L'ambassadeur de France
en Algérie a relevé, pour sa part, le dynamisme que connaissent
actuellement le secteur agricole algérien et l'industrie
agroalimentaire. Pour rappel, l'installation de ce comité vient en
application du protocole d'accord signé en février dernier à Alger
entre l'Institut technique des élevages (ITE) et l'association
Bretagne international, lors de la visite de l'envoyé spécial du
président français, Jean-Pierre Raffarin.
H. F.
Haut
Soutien à la Palestine
L'Algérie
s'acquitte de sa contribution financière en soutien du budget de
l'Autorité palestinienne
L’Algérie s'est
acquittée de sa contribution financière au fonds de soutien du
budget de l'Autorité palestinienne d'un montant de 26,4 millions de
dollars.
Dans des
déclarations à la presse, le secrétaire général adjoint chargé des
affaires financières et administratives de la Ligue arabe, M. Samir
Seif Elizel, a émis le vœu, à l'occasion de la remise jeudi par
notre pays de cette contribution, que «les autres pays arabes
s'acquittent de leur contribution de soutien du budget de
l'Autorité palestinienne pour aider cette dernière à payer les
salaires de ses employés et mettre ainsi en échec les tentatives d'Israel
d'avorter la réconciliation palestinienne».
Le Conseil des
ministres arabes des affaires étrangères avait chargé le Conseil de
la Ligue arabe au niveau des délégués permanents du suivi de
l'application de la décision prise par le sommet arabe relative au
soutien financier de l'Autorité palestinienne fixée à 660 millions
de dollars par an à raison de 55 millions de dollars par mois.
Haut
Des hommes d'affaires américains en juin en Algérie
Ils feraient
des propositions alléchantes dans le domaine pharmaceutique
On ne dira jamais
assez à quel point les relations et les échanges économiques
algéro-américains ne sont pas au niveau souhaité, du moins par la
partie algérienne. Quelques chiffres : 97% des échanges commerciaux
entre les deux pays concernent les hydrocarbures ; 500 millions de
dollars par an d'exportations algériennes hors hydrocarbures vers
les Etats-Unis ; 16 milliards de dollars d'échanges en 2010 entre
les deux pays dont 13,7 milliards de dollars d'exportations
algériennes vers ce même pays et plus de 2,1 milliards de dollars
d'importations…Mais cela n'empêche pas que des responsables
algériens soient optimistes quant à l'avenir de ces relations. C'est
le cas du directeur général du Conseil d'affaires algéro-américain (USABC),
Smaïl Chikhoune, qui, intervenant avant-hier sur les ondes de la
radio nationale, a déclaré que «des représentants de grandes
entreprises américaines de l'industrie pharmaceutique vont proposer,
lors d'une visite qu'ils effectueront à Alger en juin prochain, au
gouvernement algérien des projets d'investissement en Algérie dans
cette filière». «Toutes les grandes entreprises américaines de
l'industrie pharmaceutique et biotechnologie seront à Alger les 8 et
9 juin pour faire une proposition au gouvernement algérien en
matière de recherche et de développement, de formation,
d'innovation, de création de nouveaux laboratoires et de fabrication
de médicaments», dira-t-il. Selon l'intervenant, qui a assuré que
«le climat est favorable et que le potentiel humain existe pour
faire du transfert de technologie (…), l'Algérie va devenir une
destination mondiale pour la recherche et le développement», mais
«si ces projets aboutissent», bien évidemment. Dans son analyse, M.
Chikhoune s'est appuyé sur l'expérience déjà menée par les
Américains à Singapour où des chercheurs et des scientifiques ont
été associés à ces projets qui ont permis, à cet effet, la création
de beaucoup d'emplois, d'où l'optimisme de M. Chikhoune.A l'argument
du nombre «considérable» d'hommes d'affaires (une trentaine) qui
feront le déplacement, l'invité de la radio ajoutera le fait que
ceux-ci auront à s'entretenir avec des opérateurs économiques
nationaux en vue d'échanger des avis et repérer des opportunités
d'investissement. Mettant en avant le fait que les Américains
méconnaissent le marché algérien, il suggérera «l'échange de
visites», seul susceptible d'ouvrir de nouveaux horizons, et ce sans
passer par des intermédiaires européens ou moyen-orientaux qui
rendent les opportunités moins perceptibles.
La révision de la règle des 51/49% est nécessaire pour
l'attractivité du marché algérien
Se prononçant sur
le climat des affaires en Algérie, M. Chikhoune a considéré qu'il
est aujourd'hui «nécessaire de revoir la règle des 51/49%»,
régissant l'investissement étranger pour que «le marché algérien
soit davantage attractif». Selon lui, cette règle qui continue à
alimenter les chroniques et rend les investisseurs étrangers
réticents, ne doit être gardée que pour le secteur des
hydrocarbures». C'est donc un «allégement» que M. Chikhoune souhaite
pour les autres secteurs.
Le marché américain est ouvert… à condition que les produits
répondent aux normes
«Le marché
américain n'est pas fermé aux produits novateurs, adaptés aux normes
et standards internationaux et offrant le meilleur rapport
qualité/prix».
Telle est la
déclaration du président de la Chambre américaine de commerce en
Algérie, Mohamed Benzerga, qui intervenait en marge du forum
algéro-américain sur l'accès des produits algériens au marché
américain. Ce fameux marché, l'un des plus importants au monde pour
les productions et les services, est donc accessible aux opérateurs
économiques algériens, à condition de bien étudier tous ses aspects.
De son côté,
Smaïl Chikhoune, a assuré que le marché américain exerce un attrait
évident compte tenu de sa taille et attire de nombreux produits
étrangers qui ne sont forcément pas de meilleure qualité que les
produits algériens». Relevant le fait que ce marché soit «très
exigeant», il prônera juste «un travail de préparation, d'action sur
le terrain et de suivi à long terme». Selon lui, il faudrait»
déployer des efforts en marketing très ciblés, notamment auprès des
chaînes de distribution».
Le représentant de
l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), M.
Boubdina, a, quant à lui, invité les chefs d'entreprise algériens à
se préparer à mieux appréhender le marché américain à «travers
l'étude des aspects réglementaires, fiscaux et douaniers et les
autres taxes et réglementations de change ainsi que les opportunités
qui s'offrent aux produits algériens».
Par Hamid
Fekhart
Haut
Réunion des MAE des pays du Sahel à Bamako
Terrorisme,
crise libyenne, sécurité et développement au menu
Lors de la réunion
du 30 avril dernier, les chefs des armées des quatre pays du Sahel
s’étaient inquiétés de l’impact du conflit libyen, estimant qu’il
existait un risque de déstabilisation de toute la région. Les pays
membres considèrent que la coopération aux plans bilatéral et
régional constitue le cadre «incontournable» pour une lutte
coordonnée, efficace, totale et sans concessions contre le
terrorisme et ses connexions.
C’est dans cette
conjoncture que la réunion des ministres des Affaires étrangères des
pays du Sahel est programmée et placée sous le thème «Sécurité et
développement». L’Algérie, représentée par le ministre délégué aux
Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, le Mali, le
Niger et la Mauritanie devraient se pencher sur les questions liées
à la paix, la sécurité et au développement dans cette sous-région
sahélo-saharienne, après la réunion tenue à Alger en mars 2010.
Cette rencontre, selon le chef de la délégation algérienne,
s’inscrit dans un esprit de consolidation de ce qui a déjà été
entrepris, et devrait permettre aux participants d’échanger les
points de vue pour mieux définir les axes d’une coopération plus
efficace en matière de lutte contre la menace terroriste. Ceci
d’autant, dira Messahel, que les répercussions de la crise ouverte
en Libye sur la stabilité régionale sont aujourd’hui perceptibles
avec les armes qui circulent librement, mettant en péril la sécurité
dans la région. Les efforts déployés par les pays voisins dans ce
sens ont déjà permis, rappelons-le, la mise en place de structures
conjointes pour coordonner leurs actions dans le cadre de la lutte
contre le terrorisme et toutes les autres formes de criminalité. Ces
structures opérationnelles que sont le Comité d’état-major conjoint
pour le côté militaire et l’unité de fusion-liaison pour l’aspect
renseignement mènent leurs activités de manière régulière sur le
terrain. L’Algérie, qui accorde un intérêt particulier à la
dimension régionale dans son approche du développement, a toujours
œuvré pour une meilleure intégration de la région du Sahel. «La
convergence importante avec nos pays voisins est qu’aujourd’hui tout
le monde est convaincu que le concept de partenariat est le seul
moyen pour lutter contre le terrorisme», a souligné Messahel, qui
relève, toutefois que «sans la paix et la stabilité, il n’y aura pas
de développement». De ce fait, l’implication de tous les pays
limitrophes est plus que jamais recommandée pour faire face à tous
ces fléaux, devenus une menace de plus en plus sérieuse pour la
sécurité de la région. Il s’agit au niveau national de la
responsabilité des Etats de mener une lutte efficace et globale
contre le terrorisme, et au niveau bilatéral, il sera question du
renforcement de la coopération entre les Etats de la région pour la
mise en œuvre, notamment, de mécanismes et d’accords
bilatéraux. En outre, Messahel a souligné que le rôle des
partenaires étrangers peut être bénéfique dans les volets liés à la
formation, au soutien matériel et au renseignement, estimant
cependant que la sécurité dans ce vaste espace relève de la
responsabilité des pays du voisinage. Lors de la réunion d’Alger en
mars 2010, les ministres des Affaires étrangères et les
représentants des pays participants avaient réaffirmé leur
détermination à agir individuellement et collectivement pour
éradiquer le phénomène du terrorisme et à redonner à la région
sahélo-saharienne sa vocation d’espace d’échanges, de paix, de
stabilité. Les représentants ont convenu également de la nécessité
pour les responsables de la lutte antiterroriste de dégager les
voies et moyens à même de renforcer les échanges d’informations,
d’évaluations et d’analyses en lien avec la menace terroristes et
ses connexions. S’agissant du développement de la région, les pays
concernés ont souligné l’importance de réaliser des programmes de
développement durable pour l’amélioration des conditions de vie des
populations et leur réinsertion socioéconomique, et
particulièrement des jeunes.
Par Nassima
Hannat
Haut
Relations algéro-malienne
Climat apaisé
Lors de sa
nomination à la tête du ministère des Affaires étrangères Malien,
Soumeylou Boubeye Maïga avait déclaré que sa feuille de route
consistait principalement à réactiver les relations avec des pays
comme l’Algérie et la Mauritanie. Alors que le président malien,
Amadou Toumani Tour, est attendu prochainement à Alger. La visite en
avril dernier de son envoyé spécial, le ministre des affaires
étrangère a permis de réchauffer le climat de coopération entre les
deux pays. Les relations algéro-maliennes semblent être en bonne
voie. La visite de l’envoyé du président Malien en Algérie était
sanctionnée par la signature de plusieurs accords bilatéraux
attestant d’une évolution positive des relations entre les deux
pays. Au cours de sa visite qui a précédé celle que le président
Malien effectuera prochainement à Alger, le ministre malien des
Affaires étrangères, ancien ministre de la Défense et ex-chef des
services de renseignement, avait exprimé la volonté du président de
son pays de voir les relations bilatérales entre l’Algérie et le
Mali se consolider face aux problèmes actuels qui marquent la
région. Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et
africaines, Abdelkader Messahel, avait évoqué, de son côté, la
nécessité de «repenser» la coopération entre les deux pays, à la
lumière de la redynamisation de la grande commission mixte et du
comité bilatéral. Le ministre délégué avait affirmé à l’occasion
que les deux parties étaient appelées à élaborer une feuille de
route avec un intérêt particulier au développement de la coopération
transfrontalière. l’Algérie avait, pour rappel, assumé à plusieurs
reprises un rôle de médiateur entre le gouvernement malien et les
mouvements de rébellion touareg dans le nord du Mali, en abritant
des pourparlers entre les deux parties, dont les plus en vue se sont
soldés par la signature, en 2006, de l’accord d’Alger.
En 2010, l’Algérie
avait convoqué son ambassadeur à Bamako après la remise en liberté
par le Mali de quatre islamistes en échange de la libération d’un
otage, une mesure ayant suscité la désapprobation de l’Algérie qui,
par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci,
avait souligné que cette décision «ne sert pas la région ni sa
stabilité ni le combat mené contre le terrorisme», l’heure est
plutôt, aujourd’hui, à la convergence avait-il souligné.
Nassima H.
Haut
Don de 10 millions d’euros pour le Mali
L’Algérie, qui a
toujours plaidé pour que la lutte antiterroriste soit accompagnée
d’actions pour le développement en faveur des populations locales, a
fait un don de 10 millions d’euros au gouvernement malien. Ce don
est destiné au financement de projets de développement conjointement
retenus au profit des trois régions du nord du pays : Gao, Kidal et
Tombouctou. Les projets retenus se rapportent notamment aux domaines
de l’hydraulique, de la santé et de la formation professionnelle.
Cette aide vient entériner les décisions prises lors des travaux de
la Commission bilatérale frontalière algéro-malienne, tenue en juin
2009 à Bamako, et qui ont été sanctionnés par l’adoption de
plusieurs projets de proximité. Il s’agit concrètement de la
construction et de l’équipement de trois centres de formation
professionnelle, de centres d’assistance sociale et du forage de
trois puits dans chaque gouvernorat du nord du Mali, ainsi que de
l’édification de deux centres de soins et la réhabilitation d’un
troisième. L’accord de don a été signé entre Soumeylou Boubèye MAIGA,
ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale, et Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des
Affaires maghrébines et africaines qui avait saisi l’occasion pour
annoncer la fin des études du tronçon Algérie-Mali de la route
transsaharienne et son inscription dans le plan quinquenal 2010-1014
de son pays.
N. H.
Haut
Ils organisent un sit-in aujourd'hui au siège du parti
Les redresseurs
du FLN aux portes de Belkhadem
Le Mouvement de
redressement et de l'authenticité du Front de libération national
(FLN) organise aujourd'hui un sit-in de protestation devant le siège
central du parti à Hydra dans la capitale.
Selon un
communiqué émanant de cette mouvance, des cadres et des
parlementaires frondeurs, ainsi que des membres anciens du comité
central s'apprêtent à participer à ce rassemblement pacifique, dans
une première action de protestation qui sera suivie par d'autres
dans les prochains jours. «C'est une action qui vise à vérifier la
véracité des déclarations de Abdelaziz Belkhadem quant à sa volonté
de négocier avec le mouvement dans l'optique de régler les
différends et aplanir la situation conformément au règlement
intérieur du parti», lit-on dans ledit communiqué. Les
protestataires procéderont lors de ce rassemblement à la
distribution d'une plate-forme de revendication sur les différents
militants et cadres du FLN, dont le départ de l'actuel secrétaire
général n'est pas à l'ordre du jour. Cette action se veut une énième
tentative de la part des redresseurs du FLN, menés par des caciques
du parti à l'image de Salah Goudjil et Mohamed-Seghir Kara, afin de
faire entendre leur voix. Néanmoins, le mouvement de redressement
semble perdre de sa virulence, n'exigeant à présent que des
revendications d'ordre organique visant à assainir les rangs des
instances dirigeantes du parti. Auparavant, les meneurs de cette
fronde sont allés jusqu'à demander le départ de Belkhadem de la tête
du parti, l'invalidation du 9e congrès et la mise en place d'une
commission d'enquête sur les dépenses financières au sein du parti.
Abdelaziz Belkhadem avait, rappelons-le, tendu la main à ces
ex-cadres du FLN, en mettant en place un comité de sages, qui
servira d'intermédiaire entre les deux parties belligérantes. A
moins que le rassemblement d'aujourd'hui ne tourne au vinaigre, la
fronde est en train de s'estomper d'autant plus que le vaste
chantier des réformes politiques annoncées par le Président de la
République fait beaucoup d'ombre à leur entreprise.
M. Aït Chabane
Haut
Il réclame son départ avant les prochaines législatives
Soltani
critique Ouyahia
Bouguerra Soltani
semble consommer son divorce avec l'Alliance présidentielle. En
brandissant la carte islamiste en guise de radicalisation, ou de
simple retour aux origines, il véhicule un message fort d'une
recomposition politique annoncée, que les réformes politiques de
Bouteflika vont entériner dans un avenir proche.
Le président du
Mouvement de la société pour la paix (MSP) n'est pas allé par le dos
de la cuillère avec le secrétaire général du Rassemblement national
démocratique, lors de son passage à l'émission «Invité de l'heure»
de la Télévision algérienne. Bouguerra Soltani, usant d'un verbe
acéré, a fustigé Ahmed Ouyahia et réclamé son départ du gouvernement
avant même les prochaines élections législatives. «Il faut remplacer
l'actuel Premier ministre avant les futures échéances électorales de
2012, car l'expérience a démontré que les électeurs ont toujours
tendance à opter pour les hommes en place dans le gouvernement»,
a-t-il argumenté, dans une déclaration qui s'apparente à une
réaction fracassante par rapport aux propos d'Ahmed Ouyahia, il y a
plus d'un mois, à travers ce même support. Le président du MSP est
allé jusqu'à «défier» le SG du RND dans le cas où sa formation
politique venait à se séparer de l'Alliance présidentielle. «Je
défie le RND et Ouyahia de toujours garder la majorité dans les
Assemblées élues avec le FLN, dans le cas de notre retrait», a
prévenu Bouguerra Soltani, tout en brandissant la carte islamiste
lors des élections en guise de mise en garde. C'est dans ce sens
d'ailleurs qu'il partage l'avis du président de l'Assemblée
populaire nationale, Abdelaziz Ziari, qui s'est dit récemment
favorable à la dissolution du Conseil de la nation. Pour lui, cette
deuxième chambre du Parlement instaurée en 1996 a servi de rempart
aux islamistes justement qui avaient raflé les élections de 1991
avant l'arrêt du processus électoral. Bouguerra Soltani est-il en
train de se radicaliser ou bien fait-il dans le chantage ? Ses
déclarations fracassantes de ces derniers mois, bien qu'elles
renseignent assurément sur la disgrâce dont il fait l'objet au sein
de l'Alliance présidentielle et du gouvernement, ne sont pas aussi
fortuites. Cela devient d'autant plus sérieux que les rumeurs sur le
retour de l'ex-FIS vont bon train sur la scène médiatique. Conjuguée
avec le projet de révision de la loi sur les partis annoncée par le
Président de la République le 16 avril dernier, la rumeur pourrait
s'avérer fondée, car d'autres formations politiques verront le jour
dès la promulgation dudit projet de loi. Dans cette optique, nous
serons tentés de dire que Bouguerra Soltani, se sentant isolé par
ses partenaires, veuille anticiper en brandissant la carte
islamiste, dans la perspective de chapeauter, si besoin est, la
mouvance dans sa nouvelle tenue politique. Ceci dit, le chef de file
du MSP n'a pas encore bu le calice jusqu'à la lie. Il espère
toujours perpétuer son influence dans les Assemblées élues, en
souscrivant grandement aux réformes engagées par Abdelaziz
Bouteflika. «Nous exigeons que les réformes soient conduites par le
chef de l'Etat lui-même, en guise de garantie sur la neutralité de
l'administration et afin que les réformes ne se perdent pas entre
les mains des corrompus et des opportunistes», a-t-il souhaité en
substance, pour dire toutes ses appréhensions quant à l'application
de ces réformes sur le terrain. Par ailleurs, il a réitéré la
revendication de sa formation politique de mettre en place un régime
politique parlementaire, contredisant du coup les déclarations du
président de l'APN qui, lui, avait plaidé pour un régime
semi-présidentiel.
M. A. C.
Haut
Ils promettent trois jours de grève chaque semaine
Les
travailleurs et fonctionnaires de l'université d'Alger en colère
Les travailleurs
et fonctionnaires de l'enseignement supérieur de l'université
d'Alger se sont mis d’accord depuis maintenant une semaine pour
organiser une grève cyclique de trois jours par semaine
renouvelables, en signe de protestation contre leur situation
socioprofessionnelle jugée très critique et qui date de 2008. Faute
de recevoir un écho positif à leurs deux préavis de grève transmis
respectivement au ministère de l'Enseignement supérieur, le 14 mars
et le 2 mai, les travailleurs et fonctionnaires alliés à l'Union
générale des travailleurs algériens (UGTA) se sont donné comme mot
d'ordre de «perturber» toute activité pédagogique et autres au sein
de tous les départements et de tenir des rassemblements et des
sit-in cycliques à l'intérieur des différentes facultés jusqu'à ce
que la tutelle réponde favorablement à leurs doléances contenues
dans la plate-forme de revendications transmise à leurs
responsables. La réintégration de quelque 450 de leurs camarades
poussés à la retraite constitue la principale revendication de ces
grévistes. Outre cette exigence, ils réclament également la
promulgation d'un statut particulier en leur faveur, l'application
du régime indemnitaire avec effet rétroactif depuis 2008,
l'augmentation des salaires, l'accès au logement et le fait de
pouvoir bénéficier des primes de transport et de restauration. Par
ailleurs, ces fonctionnaires notamment les diplômés, comme les
bibliothécaires, exigent le droit à la promotion et leur
classification à l'échelon 11. Selon les protestataires, le mot
d'ordre a été largement suivi au début de ce mouvement par les
différentes facultés, notamment : Bouzaréah, Dely-Ibrahim et la fac
centrale. Dans ce sens, ils se disent «solidaires et convaincus de
leur action qui se veut pacifique et responsable», tout en déplorant
le mutisme de la tutelle qui continue, selon eux, d'ignorer leur
mouvement et refuse ainsi tout dialogue avec eux. «Aucun responsable
n'a fait l'effort de s'enquérir de notre situation lamentable»,
regrette l'un des protestataires.
Les étudiants
inquiets
Miraculeusement
sortis de la longue paralysie qu'a connue l'Université algérienne
durant plus de trois mois et sauvés ainsi de justesse du spectre de
l'année blanche qui se profilait à l'horizon, les étudiants
risquent, avec ce mouvement de protestation des travailleurs de
l'enseignement supérieur, de sombrer à nouveau dans une situation de
plus en plus critique et inquiétante à la fois.
A quelques
semaines seulement de la clôture de l'année universitaire 2010/2011,
prévue début juillet, les étudiants craignent que cette année
universitaire ne soit pas achevée dans les délais fixés initialement
et de voir leurs épreuves de fin d'année reportées une nouvelle fois
à une date ultérieure. A l'université des sciences humaines d'Alger
2 (Bouzaréah) et notamment au département des langues étrangères,
l'inquiétude chez les étudiants a atteint son apogée. Et pour cause.
Les examens du 2e EMD, qui devaient commencer à la fin de la semaine
dernière, ont été simplement annulés et aucune nouvelle date n'a été
fixée pour le moment. «Les protestataires ont empêché les étudiants
et les profs d'accéder aux salles d'examen. De ce fait, notre examen
d'aujourd'hui a été annulé et c'est le flou total qui règne au sein
de notre département concernant la suite des autres examens»,
regrette Mouloud, étudiant au département d'anglais. «Avec cette
dernière péripétie, notre année universitaire est sérieusement
menacée», ajoute Nassim, étudiant lui aussi dans le même
département, qui appele aussi la tutelle à trouver un consensus
entre les protestataires et les responsables afin d'épargner à
l'université d'autres problèmes supplémentaires. Les protestataires,
quant à eux, récusent toute accusation et rejettent la balle dans le
camp de la tutelle. «Qu'elle assume ses responsabilités, en trouvant
des solutions à nos problèmes. Nous aussi, nous avons le droit de
revendiquer nos droits», a indiqué l'un des protestataires. Et
d'ajouter : «Nous sommes prêts à travailler des journées
supplémentaires pour rattraper ce retard à condition que la tutelle
trouve des solutions à notre situation».
Par Sofiane
Sahoui
Haut
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