Le P-DG d'Air Algérie s'en prend à des journalistes algériens qui ont «diffamé» son entreprise en diffusant de fausses informations. C'est ce qu'il a déclaré dans un entretien publié par le site électronique Tsa.

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L'OTAN et le drapeau du roi Idriss

En Libye, cela fait un bout de temps que l'opération, demandée par les arabes et exécutée par l'OTAN, a été lancée. Elle s'est appelée « no fly zone», au cas où certains l'aurait oublié, tant elle fait penser à une «no walk zone». Parce que dans le ciel il n'y a pas le plus petit bout de cerf-volant kadhafiste et que les Tornado et les Rafale ne s'intéressent, depuis le début, qu'à ce qui se passe au sol. C'est pour protéger les civils, nous dit-on. Mais, sans nous indiquer quels civils sont la cible de cette protection. Parce que les seuls civils que nous voyons morts sont ceux qui sont déchiquetés par les bombardements «démocratisants». Ce qui est, normalement, suffisant pour demander au Conseil de sécurité de l'ONU de revoir la copie de sa résolution 1973. En termes légaux, un texte de ce genre doit être suivi à la lettre et son exécuteur (l'OTAN en l'occurrence) doit être instruit avec précision des termes de son contrat. Il y a donc urgence à procéder soit à un élargissement du mandat à la population libyenne, soit à un rappel à l'ordre. Sinon, l'hécatombe risque de s'alourdir et rendre coupables ses auteurs de crimes contre l'Humanité. Jusqu'ici, eux, continuent de parler de «protection de civils» et de seulement regretter quand leurs victimes connaissent une publicité. Comme le fils de Kadhafi et ses enfants ou les seize imams tués et trente autres gravement blessés. Mais, trêve de naïveté. Sur fond de mépris raciste, nos morts ne comptent pas quand les loups sont aux abois. Les «révolutionnaires» de Benghazi, ne perdent rien pour attendre. Quand tout sera fini, pour peu qu'ils aient un gramme de dignité, ils apprécieront à sa juste valeur la considération qui leur est maintenant accordée, dans les exhibitions compassées où ils servent d'alibis. Le temps que leur pays soit détruit, que l'anomie l'ait gagné et que ne comptera plus pour les vainqueurs que de s'emparer des puits de pétrole et des voies qui permettent de l'acheminer. Pour cela, ils dépensent ce qu'il faut et il faut être particulièrement crédule pour penser que l'OTAN peut se préoccuper de voir le drapeau du roi Idriss flotter sur Tripoli. C'est qu'ils ne sont pas fous de dépenser des milliards de dollars pour les beaux yeux de bédouins sortis de nulle part et à qui ils ont offert une représentativité et une notoriété inespérée. Ça tombe sous le sens. Car, autrement, il y a suffisamment de misère et de détresse humaine, ailleurs et surtout chez eux, aux Etats-Unis et en Europe, et par millions de sans-abris, de malades sans accès aux soins et de pauvres, pour qu'ils aient l'occasion d'exercer la sincérité de leur compassion humanitaire. Le CNT de Benghazi, s'il survit, aura l'infamant privilège de réactualiser la fonction de gouvernement fantoche, le temps qu'il faudra aux Libyens de se reconstruire une capacité de résistance. Cela peut être tôt, comme cela peut passer par une longue période de guerre fratricide, ou de «pacification» ou de chaos généralisé qui arrangerait pour plus longtemps encore les affaires des «protecteurs de civils». En tout cas, il est difficile d'imaginer, en cas de «victoire» des bombardiers, une issue démocratique qui confirmerait le pouvoir de supplétifs.

Par Ahmed Halfaoui 

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dimanche 22 mai 2011

Début des consultations

sur les réformes politiques

Opposition absente ex-FIS exclu

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LES TITRES  

Face aux troubles en Libye et Tunisie

L'Algérie «bunkérise» ses frontières

 

Réunion de la tripartite le 28 du mois en cours 

Le patronat veut réviser les mesures de la LFC  2009

 

Réunion ministérielle de Bamako sur la sécurité et le développement dans le Sahel

La lutte antiterroriste doit passer par le développement socioéconomique

 

Exposition de photos de Françoise Huguierau

Un échantillonnage de la société russe…

 

Le séisme de Boumerdès huit ans après

Quelles leçons ?

 

Mariah Carey

La voix qui ne déçoit pas


LA 24

 Réformes

Les tenants de la violence exclus des consultations

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a assuré hier que les «tenants de la violence» ne seront pas conviés aux consultations pour les réformes politiques entamées à la présidence de la République. «Aucun acteur politique ne sera exclu des consultations, en dehors des tenants de la violence», a affirmé Abdelkader Bensalah. «Aucun acteur politique ne sera exclu des consultations si ce n'est, comme l'a dit le Président de la République, les tenants de la violence que le peuple a bannis de la vie politique», a-t-il précisé. L'allusion viserait notamment les anciens dirigeants du FIS dissous qui ont refusé d'adhérer à la politique de réconciliation nationale. Sur le champ des consultations, Bensalah a réitéré le fait qu'aucune limite n'est «posée», si ce n'est le respect des constantes nationales et des composantes de l'identité. Mais il a assuré à ses interlocuteurs «qu'aucun texte ne leur sera imposé». M. Bensalah, dont la mission est de recueillir «les avis, les opinions et les propositions», a indiqué que les réformes en Algérie sont inéluctables. «Des mutations importantes, parfois tragiques, mettant en péril la souveraineté et l'unité nationale, s'opèrent dans la région. Le peuple algérien, qui suit ces évènements, a lui-même des revendications en termes d'approfondissement de la démocratie et de meilleure gouvernance».

 

 Kidnappings

Tizi Ouzou et Beni Douala mobilisées

La population de la région de Beni Douala, qui dit être déterminée à maintenir la pression jusqu'à la libération de Bilek Mourad, ce jeune de 18 ans enlevé le 11 mai dernier à Tala Bounane, a lancé avant-hier un appel à une grève générale à travers le chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou pour aujourd’hui, a-t-on appris auprès des membres de la cellule de crise mise en place pour suivre l'évolution de la situation depuis ce 5e enlèvement rien que dans la localité de Beni Douala. Selon la même source, 10 000 affiches ont été placardées à travers la ville de Tizi Ouzou avant-hier à l'effet de sensibiliser la population de toute la wilaya autour de cette énième action de mobilisation baptisée «Tizi Ouzou, ville fantôme». Pour la journée de demain, une délégation composée des membres de la famille de la victime, d'élus locaux et du P/APW se rendra au siège de la wilaya pour s'entretenir avec le wali, au sujet de la préoccupante situation de Bilek Mourad. Pour rappel, deux marches populaires ponctuées par des rassemblements ont été organisées ce jeudi et vendredi à Beni Douala et Mechtras,  en signe de solidarité et de mobilisation pour la libération de Bilek Mourad et Hammour Hadj Ali, qui se trouvent depuis plus d'une semaine  entre les mains de leurs ravisseurs.

 

 Fiscalité

Une marge de 25% accordéeaux produits d'origine algérienne

Le gouvernement veut pouvoir attribuer plus de contrats publics aux entreprises algériennes. Un arrêté du ministre des Finances, Karim Djoudi, publié jeudi au «Journal officiel» a précisé les modalités d'application de la marge de préférence aux produits d'origine et aux entreprises de droit algérien. Pour les marchés de fourniture, «la marge de 25 % est accordée aux produits d'origine algérienne manufacturés localement sur présentation d'un certificat d'origine algérienne par les soumissionnaires concernés», selon le texte. Pour les marchés des travaux, des services et des études, le texte accorde une marge de 25 % aux entreprises et bureaux d'études de droit algérien. Les groupements mixtes bénéficient, quant à eux, de cette marge à concurrence de la part que détient le partenaire algérien dans le groupement, selon le décret. Cette marge est octroyée uniquement aux entreprises de droit algérien détenues majoritairement par des nationaux résidents, à concurrence de la part détenue par des intérêts algériens, ajoute le décret. Cette règle exclut de cet avantage les entreprises de droit algérien détenues majoritairement par des étrangers.

 

 Risque Libye sur l'Algérie

Deux commissions d'experts créées

A la demande du chef suprême des forces armées, M. Abdelaziz Bouteflika, l'état-major de l'Armée nationale populaire a formé deux commissions composées d'experts en sécurité et d'officiers du renseignement afin d'évaluer la situation militaire en Libye et son impact sur l'Algérie, suite aux quantités d'armes volées des dépôts d'armement de l'armée libyenne, qui ont fini par attérir dans le Sahara et le Sahel. Cette commission sera chargée d'évaluer la quantité d'armes volée des casernes de l'armée régulière libyenne, qui sera certainement vendue au marché noir à des terroristes et trafiquants d'armes au Sahel. Cette décision coïncide avec l'effort de plusieurs pays de la région d'empêcher que ces armes très sophistiquées ne finissent entre les mains des terroristes, en particulier les missiles SAM7 de surface air de fabrication russe d'une portée de 3 700 m et qui peuvent atteindre une cible à 1 500 m d'altitude. Des sources militaires occidentales estiment que le régime libyen possède une quantité considérable de ce genre de missiles, alors qu'une source bien informée a révélé à «El Khabar» que les services de sécurité de pays occidentaux font dans la désinformation par rapport à ce qui se passe réellement en Libye, afin de prolonger la durée de cette guerre pour pouvoir bénéficier d'avantage de marchés de reconstruction dès la fin de cette dernière.

Source : «El Khabar»

 

 Environnement

Lancement de l'opération «Eboueurs de la mer»

La 7è édition de l'opération «Eboueurs de la mer», organisée par la Sonelgaz, en collaboration avec la Radio nationale, a été lancée hier dans la wilaya de Tipasa, au niveau de la plage Chenoua. L'opération a connu un franc succès, malgré le temps pluvieux qui a fait craindre aux animateurs la défection du public. Cette opération de nettoyage qui vise à sensibiliser les citoyens sur la nécessité de prendre en charge leur environnement par des gestes quotidiens simples est lancée à quelques jours de l'ouverture de la saison estivale, le 1er juin prochain. Elle s'inscrit dans le cadre de l'opération nationale qui a touché 14 wilayas côtières afin d'encourager et de susciter une action citoyenne sur différents sites du littoral algérien.

 

 Nouveau code des marchés 

Un instrument de bonne utilisation des fonds publics

Le nouveau code des marchés publics est «un instrument assurant la bonne utilisation des fonds publics», a estimé hier à Annaba, le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Seybouse, M. Rachid Ghimouz. S'exprimant au cours d'un séminaire consacré à la vulgarisation du nouveau code des marchés publics, réunissant les directeurs de l'Exécutif de wilaya, des P/APC et des opérateurs économiques des secteurs public et privé, il a ajouté que ce texte permet «d'éviter les abus et le manque de clarté au vu du caractère exceptionnel de la procédure du gré à gré simple, ne faisant pas l'objet de consultations».

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L'édito

Par

Aïssa Khelladi

Interdire ou communiquer?

Le P-DG d'Air Algérie s'en prend à des journalistes algériens qui ont «diffamé» son entreprise en diffusant de fausses informations. C'est ce qu'il a déclaré dans un entretien publié par le site électronique Tsa. Entre autres bêtises, car le P-DG, ignorant ou piètre communiquant, s'est également étalé sur des sujets diplomatiques ou internationaux, comme le prosélytisme des Iraniens qui justifierait des réserves commerciales, à ses yeux, ou encore l'ouverture des frontières avec le Maroc. Fonctionnaire de la République, cet homme est peut-être un bon chef d'entreprise, on n'en sait rien, mais il n'a aucune idée sur ses obligations de réserve et encore moins sur le journalisme. S'il suffisait à un journal de diffuser une fausse information pour faire trembler une compagnie de l'envergure d'Air Algérie, le P-DG devrait réfléchir à cette fragilité au lieu d'accuser un journaliste - comme si l’on pouvait diffamer une entreprise - et vouloir se venger de lui. Réfléchir en l'occurrence, c'est s'interroger d'abord sur son propre dispositif de communication et son efficacité. Qu'a-t-il fait pour rétablir la vérité, éviter les contrôles, et quels moyens a-t-il déployé dans ses démentis ? On connaît trop les défaillances du système de communication dans le secteur public pour être surpris qu'une simple rumeur - qu'un journaliste quelconque peut recueillir et amplifier en toute bonne foi - puisse occasionner les dégâts de la nature de ceux dont parle le P-DG. Faut-il donc pour plaire à certains responsables interdire l'activité journalistique libre ou la pénaliser davantage à un moment où il est officiellement question de sa dépénalisation ? Et que dire, si cette même fausse information avait été diffusée d'abord par un organe étranger puis reprise ici ? Faut-il interdire la lecture de la presse étrangère, Internet, la télévision ? Et qui interdira alors au P-DG de tenir des propos qui ne ressortent pas de sa compétence et qui risquent de créer un incident diplomatique avec un pays tiers ? D'autant que le sentiment qu'il a laissé dans l'opinion publique, par ses différentes interviews à la presse, lorsqu'il accusait des forces malfaisantes, à l'intérieur même de l'entreprise, de vouloir lui nuire, pourrait se confondre avec de la paranoïa. Ce responsable sait-il garder toute sa mesure? Ceci n'a rien à voir avec ses compétences réelles ou supposées, c'est simplement la propension d'un homme à dire ce qui lui passe par la tête, oubliant un peu vite le poste qu'il occupe et, en tout état de cause, la nécessité de mieux communiquer pour mieux convaincre. S'attaquer à un journal, quels que soient ses motifs, n'est peut-être pas la façon la plus appropriée d'améliorer l'image d'une entreprise qui doit fonctionner avec de la rigueur, certes, mais avec de la séduction aussi et surtout.

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