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dimanche 24 juillet 2011

 

Les entreprises publiques et privées dans l'attente

Quelle stratégie industrielle ?

Baghlia, Tipaza, Bordj Ménaiel, et Tizi Ouzou

Al Qaïda frappe avec des armes libyennes

Ils réclament leur «permanisation»

Les contractuels de la SNTF en grève aujourd'hui

Elle estime que la scène politique actuelle «est gelée»

Hanoune appelle à prendre des décisions audacieuses

Opportunités d'investissement en Algérie

Les entreprises britanniques intéressées

Air Algérie / Les indemnisations  fixées à 5000 DA

Nouveau round de négociations aujourd'hui

 

 

 

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Les entreprises publiques et privées dans l'attente

Quelle stratégie industrielle ?

Alors que les réformes politiques et les mouvements sociaux continuent d'occuper les devants de l'actualité, des dossiers importants liés au développement national sont évacués du débat, à l'image de la stratégie industrielle.

C’est pourtant une question majeure qui, de l'avis de tous les économistes, représente l'unique, sinon la meilleure, voie de relance de l'économie algérienne en vue d’aller vers la création de la richesse et la création massive d'emplois.

Après le débat initié par l'ancien ministre Hamid Temmar, l'on sent comme un recul de l'intérêt porté à cette question, et notamment de la part des opérateurslesquels restent focalisés sur des préoccupations d'un ordre tout autre. Ainsi, le patronat privé,  revient-il sur ses revendications, demandant à la fois la protection et la stimulation des entreprises par l'Etat, tandis que les entreprises publiques demeurent à la merci du Trésor public, encore et toujours sollicité pour des assainissements financiers et des sauvetages qui ne sont jamais définitifs.

Le patronat privé, toujours mécontent du retour aux options étatistes, conteste, en effet, un resserrement du dispositif administratif auquel il se voit obligé de se plier, sans recevoir la contrepartie d'une aide indirecte de l'Etat, laquelle ne saurait se limiter à une baisse des charges patronales et notamment de la pression fiscale. En plus clair, il convient de déterminer la place du privé aujourd'hui dans un contexte qui ressemble à une transition inachevée. Après deux décennies de libéralisme où l'on attendait que le capital privé prît le relais d'une industrie publique en voie de démantèlement, l'on a fini par constater l'impossibilité d'un tel scénario. Mais rien, de tranchant depuis, n'a été décidé, sinon de réduire les avantages qu'accordait l'Etat aux privés, tout en restant hésitant à revenir totalement à l'option du tout public.Aujourd'hui, dans une conjoncture où l'Etat algérien est capable de financer n'importe quel projet, ce qui manque le plus c'est que les autorités se déterminent sur un modèle durable. Limiter les importations ne suffit pas à relever la production nationale et encore moins à relever nos exportations. Presser l'opérateur privé tel qu'on le fait aujourd'hui pousse ce dernier, au contraire de ce qui est recherché, à devenir encore plus prédateur et porté sur le profit immédiat, car il n'est plus en sécurité. Enfin, donner de l'argent aux entreprises publiques en n'obtenant rien de plus que la paix sociale ne permet pas, à lui seul, de disposer de grands groupes industriels autour desquels peut s'organiser le tissu de la sous-traitance.

Tout indique, en fait, qu'il est temps que le gouvernement parvienne à formuler un modèle qui n'est ni complètement libéral, ni de retour au monopole étatique, et dans lequel chaque type d'entreprises aura sa place, en complémentarité ou en concurrence. Un modèle qui doit coïncider avec un plan de développement allant au-delà de la préservation de l'outil de production. Cela semble encore difficile à imaginer, ou alors trop facile à dire qu'à faire, mais n'est-ce pas là le véritable défi de l'économie algérienne qui doit s'insérer dans l'économie mondiale autrement que par le pétrole ? Autrement, l'on continuera à dépenser les recettes des hydrocarbures pour maintenir sous perfusion autant le secteur public que le secteur privé lesquels et ensemble survivent d'abord et avant tout grâce à la dépense publique.

 Le gouvernement a consacré plus de 1100 milliards de dinars (14 milliards de dollars environ) pour la restructuration et la relance du secteur industriel public, et 386 milliards de dinars (près de 5 milliards de dollars) pour la mise à niveau d'environ 20.000 PME à l'horizon 2014. Mais il reste à mieux connaître les modalités de cette dépense historique et surtout s'il a été tenu compte des erreurs du passé et des échecs qui font qu'aujourd'hui, le gouvernement soit obligé d'obtenir report après report dans l'entrée en vigueur de l'Accord d'association avec l'Union européenne, de même qu'il doive maintenir la longue liste des produits indésirables provenant de la zone arabe de libre-échange.

Il faut dire, à cet égard, que les politiques dites de mise à niveau ont plus que révélé leurs limites et ce n'est que par la grâce de la décision gouvernementale de limiter le volume des importations que certaines filières tiennent toujours. Une règle qui ne vaut pas pour toutes les industries, malheureusement, à l'image de celle des cuirs et textiles, dont les chefs d'entreprise constatent, ahuris, que les députés viennent de torpiller leurs efforts de mise à niveau en autorisant l'importation de friperie. Un vote qui a tiré un trait sur autant d'efforts et de budgets consentis depuis une décennie, dans le cadre d'un dispositif au centre duquel on avait mis des fortes structures publiques qui ont patiemment travaillé pour relever la compétitivité des industries manufacturières, déjà fragilisées par leur retard technologique.

Dans une récente étude sur la productivité de l'industrie publique établie par le ministère de l'Industrie, étalée sur la période 2010-2011, il a été relevé, d'ailleurs, que le secteur du textile a connu une baisse de 12% de son chiffre d'affaires. D'autres industries ont connu des contreperformances de différent niveau, et notamment la chimie et caoutchouc ainsi que les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques. L'on peut ajouter à cette liste, avec moins de dégâts, les mines et carrières, les bois, liège, le papier et les cuirs,(chaussure comprise). Le même document admet que «la stratégie industrielle souffre d'un manque d'opérationnalité des actions programmées, forçant le gouvernement à privilégier des actions plus concrète», que l'on devine cependant moins ambitieuses, afin de relever les performances des unités publiques.

Entre autres chantiers, l'on s'oriente vers la création d'un Conseil national et d'un observatoire des industries agroalimentaires pour améliorer la synergie des différents intervenants. Il est question, dans l'immédiat, d'établir des ponts avec l'agriculture nationale dans le but de promouvoir et de diversifier la production et les activités de transformation. De la sorte, on a choisi des actions sur le court terme, mais qui ont le mérite d'être réalistes. On ne peut pas dire qu'il y a une absence de visibilité, cette fois, du moins au Département de M. Benhamidi qui ambitionne de relever le niveau de la part de l'industrie dans le PIB de 5% à 10% dans 3 ans seulement. Mais ce délai, si court en réalité, devrait impliquer une plus forte mobilisation, de tous les acteurs et dans toutes les filières ainsi que la levée de tous les verrous qui empêchent cette tâche nationale. L'un des principaux obstacles en la matière concerne le devenir de la privatisation, non seulement en tant que processus, mais aussi en tant que principe de politique économique.

Le gouvernement va-t-il continuer ou non à privatiser le secteur public, lui qui gère les participations de l'Etat dans le cadre de lois et d'un dispositif libéraux taillés pour accélérer la liquidation du secteur public et non son redressement ? Depuis quelques années, le train des cessions au privé est à l'arrêt et cela faute de repreneurs et non parce que les autorités ont définitivement tourné le dos à cette option. Or, ne pas clarifier sa position à l'égard d'une question aussi stratégique signifie que les entreprises, de même que les sociétés de gestion des participations qui les encadrent, ne sauront pas dans quel sens s'investir, puisqu'elles ne peuvent dans le même temps, agir en faveur de la relance et en même temps se préparer à la privatisation. C'est connu, quand on ne sait pas quelle direction prendre, n'importe quel vent est mauvais.       

Par Nabil Benali

 

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Baghlia, Tipaza, Bordj Ménaiel, et Tizi Ouzou

Al Qaïda frappe avec des armes libyennes

Ce n'est plus un secret, mais une forte certitude. Les terroristes d'Al Qaïda au Maghreb Islamique ont relancé, ces derniers temps, voire à quelques jours seulement du mois sacré, leurs activités dans certaines régions du pays, d'autant plus qu'ils ont bel et bien réceptionné de nouveaux arsenaux de guerre libyens.

La preuve, les récents attentats terroristes ont fait, déjà, près d'une vingtaine de morts dans les rangs des services dé sécurité, en l'espace de quelques jours seulement.

En effet, le double attentat ayant visé la commune de Bordj Ménaiel, la semaine passée, a fait 2 morts parmi les forces de l'ordre. Quelques jours après ce double attentat kamikaze, les sbires de Mossaâb Abdelwadoud ont assassiné, lors d'une embuscade meurtrière, 7 gendarmes dans la wilaya de Tipaza, à quelques dizaines de kilomètres d'Alger. Avant cette embuscade, les fous de Dieu ont tendu une autre embuscade à un convoi militaire dans la région kabyle.

Ce guet-apens s'est soldé par la blessure d'une dizaine de militaires. Ce regain de violence est totalement lié avec tout ce qui se passe dans la Libye, selon les experts de la question sécuritaire. La nébuleuse organisation d'Al Qaïda au Maghreb s'est dotée d'un véritable arsenal de guerre depuis la Libye.

Avec ces armes lourdes, les terroristes salafistes sont devenus plus dangereux, et capables de frapper encore plus fort, malgré une forte présence des forces de l'ordre dans plusieurs frontières du pays. Mieux, ce dispositif sécuritaire mis en place, quelques jours après les sanglants affrontements en Libye, à déjà permis d'éviter plusieurs tentatives d'infiltration d'armes libyennes.

Il y a quelques jours, sept terroristes d'Aqmi sont abattus par les forces de l'ANP, au moment où ces derniers avaient tenté d'infiltrer en Libye, dans le but de s'approvisionner en armes de guerre depuis  El Djamahirya.

40 000 hommes pour faire face au terrorisme salafiste

Double attentat suicide contre un commissariat à Bordj Ménaiel, embuscade contre les gendarmes à Tipaza, une autre contre une patrouille de la SSI à Baghlia, attentat contre un garde communal à Sidi Bel Abbès, Al Qaïda au Maghreb tente, ces derniers jours, de perpétrer le maximum d'attentats à l'approche du mois sacré, et ce, pour faire parler d'elle et dire qu'elle existe toujours, malgré le dispositif sécuritaire mis en place par les forces de l'ordre contre la nébuleuse.

Ces attentats terroristes ont fait quatre morts, dont deux policiers, un garde communal et deux gendarmes, et près d'une vingtaine de blessés, dont des policiers et civils.

La branche d'Al Qaïda maghrébine est en train d'épuiser toutes ses forces à quelques jours seulement du mois sacré.

Une période où les terroristes de la nébuleuse tentent d'accroître leurs opérations, d'autant que ces salafistes barbares croyent que durant cette période mourir est un sacrifice pour mériter le paradis.

Face à ces tentatives qui malheureusement, coûtent la vie à 5 éléments des services de sécurité, ces derniers ont redoublé de vigilance dans les régions sensibles, car il est fort probable que d'autres attentats terroristes puissent avoir  lieu dans les prochaines semaines.

Pour cela, 40 000 hommes armés, notamment des policiers, gendarmes, gardes communaux et militaires, sont mobilisés durant le mois sacré pour sécuriser  non seulement les milieux urbains, mais également les frontières algériennes qui les séparent du Mali, Maroc, Tunisie, Libye, Niger, Tchad et Mauritanie. Malgré cette forte mobilisation des forces de l'ordre, les terroristes d'Al Qaïda au Maghreb commettent des attentats kamikazes, et opèrent des embuscades, voire même parfois, des attentats individuels, comme ce fut le cas il y a quelques jours à Sidi Bel-Abbès où un garde communal a été assassiné par deux jeunes terroristes devant sa demeure.

Des attentats parfois spectaculaires comme ceux d'hier à Bordj-Ménaiel, où la nébuleuse terroriste commandée par l'émir national Droukdel alias Abou Mossaâb Abdelouaddoud, affiche  ses plans diaboliques pour le mois sacré.

Pis, selon des sources sûres, Al Qaïda au Maghreb a pu mettre la main sur de grosses quantités d'explosifs provenant de Libye, autant d'armes automatiques et des lance-roquettes de type RPG-7. Ces armes lourdes, dont une bonne partie est entre les mains des terroristes basés au Sahel, seront utilisées dans des attentats terroristes potentiels.

Toujours selon les mêmes sources, les terroristes basés au nord du pays, notamment dans les maquis de la Kabylie, et Jijel, ont peut-être acquis quelques-unes de ces armes.

Par Lotfi Itou

 

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Ils réclament leur «permanisation»

Les contractuels de la SNTF en grève aujourd'hui

Après les débrayages des mécaniciens et des chefs de trains, voici venu le tour des agents contractuels chargés de la sécurité du patrimoine à la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) d'observer une grève à partir d'aujourd'hui. Ce personnel recruté par l'entreprise sur la base de contrats à durée déterminée (CDD) n'a qu'une seule revendication : la nomination de tous les travailleurs concernés comme permanents au sein de la STNF. Donc, le trafic ferroviaire risque, encore une fois, d'être paralysé à partir d'aujourd'hui, au grand dam des usagers qui se voient une fois de plus pénalisés par un énième débrayage dans une société en éternelle perturbation. La grève d'aujourd'hui initiée par les agents contractuels chargés de la sécurité du patrimoine risque cependant de mettre le feu aux poudres en ce sens qu'elle va constituer la goutte qui va faire déborder le vase des citoyens dans un secteur miné par les problèmes et les insuffisances, celui des Transports. « La direction générale n'a pas tenu ses promesses. Le débrayage est le seul moyen pour faire aboutir nos revendications, à savoir la permanisation des agents de sécurité du service de protection du patrimoine», affirme-t-on du côté de ces travailleurs, pour justifier leur dernier recours à la solution radicale de débrayer pour faire aboutir leur revendication, la seule. Et d'ajouter, «après deux mouvements de grève, aucune de nos revendications n'a été satisfaite. Désormais, nous sommes décidés à entamer une grève illimitée et à ne reprendre le travail qu'une fois notre nomination décidée», en guise de menace de mener un mouvement davantage radicalisé. Par ailleurs, ces mêmes agents déplorent le double discours développé par l'administration de la SNTF qui, après avoir consenti «une permanisation graduelle des travailleurs contractuels, et ce quel que soit le nombre d'années d'ancienneté», mais hélas la Direction des Ressources humaines a signifié, récemment à travers une note de service que «seuls les agents ayant plus de dix ans d'expérience auront droit à la nomination».

Une situation d'autant plus dénoncée que «d'autres agents contractuels recrutés dans le cadre de l'Agence nationale de l'Emploi (ANEM) ont été permanisés», relève-t-on encore du côté des agents contractuels chargés de la sécurité du patrimoine de la SNTF.

Outre la permanisation de tous les agents, ils revendiquent également le renouvellement des contrats, la rémunération et les différentes primes, selon une plate-forme de revendications déposée à la Direction des Ressources Humaines de la société, le 8 mai dernier.

Les promesses non tenues de la Direction de l'entreprise ont poussé ces contractuels de recourir à la solution extrême à savoir la grève illimitée.

«En nous privant de nos droits, nous faisons l'exception dans la société. Nous faisons partie de l'un des services de la SNTF, mais nous avons été exclus de la convention collective», souligne-t-on encore croyant dur comme fer à  la justesse de leur cause.

Par M. Ait Chabane

 

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Elle estime que la scène politique actuelle «est gelée»

Hanoune appelle à prendre des décisions audacieuses

Fidèle à son credo, «la rupture avec les pratiques du parti unique», thème qu'elle a déjà développé lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 2009,  la secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune a réitéré hier, son appel au Président de la République  à prendre des «décisions audacieuses». S'exprimant lors d'une réunion du Bureau de wilaya d'Alger du PT consacré au bilan d'activités politique et organique, Mme Hanoune a appelé le Président de la République à prendre des «décisions audacieuses qui répondent aux exigences de la situation exceptionnelle que connaît le pays» en vue, a-t-elle expliqué, «d'opérer la rupture avec les pratiques du régime du parti unique». Mme Hanoune a affirmé lors de son intervention que les décisions attendues «doivent jeter les bases d'un amendement de la Constitution qui consacrera le principe de séparation entre les pouvoirs et donnera lieu à l'élection d'une assemblée constituante démocratique et au renouvellement des institutions de l'Etat». Pour Louisa Hanoune qui n'a pas omis au passage de saluer l'initiative du chef de l'Etat, les consultations sur les réformes politiques, qui ont duré un mois et qui pourraient se poursuivre, la porte étant ouverte à toutes les propositions, ont permis «à tous les acteurs politiques d'exprimer leurs opinions en toute démocrati», a-t-elle considéré.  Abordant le climat politique actuel, dont elle insiste sur la nécessité de «briser le gel» qui le caractérise, la SG du parti des travailleurs a précisé à ce propos, que les partis politiques «sont appelés aujourd'hui, plus que jamais, à réagir face à la dynamique que connaît la société et d'afficher leurs positions à l'égard des mouvements de protestation dans les différents secteurs d'activité». Dans ce registre elle exprimera la solidarité du PT avec les hôtesses et stewards d'Air Algérie, grévistes, qualifiant leurs revendications de «légitimes». Si elle affirme avoir encouragé la médiation menée par le secrétaire général de l'UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Said, qui a permis l' «arrêt de la grève et l'ouverture du dialogue entre la Direction de la compagnie aérienne et les représentants des travailleurs», Mme Hanoune n'hésitera pas, par contre, à dénoncer «les pratiques visant à semer la discorde entre les travailleurs d'Air Algérie». Elle affirmera dans le même contexte, que l'Etat «a les moyens financiers lui permettant de satisfaire les revendications de cette catégorie de travailleurs au même titre que celles des travailleurs des autres secteurs». Poursuivant sur la même lancée, Mme Hanoune a appelé les pouvoirs publics à revoir la politique sociale, tout en mettant l'accent sur la nécessité de mettre en place «une grille des salaires évolutive couvrant toutes les catégories de travailleurs sans exclusion aucune». Mme Hanoune a réitéré par ailleurs la position de sa formation à l'égard de la politique économique du pays, appelant à l'ouverture d' «un débat immédiat et global» autour de la politique de privatisation et de partenariat étranger pour faire la lumière, a-t-elle dit, sur «les aspects de corruption qui entachent les marchés de cession d'entreprises nationales à des partenaires et opérateurs étrangers».  Pour elle, l'Algérie «est désormais ciblée au regard de ses recettes pétrolières et ses importantes réserves de change».  Elle appellera à ce titre, le gouvernement à prendre une  «décision courageuse qui puisse permettre aux entreprises nationales de recouvrer leur souveraineté». Enfin elle estimera que la visite effectuée récemment en Algérie par la rapporteuse  des Nations unies sur le logement, Mme Raquel Rolnik, «n'a apporté aucun élément nouveau». L'échec de la politique du logement en Algérie s'explique selon elle «par les pressions exercées sur notre pays par les institutions financières internationales durant les années 90».

Par Sofiane Aït Mohamed

 

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Opportunités d'investissement en Algérie

Les entreprises britanniques intéressées

Au cours de ces dernières années, les relations économiques entre l'Algérie et le Royaume-Uni évoluent dans une dynamique remarquable. L'Algérie avec son marché ouvert semble avoir beaucoup de confiance dans le savoir-faire des investisseurs britanniques. Les grandes entreprises britanniques de leur côté,  veulent envahir le marché algérien qui vient juste de s'ouvrir. Dans ce cadre, à l'issue d'une rencontre avec les représentants de la British Expertise (BE), l'ambassadeur d'Algérie au Royaume-Uni, M. Amar Abba a présenté à Londres l'économie algérienne, ses potentialités et les opportunités d'échanges offertes aux compagnies britanniques désirant découvrir d'une manière précise le marché algérien et ses avantages. Invitée par le Conseil d'Affaires algéro-britannique UK ABC, la BE est une organisation patronale regroupant près de 230 entreprises activant dans différents domaines. Le diplomate algérien lors de son intervention a réitéré les défis de développement auxquels est confrontée l'Algérie, évoquant le programme d'investissements publics pour la période 2010-2014 doté d'une enveloppe financière de 286 milliards de dollars. A cet effet, il a invité l'ensemble des compagnies britanniques à participer à la réalisation de ces  projets multisectoriels inscrits dans ce plan. Cette rencontre a été particulièrement marquée par des échanges d'informations sur le marché algérien axés sur les opportunités d'affaires entre l'Algérie la Grande Bretagne. Pour la première fois des sociétés spécialisées dans le domaine du Tourisme et les énergies renouvelables participent à ce genre de rencontres dont l'objectif principal est de collecter le maximum d'informations sur les opportunités d'affaires en Algérie.

La BE en mission en Algérie début 2012

Il est important de rappeler qu'au cours du premier semestre 2011, l'investissement étranger en Algérie a connu une importante augmentation dont le montant est estimé à 962 milliards de dinars, ceci est le résultat des nouvelles mesures prises par le gouvernement en faveur de l'investissement notamment sur le plan allégements administratifs et financiers et l'application de la règle des 51-49 %.

Informés sur le climat d'affaires en Algérie, les investisseurs  britanniques sont convaincus de prendre part aux projets inscrits dans ce plan quinquennal, notamment dans les secteurs porteurs à savoir le tourisme, l’hydraulique, les énergies renouvelables et le bâtiment. Parmi ces investisseurs britanniques, M. Garry Rawlings directeur de Nataim Uk spécialiste en énergies renouvelables, a exprimé sa volonté d'investir en Algérie dans le domaine solaire.

Selon le responsable chargé de l'Afrique, M. Dominic James, la British Expertise compte organiser en collaboration avec UK ABC, une mission économique en Algérie au début de l'année 2012 pour étudier les possibilités de partenariat avec l'Algérie. Pour mieux connaître le marché algérien, une délégation d'hommes d'affaires britanniques se rendra en Algérie le 26 septembre prochain, a annoncé le directeur de UK ABC, M. Osmani Abderezak. En juin dernier,  le Conseil d'affaires algéro-britannique (ABBC) a organisé à  la Chambre des Lords à Londres une rencontre destinée à promouvoir les échanges économiques entre l'Algérie et le Royaume-Uni. La rencontre a abrité une centaine de délégués et hommes d'affaires britanniques qui ont totalement montré leur intérêt de découvrir ce nouveau marché. Selon les services des douanes algériennes, en 2010 les échanges commerciaux entre l'Algérie et la Grande-Bretagne avaient atteint plus de 2 milliards de dollars, dont 1,260 milliard de dollars d'exportations algériennes et 771 millions de dollars d'importations. Durant la même année, la Grande Bretagne a été classée 13ème client de l'Algérie et aussi son 13ème fournisseur. Ces investissements qui sont axés jusqu-là sur les hydrocarbures, toucheront-t-ils à l'avenir d'autres secteurs?

Par Messaoudène Mourad

 

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Air Algérie / Les indemnisations  fixées à 5000 DA

Nouveau round de négociations aujourd'hui

C'est aujourd'hui que devraient se poursuivre les pourparlers entre la Direction de la compagnie aérienne Air Algérie et son personnel navigant commercial. Lors des précédentes réunions, les deux parties ne sont  pas parvenues à trouver un terrain d'entente sur la question de classification du personnel navigant, ce dernier exige en plus de la revalorisation des salaires à hauteur de 106 %, et un statut du même type que celui des pilotes.  La compagnie Air Algérie a fixé le 31 juillet comme date-butoir pour trancher sur les revendications de son personnel navigant commercial. Les négociations qui ont débuté dimanche dernier se poursuivront  jusqu'au 31 de ce mois.  Trois séances sont prévues cette semaine avant expiration du délai. Si les deux parties ont exprimé leur intention de parvenir à un accord sur les trois parmi les quatre points de la plate-forme, l'intégration du personnel commercial  de la compagnie dans le corps navigant au même titre que les pilotes et l'octroi des mêmes avantages risque d’annihiler tout compromis, impossible d'accorder des hausses de salaires telles  qu'ils le désirent , «l'effort que la compagnie peut consentir  est une augmentation salariale de 20% et pas plus», a toujours rappelé  Le   PDG de la compagnie Mohamed Salah Boultif qui rejette également la revendication de création d'une " «Direction autonome PNC» ; «ça  n'existe dans aucune compagnie aérienne dans le monde», a souligné Boultif. De son côté , le porte-parole du collectif navigant commercial Yacine Hamamouche, avait indiqué jeudi dernier que les autres points contenus dans la plate-forme de revendications du syndicat, à savoir les conditions de travail, le statut et la Direction à laquelle le PNC doit être rattaché «ne seront abordés qu'une fois la question des salaires réglée».De toute manière, la Direction est contrainte de trancher avant la fin de du mois courant, une nouvelle pagaille dans la compagnie n'est donc pas à écarter si le personnel navigant qui a fait perdre déjà à Air Algérie des milliards de dinars en quatre jours seulement de grève n'obtient pas gain de cause. Justement, la compagnie aérienne nationale a décidé de dédommager quelque 17000 passagers pénalisés durant le débrayage des stewards et hôtesses de la compagnie. Air Algérie compte indemniser tous les voyageurs à hauteur de 5000 DA pour chaque billet acheté, vu la situation financière très délicate, la compagnie ne peut pas rembourser à 100% selon son PD, Mohamed Salah Boultif qui a reconnu que la grève du personnel navigant commercial a eu un impact négatif sur l'image de l'entreprise nationale,  et a présenté ses excuses aux milliers de vacanciers bloqués par cet arrêt de travail : «Je présente encore une fois,  toutes mes excuses aux passagers qui, pendant quatre jours, ont connu des désagréments». a-t-il indiqué.           

Par Nasima Hannat

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