Il y a 51 ans, entre les 19 et 23 juillet 1961, une violente crise opposait la Tunie et la Fance au sujet de la présence d’une base militaire à Bizerte. Il n’en fallait pas plus pour semer l’effroi chez les pieds noirs qui, au vu de ce qui se passait en Tunisie, envisageaient le départ.

Les rubriques

Evenement

Région

Monde

Culture

Sport


DES FAITS

ET DES DIRES



Ghir hak


Edition Pdf

Archives


 Regards                    

Médias : comment les croire demain

La presse occidentale et ses aspirants «indigènes», embarqués dans la grande bataille de redéploiement de l'OTAN, n'ont plus la moindre notion de retenue qui pourrait dissimuler leur engagement militaire.

L'appropriation par le grand capital des principaux organes de presse et réseaux de télévision a porté ses fruits et mis l'information en coupe réglée. Cette réalité, que l'on a pu découvrir lors de la couverture de l'agression contre l'Irak, a atteint son apogée dans la guerre contre la Libye. C'était là, la manifestation éclatante de la mondialisation du contenu et de sa standardisation. Jamais, l'on n'avait assisté à une telle unité de points de vue et à une telle unification des sources. La cible : un monde qu'il faut «démocratiser en le libérant de ses dictatures», un monde qu'il faut civiliser et aider à l'émancipation de ses femmes, un monde incapable de produire sa propre évolution, un Monde malade où se débattent des peuples assoiffés de «liberté», qui appellent au secours les nations du Monde-Libre. Une seule image est présentée aux publics consuméristes, acritiques et dont l'intelligence est mise sous influence par un savant travail de propagande. Une caricature des plus simples et des plus rapides à lire est produite, qui ne demande pas d'effort, mais qui prend soin de convoquer les réflexes justiciers et moraux et de susciter le mouvement de révolte souhaité. L'Occident «démocratique» magnifié est présenté en preux chevalier  courant à son devoir de sauver les «Afghans, les Ivoiriens, les Irakiens, les Libyens… en danger. Jusqu'à ce que la chevauchée se heurte à la Syrie, où les maîtres de la propagande n'ont pas prévu que la chose se compliquerait, non seulement du souverainisme des Syriens, mais aussi de la réaction russo-chinoise. Les médias se trouvent, alors, bien en mal de tenir le cap jusqu'à la «chute» attendue du «régime», d'autant que leurs vérités tombent les unes après les autres et que les réseaux alternatifs de ré-information se multiplient, tandis que les premières fissures apparaissent dans le camp impérialiste. Il y a eu d'abord Kofi Annan qui n'a pas pris de gants pour dénoncer «certaines parties» qui fournissent des armes à l'opposition, visant les Occidentaux et leurs vassaux arabes. Ce qui a fait voler en éclat les «éléments de langage» consacrés, qui n'identifiaient de violence que celle de l'armée régulière. Il y a eu, ensuite, l'allié atlantiste, Recep Tayyep Erdogan, qui amorce un retrait remarquable en affirmant que les Turcs  sont «catégoriquement opposés à toute atteinte à l'intégrité territoriale de la Syrie». En matière de mensonge, des faits martelés sont battus en brèche en tant que faux grossiers, par exemple selon une «source proche du dossier au ministère de la Défense à Paris», citée, tenez-vous bien, par le Figaro,  le journaliste Gilles Jacquier a bien été tué à Homs par les «rebelles» et non par l'armée syrienne. Bien sûr le meurtre est atténué, à plusieurs égards, «bavure des rebelles», «manipulation» des services syriens et autres contre-feux en faveur du maintien de l'opinion dans les dispositions où elle se trouve.

Par Ahmed Halfaoui 

Haut

samedi 21 juillet 2012  

Chère, la chorba

Les prix s'envolent au 1er jour de Ramadhan

 Le mois de Ramadhan commence cette année sans déroger à la règle de la flambée des prix des produits alimentaires. La mercuriale s'envole ainsi en ce vendredi, 1er jour du mois de Ramadhan.

Lire


LES TITRES           

Ils tiennent à marcher sur Alger

Jeûne à Boufarik pour les gardes communaux

 

Les trafiquants sont plus actifs durant ce mois de jeûne

Alerte au vol de véhicules

 

MSP 

Guerre déclarée entre Soltani et Ghoul

 

Syrie

L'étau se ressert sur le régime Al Assad

 

FLN

Les contestataires préparent la riposte 

 

En attendant le nouveau gouvernement

Bouteflika auditionne ses ministres à partir de demain


LA 24

Fabriqué en partenariat avec un Groupe émirati

«NIMR», nouveau véhicule militaire blindé 

Les visiteurs de l'exposition de l'armée nationale populaire (ANP) "mémoires et réalisations" ont pris connaissance jeudi à Alger du véhicule blindé "NIMR" pour le transport des troupes qui sera construit en Algérie après la signature de l'accord de partenariat entre le Groupement pour la promotion de l'Industrie mécanique (Epic-Gpim) du ministère de la Défense nationale et le groupe émirati Tawazun.

Le directeur des industries militaires, le général major, Rachid Chouaki qui était accompagné de la délégation émiratie, a indiqué à ce propos que le partenariat algéro-émirati consacré par la signature ce matin des actes de création de la société à capital mixte dénommée "NIMR-Algérie. SPA" était fondé sur le "principe de confiance liant les deux pays frères".

Pour sa part, le président exécutif du groupe Tawazun, M. Seif Mohamed Hadjiri a indiqué que le partenariat algéro-émirati "est fondé sur le principe de complémentarité industrielle entre les deux pays" soulignant que la commission mixte "NIMR Algérie"  était un projet "parmi d'autres conclus".

S'agissant des spécificités techniques du véhicule "NIMR", M. Seif a souligné que le véhicule "est passé depuis 2002 aux Emirats arabes unis par plusieurs étapes et a obtenu un certificat de qualité de plusieurs centres internationaux spécialisés" ajoutant que '"plusieurs essais ont démontré sa conformité aux exigences des forces armées des deux pays".

Le président du conseil d'administration de la société "NIMR-Algérie", le colonel Abdelghani Badaoui, a souligné de son côté que "la création de la société mixte algéro-émiratie qui produira le véhicule "NIMR"  en Algérie avec une main-d'oeuvre algérienne permettra la création de 400 à 450 emplois".

Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, M. Abdelmalek Guenaizia, en présence du président du Groupe Tawazun émirati avait présidé ce matin au siège du ministère de la défense nationale, la cérémonie de signature des actes de création de la société à capitaux mixtes dénommée "Nimr-Algérie. SPA" dans la wilaya de Khenchla  entre le Groupement pour la promotion de l'Industrie mécanique (Epic-Gpim) du ministère de la Défense nationale et le groupe émirati Tawazun.

La signature de ces actes s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du protocole d'accord algéro-émirati pour la coproduction de véhicules spéciaux.    

Ghani I.

 

Huit blessés et grands dégâts 

Incendie dans une usine d'éponge à Barika  

L’incendie qui s'est déclaré mercredi soir dans une unité privée de fabrication d'éponge (matelas et oreillers) dans la zone industrielle de Barika "est sous contrôle" et les flammes "ne constituent aucun danger" pour les unités voisines, a indiqué jeudi le directeur de la Protection civile de la wilaya. Le colonel Larbi Zerzi a souligné, dans une déclaration, que le site de l'incendie, qui s'est poursuivi jeudi, "est contenu et toutes les dispositions étaient prises pour éteindre les violentes flammes attisées par des produits chimiques hautement inflammables".

Il a également indiqué que "la nature de ces produits a rendu difficile l'extinction du feu qui a été éteint dans l'après midi, mais a repris après une série d'explosion de tonneaux de produits chimiques qui étaient enfouis sous les tas de cendres". Cet incendie a été provoqué par une étincelle ayant mis en feu un oreiller avant de se propager rapidement, a indiqué le directeur de la Protection civile de la wilaya de Batna, relevant qu'à l'arrivée des sapeurs pompiers tout le hangar des produits chimiques inflammables a été ravagé par les flammes, toutefois, a-t-il ajouté, l'intervention des pompiers a permis de sauver le contenu du deuxième hangar où sont stockés les tissus. Selon le colonel Zerzi, à cette heure, les efforts sont déployés pour éteindre le feu sans qu'il y ait de risque pour les unités voisines. Des dizaines de travailleurs de l'unité et de citoyens de la ville ont bloqué la route entre Batna et Barika pour protester contre la poursuite de cet incendie, selon le vice-président de l'APC de Barika, M. Derradji El Aidoune qui a indiqué que la dense fumée était visible du centre ville.

Les services de la Protection civile ont fait état de huit blessés atteints de brûlures de 1er  degré (dont trois pompiers) parmi les intervenants pour lutter contre ce feu qui a secoué la ville de Barika.          

Riad D.

 

Accidents de la route

13 morts en une semaine 

Treize personnes ont trouvé la mort et 318 autres ont été blessées dans 270 accidents de la circulation enregistrés, dans les zones urbaines, pendant la période allant du 21 au 18 juil, selon un bilan de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) publié jeudi. Le bilan fait état d'une hausse du nombre d'accidents (+43) et du nombre de blessés (+12), ainsi que le nombre des morts (+8) par rapport à la semaine précédente. Concernant le nombre d'accidents, la wilayas d'Alger arrive en tête, pour la deuxième fois, avec 21 accidents, suivie de Sétif avec 19 accidents et la wilaya de Mascara avec 16 accidents. Les principales causes de ces accidents (95,18%) sont l'excès de vitesse, les dépassements dangereux et le non respect des priorités, selon les inspections des services de la DGSN effectuées sur le terrain. En vue de concrétiser la campagne "Un été sans accidents", lancée par la DGSN, les services de la sûreté nationale ap- pellent les usagers de la voie publique, en particulier les conducteurs à respecter le code de la route et éviter l'excès de vitesse.      

Farid D.

 

Jijel

Découverte de fabriques de tabac à chiquer contrefait   

Deux fabriques artisanales de tabac à chiquer (chemma) ont été découvertes mercredi soir dans les environs de Taher (Jijel), a-t-on appris jeudi auprès du groupement territorial de la Gendarmerie nationale. Huit (8) personnes présumées impliquées et originaires de la wilaya de Sétif, ont été arrêtées lors d'une perquisition opérée par les éléments de la Gendarmerie dans ces fabriques, situées près de la zone industrielle d'Ouled Salah, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. Le produit, dont la quantité saisie n'a pas été précisée, est écoulé dans la commune de Taher et dans d'autres agglomérations environnantes, a indiqué la même source. Pour rappel, trois quintaux et neuf kilogrammes de tabac à chiquer contrefaits ont été saisis récemment par la brigade de la Police Judiciaire de la Sûreté de daïra de Salah Bey (sud de Sétif). Un individu qui activait dans un atelier clandestin de fabrication de tabac contrefait a été arrêté, a précisé la même source.

Bilal L.

 

Lancement de la téléphonie mobile 3G

«Aucune décision n'a été prise»

Aucune décision n'a été prise concernant le lancement de la 3ème génération (3G) de téléphonie mobile en Algérie, a indiqué jeudi le ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication. "La date du lancement du processus d'octroi de la licence 3G sera connue en temps opportun et, par conséquent, aucune décision dans ce sens n'a été prise pour le moment", a indiqué à l'APS le directeur de la communication au ministère, Zoheir Meziane. Le cahier des charges relatif à la 3G ainsi que les trois opérateurs de téléphonie mobile "sont fin prêts" pour le lancement de cette technologie en Algérie, avait déclaré en mai dernier le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Moussa Benhamadi. M. Benhamadi avait, toutefois, expliqué que le gouvernement temporisait le lancement de cette technologie "par souci d'équité" et qu'il ne voulait pas créer une "différenciation" entre les 3 opérateurs de téléphonie mobile.

Farid D.

  Haut


Archives Edition Pdf

.

Rond Point

Par

Djamel Eddine Merdaci 

Le syndrome de Bizerte

Il y a 51 ans, entre les 19 et 23 juillet 1961, une violente crise opposait la Tunie et la Fance au sujet de la présence d’une base militaire à Bizerte. Il n’en fallait pas plus pour semer l’effroi chez les pieds noirs qui, au vu de ce qui se passait en Tunisie, envisageaient le départ. C’était le thème de la valise ou le cercueil qui avait été instrumentalisé par l’OAS pour légitimer le départ massif des Européens d’Algérie. La propagande de l’organisation terroriste des milieux ultra, représentant des propriétaires terriens qui avaient bâti leur fortune sur la spoliation, répétaient que si l’Algérie devenait indépendante, les Européens seraient menacés. Aujourd’hui encore, des nostalgiques continuent cette thèse. La crise de Bizerte semblait, pour les pieds noirs, annoncer le début de la fin comme en témoignent ces images d’archives diffusées sur Internet de l’INA, in situ audiovisuel français, et dans lequel une européenne d’Alger, en 1961, évoque l’idée d’un départ après ce qui s’est passé en Tunisie. Elle était interviewée dans une librairie de la rue Michelet, aujourd’hui rue Didouche Mourad dans l’Algérie indépendante. La jeune européenne n’avait pas fini de répondre à la question qui lui était posée, qu’un Algérien, présent ce jour là dans la librairie de la rue Michelet prenait à son tour la parole. Cet Algérien n’était autre que Himoud Brahim plus connu après l’indépendance de l’Algérie sous le nom de Momo. Avec beaucoup de bon sens Himoud Brahimi expliquait à la jeune européenne que si elle voulait partir, c’était parce qu’elle avait peur des Algériens comme lui-même qui ne voulaient aucun mal et préfèreraient même que cette européenne reste à Alger. Ce qui se passe en Tunisie, ajoutait Himoud Brahimi n’avait rien à voir avec ce qui se passait en Algérie. La jeune européenne avait fini par admettre de façon prémonitoire que personne ne n’obligeait à partir. Ce document exceptionnel est une réponse magistrale à ceux, parmi les tenants de la thèse sur la valise et le cercueil. Les pieds noirs d’Algérie avaient été choqués par les images des évènements de Bizerte et ils craignaient que cela leur arrive aussi à Alger, bien que cette jeune européenne de la rue Michelet affirmait n’avoir rien à se reprocher. En fait, elle voulait partir de son plein gé avant d’y être contrainte par les évènements. Vous partez donc librement et non pas parce que vous avez peur de moi, autrement dit des Algériens, avait répliqué Himmoud Brahimi. Tout était dans ce dialogue qui anticipait sur les évènements à venir car quelques mois avant l’indépendance nationale, l’organisation des milieux européens d’Algérie les plus réactionnaires, entreprenait de mettre le pays à feu et à sang, refusant la fin inéluctable de la présence coloniale qu’avait pressentie cette jeune femme interrogée dans une librairie de la rue Michelet. Le syndrome de Bizerte marquait les esprits et il allait être instrumentalisé par l’OAS qui assénait aux pieds noirs qu’ils auraient le choix entre la valise et le cercueil si l’Algérie devenait indépendante.           Tous les Européens n’avaient pas écouté ces prophéties apocalyptiques. Nombre d’entre eux avaient choisi de rester vivre sur une terre qu’ils avaient connue depuis des décennies. Qui sait si la jeune européenne de la rue Michelet est de ce nombre, ou si elle a fait partie de ces pieds noirs qui avaient pris le bateau pour ne plus jamais revenir et qui nourissent la nostalgie, et même la rancoeur du paradis perdu.

 Haut

Copyright © 2001-2011- MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés. e-mail : contact@lesdebats.com

Conception et mise à jour M.Merkouche