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Ghir hak

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Une « étrange
croisade»
Nicolas Sarkozy
est en train de «rétablir l'autorité de la France en Méditerranée»,
c'est ce qui se dit autour de lui et honni soit celui qui tente de
penser à 1830, à 1881 ou à 1911. Le chef de guerre ne doit pas en
dormir, depuis que Barack Obama l'a autorisé à montrer les dents. Et
c'est avec une fierté débordante qu'il est allé en Corse,
avant-hier, voir les avions qui bombardent méticuleusement, sous ses
ordres, les Libyens. Il a même mangé le rata servi aux valeureux
pilotes, histoire de se mettre dans leur peau. Il leur devait bien
ça, car comme le dit l'emphatique Claude Guéant, son ministre de
l'Intérieur : «L'armée de l'air était là quand le Président, quand
le chef des armées, leur a demandé d'être présents dans le ciel
libyen pour assurer cette zone d'exclusion
aérienne…» Le même
ministre multiplie les déclarations à la gloire de son chef, sans
que personne ne l'y invite. Soucieux de lui fabriquer une aura ou
craignant de se faire virer au premier caprice de l'objet de ses
courbettes et de son obséquiosité, il hisse Sarkozy bien au-dessus
de tous ses pairs : «Le monde entier s'apprêtait à contempler à la
télévision les massacres commis par le colonel Kadhafi.
Heureusement, le Président a pris la tête de la croisade pour
mobiliser». Sans se soucier du lapsus qui va lui coûter une bordée
de critiques de la part de ceux qui l'attendent au tournant, par
rapport à ses insanités à l'égard de la population immigrée. Avant
la «croisade» libyenne du très catholique président français, Guéant
avait osé penser, tout haut, à la place de ces Français qui, «à
force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus
être chez eux». A la suite de quoi, Marine Le Pen, la présidente du
Front national, lui a «fait faire une carte d'adhérent de prestige»,
en l'estimant «touché par la grâce». Sans le suivre pour autant
dans sa «croisade» qui, pour la première dame de l'extrême droite,
peut constituer «des risques dans l'opinion publique arabe, surtout
si M. Guéant s'amuse à parler de croisade, ce qui laisserait
apparaître que c'est une guerre de l'Occident contre des pays
musulmans». Entre Guéant et Sarkozy, il y a François Fillon, c'est
le Premier ministre, qui parle de temps en temps pour dire
certaines choses que le chef lui permet de dire. Lui, aussi, il ne
faut pas rater ce qu'il dit, sinon on risque de passer à côté de
morceaux d'anthologie comme celui-ci : «Nous ne conduisons pas une
guerre contre la Libye, mais une opération de protection des
populations civiles, une opération de recours légitime à la force».
Personne à l'Assemblée française, et c'est dommage, ne lui a
demandé ce que c'était pour lui la guerre. On aurait, peut-être,
appris quelque chose, mais on se contentera de comprendre que quand
il s'agit d’êtres infrahumains, on ne fait pas de guerre, on
«pacifie» ou on «démocratise» à coups de bombes. En tout cas, ce
qui se passe en Libye est quelque chose de spécial comme événement
et que Fillon se gardera bien de nous expliquer, même si des gens
sur place, journalistes de surcroît, s'interrogent. L'un d'entre
eux, Patrick Baz, photographe de l'AFP, en mission au théâtre des
opérations, se confie au «New York Times» : «C'est le seul conflit
que j'ai couvert et que je ne comprends pas. Ce qui se passe ici est
très, très, très étrange…»
Par Ahmed
Halfaoui
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jeudi 24 mars 2011
Une centaine de
blessés et plusieurs arrestations enregistrées
Violentes
émeutes
à
Climat-de-France

La commune
populaire et populeuse d'Oued Koreich vient de vivre des heures
particulièrement dramatiques. En effet, la cité Climat-de-France a
été hier le théâtre d'affrontements ayant opposé les services de
sécurité aux habitants de ladite cité.
Lire
LES TITRES
Il est pour
la révision de la Constitution
Belkhadem «balise» les contours du
changement
Plusieurs
kilogrammes découverts dans des douars
Le cannabis s'invite dans les zones
rurales
Développement des infrastructures hydrauliques
Priorité à la sécurité des
approvisionnements en eau
Libye
Koweït et Jordanie vont apporter un
soutien logistique
Nora
Telle une lumière
LA 24
L'ambassadeur
US David Pearce et les changements dans la région
Une «période
importante» pour l'avenir de l'Algérie
L’ambassadeur des
Etats-Unis à Alger, M. David Pearce, a estimé hier à Alger que les
changements qui se produisent dans la région auguraient d'une
«période importante» pour l'avenir de l'Algérie. «Il y a maintenant
un changement dans la région et ce sera une période importante pour
l'avenir de l'Algérie», a dit à la presse M. Pearce à l'issue d'une
audience que lui a accordée le président de la République, M.
Abdelaziz Bouteflika, au terme de sa mission en Algérie. Le
diplomate américain a exprimé, dans cet esprit, le vœu de «voir le
peuple algérien travailler pour un futur meilleur et plein de
prospérité», avant de qualifier d'«importantes» les relations
algéro-américaines.
M. Pearce a ajouté
que, depuis son arrivée en 2008, il avait travaillé à «relever le
niveau et la fréquence d'engagement» entre les deux pays, non
seulement dans les domaines de l'énergie et de la lutte
antiterroriste mais aussi dans de nombreux autres secteurs
(économie, commerce, culture, défense, éducation, sport et science).
La
perle diplomatique de la semaine
Condoléances de
l'Algérie au Japon avec quinze jours de retard
Le ministre
algérien des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a présenté hier
au siège de l'ambassade du Japon à Alger, les condoléances de
l'Algérie au gouvernement et peuple japonais suite au séisme qui a
frappé récemment ce pays. M. Medelci a présenté les condoléances du
président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et a fait part
de sa compassion avec le gouvernement et le peuple japonais. «Nous
avons appris avec une pronfonde tristesse la nouvelle du violent
séisme suivi par un tsunami qui a fait des milliers de morts et
causé d'importants dégâts matériels», a écrit M. Medelci en signant
le registre de condoléances.
«En cette
douloureuse circonstance, je vous présente mes sincères condoléances
et vous assure de ma profonde sympathie tout en réitèrant la
solidarité et la disposition de l'Algérie à apporter l'aide
nécessaire afin de vous aider à surmonter cette rude épreuve»,
a-t-il indiqué.
«Je voudrais transmettre à travers vous notre profonde compassion
avec le gouvernement japonais et les familles affectées», a-t-il
souligné, ajoutant qu'il était convaincu que «le peuple japonais
surmontera cette épreuve grâce à la détermination et la volonté dont
il a toujours fait preuve». Le séisme et le tsunami qui ont frappé
le 11 mars dernier le Japon ont fait près de 10 000 morts et 15 000
disparus. Ce retard s'explique-t-il par un oubli peu commun dû à la
simple négligence ou bien révèle-t-il une situation de crise
algérienne induite par la Libye et dont la gravité est telle qu'elle
a fait oublier tout le reste ? Il n'est jamais trop tard pour bien
faire, certes, mais en l'occurrence présenter des condoléances avec
près de quinze jours de retard, sans craindre le ridicule, montre
qu'à l'oubli s'ajoute la maladresse qui l'aggrave plutôt qu'elle ne
l'atténue. Et appréciez le panache avec lequel Medelci s'est exprimé
hier : «Nous avons appris la nouvelle…»
Oran
La création de
nouvelles sociétés de taxis fait polémique
La création de
nouvelles sociétés de transport par taxi risque de faire fausse note
au sein de la corporation. Avec un tissu urbain comptant plus de
7 000 véhicules,
largement saturé, la création de nouvelles compagnies, 17 au total,
pour injecter dans le parc automobile 570 véhicules de plus ne
seront pas forcément les bienvenues, selon le représentant du
Syndicat national de transport de véhicules et de marchandise (SNTT)
si l’on sait que d’ici quelques jours, la commission d’ attribution
des licences d’exploitation de taxis va délivrer 600 agréments et,
par conséquent, renforcer d’avantage le parc automobile. Une
équation qui reste difficile à résoudre pour la corporation, qui
craint d’ores et déjà de se retrouver au chômage à cause de la
concurrence devenue très rude pour les professionnels. Le
représentant du syndicat explique que la loi est claire sur ce
point. Elle stipule noir sur blanc qu’un taxi doit être mis en
service pour
1 500 habitants ;
actuellement ce chiffre est largement dépassé et il le sera
davantage avec la création de nouvelles sociétés de taxis. Un avis
qui n’est pas partagé avec la direction des transports d’Oran qui a
présenté la situation positivement en annonçant la création de 17
sociétés de taxis, dont neuf ont déjà bénéficié d’autorisations
d’exploitation et seront opérationnelles prochainement en plus des
six compagnies déjà en service à Oran. Des pré-agréments leur ont
été attribués pour se lancer dans l’activité avec un parc automobile
de 225 véhicules. Des compagnies qui vont contribuer à la création
de 359 emplois. Quant aux huit autres demandes de création de
sociétés de taxis, elles sont en cours d’étude et devront renforcer
le parc avec 345 véhicules et le marché de l’emploi avec 463
nouveaux postes. Par rapport aux taxis individuels qui souffrent
depuis des années du problème de la rareté des licences d’activité,
les sociétés de taxis, créées dans le cadre des nouvelles
dispositions prévues dans l’arrêté du 28 septembre 2009 modifiant
l’arrêté du 8 août 1993 réglementant le transport effectué par taxi,
ont l’avantage d’exercer avec une seule licence pour le parc
automobile qu’elles ont à gérer.
Récupération de
trois voitures volées
Les enquêtes
menées par la gendarmerie au sujet du vol de voitures commencent à
donner des fruits. Au courant de cette semaine, trois voitures
volées ont été récupérées et restituées pour certaines à leurs
propriétaires. Il s’agit de véhicules repérés sur le tronçon
Oran-Mostaganem avec à leur bord des passagers qui ont été arrêtés.
Les services de la gendarmerie ont, en effet, récupéré une voiture
de marque Hyundai et une Atos volées à Alger et retrouvées à Oran.
Deux autres véhicules ont été restitués avec des cartes grises
falsifiées.
Loubna Zahaf
Selon
Damas
«Des parties
étrangères propagent des mensonges» sur la situation à Deraa
«Des parties
étrangères» propagent des mensonges sur la situation prévalant à
Deraa dans le sud de la Syrie, a rapporté hier l'agence de presse
syrienne Sana. «Des parties étrangères continuent de propager des
mensonges sur la situation à Deraa», a indiqué Sana, citant des
sources officielles. «Ces parties prétendent qu'elles reçoivent des
messages et des photos de l'intérieur de la ville et que des
massacres y ont lieu, afin d'inciter les habitants (à se révolter)
et de les terrifier», ajoutent les mêmes sources. Tôt le matin, des
affrontements ont opposé les forces de l'ordre syriennes à une
«bande armée» à Deraa, dans le sud du pays, faisant quatre morts
selon Sana. «Les habitants de Deraa coopèrent avec les forces de
l'ordre pour poursuivre les membres du gang armé, les arrêter et
les déférer à la justice», ont affirmé les mêmes sources citées par
l'agence.
Cinéma
Décès
d'Elizabeth Taylor, star d’Hollywood
La star
hollywoodienne Elizabeth Taylor est décédée mercredi à l'âge de 79
ans, laissant derrière elle une carrière artistique d'un demi-siècle
et une soixantaine de films, a annoncé son agent dans un communiqué
cité par les médias. «L'actrice légendaire, la femme d'affaires, la
courageuse militante Elizabeth Taylor est morte paisiblement
aujourd'hui (mercredi, ndlr) à l'hôpital Cedars-Sinaï de Los
Angeles», annonce le communiqué. L'actrice légendaire avait été
admise à l'hôpital il y a six semaines pour une insuffisance
cardiaque. Elle y avait fêté son anniversaire le 27 février, le jour
des Oscars. La santé de l'actrice faisait depuis plusieurs années
l'objet de rumeurs et d'inquiétudes. En juillet 2008, déjà, elle
avait été hospitalisée à Los Angeles et son porte-parole de l'époque
avait démenti des «rumeurs alarmistes» sur son état. Elizabeth
Taylor, appelée Liz Taylor, est née à Londres le 27 février 1932 de
parents américains. Elle fait sa première apparition à l'écran à
l'âge de 10 ans, aux Etats-Unis, dans «Fidèle Lassie» (Fred M.
Wilcox). L'année 1958, lui offre la consécration avec «La chatte
sur un toit brûlant» (Richard Brooks) et en 1963, le tournage de
Cléopâtre (Joseph Mankiewicz) lui apporte un grand succès. Lauréate
de deux Oscars pour «Butterfield 8» (1960) et «Qui a peur de
Virginia Woolf ?» (1966), elle a régulièrement défrayé la chronique
pour ses huit mariages, ses diamants légendaire, ses accès de colère
et ses excès d'alcool. En mai 2000, Elizabeth Taylor avait été
anoblie par la reine d'Angleterre pour sa carrière d'actrice et son
action contre le sida.
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L'édito
Par
Aïssa
Khelladi
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Le changement, c'est d'abord
l'information
On
parle de la tenue d’une réunion secrète entre les plus hauts dirigeants
du pays pour préparer un changement constitutionnel dont il est de plus
en plus question. Pourquoi cette pratique du secret dans un tel cas ?
C’est donner à une volonté politique de réformes profondes, annoncées
pourtant officiellement par le Président, un caractère de crise. Dans un
passé récent, des conclaves regroupant des acteurs inconnus par le
public, autant dire anonymes, étaient organisés pour gérer des
situations extrêmes, dans l’opacité totale. On continue à communiquer
par ce biais, si commode à toutes les dérives, en allant jusqu’à faire
savoir -les informations étant distillées par des «sources proches de la
Présidence»- que des réunions officielles, capitales pour le destin du
pays, se tiennent en catimini. L’opinion publique est ainsi maintenue à
l’écart, tandis que la presse, nationale et internationale, se livre aux
supputations les plus fantaisistes, sans démenti ni confirmation. De
quoi s’agit-il ? D’une révision constitutionnelle qui limiterait les
mandats présidentiels à deux et donnerait plus de poids au chef du
Gouvernement et au Parlement, entre autres. Si importants que soient ces
changements, ou les divergences qui peuvent éventuellement les entourer,
pourquoi les cacher au public, et cacher le fait même qu’il en soit
question- alors que tout le monde en parle? Ce décalage inouïe entre la
volonté du changement, dont le but ultime est la transparence, et la
culture du secret, qui n’a de culture que le nom, soit dit en passant,
dont on s’entoure pour mettre en œuvre cette volonté, dénature toute
idée de débat serein et produit de la suspicion à tous les étages. Au
final, le public retient la «manœuvre dilatoire» plutôt que l’engagement
sincère en faveur des réformes. Est-ce une façon normale de procéder ?
Non, et on peut discuter longuement sur les motivations possibles qui
expliqueraient un tel comportement. Il n’en reste pas moins que tout
cela fait ressortir une inadéquation entre nos gouvernants actuels, si
ce n’est entre le mode d’organisation, pour le moins archaïque, de leurs
activités, et les exigences basiques de la gouvernance moderne. Les
pratiques au sommet, telles qu’elles se révèlent sous ce prisme,
déteignent sur tout le reste : la base de l’Etat les reproduit et les
amplifie naturellement. Qu’il s’agisse d’une banque, une APC ou de la
plus petite des annexes, l’information est rarement disponible pour le
citoyen- encore moins pour la presse censée le représenter. Là, où dans
d’autres pays- et pas que les Etats-Unis-, elle doit être
obligatoirement livrée au public, sous peine de rétention punie par la
loi, devant les tribunaux. Quand on ne communique pas, on dissimule et
on dissimule d’abord son incompétence- sans parler du reste.
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