On aurait envie de dire ouf. Ouf, parce qu'il est devenu intenable pour quiconque s'apparente à la culture musulmane d'entendre dire que tel fondamentaliste musulman ou islamiste s'est fait exploser dans un avion à New York, dans une gare en Espagne ou dans un bus à impériale à Londres.

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Libye : des coalisés atones

Il est vraiment dommage que l'on ne puisse pas voir défiler, devant les caméras et les micros,  à tour de rôle, démocratiquement parlant, tous les représentants de la coalition contre la Libye. De même que nous avons droit à Barak Obama ou à Hillary Clinton, il serait bien et même juste que certains Arabes et Africains puissent porter les déclarations à l'opinion publique internationale.  Le premier qu'on aimerait voir monter à la tribune, ce serait bien sûr l'émir du Qatar. Parce que sans sa chaîne de télévision Bernard-Henri Lévy et son CNT n'auraient pas pu avoir le même retentissement et il aurait été plus difficile de faire passer la pilule des 6 000 morts et des soulèvements généralisés du peuple libyen. Ce n'est donc pas normal qu'il constitue l'arrière-ban, alors qu'il se trouve au front depuis le début et qu'il  assure le déversement du déluge propagandiste au profit des l'OTAN-CNT. Le deuxième serait  le président Gabonais héréditaire, Ali Bongo. Le fait qu'il ait rencontré, à Washington, le président Obama, pour «parler de la crise en Libye», prouve qu'il fait partie des grands de ce monde et qu'il est tout à fait déplacé qu'il ne soit là que pour chauffer les chaises des réunions. Le troisième serait, lui, l'inénarrable président Gambien, Yahya Abdul-Azziz Jemus Junkung Jammeh, qui a pris le pouvoir par la force, il y a dix-sept ans, qui se targue d'avoir le secret d'une mixture unique qui guérit un tas de maladies, dont le sida, en une seule et unique prise, s'il vous plaît. C'est lui qui l'affirme. Il s'est rangé sans hésitation derrière les avions de l'Alliance Atlantique, créant avec Ali Bongo et le président Sénégalais Abdullah Wade une fraction hostile à l'Afrique, qui pour une fois n'a obéi ni à Hillary Clinton ni à un quelconque fier-à-bras occidental. Le quatrième est bien sûr Abdullah Wade, qui aurait fait des pieds et des mains pour assister à la dernière rencontre du Groupe de contact à Ankara. Du moins, c'est l'explication qui nous a été donnée concernant sa participation. Lui, qui chez lui au Sénégal considère sans sourciller et sans se dire un instant qu'il insulte l'intelligence de son peuple a osé déclarer, à l’évocation de la fin de sa présidence : «Non, car mon départ créerait au Sénégal un chaos pire qu'en Côte d'Ivoire. Qui pourrait me remplacer ‘’maintenant’’» ? Personne de crédible. Il y en a d'autres tout aussi «démocrates» que nos quatre coalisés qui n'ont pas accès à la communication sur la «protection du  peuple libyen». Mais, il ne faut pas rêver on ne les exhibera jamais en public. Mouammar Kadhafi perdrait tout de suite les cornes et la queue de bouc dont l'a affublé la diabolisation néocoloniale. On les laisse à peine s'exprimer dans des feuilles qui ne sortent pas du village où elle sont tirées. Par contre, au moins pour les Africains de cet acabit, il y a en contrepartie beaucoup de sollicitude. Par exemple, on peut entendre un certain Etienne Leenhardt, une figure de l'audiovisuel français, dire que «sur le plan politique, il n'y a pas de dictature en Afrique francophone». Il faut bien protéger ses supplétifs, sinon ils ne seraient peut-être pas là pour faire chorus  en tant que de besoin. Et puis pour qu'ils soient aptes au service, il est nécessaire que leur blason soit redoré comme il faut. De leur côté, ils doivent faire preuve du moins d'esprit d'indépendance possible.

Par Ahmed Halfaoui 

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dimanche 24 juillet 2011

Baghlia, Tipaza, Bordj Ménaiel, Tizi Ouzou

Al Qaïda frappe avec

des armes libyennes

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LES TITRES   

Ils réclament leur «permanisation»

Les contractuels de la SNTF en grève aujourd'hui

 

Double attentat d'Oslo

La Norvège sous le choc

 

Théâtre Régional Malek Bouguermouh

Béjaïa, carrefour de la culture kabyle et normande

 

Les entreprises publiques et privées dans l'attente

Quelle stratégie industrielle ?

 

Elle estime que la scène politique est «gelée»

Hanoune appelle à prendre des décisions audacieuses

 

Opportunités d'investissement

Les entreprises britanniques intéressées

 

Air Algérie / Les indemnisations  fixées à 5000 DA

Nouveau round de négociations aujourd'hui


LA 24

 Supposé transit d'une cargaison d'armes pour Kadhafi

Le démenti catégorique de l'Algérie

Voici les termes du démenti officiel algérien après les allégations mensongères faisant état du supposé transit par notre pays d'une cargaison d'armes destinée à Kadhafi.  «Je démens catégoriquement ces informations infondées dont les auteurs sont toujours les mêmes, c'est-à-dire les représentants d'une certaine frange au sein de l'opposition libyenne qui ne reculent devant aucune turpitude ou manœuvre perfide de désinformation pour tenter, vainement je dois préciser, de mettre la pression diplomatique sur notre pays. Comme nous l'avions affirmé, de manière réitérée, claire et déterminée, l'Algérie est connue pour être un membre responsable de la communauté internationale et à ce titre, elle se conforme scrupuleusement à toutes les dispositions des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de Sécurité. Je dois rappeler, à cet égard, que l'Algérie a été l'un des rares pays à avoir réagi, officiellement, par voie de communiqué du ministère des Affaires étrangères à l'adoption de ces résolutions prises dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies et donc opposables à tous les Etats membres, pour souligner solennellement qu'elle en prenait acte et qu'elle s'y conformerait pleinement».

Par Malek bellil

 

 Double attentat d'Oslo

La Norvège sous le choc

Sept morts et deux blessés graves, tel est le dernier bilan annoncé par la police norvégienne suite à l'explosion qui avait ciblé, vendredi dernier,  le siège du gouvernement  norvégien, à Oslo. La télévision d'Etat, relatant des informations policières,  avait indiqué, dans un premier communiqué,  que l'explosion, qui s'est produite en milieu d'après-midi, en plein coeur du quartier officiel, a dévasté le bureau du Premier ministre Jens Stoltenberg, qui n'était pas sur place à ce moment-là. «Tout ce que je peux dire c'est que le Premier ministre est en sécurité», a assuré, Sindre Fossum Beyer,  l'un de ses conseillers. Par ailleurs, plusieurs personnes ont été hospitalisées, indique un porte-parole de la police, pour des blessures plus ou moins graves, suite à cette explosion qui a provoqué des flammes gigantesques dans ce quartier abritant le siège du gouvernement et plusieurs ministères, ainsi que la rédaction de Verdens Gang (VG), le plus grand tabloïde du pays. . Les images des télévisions norvégiennes montraient le siège du Premier ministre et d'autres immeubles totalement défigurés, des trottoirs jonchés de bris de verre, de la fumée s'élevant du quartier et de nombreuses ambulances jaunes. L'explosion,  qui   aurait été provoquée par une voiture piégée, a mis la police de cette ville en état d'alerte maximale à 15H26  (13H26 GMT). Les sirènes des secours retentissaient encore dans la capitale norvégienne. «Je vois que des fenêtres du bâtiment de VG et du siège du gouvernement ont éclaté. Des personnes gîsent en sang dans la rue», a déclaré une journaliste de la radio publique NRK présente sur place, ajoutant que «cela  ressemblait un tremblement de terre». Par ailleurs, au moins 84 personnes ont été tuées, le même jour, lors d'une fusillade commise par un homme déguisé en policier, relatent les médias norvégiens. Cet homme n'a pas hésité à ouvrir le feu sur une foule constituée de militants du parti travailliste tenant son camp d'été sur une île  en grande banlieue d'Oslo. Suite à ces attentats les Etats-Unis et l'union européenne n'ont pas hésité à condamner cet acte le qualifiant de «lâche».   

Par Sahoui sofiane

 

 Cent demandes de recherche déposées par les familles de harraga

215 immigrants clandestins  expulsés au port d'Oran

Malgré la décision des autorités de sanctionner l'émigration clandestine en instaurant un délit de «sortie illégale du territoire national», l'immigration clandestine a encore la côte et spécialement en cette saison d'été.  Au moment où 100 demandes de recherches  ont été déposées par les familles de «harraga» auprès du service de rétablissement des liens familiaux (RLF) de la section du Croissant-Rouge  d'Oran, au niveau du port d'Oran, les expulsions se font à la pelle des ressortissants algériens  ayant atterri clandestinement en Espagne ou  dans d'autres pays de l'Union européenne.  Durant le premier semestre de l'année en cours, 215 harrags algériens ont été expulsés et reconduits aux frontières en raison de leur situation irrégulière.  La majorité de ces expulsions viennent de l'Espagne.  Une destination privilégiée des harraga par excellence depuis des années, vu la proximité des frontières  entre les deux pays. De l'autre côté, les demandes de recherche déposées par les familles sont restées sans suite.  Le croissant rouge d'Oran trouve, en effet, toutes les difficultés à identifier les cadavres de harraga repêchés.  Ces migrants, de peur d'être refoulés, détruisent toute pièce prouvant leur pays d'origine et lorsqu'ils périssent dans le large, le destin de la majorité de ces clandestins,  les services de recherche  ont du mal à les identifier ainsi que leurs familles.  C'est un problème qui se pose et pour le pays de destination et pour le pays d'origine des migrants.  Pour lutter contre ce phénomène, devenu international, le parlement  européen a adopté «la directive du retour». Une disposition qui a, certes, mis un frein à l'immigration clandestine mais n'a pas dissuadé les plus aguerris qui ne se lassent pas même s'il faut payer cette aventure de leur vie. Devant cette envie de découvrir un monde, qu'il croient meilleur, ils tentent l'expérience sans se soucier du prix à payer.

Un aperçu de la situation depuis l'application de cette directive,  les expulsions ont diminué entre 2007 et 2010. On n'est plus aux pics enregistrés entre 2007 et 2008.  Le nombre de  refoulés  est passé de 798 à 609 entre 2009 et 2010.

Tous les clandestins appréhendés sont systématiquement refoulés de l'Espagne. Les harraga ne peuvent plus prolonger leur séjour illicite une fois arrivés dans le pays ibérique.  Sur ce point l'Espagne est très à cheval. 

Pour suivre l'évolution de ce phénomène,  une commission a été créée par le ministère des Affaires étrangères qui travaille en étroite collaboration avec les ambassades et consulats algériens.

Par Loubna  Zahaf

 

 Algérie Telecom 

Les connections Internet  perturbées du 24 au 28 juillet   

Les connections Internet du pays pourraient être perturbées du 24 au 28 juillet prochain en raison d'une vaste opération de maintenance indépendante de la compagnie, prévient Algérie Telecom dans un communiqué publié hier. «Les raisons de ces perturbations sont intimement liées à une opération de routine. Une opération ordinaire liée à la maintenance du système SMW 4, du moins en sa partie reliant Marseille en France à Alexandrie en Égypte», précise le communiqué. Algérie Telecom indique avoir pris des mesures pour tenter de minimiser les conséquences pour les usagers. 

 

 Mise  en place d'une stratégie policière et judiciaire spéciale

Trente-six enfants kidnappés en juin selon la  GN

Trente six enfants ont été enlevés au courant du mois de juin, selon les statistiques de la gendarmerie nationale citées hier, par la Chaîne internationale de la radio. La Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche (Forem) affirme qu'il s'agit d'un chiffre « extrêmement alarmant» en prévenant qu'il doit être revu à la hausse en prenant en considération les statistiques des services de police. Même si la police, la gendarmerie et les spécialistes semblent avoir pris conscience du problème, la législation algérienne continue d'accuser beaucoup de retard. «Il faut aussi être plus sévère dans les textes avec les auteurs de kidnappings. On est pour que la peine de mort soit maintenue pour les kidnappings suivis de viols puis de meurtre » lance Mustapha Khiati, responsable de la Fondation. Il estime que la peine devrait être dissuasive.


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Banlieue

Par

Amine Esseghir

Fondament-alismes

On aurait envie de dire ouf. Ouf, parce qu'il est devenu intenable pour quiconque s'apparente à la culture musulmane d'entendre dire que tel fondamentaliste musulman ou islamiste s'est fait exploser dans un avion à New York, dans une gare en Espagne ou dans un bus à impériale à Londres. A Oslo, en Norvège, c'est un fondamentaliste chrétien qui est impliqué dans l'attentat à la bombe contre le siège du gouvernement et la fusillade contre un camp de jeunes du parti travailliste. Les deux attaques ont fait 91 morts. Bien entendu le fait que le terroriste soit chrétien ne réduit en rien la dimension criminelle de ses actes ni la violence meurtrière dont il a fait usage. A ce titre d'ailleurs tous les criminels se valent. Mais c'est quand même au prix de ces malheurs que l'on se rend compte que l'Islam n'est pas la seule religion frappée du saut de l'extrémisme dans certaines de ses franges et que l'on sait que les fondamentalistes sont partout et causent leurs premières victimes au sein de leur propre communauté. Le fondamentalisme chrétien n'est pas une invention récente. Il est à la chrétienneté ce que le fondamentalisme terroriste islamiste est à l'Islam, c'est une évidence. Il puise ses principes loin dans le temps et ses adeptes sont convaincus qu'ils sont détenteurs de vérités absolues.  Il reste que l'on parle peu de cet extrêmisme chrétien qui se retrouve parfois au sein de l'Eglise traditionnelle, qu'elle soit orthodoxe catholique ou protestante. Excommuniés à cause de leur opposition aux décisions de certains papes, le pape Benoit XVI, celui-là même qui a suscité de nombreuses polémiques avec les musulmans a décidé en 2008 et 2009 de réintégrer dans le giron de l'Eglise catholique des groupes extrêmistes et fondamentalistes (la Fraternité saint Pie X et les Lefebvristes). Certes on ne peut dire que cette démarche ait un lien avec les attentats d'Oslo, mais indiquent ce peu de propension des médias occidentaux à parler de ces extrêmistes chrétiens. Cette fois qu'ils font parler d'eux de manière sanglante auront-ils droit aux projecteurs pour enfin éclairer un peu plus les consciences.  

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