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Les entreprises publiques et privées dans l'attente
Quelle
stratégie industrielle ?
Alors que les
réformes politiques et les mouvements sociaux continuent d'occuper
les devants de l'actualité, des dossiers importants liés au
développement national sont évacués du débat, à l'image de la
stratégie industrielle.
C’est pourtant une
question majeure qui, de l'avis de tous les économistes, représente
l'unique, sinon la meilleure, voie de relance de l'économie
algérienne en vue d’aller vers la création de la richesse et la
création massive d'emplois.
Après le débat
initié par l'ancien ministre Hamid Temmar, l'on sent comme un recul
de l'intérêt porté à cette question, et notamment de la part des
opérateurslesquels restent focalisés sur des préoccupations d'un
ordre tout autre. Ainsi, le patronat privé, revient-il sur ses
revendications, demandant à la fois la protection et la stimulation
des entreprises par l'Etat, tandis que les entreprises publiques
demeurent à la merci du Trésor public, encore et toujours sollicité
pour des assainissements financiers et des sauvetages qui ne sont
jamais définitifs.
Le patronat privé,
toujours mécontent du retour aux options étatistes, conteste, en
effet, un resserrement du dispositif administratif auquel il se voit
obligé de se plier, sans recevoir la contrepartie d'une aide
indirecte de l'Etat, laquelle ne saurait se limiter à une baisse des
charges patronales et notamment de la pression fiscale. En plus
clair, il convient de déterminer la place du privé aujourd'hui dans
un contexte qui ressemble à une transition inachevée. Après deux
décennies de libéralisme où l'on attendait que le capital privé prît
le relais d'une industrie publique en voie de démantèlement, l'on a
fini par constater l'impossibilité d'un tel scénario. Mais rien, de
tranchant depuis, n'a été décidé, sinon de réduire les avantages
qu'accordait l'Etat aux privés, tout en restant hésitant à revenir
totalement à l'option du tout public.Aujourd'hui, dans une
conjoncture où l'Etat algérien est capable de financer n'importe
quel projet, ce qui manque le plus c'est que les autorités se
déterminent sur un modèle durable. Limiter les importations ne
suffit pas à relever la production nationale et encore moins à
relever nos exportations. Presser l'opérateur privé tel qu'on le
fait aujourd'hui pousse ce dernier, au contraire de ce qui est
recherché, à devenir encore plus prédateur et porté sur le profit
immédiat, car il n'est plus en sécurité. Enfin, donner de l'argent
aux entreprises publiques en n'obtenant rien de plus que la paix
sociale ne permet pas, à lui seul, de disposer de grands groupes
industriels autour desquels peut s'organiser le tissu de la
sous-traitance.
Tout indique, en
fait, qu'il est temps que le gouvernement parvienne à formuler un
modèle qui n'est ni complètement libéral, ni de retour au monopole
étatique, et dans lequel chaque type d'entreprises aura sa place, en
complémentarité ou en concurrence. Un modèle qui doit coïncider avec
un plan de développement allant au-delà de la préservation de
l'outil de production. Cela semble encore difficile à imaginer, ou
alors trop facile à dire qu'à faire, mais n'est-ce pas là le
véritable défi de l'économie algérienne qui doit s'insérer dans
l'économie mondiale autrement que par le pétrole ? Autrement, l'on
continuera à dépenser les recettes des hydrocarbures pour maintenir
sous perfusion autant le secteur public que le secteur privé
lesquels et ensemble survivent d'abord et avant tout grâce à la
dépense publique.
Le gouvernement a
consacré plus de 1100 milliards de dinars (14 milliards de dollars
environ) pour la restructuration et la relance du secteur industriel
public, et 386 milliards de dinars (près de 5 milliards de dollars)
pour la mise à niveau d'environ 20.000 PME à l'horizon 2014. Mais il
reste à mieux connaître les modalités de cette dépense historique et
surtout s'il a été tenu compte des erreurs du passé et des échecs
qui font qu'aujourd'hui, le gouvernement soit obligé d'obtenir
report après report dans l'entrée en vigueur de l'Accord
d'association avec l'Union européenne, de même qu'il doive maintenir
la longue liste des produits indésirables provenant de la zone arabe
de libre-échange.
Il faut dire, à
cet égard, que les politiques dites de mise à niveau ont plus que
révélé leurs limites et ce n'est que par la grâce de la décision
gouvernementale de limiter le volume des importations que certaines
filières tiennent toujours. Une règle qui ne vaut pas pour toutes
les industries, malheureusement, à l'image de celle des cuirs et
textiles, dont les chefs d'entreprise constatent, ahuris, que les
députés viennent de torpiller leurs efforts de mise à niveau en
autorisant l'importation de friperie. Un vote qui a tiré un trait
sur autant d'efforts et de budgets consentis depuis une décennie,
dans le cadre d'un dispositif au centre duquel on avait mis des
fortes structures publiques qui ont patiemment travaillé pour
relever la compétitivité des industries manufacturières, déjà
fragilisées par leur retard technologique.
Dans une récente
étude sur la productivité de l'industrie publique établie par le
ministère de l'Industrie, étalée sur la période 2010-2011, il a été
relevé, d'ailleurs, que le secteur du textile a connu une baisse de
12% de son chiffre d'affaires. D'autres industries ont connu des
contreperformances de différent niveau, et notamment la chimie et
caoutchouc ainsi que les industries sidérurgiques, métalliques,
mécaniques, électriques et électroniques. L'on peut ajouter à cette
liste, avec moins de dégâts, les mines et carrières, les bois,
liège, le papier et les cuirs,(chaussure comprise). Le même document
admet que «la stratégie industrielle souffre d'un manque
d'opérationnalité des actions programmées, forçant le gouvernement à
privilégier des actions plus concrète», que l'on devine cependant
moins ambitieuses, afin de relever les performances des unités
publiques.
Entre autres
chantiers, l'on s'oriente vers la création d'un Conseil national et
d'un observatoire des industries agroalimentaires pour améliorer la
synergie des différents intervenants. Il est question, dans
l'immédiat, d'établir des ponts avec l'agriculture nationale dans le
but de promouvoir et de diversifier la production et les activités
de transformation. De la sorte, on a choisi des actions sur le court
terme, mais qui ont le mérite d'être réalistes. On ne peut pas dire
qu'il y a une absence de visibilité, cette fois, du moins au
Département de M. Benhamidi qui ambitionne de relever le niveau de
la part de l'industrie dans le PIB de 5% à 10% dans 3 ans seulement.
Mais ce délai, si court en réalité, devrait impliquer une plus forte
mobilisation, de tous les acteurs et dans toutes les filières ainsi
que la levée de tous les verrous qui empêchent cette tâche
nationale. L'un des principaux obstacles en la matière concerne le
devenir de la privatisation, non seulement en tant que processus,
mais aussi en tant que principe de politique économique.
Le gouvernement
va-t-il continuer ou non à privatiser le secteur public, lui qui
gère les participations de l'Etat dans le cadre de lois et d'un
dispositif libéraux taillés pour accélérer la liquidation du secteur
public et non son redressement ? Depuis quelques années, le train
des cessions au privé est à l'arrêt et cela faute de repreneurs et
non parce que les autorités ont définitivement tourné le dos à cette
option. Or, ne pas clarifier sa position à l'égard d'une question
aussi stratégique signifie que les entreprises, de même que les
sociétés de gestion des participations qui les encadrent, ne sauront
pas dans quel sens s'investir, puisqu'elles ne peuvent dans le même
temps, agir en faveur de la relance et en même temps se préparer à
la privatisation. C'est connu, quand on ne sait pas quelle direction
prendre, n'importe quel vent est mauvais.
Par Nabil
Benali
Haut
Baghlia, Tipaza, Bordj Ménaiel, et Tizi Ouzou
Al Qaïda frappe
avec des armes libyennes
Ce n'est plus un
secret, mais une forte certitude. Les terroristes d'Al Qaïda au
Maghreb Islamique ont relancé, ces derniers temps, voire à quelques
jours seulement du mois sacré, leurs activités dans certaines
régions du pays, d'autant plus qu'ils ont bel et bien réceptionné de
nouveaux arsenaux de guerre libyens.
La preuve, les
récents attentats terroristes ont fait, déjà, près d'une vingtaine
de morts dans les rangs des services dé sécurité, en l'espace de
quelques jours seulement.
En effet, le
double attentat ayant visé la commune de Bordj Ménaiel, la semaine
passée, a fait 2 morts parmi les forces de l'ordre. Quelques jours
après ce double attentat kamikaze, les sbires de Mossaâb Abdelwadoud
ont assassiné, lors d'une embuscade meurtrière, 7 gendarmes dans la
wilaya de Tipaza, à quelques dizaines de kilomètres d'Alger. Avant
cette embuscade, les fous de Dieu ont tendu une autre embuscade à un
convoi militaire dans la région kabyle.
Ce guet-apens
s'est soldé par la blessure d'une dizaine de militaires. Ce regain
de violence est totalement lié avec tout ce qui se passe dans la
Libye, selon les experts de la question sécuritaire. La nébuleuse
organisation d'Al Qaïda au Maghreb s'est dotée d'un véritable
arsenal de guerre depuis la Libye.
Avec ces armes
lourdes, les terroristes salafistes sont devenus plus dangereux, et
capables de frapper encore plus fort, malgré une forte présence des
forces de l'ordre dans plusieurs frontières du pays. Mieux, ce
dispositif sécuritaire mis en place, quelques jours après les
sanglants affrontements en Libye, à déjà permis d'éviter plusieurs
tentatives d'infiltration d'armes libyennes.
Il y a quelques
jours, sept terroristes d'Aqmi sont abattus par les forces de l'ANP,
au moment où ces derniers avaient tenté d'infiltrer en Libye, dans
le but de s'approvisionner en armes de guerre depuis El Djamahirya.
40 000 hommes
pour faire face au terrorisme salafiste
Double attentat
suicide contre un commissariat à Bordj Ménaiel, embuscade contre les
gendarmes à Tipaza, une autre contre une patrouille de la SSI à
Baghlia, attentat contre un garde communal à Sidi Bel Abbès, Al
Qaïda au Maghreb tente, ces derniers jours, de perpétrer le maximum
d'attentats à l'approche du mois sacré, et ce, pour faire parler
d'elle et dire qu'elle existe toujours, malgré le dispositif
sécuritaire mis en place par les forces de l'ordre contre la
nébuleuse.
Ces attentats
terroristes ont fait quatre morts, dont deux policiers, un garde
communal et deux gendarmes, et près d'une vingtaine de blessés, dont
des policiers et civils.
La branche d'Al
Qaïda maghrébine est en train d'épuiser toutes ses forces à quelques
jours seulement du mois sacré.
Une période où les
terroristes de la nébuleuse tentent d'accroître leurs opérations,
d'autant que ces salafistes barbares croyent que durant cette
période mourir est un sacrifice pour mériter le paradis.
Face à ces
tentatives qui malheureusement, coûtent la vie à 5 éléments des
services de sécurité, ces derniers ont redoublé de vigilance dans
les régions sensibles, car il est fort probable que d'autres
attentats terroristes puissent avoir lieu dans les prochaines
semaines.
Pour cela, 40 000
hommes armés, notamment des policiers, gendarmes, gardes communaux
et militaires, sont mobilisés durant le mois sacré pour sécuriser
non seulement les milieux urbains, mais également les frontières
algériennes qui les séparent du Mali, Maroc, Tunisie, Libye, Niger,
Tchad et Mauritanie. Malgré cette forte mobilisation des forces de
l'ordre, les terroristes d'Al Qaïda au Maghreb commettent des
attentats kamikazes, et opèrent des embuscades, voire même parfois,
des attentats individuels, comme ce fut le cas il y a quelques jours
à Sidi Bel-Abbès où un garde communal a été assassiné par deux
jeunes terroristes devant sa demeure.
Des attentats
parfois spectaculaires comme ceux d'hier à Bordj-Ménaiel, où la
nébuleuse terroriste commandée par l'émir national Droukdel alias
Abou Mossaâb Abdelouaddoud, affiche ses plans diaboliques pour le
mois sacré.
Pis, selon des
sources sûres, Al Qaïda au Maghreb a pu mettre la main sur de
grosses quantités d'explosifs provenant de Libye, autant d'armes
automatiques et des lance-roquettes de type RPG-7. Ces armes
lourdes, dont une bonne partie est entre les mains des terroristes
basés au Sahel, seront utilisées dans des attentats terroristes
potentiels.
Toujours selon les
mêmes sources, les terroristes basés au nord du pays, notamment dans
les maquis de la Kabylie, et Jijel, ont peut-être acquis
quelques-unes de ces armes.
Par Lotfi Itou
Haut
Ils réclament leur «permanisation»
Les
contractuels de la SNTF en grève aujourd'hui
Après les
débrayages des mécaniciens et des chefs de trains, voici venu le
tour des agents contractuels chargés de la sécurité du patrimoine à
la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) d'observer une
grève à partir d'aujourd'hui. Ce personnel recruté par l'entreprise
sur la base de contrats à durée déterminée (CDD) n'a qu'une seule
revendication : la nomination de tous les travailleurs concernés
comme permanents au sein de la STNF. Donc, le trafic ferroviaire
risque, encore une fois, d'être paralysé à partir d'aujourd'hui, au
grand dam des usagers qui se voient une fois de plus pénalisés par
un énième débrayage dans une société en éternelle perturbation. La
grève d'aujourd'hui initiée par les agents contractuels chargés de
la sécurité du patrimoine risque cependant de mettre le feu aux
poudres en ce sens qu'elle va constituer la goutte qui va faire
déborder le vase des citoyens dans un secteur miné par les problèmes
et les insuffisances, celui des Transports. « La direction générale
n'a pas tenu ses promesses. Le débrayage est le seul moyen pour
faire aboutir nos revendications, à savoir la permanisation des
agents de sécurité du service de protection du patrimoine»,
affirme-t-on du côté de ces travailleurs, pour justifier leur
dernier recours à la solution radicale de débrayer pour faire
aboutir leur revendication, la seule. Et d'ajouter, «après deux
mouvements de grève, aucune de nos revendications n'a été
satisfaite. Désormais, nous sommes décidés à entamer une grève
illimitée et à ne reprendre le travail qu'une fois notre nomination
décidée», en guise de menace de mener un mouvement davantage
radicalisé. Par ailleurs, ces mêmes agents déplorent le double
discours développé par l'administration de la SNTF qui, après avoir
consenti «une permanisation graduelle des travailleurs contractuels,
et ce quel que soit le nombre d'années d'ancienneté», mais hélas la
Direction des Ressources humaines a signifié, récemment à travers
une note de service que «seuls les agents ayant plus de dix ans
d'expérience auront droit à la nomination».
Une situation
d'autant plus dénoncée que «d'autres agents contractuels recrutés
dans le cadre de l'Agence nationale de l'Emploi (ANEM) ont été
permanisés», relève-t-on encore du côté des agents contractuels
chargés de la sécurité du patrimoine de la SNTF.
Outre la
permanisation de tous les agents, ils revendiquent également le
renouvellement des contrats, la rémunération et les différentes
primes, selon une plate-forme de revendications déposée à la
Direction des Ressources Humaines de la société, le 8 mai dernier.
Les promesses non
tenues de la Direction de l'entreprise ont poussé ces contractuels
de recourir à la solution extrême à savoir la grève illimitée.
«En nous privant
de nos droits, nous faisons l'exception dans la société. Nous
faisons partie de l'un des services de la SNTF, mais nous avons été
exclus de la convention collective», souligne-t-on encore croyant
dur comme fer à la justesse de leur cause.
Par M. Ait
Chabane
Haut
Elle estime que la scène politique actuelle «est gelée»
Hanoune appelle
à prendre des décisions audacieuses
Fidèle à son
credo, «la rupture avec les pratiques du parti unique», thème
qu'elle a déjà développé lors de la campagne électorale pour la
présidentielle de 2009, la secrétaire générale du parti des
travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune a réitéré hier, son appel au
Président de la République à prendre des «décisions audacieuses».
S'exprimant lors d'une réunion du Bureau de wilaya d'Alger du PT
consacré au bilan d'activités politique et organique, Mme Hanoune a
appelé le Président de la République à prendre des «décisions
audacieuses qui répondent aux exigences de la situation
exceptionnelle que connaît le pays» en vue, a-t-elle expliqué,
«d'opérer la rupture avec les pratiques du régime du parti unique».
Mme Hanoune a affirmé lors de son intervention que les décisions
attendues «doivent jeter les bases d'un amendement de la
Constitution qui consacrera le principe de séparation entre les
pouvoirs et donnera lieu à l'élection d'une assemblée constituante
démocratique et au renouvellement des institutions de l'Etat». Pour
Louisa Hanoune qui n'a pas omis au passage de saluer l'initiative du
chef de l'Etat, les consultations sur les réformes politiques, qui
ont duré un mois et qui pourraient se poursuivre, la porte étant
ouverte à toutes les propositions, ont permis «à tous les acteurs
politiques d'exprimer leurs opinions en toute démocrati», a-t-elle
considéré. Abordant le climat politique actuel, dont elle insiste
sur la nécessité de «briser le gel» qui le caractérise, la SG du
parti des travailleurs a précisé à ce propos, que les partis
politiques «sont appelés aujourd'hui, plus que jamais, à réagir face
à la dynamique que connaît la société et d'afficher leurs positions
à l'égard des mouvements de protestation dans les différents
secteurs d'activité». Dans ce registre elle exprimera la solidarité
du PT avec les hôtesses et stewards d'Air Algérie, grévistes,
qualifiant leurs revendications de «légitimes». Si elle affirme
avoir encouragé la médiation menée par le secrétaire général de l'UGTA,
M. Abdelmadjid Sidi Said, qui a permis l' «arrêt de la grève et
l'ouverture du dialogue entre la Direction de la compagnie aérienne
et les représentants des travailleurs», Mme Hanoune n'hésitera pas,
par contre, à dénoncer «les pratiques visant à semer la discorde
entre les travailleurs d'Air Algérie». Elle affirmera dans le même
contexte, que l'Etat «a les moyens financiers lui permettant de
satisfaire les revendications de cette catégorie de travailleurs au
même titre que celles des travailleurs des autres secteurs».
Poursuivant sur la même lancée, Mme Hanoune a appelé les pouvoirs
publics à revoir la politique sociale, tout en mettant l'accent sur
la nécessité de mettre en place «une grille des salaires évolutive
couvrant toutes les catégories de travailleurs sans exclusion
aucune». Mme Hanoune a réitéré par ailleurs la position de sa
formation à l'égard de la politique économique du pays, appelant à
l'ouverture d' «un débat immédiat et global» autour de la politique
de privatisation et de partenariat étranger pour faire la lumière,
a-t-elle dit, sur «les aspects de corruption qui entachent les
marchés de cession d'entreprises nationales à des partenaires et
opérateurs étrangers». Pour elle, l'Algérie «est désormais ciblée
au regard de ses recettes pétrolières et ses importantes réserves de
change». Elle appellera à ce titre, le gouvernement à prendre une
«décision courageuse qui puisse permettre aux entreprises nationales
de recouvrer leur souveraineté». Enfin elle estimera que la visite
effectuée récemment en Algérie par la rapporteuse des Nations unies
sur le logement, Mme Raquel Rolnik, «n'a apporté aucun élément
nouveau». L'échec de la politique du logement en Algérie s'explique
selon elle «par les pressions exercées sur notre pays par les
institutions financières internationales durant les années 90».
Par Sofiane Aït
Mohamed
Haut
Opportunités d'investissement en Algérie
Les entreprises
britanniques intéressées
Au cours de ces
dernières années, les relations économiques entre l'Algérie et le
Royaume-Uni évoluent dans une dynamique remarquable. L'Algérie avec
son marché ouvert semble avoir beaucoup de confiance dans le
savoir-faire des investisseurs britanniques. Les grandes entreprises
britanniques de leur côté, veulent envahir le marché algérien qui
vient juste de s'ouvrir. Dans ce cadre, à l'issue d'une rencontre
avec les représentants de la British Expertise (BE), l'ambassadeur
d'Algérie au Royaume-Uni, M. Amar Abba a présenté à Londres
l'économie algérienne, ses potentialités et les opportunités
d'échanges offertes aux compagnies britanniques désirant découvrir
d'une manière précise le marché algérien et ses avantages. Invitée
par le Conseil d'Affaires algéro-britannique UK ABC, la BE est une
organisation patronale regroupant près de 230 entreprises activant
dans différents domaines. Le diplomate algérien lors de son
intervention a réitéré les défis de développement auxquels est
confrontée l'Algérie, évoquant le programme d'investissements
publics pour la période 2010-2014 doté d'une enveloppe financière de
286 milliards de dollars. A cet effet, il a invité l'ensemble des
compagnies britanniques à participer à la réalisation de ces
projets multisectoriels inscrits dans ce plan. Cette rencontre a été
particulièrement marquée par des échanges d'informations sur le
marché algérien axés sur les opportunités d'affaires entre l'Algérie
la Grande Bretagne. Pour la première fois des sociétés spécialisées
dans le domaine du Tourisme et les énergies renouvelables
participent à ce genre de rencontres dont l'objectif principal est
de collecter le maximum d'informations sur les opportunités
d'affaires en Algérie.
La BE en
mission en Algérie début 2012
Il est important
de rappeler qu'au cours du premier semestre 2011, l'investissement
étranger en Algérie a connu une importante augmentation dont le
montant est estimé à 962 milliards de dinars, ceci est le résultat
des nouvelles mesures prises par le gouvernement en faveur de
l'investissement notamment sur le plan allégements administratifs et
financiers et l'application de la règle des 51-49 %.
Informés sur le
climat d'affaires en Algérie, les investisseurs britanniques sont
convaincus de prendre part aux projets inscrits dans ce plan
quinquennal, notamment dans les secteurs porteurs à savoir le
tourisme, l’hydraulique, les énergies renouvelables et le bâtiment.
Parmi ces investisseurs britanniques, M. Garry Rawlings directeur de
Nataim Uk spécialiste en énergies renouvelables, a exprimé sa
volonté d'investir en Algérie dans le domaine solaire.
Selon le
responsable chargé de l'Afrique, M. Dominic James, la British
Expertise compte organiser en collaboration avec UK ABC, une mission
économique en Algérie au début de l'année 2012 pour étudier les
possibilités de partenariat avec l'Algérie. Pour mieux connaître le
marché algérien, une délégation d'hommes d'affaires britanniques se
rendra en Algérie le 26 septembre prochain, a annoncé le directeur
de UK ABC, M. Osmani Abderezak. En juin dernier, le Conseil
d'affaires algéro-britannique (ABBC) a organisé à la Chambre des
Lords à Londres une rencontre destinée à promouvoir les échanges
économiques entre l'Algérie et le Royaume-Uni. La rencontre a abrité
une centaine de délégués et hommes d'affaires britanniques qui ont
totalement montré leur intérêt de découvrir ce nouveau marché. Selon
les services des douanes algériennes, en 2010 les échanges
commerciaux entre l'Algérie et la Grande-Bretagne avaient atteint
plus de 2 milliards de dollars, dont 1,260 milliard de dollars
d'exportations algériennes et 771 millions de dollars
d'importations. Durant la même année, la Grande Bretagne a été
classée 13ème client de l'Algérie et aussi son 13ème fournisseur.
Ces investissements qui sont axés jusqu-là sur les hydrocarbures,
toucheront-t-ils à l'avenir d'autres secteurs?
Par Messaoudène
Mourad
Haut
Air Algérie / Les indemnisations fixées à 5000 DA
Nouveau round
de négociations aujourd'hui
C'est aujourd'hui
que devraient se poursuivre les pourparlers entre la Direction de la
compagnie aérienne Air Algérie et son personnel navigant commercial.
Lors des précédentes réunions, les deux parties ne sont pas
parvenues à trouver un terrain d'entente sur la question de
classification du personnel navigant, ce dernier exige en plus de la
revalorisation des salaires à hauteur de 106 %, et un statut du même
type que celui des pilotes. La compagnie Air Algérie a fixé le 31
juillet comme date-butoir pour trancher sur les revendications de
son personnel navigant commercial. Les négociations qui ont débuté
dimanche dernier se poursuivront jusqu'au 31 de ce mois. Trois
séances sont prévues cette semaine avant expiration du délai. Si les
deux parties ont exprimé leur intention de parvenir à un accord sur
les trois parmi les quatre points de la plate-forme, l'intégration
du personnel commercial de la compagnie dans le corps navigant au
même titre que les pilotes et l'octroi des mêmes avantages risque
d’annihiler tout compromis, impossible d'accorder des hausses de
salaires telles qu'ils le désirent , «l'effort que la compagnie
peut consentir est une augmentation salariale de 20% et pas plus»,
a toujours rappelé Le PDG de la compagnie Mohamed Salah Boultif
qui rejette également la revendication de création d'une "
«Direction autonome PNC» ; «ça n'existe dans aucune compagnie
aérienne dans le monde», a souligné Boultif. De son côté , le
porte-parole du collectif navigant commercial Yacine Hamamouche,
avait indiqué jeudi dernier que les autres points contenus dans la
plate-forme de revendications du syndicat, à savoir les conditions
de travail, le statut et la Direction à laquelle le PNC doit être
rattaché «ne seront abordés qu'une fois la question des salaires
réglée».De toute manière, la Direction est contrainte de trancher
avant la fin de du mois courant, une nouvelle pagaille dans la
compagnie n'est donc pas à écarter si le personnel navigant qui a
fait perdre déjà à Air Algérie des milliards de dinars en quatre
jours seulement de grève n'obtient pas gain de cause. Justement, la
compagnie aérienne nationale a décidé de dédommager quelque 17000
passagers pénalisés durant le débrayage des stewards et hôtesses de
la compagnie. Air Algérie compte indemniser tous les voyageurs à
hauteur de 5000 DA pour chaque billet acheté, vu la situation
financière très délicate, la compagnie ne peut pas rembourser à 100%
selon son PD, Mohamed Salah Boultif qui a reconnu que la grève du
personnel navigant commercial a eu un impact négatif sur l'image de
l'entreprise nationale, et a présenté ses excuses aux milliers de
vacanciers bloqués par cet arrêt de travail : «Je présente encore
une fois, toutes mes excuses aux passagers qui, pendant quatre
jours, ont connu des désagréments». a-t-il indiqué.
Par Nasima
Hannat
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