Quel est le scénario prévisible au cours des prochains mois ? Des changements constitutionnels pour un type de régime parlementaire, adoptés par référendum en 2011 -qui peut-on imaginer contre ?- et suivi d’élections législatives en 2012.

Les rubriques

Evenement

Région

Monde

Culture

Sport


DES FAITS

ET DES DIRES



Ghir hak


Edition Pdf

Archives


 Regards                    

Une « étrange  croisade»

Nicolas Sarkozy est en train de  «rétablir l'autorité de la France en Méditerranée», c'est ce qui se dit autour de lui et honni soit celui qui tente de penser à 1830, à 1881 ou à 1911. Le chef de guerre ne doit pas en dormir, depuis que Barack Obama l'a autorisé à montrer les dents. Et c'est avec une fierté débordante qu'il est allé en Corse, avant-hier, voir les avions qui bombardent méticuleusement, sous ses ordres, les Libyens. Il a même mangé le rata servi aux valeureux pilotes, histoire de se mettre dans leur peau.  Il leur devait bien ça, car comme le dit l'emphatique Claude Guéant, son ministre de l'Intérieur : «L'armée de l'air était là quand le Président, quand le chef des armées, leur a demandé d'être présents dans le ciel libyen pour assurer cette zone d'exclusion

aérienne…» Le même ministre multiplie les déclarations à la gloire de son chef, sans que personne ne l'y invite.  Soucieux de  lui fabriquer une aura ou craignant de se faire virer au premier caprice de l'objet de ses courbettes et de son obséquiosité, il hisse Sarkozy bien au-dessus de tous ses pairs : «Le monde entier s'apprêtait à contempler à la télévision les massacres commis par le colonel Kadhafi. Heureusement, le Président a pris la tête de la croisade pour mobiliser». Sans se soucier du lapsus qui va lui coûter une bordée de critiques de la part de ceux qui l'attendent au tournant, par rapport à ses insanités à l'égard de la population immigrée.  Avant la «croisade» libyenne du très catholique président français, Guéant avait osé penser, tout haut, à la place de ces  Français qui, «à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux». A la suite de quoi, Marine Le Pen, la présidente du Front national, lui a «fait faire une carte d'adhérent de prestige», en l'estimant «touché par la grâce».  Sans le suivre pour autant dans sa  «croisade» qui, pour la première dame de l'extrême droite, peut constituer «des risques dans l'opinion publique arabe, surtout si M. Guéant s'amuse à parler de croisade, ce qui laisserait apparaître que c'est une guerre de l'Occident contre des pays musulmans». Entre Guéant et Sarkozy, il y a François Fillon, c'est le Premier ministre, qui parle de temps  en temps pour dire certaines choses que le chef lui permet de dire. Lui, aussi, il ne faut pas rater ce qu'il dit, sinon on risque de passer à côté de morceaux d'anthologie comme celui-ci : «Nous ne conduisons pas une guerre contre la Libye, mais une opération de protection des populations civiles, une opération de recours légitime à la force».  Personne à l'Assemblée française, et c'est dommage,  ne lui a demandé ce que c'était pour lui la guerre. On aurait, peut-être, appris quelque chose, mais on se contentera de comprendre que quand il s'agit d’êtres infrahumains, on ne fait pas de guerre, on «pacifie» ou on  «démocratise»  à coups de bombes. En tout cas, ce qui se passe en Libye est quelque chose de spécial comme événement et que Fillon se gardera bien de nous expliquer, même si des gens sur place, journalistes de surcroît, s'interrogent. L'un d'entre eux, Patrick Baz, photographe de l'AFP, en mission au théâtre des opérations, se confie au «New York Times» : «C'est le seul conflit que j'ai couvert et que je ne comprends pas. Ce qui se passe ici est très, très, très étrange…»

Par Ahmed Halfaoui 

Haut

jeudi 24 mars 2011


Une centaine de blessés et plusieurs arrestations enregistrées

Violentes émeutes

à Climat-de-France

La commune populaire et populeuse d'Oued Koreich vient de vivre  des heures particulièrement dramatiques. En effet, la cité Climat-de-France a été hier le théâtre d'affrontements ayant opposé les services de sécurité aux habitants de ladite cité.

Lire


LES TITRES  

Il est pour la révision de la Constitution

Belkhadem «balise» les contours du changement

 

Plusieurs kilogrammes découverts dans des douars

Le cannabis s'invite dans les zones rurales

 

Développement des infrastructures hydrauliques

Priorité à la sécurité des approvisionnements en eau

 

Libye

Koweït et Jordanie vont apporter un soutien logistique

 

Nora

Telle une lumière


LA 24

 L'ambassadeur US David Pearce et les changements dans la région

Une «période importante» pour l'avenir de l'Algérie 

L’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, M. David Pearce, a estimé hier à Alger que les changements qui se produisent dans la région auguraient d'une «période importante» pour l'avenir de l'Algérie. «Il y a maintenant un changement dans la région et ce sera une période importante pour l'avenir de l'Algérie», a dit à la presse M. Pearce à l'issue d'une audience que lui a accordée le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, au terme de sa mission en Algérie. Le diplomate américain a exprimé, dans cet esprit, le vœu de «voir le peuple algérien travailler pour un futur meilleur et plein de prospérité», avant de qualifier d'«importantes» les relations algéro-américaines.

M. Pearce a ajouté que, depuis son arrivée en 2008, il avait travaillé à «relever le niveau et la fréquence d'engagement» entre les deux pays, non seulement dans les domaines de l'énergie et de la lutte antiterroriste mais aussi dans de nombreux autres secteurs (économie, commerce, culture, défense, éducation, sport et science).

 

 La perle diplomatique de la semaine

Condoléances de l'Algérie au Japon avec quinze jours de retard

Le ministre algérien des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a présenté hier au siège de l'ambassade du Japon à Alger, les condoléances de l'Algérie au gouvernement et peuple japonais suite au séisme qui a frappé récemment ce pays. M. Medelci a présenté les condoléances du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et a fait part de sa compassion avec le gouvernement et le peuple japonais. «Nous avons appris avec une pronfonde tristesse la nouvelle du violent séisme suivi par un tsunami qui a fait des milliers de morts et causé d'importants dégâts matériels», a écrit M. Medelci en signant le registre de condoléances.

«En cette douloureuse circonstance, je vous présente mes sincères condoléances et vous assure de ma profonde sympathie tout en réitèrant la solidarité et la disposition de l'Algérie à apporter l'aide nécessaire afin de vous aider à surmonter cette rude épreuve»,

a-t-il indiqué. «Je voudrais transmettre à travers vous notre profonde compassion avec le gouvernement japonais et les familles affectées», a-t-il souligné, ajoutant qu'il était convaincu que «le peuple japonais surmontera cette épreuve grâce à la détermination et la volonté dont il a toujours fait preuve». Le séisme et le tsunami qui ont frappé le 11 mars dernier le Japon ont fait près de 10 000 morts et 15 000 disparus. Ce retard s'explique-t-il par un oubli peu commun dû à la simple négligence ou bien révèle-t-il une situation de crise algérienne induite par la Libye et dont la gravité est telle qu'elle a fait oublier tout le reste ? Il n'est jamais trop tard pour bien faire, certes, mais en l'occurrence présenter des condoléances avec près de quinze jours de retard, sans craindre le ridicule, montre qu'à l'oubli s'ajoute la maladresse qui l'aggrave plutôt qu'elle ne l'atténue. Et appréciez le panache avec lequel Medelci s'est exprimé hier : «Nous avons appris la nouvelle…»

 

 Oran

La création de nouvelles sociétés de taxis fait polémique

La création de nouvelles sociétés de transport par taxi risque de faire fausse note au sein de la corporation. Avec un tissu urbain comptant plus de

7 000 véhicules, largement saturé, la création de nouvelles compagnies, 17 au total, pour injecter dans le parc automobile 570 véhicules de plus ne seront pas forcément les bienvenues, selon le représentant du Syndicat national de transport de véhicules et de marchandise (SNTT) si l’on sait que d’ici quelques jours, la commission d’ attribution des licences d’exploitation de taxis va délivrer 600 agréments et, par conséquent, renforcer d’avantage le parc automobile. Une équation qui reste difficile à résoudre pour la corporation, qui craint d’ores et déjà de se retrouver au chômage à cause de la concurrence devenue très rude pour les professionnels. Le représentant du syndicat explique que la loi est claire sur ce point. Elle stipule noir sur blanc qu’un taxi doit être mis en service pour

1 500 habitants ; actuellement ce chiffre est largement dépassé et il le sera davantage avec la création de nouvelles sociétés de taxis. Un avis qui n’est pas partagé avec la direction des transports d’Oran qui a présenté la situation positivement en annonçant la création de 17 sociétés de taxis, dont neuf ont déjà bénéficié d’autorisations d’exploitation et seront opérationnelles prochainement en plus des six compagnies déjà en service à Oran. Des pré-agréments leur ont été attribués pour se lancer dans l’activité avec un parc automobile de 225 véhicules. Des compagnies qui vont contribuer à la création de 359 emplois. Quant aux huit autres demandes de création de sociétés de taxis, elles sont en cours d’étude et devront renforcer le parc avec 345 véhicules et le marché de l’emploi avec 463 nouveaux postes. Par rapport aux taxis individuels qui souffrent depuis des années du problème de la rareté des licences d’activité, les sociétés de taxis, créées dans le cadre des nouvelles dispositions prévues dans l’arrêté du 28 septembre 2009 modifiant l’arrêté du 8 août 1993 réglementant le transport effectué par taxi, ont l’avantage d’exercer avec une seule licence pour le parc automobile qu’elles ont à gérer.

Récupération de trois voitures volées

Les enquêtes menées par la gendarmerie au sujet du vol de voitures commencent à donner des fruits. Au courant de cette semaine, trois voitures volées ont été récupérées et restituées pour certaines à leurs propriétaires. Il s’agit de véhicules repérés sur le tronçon Oran-Mostaganem avec à leur bord des passagers qui ont été arrêtés. Les services de la gendarmerie ont, en effet, récupéré une voiture de marque Hyundai et une Atos volées à Alger et retrouvées à Oran. Deux autres véhicules ont été  restitués avec des cartes grises falsifiées.      

Loubna Zahaf

 

 

 Selon Damas

«Des parties étrangères propagent des mensonges» sur la situation à Deraa 

 «Des parties étrangères» propagent des mensonges sur la situation prévalant à Deraa dans le sud de la Syrie, a rapporté hier l'agence de presse syrienne Sana. «Des parties étrangères continuent de propager des mensonges sur la situation à Deraa», a indiqué Sana, citant des sources officielles. «Ces parties prétendent qu'elles reçoivent des messages et des photos de l'intérieur de la ville et que des massacres y ont lieu, afin d'inciter les habitants (à se révolter) et de les terrifier», ajoutent les mêmes sources. Tôt le matin, des affrontements ont opposé les forces de l'ordre syriennes à une «bande armée» à Deraa, dans le sud du pays, faisant quatre morts selon Sana. «Les habitants de Deraa coopèrent avec les forces de l'ordre pour  poursuivre les membres du gang armé, les arrêter et les déférer à la justice», ont affirmé les mêmes sources citées par l'agence.

 

 Cinéma

Décès d'Elizabeth Taylor, star d’Hollywood

La star hollywoodienne Elizabeth Taylor est décédée mercredi à l'âge de 79 ans, laissant derrière elle une carrière artistique d'un demi-siècle et une soixantaine de films, a annoncé son agent dans un communiqué cité par les médias. «L'actrice légendaire, la femme d'affaires, la courageuse militante Elizabeth Taylor est morte paisiblement aujourd'hui (mercredi, ndlr) à l'hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles», annonce le communiqué. L'actrice légendaire avait été admise à l'hôpital il y a six semaines pour une insuffisance cardiaque. Elle y avait fêté son anniversaire le 27 février, le jour des Oscars.  La santé de l'actrice faisait depuis plusieurs années l'objet de rumeurs et d'inquiétudes. En juillet 2008, déjà, elle avait été hospitalisée à Los Angeles et son porte-parole de l'époque avait démenti des «rumeurs alarmistes» sur son état. Elizabeth Taylor, appelée Liz Taylor, est née à Londres le 27 février 1932 de parents américains. Elle fait sa première apparition à l'écran à l'âge de 10 ans, aux Etats-Unis, dans «Fidèle Lassie» (Fred M. Wilcox).  L'année 1958, lui offre la consécration avec «La chatte sur un toit brûlant» (Richard Brooks) et en 1963, le tournage de Cléopâtre (Joseph Mankiewicz) lui apporte un grand succès. Lauréate de deux Oscars pour «Butterfield 8» (1960) et «Qui a peur de Virginia Woolf ?» (1966), elle a régulièrement défrayé la chronique pour ses huit mariages, ses diamants légendaire, ses accès de colère et ses excès d'alcool. En mai 2000, Elizabeth Taylor avait été anoblie par la reine d'Angleterre pour sa carrière d'actrice et son action contre le sida. 

 Haut


Archives Edition Pdf

.

L'édito

Par

Aïssa Khelladi

 

Le changement, c'est d'abord l'information

On parle de la tenue d’une réunion secrète entre les plus hauts dirigeants du pays pour préparer un changement constitutionnel dont il est de plus en plus question. Pourquoi cette pratique du secret dans un tel cas ? C’est donner à une volonté politique de réformes profondes, annoncées pourtant officiellement par le Président, un caractère de crise. Dans un passé récent, des conclaves regroupant des acteurs inconnus par le public, autant dire anonymes, étaient organisés pour gérer des situations extrêmes, dans l’opacité totale. On continue à communiquer par ce biais, si commode à toutes les dérives, en allant jusqu’à faire savoir -les informations étant distillées par des «sources proches de la Présidence»- que des réunions officielles, capitales pour le destin du pays, se tiennent en catimini. L’opinion publique est ainsi maintenue à l’écart, tandis que la presse, nationale et internationale, se livre aux supputations les plus fantaisistes, sans démenti ni confirmation. De quoi s’agit-il ? D’une révision constitutionnelle qui limiterait les mandats présidentiels à deux et donnerait plus de poids au chef du Gouvernement et au Parlement, entre autres. Si importants que soient ces changements, ou les divergences qui peuvent éventuellement les entourer, pourquoi les cacher au public, et cacher le fait même qu’il en soit question-  alors que tout le monde en parle? Ce décalage inouïe entre la volonté du changement, dont le but ultime est la transparence, et la culture du secret, qui n’a de culture que le nom, soit dit en passant, dont on s’entoure pour mettre en œuvre cette volonté, dénature toute idée de débat serein et produit de la suspicion à tous les étages. Au final, le public retient la «manœuvre dilatoire» plutôt que l’engagement sincère en faveur des réformes. Est-ce une façon normale de procéder ? Non, et on peut discuter longuement sur les motivations possibles qui expliqueraient un tel comportement. Il n’en reste pas moins que tout cela fait ressortir une inadéquation entre nos gouvernants actuels, si ce n’est entre le mode d’organisation, pour le moins archaïque, de leurs activités, et les exigences basiques de la gouvernance moderne. Les pratiques au sommet, telles qu’elles se révèlent sous ce prisme, déteignent sur tout le reste : la base de l’Etat les reproduit et les amplifie naturellement. Qu’il s’agisse d’une banque, une APC ou de la plus petite des annexes, l’information est rarement disponible pour le citoyen- encore moins pour la presse censée le représenter. Là, où dans d’autres pays-  et pas que les Etats-Unis-, elle doit être obligatoirement livrée au public, sous peine de rétention punie par la loi, devant les tribunaux. Quand on ne communique pas, on dissimule et on dissimule d’abord son incompétence- sans parler du reste.

Haut

Copyright © 2001-2011- MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés. e-mail : contact@lesdebats.com

Conception et mise à jour M.Merkouche