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samedi 24 septembre 2011

Mahmoud Abbas à l'ONU

La victoire morale des Palestiniens

Problématique d’une adhésion

L’hégémonie US face au droit international

Un gouvernement de transition bientôt sur pied

Alger officialise ses relations avec le CNT

Forum global de lutte antiterroriste

L'Algérie prend les rênes de la lutte dans le Sahel

Tripartite

Les promesses de l'UGTA

Malaise social à Béjaïa

Les citoyens d'Adekkar toujours en colère

Hausse subite du prix des engrais

Une enquête est ouverte 

Régions sahariennes

Levée du gel sur les terres agricoles

 

 

 

 Evenement 


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Mahmoud Abbas à l'ONU

La victoire morale des Palestiniens

Le discours du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, hier, peu après sa demande d'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine au secrétaire général Ban Ki-moon avait à la fois un caractère historique et pathétique.

Un discours juste, empli de bon sens et de désir de liberté, mais accompli dans un climat d'intenses pressions depuis des mois pour l'en dissuader. Avec le véto américain annoncé par la Maison Blanche et confirmé par Barack Obama, c'est une page qui vient d'être tournée, celle d'un espoir d'une solution pacifique qui se ferait sous l'égide de l'ONU et dans le respect des lois que le «machin» est sensé faire appliquer au monde entier. Mercredi, le président américain a récusé à la tribune de l'ONU comme un «raccourci» illusoire la demande palestinienne. Pourtant, devait concourir aujourd'hui à ce que l'ONU admette la Palestine en tant qu'Etat membre à part entière. Depuis la guerre d'Israël contre le Liban en 2006, puis contre Ghaza en 2008, apportant la preuve, s'il en manquait à toute la communauté internationale, que cet Etat voyou ne peut continuer à vivre avec les mêmes options sécuritaires au milieu de ses voisins arabes, Tel Aviv est diplomatiquement isolé. D'autant que le blocus israélien contre Ghaza est dénoncé par le monde entier et a été à l'origine de la fin de la lune de miel entre Israël et la Turquie, grand et unique allié musulman de l'Etat hébreu. Et dans un contexte de révoltes arabes qui annulent au passage la version d'une démocratie israélienne entourée de dictatures arabes, les peuples arabes ont apporté une preuve de plus qu'ils ne sont pas en retard sur l'histoire. Enfin, depuis le camouflet subi par l'Administration Obama au sujet du gel de la colonisation, Washington est, dans les faits, évacué pour longtemps de l'équation de paix au Proche-Orient. En tous cas, l'objectif et la promesse d'Obama pour un Etat palestinien en 2012 se sont  vite avérés impossible à tenir par les négociations entre Palestiniens et Israéliens dans le cadre d'un processus de paix où l'occupant décide de tout et demande à l'occupé de tout lui concéder.

Le plus grave dans cette énième démonstration que les Palestiniens ne luttent pas contre Israël seulement, mais surtout contre les Etats-Unis, première puissance mondiale, c'est qu'à l'heure où le vent des aspirations démocratiques souffle plus fort que jamais sur le monde arabe, c'est à l'ONU que la démocratie se fait le moins entendre : une majorité d'Etats veulent sa place de membre à part entière aux Palestiniens, alors qu'une seule voix, celle du plus fort, décidera que non.

Ce système a été dénoncé depuis toujours par différents pays et parties, celui où la décision est entre les mains de 5 pays, dits membres permanents, ceux qui ne quittent jamais le Conseil de sécurité et qui prétendent assurer la paix dans le monde alors qu'ils sont les plus grands fabricants et exportateurs d'armes dans le monde.

Mais le fait est là et la victoire morale des Palestiniens, face à un Israël isolé et non fréquentable et des Etats-Unis en déclin, rassure sur l'avenir d'une région où tout est fait pour prolonger l'instabilité et les conflits.

Or, douze mois auparavant, devant le même pupitre où se tenait hier Mahmoud Abbas, le Président Obama ne promettait rien d'autre qu'un Etat palestinien indépendant. Mais Obama n'a pas été assez fort ni assez déterminé face au gouvernement Netanyahu,  dont les soutiens au Congrès ont vite fait plier ce président en quête d'un second mandat. Depuis, le gouvernement israélien a persisté dans sa logique d'enfermement sur lui-même, faisant notamment la sourde oreille au printemps arabe ; le Président Obama s'est concentré sur les problèmes de politique intérieure, comme en témoigne son relatif désengagement politique lors de l'intervention en Libye ; enfin, le Quartet ne cesse de briller par ses multiples désertions.

Dans un tel contexte, où le dossier israélo-palestinien était éclipsé par les révolutions arabes et la crise de la dette, que pouvait faire l'Autorité palestinienne, dont le territoire continuait à être rongé par la colonisation israélienne, pourtant jugée illégale en droit international ? Premièrement, promouvoir l'unité. Bien que la réconciliation entre le Fatah et le Hamas soit une union de façade, cette étape était primordiale afin de souder le peuple palestinien autour des causes défendues par le gouvernement de Ramallah. Il semblait tout aussi logique que l'Autorité palestinienne se lance dans une démarche unilatérale, aussi désespérée que calculée.

Par Nabil Benali

 

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Problématique d’une adhésion

L’hégémonie US face au droit international

La mobilisation internationale croissante   en faveur d'une adhésion de l'Etat palestinien à l'ONU aura été de pair avec l'acharnement américain à menacer d'user de son droit de veto au Conseil de sécurité. C'est cet état de fait qui a poussé le président palestinien Mahmoud

Abbas a dénoncé hier, les pressions des Etats-Unis visant à dissuader les Palestiniens de demander l'adhésion de leur Etat à l'ONU. «Nous sommes décidés à demander l'adhésion à part entière de notre Etat à l'ONU, car nous sommes des demandeurs d'un droit légitime et nous sommes le seul peuple continuant à subir les affres de l'occupation israélienne», a déclaré M. Abbas lors d'une rencontre avec la communauté palestinienne et arabe à New

York.  «Tous les pays et nations ont leur indépendance. Et nous pourquoi ils nous la refusent», s'est-il demandé, en référence à la position du Président américain Barack Obama, qui a rejeté la demande d'adhésion de la Palestine aux Nations unies. Dans sa démarche politique et diplomatique l'Autorité palestinienne, même si elle sait pouvoir compter sur la Chine et La Russie et, à degré moindre, sur  la France, sait que la partie n'est pas gagnée pour autant.       

C'est pourquoi M. Abbas a écarté tout renoncement à cette démarche, malgré les pressions américaines, réitérant aussi son refus de «toute présence de l'occupant israélien à l'intérieur de l'Etat palestinien sur les frontières de 1967».

C'est dans  l'après-midi, le Président Abbas doit remettre la demande d'adhésion de la Palestine à l'ONU, intervenue après vingt ans de négociations infructueuses avec Israël. Mercredi devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président américain s'était opposé à cette démarche palestinienne, soulevant de vivent critiques de plusieurs pays, qui qualifie cette attitude de «partialité totale et de soutien aveugle à Israël». 

A l'opposé de la position américaine, allié de taille et  principal soutien traditionnel de l'Etat hébreu,  le ministre russe des Affaires étrangères, M. Sergueï Lavrov,  soulignait, pour sa part,   le souhait de son pays de parvenir à un «consensus sur l'adhésion de l'Etat de Palestine à l'ONU». Dans une déclaration rapportée par l'agence de presse Ria Novosti, le chef de la diplomatie russe a expliqué qu’ «il y a plusieurs propositions à ce sujet, dont celle d'adhésion de la Palestine à l'ONU en tant qu'Etat observateur, et l'autre demandant une admission à part entière de l'Etat palestinien» à l'Organisation des Nations unies. De ce fait, M. Lavrov a affirmé le souhait de son pays de trouver un «consensus» favorable à l'adhésion de l'Etat de Palestine à l'ONU. Outre la Russie, de nombreux pays, à l'instar du Venezuela, de l'Inde, de la Chine et de l'Indonésie, ont déjà apporté leur soutien à la requête palestinienne.

Mardi passé, la Chine avait renouvelé également son soutien à la demande palestinienne.  «La Chine respecte et soutient le projet palestinien portant la demande d'adhésion de leur Etat à l'ONU», a réaffirmé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hung Lee dans une conférence de presse.

Le gouvernement chinois «soutient toujours les droits légitimes du peuple palestinien», a-t-il ajouté.

L'établissement de l'Etat palestinien «est un droit inaliénable et constitue une condition préalable pour la paix avec Israël, et il oeuvre pour la paix et la stabilité de la région du proche Orient», a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise. Spécialistes de la question palestinienne et Proche Orientale et observateurs étant unanimes à reconnaître que rarement le droit international  n'avait été aussi malmené et surtout où le traditionnel deux poids deux mesures américain est apparu au grand jour ne pouvant plus cacher l'évidence d'une part du poids du lobby sioniste international sur la politique étrangère US, et d'autre part de son influence sur la vie politique intérieur des USA, et ce, d'autant en ces avant-veilles de joutes électorales et de fin de mandat de l'actuel président américain.

Malik Bellil avec agences

 

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Un gouvernement de transition bientôt sur pied

Alger officialise ses relations avec le CNT

La reconnaissance officielle du Conseil national de transition libyen par le gouvernement algérien semble très proche, si ce n'est pas encore fait. En effet, le ministre algérien des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a déclaré jeudi à New York que les relations de l'Algérie avec le CNT, jusque-là «quasi officielles»,  vont passer au stade de «relations officielles».

Cette déclaration rime, nous le voyons, avec une volonté affichée de la partie algérienne de normaliser les relations avec l'organe politique de la rébellion libyenne. Mais cette reconnaissance à demi-mot à se fier aux propos du même ministre n'est pas venue fortuitement, puisque elle a été faite sur la base des données bien précises.  «Sur la base des engagements du CNT et de la position exprimée par l'Union africaine, dira Medelci à la chaîne El Arabya à New York en marge des travaux de l'assemblée générale de l'ONU, les relations quasi-officielles que l'Algérie entretenait avec le CNT, seront  transformées en relations officielles». Cela sans pour autant  fixer de délai à cette perspective.

Pour sa part le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani est venu  confirmé le fait que «l'Algérie a bien décidé de reconnaître le CNT libyen». «Le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères ce jeudi 22 septembre est très explicite», dira-t-il et d'ajouter : «Partant de la déclaration du président en exercice de l'Union africaine qui a annoncé que l'UA reconnaît le Conseil national de transition comme le représentant du peuple libyen, dans la mesure où il est en train de mettre sur pied un gouvernement de transition comprenant toutes les parties, l'Algérie, qui a toujours inscrit et adossé sa démarche à l'approche développée et mise en oeuvre par l'UA, a décidé donc d'officialiser ses relations avec les nouvelles autorités libyennes dans le cadre d'une normalisation totale des relations entre les deux pays frères». En vue d'aiguiser son argumentaire, le ministre algérien des Affaires étrangères a rappelé ce même communiqué publié par ses services dans lequel il a été souligné que l'Algérie a «pris acte de la déclaration faite par le président de l'Union africaine, le président Teodoro Obiang Nguema, lors de la réunion de haut niveau sur la Libye parrainée par les Nations unies, tenue mardi à New York, de la lettre envoyée par le CNT au président de la commission, le 5 septembre 2011, ainsi que du communiqué de la 294e réunion du Conseil de la paix et de la sécurité, tenue mercredi à New York». Explicitant davantage la démarche de l'Algérie qui a abouti à cette décision, le chef de la diplomatie algérienne a souligné que la position de l'Algérie a été basée, d'une part, «sur la cohérence avec celle de l'Union africaine», et, d'autre part, «sur l'engagement du CNT à consolider l'unité du peuple libyen, qui est certainement l'objectif le plus important». Dans ce sens, il a souligné que l'Union africaine a finalement abouti, mardi dernier, à une déclaration de son président en exercice, qui a exprimé la position de l'UA, consistant à reconnaître le CNT «dans la mesure où ce dernier a pris des engagements formels pour aller vers un gouvernement inclusif représentant l'ensemble des régions, apportant ainsi les garanties nécessaires quant à la consolidation de l'unité nationale».

Pas d'ouverture de la frontière dans le sillage des troubles politiques et sécuritaires

Et c'est en conséquence, a-t-il assuré, que «le gouvernement algérien a déclaré sa volonté de travailler étroitement avec les nouvelles autorités libyennes afin d'asseoir une coopération bilatérale féconde au bénéfice des deux peuples frères et pour favoriser les conditions de la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région». Plus loin encore, Medelci a réitéré, à l'occasion, «la forte volonté de l'Algérie de travailler avec les responsables de la Libye nouvelle pour améliorer les relations bilatérales dans tous les domaines». «La Libye n'est pas seulement un pays ami mais aussi un pays frère», a-t-il assuré. Questionné sur les suites de la fermeture par les autorités algériennes des frontières avec la Libye, dans le sillage des troubles politiques et sécuritaires dans ce pays, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que ces frontières ne seront rouvertes que si leur surveillance est également assurée du côté  libyen.           

Par Hamid Fekhart

 

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Forum global de lutte antiterroriste

L'Algérie prend les rênes de la lutte dans le Sahel

L’Algérie a apporté sa contribution pour l'édification d'un cadre international des initiatives  de lutte anti-terroriste. Ses efforts pour rendre le terrorisme une menace transnationale ont payé. Jeudi dernier à New-York, aux Etats-Unis d'Amérique, le Forum global de lutte contre le terrorisme naquit après l'adoption de cette initiative par la communauté internationale et à sa tête l'Algérie. Les instruments juridiques de ce Forum ont été adoptés  donnant ainsi naissance à un «moteur de la dynamique internationale de la lutte contre le terrorisme». la cérémonie de lancement s'est tenue en présence notamment de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, du ministre-délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, et des ministres des Affaires étrangères des autres pays fondateurs à l'instar de l'Afrique du Sud, de l’Arabie Saoudite, de l’Australie, du Canada, de la Chine, de la Colombie, de l’Inde, de l’Indonésie, du Qatar, de la Suisse, de la Turquie et des pays de l'Union européenne. Cinq groupes de travail ont été constitués dans le cadre de la désormais initiative Global Counterterrorism Forum (GCTF). Il s'agit du groupe de travail du Sahel, de la Corne de l'Afrique, de l'Asie du Sud, de la justice et de la lutte contre l'extrémisme violent.

L'Algérie prendra les rênes du groupe de travail chargé du renforcement des capacités au Sahel, en coprésidence avec  le Canada, et dont la première réunion se tiendra les 16 et 17 novembre prochain à Alger. Le Comité de coordination est, quant à lui, co-présidé par les Etats-Unis et la Turquie pour une durée de deux années.

«Le gouvernement algérien ne ménagera aucun effort pour la réussite des travaux de ce groupe»,  a déclaré M. Messahel dans une allocution lors du forum tenu en présence notamment de la secrétaire d'Etat américaine, Mme Hillary Clinton, du représentant du secrétaire général de l'Onu et des ministres des Affaires étrangères des pays membres-fondateurs de ce forum.

Le ministre, cité par l'APS, a souligné que l'Algérie s'honore de co-présider, avec le Canada, le groupe de travail chargé du renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme au Sahel, faisant partie de 5 autres groupes de travail thématiques et régionaux créés dans le cadre du forum. La secrétaire d'Etat américaine a, quant à elle, affirmé que «tous les pays sont vulnérables au terrorisme» et qu'une coopération internationale, en conséquence, est devenue incontournable pour contrecarrer ce phénomène. Pour Mme Clinton, «aucun pays ne peut combattre seul le terrorisme» considérant que ce forum est le maillon qui manquait pour conforter le partenariat international déjà existant à travers la Stratégie antiterroriste de l'ONU et les organisations internationales et régionales dont celle de l'Union africaine.

La secrétaire d'Etat a expliqué que ce Forum sera un «pôle d'excellence qui réunira l'expertise pour mieux comprendre le terrorisme et élaborer les meilleurs moyens pour y faire face». Revenant sur la création de ce Forum, M. Messahel a souligné que le lancement officiel du GCTF «pose un acte significatif et un jalon important dans 'architecture mondiale de la lutte contre le terrorisme que nous voulons tous, complète, cohérente et efficace». En outre, le GCTF permet de «contribuer à renforcer le système de sécurité internationale et à assurer au monde les conditions de paix, de stabilité et de développement». L'Algérie, a-t-il poursuivi, «félicite le gouvernement américain pour cette initiative majeure et innovante qui voit le jour à un moment où la menace terroriste est toujours présente dans le monde». Il convient de noter que la lutte la menace terroriste dans le Sahel sera davantage renforcée après l'internationalisation de stratégie de lutte anti-terroriste. «Les résultats de la conférence d'Alger pourront utilement enrichir les discussions du groupe de travail sur le Sahel du forum global de lutte contre le terrorisme», espère le ministre.         

Par Yazid Ferhat

 

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Tripartite

Les promesses de l'UGTA

La Centrale syndicale multiplie les promesses à l'adresse des travailleurs à l'approche de la prochaine tripartite. L'augmentation du SNMG et des pensions de retraités figurent en pôle position, au grand bonheur des smicards dont le pouvoir d'achat est érodé par la dégradation des conditions socioprofessionnelles et par la chèreté de la vie. En effet, le Secrétaire national de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) chargé des affaires socioéconomiques, Achour Telli a affirmé jeudi dernier que l'augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG) «figure à la tête des priorités de la prochaine tripartite» prévue le 29 septembre. Invité de la chaîne I de la Radio nationale, Telli a indiqué que lors de la prochaine tripartite, la centrale syndicale accordera la priorité à l'augmentation du SNMG afin d'améliorer les conditions sociales des travailleurs. Il a également affirmé qu'il soumettra lors de la réunion de la tripartite des propositions objectives visant «une importante augmentation des salaires», précisant qu'à l'heure actuelle «aucun travailleur algérien ne perçoit un salaire inférieur à 15.000 DA». Les augmentations qui ont profité aux travailleurs en 2010 et en début 2011 étaient importantes et n'ont jamais été enregistrées depuis l'indépendance, a-t-il rappelé, saluant par la même les efforts louables consentis par les autorités pour l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs. Achour Telli qui s'est dit optimiste quant aux résultats de la prochaine tripartite prévue jeudi prochain, a promis aux travailleurs d'autres mesures à «même de permettre l'amélioration de leurs conditions de vie». Parmi les dossiers soumis pour examen à la prochaine tripartite, la baisse de l'Impôt sur le revenu global (IRG) du travailleur, ce point figurant parmi les plus importantes revendications des travailleurs au niveau des 48 wilayas. «Il est impossible d'annuler cet impôt», a-t-il toutefois souligné. Evoquant le problème des arriérés de salaires, l'intervenant a affirmé «le règlement de 90% de ce dossier», précisant que «plus de 7.000 travailleurs ont perçu leurs salaires». Par ailleurs, il a évoqué les mouvements de protestations dans certains secteurs, affirmant que les solutions peuvent être trouvées autour de la table du dialogue à travers un débat «objectif et sérieux et non en sortant dans la rue». Près de 16 réunions sont tenues quotidiennement entre les syndicats et les entreprises dont les responsables sont réceptifs «à 90%», a-t-il encore ajouté. Evoquant le refus de certaines entreprises privées, notamment les entreprises étrangères, de créer une représentation syndicale, Telli a souligné que ces dernières «ignorent les lois algériennes» rappelant les démarches entreprises par le Syndicat en coordination avec le ministère du travail en vue «de faire obligation» à ces entreprises d'appliquer les lois algériennes. Le dossier de l'amélioration de la situation des retraités à travers la révision de leur SNMG figure également parmi les priorités de la prochaine tripartite qualifiée d'importante par l'invité de la radio.

Par M. Ait Chabane

 

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Malaise social à Béjaïa

Les citoyens d'Adekkar toujours en colère

Hier encore, les citoyens de la daïra d'Adekkar sont sortis dans la rue pour exprimer leur colère. Exacerbés par l'indifférence des responsables, ils ont procédé à la fermeture de toutes les institutions publiques.

Poste, Apc, recette des impôts, et bien  évidement la daïra d'Adekkar, aucune des ces sièges n'ont ouvert les portes hier aux citoyens, suite au silence total des autorités, les citoyens n'ont trouvé de moyens pour exprimer leur ras-le-bol que de fermer ces institutions pour dénoncer l'absence de tous projets de développement, Adekkar est l'une des localités les plus pauvres de la wilaya de Bejaia, elle est aussi connue par son hiver très dur, jusqu'à présent la plupart de ses habitants recourent aux moyens traditionnels pour se réchauffer durant la saison.

Pour les habitants de cette localité située au fin fond de la wilaya de Bejaia, réussir à avoir une bouteille de gaz butane est exploit, malgré les promesses des autorités locales, voir les maisons raccordées au gaz naturel est un rêve trop beau pou être vrai.Cette vague de protestation à Adekkar à été initiée par les comités de villages et le mouvement associatif de la région pour revendiquer également l'équité dans la répartition des moyens entre villages et la prise en charge des besoins de leurs habitants , mais aussi la transparence et la justice sociale dans l'attribution des logements sociaux c'est d'ailleurs ce qui a déclenché la colère des habitants, aucun des bénéficiaires des logements ne faisait partie des nécessiteux, les listes des bénéficiaires ne sont pas établies dans la transparence totale. la suppression de la décharge publique et la mise en place d'une réelle politique d'hygiène publique fait également partie des revendications des habitants d'Adekkar.

Il faut dire que la wilaya de Bejaia demeure la région où le raccordement au gaz naturel demeure trop faible par rapport aux autres wilayas du pays, la wilaya de Béjaia est toujours à la traîne en matière de développement local, malgré ses potentiels économiques énormes.

Il faut dire que les Béjaouis ne sont pas à leur première protestation, durant la semaine passée, plusieurs scènes de colère sont enregistrées dans des localités différentes, dimanche dernier, toutes les issues qui mènent vers le centre ville de yemma Gouraya étaient bloquées par les citoyens, les routes nationales 9 et 12 étaient fermées durant toute la matinée dans plusieurs points, Akbou, Sidi Aïch, Adekkar et Mellala, des centaines de travailleurs n'ont pu joindre leur travail. Les citoyens exigent l'équité dans la distribution des richesses du pays, Bejaia enregistre aussi un taux  de chômage inquiétant.

Hier, le ministre de l'Aménagement du territoire et de l'environnement, Cherif Rahmani avait déclaré devant les députés que la wilaya de Béjaia va bénéficier de plusieurs projets relatifs à la protection de l'environnement et le développement durable dans le cadre du plan national d'aménagement du territoire.

Répondant une question posée par un député en séance plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN) sur la possibilité de réaliser des projets susceptibles de réduire la pollution et d'aboutir à une gestion intégrée des déchets dans la wilaya de Béjaïa, le ministre a annoncé que plusieurs projets de développement ont été arrêtés en faveur de cette wilaya, notamment la construction de barrages et d'installations de dessalement d'eau de mer.

Concernant l'enlèvement des déchets, Rahmani a relevé les projets relatifs à la réalisation de centres d'enfouissement, une décharge publique, sept  entreprises de recyclage des déchets ainsi que d'autres projets relatifs à l'enlèvement des déchets nocifs, comme les ascarelles et les produits industriels et pharmaceutiques dans différentes régions de la wilayas.

Le ministre a annoncé à l'occasion qu'il effectuera une visite de terrain à Béjaïa pour s'enquérir de l'avancement de ces projets, rappelant la place stratégique qu'occupe cette wilaya compte tenu des ressources naturelles, historiques, culturelles et écologiques et les importantes infrastructures qu'elle recèle. 

Par Nassima Hannat

 

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Hausse subite du prix des engrais

Une enquête est ouverte 

L’augmentation subite du   prix des engrais n'a pas été du goût du ministre de l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa. En effet, ce dernier, a annoncé, jeudi à Alger, l'ouverture d'une enquête pour déterminer les raisons réelles de l'augmentation subite du                   prix des engrais. Il a tenu à assurer que les céréaliculteurs «n'auront pas à payer ce prix». «L'enquête est déjà engagée. Nous avons un travail avec le ministère de l'Energie et des Mines pour voir quelles sont les raisons de cette augmentation subite des engrais», a déclaré le ministre à la presse en marge d'une séance de questions orales à l'Assemblée populaire nationale.

Et de renchérir : «Cela arrive subitement comme ça et au moment du lancement de la campagne labours-semailles 2011/2012, nous pensons qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond». Il est à noter que cette hausse touche notamment les engrais de fond notamment le TSP utilisé pour la fertilisation des fonds durant la période des labours-semailles. Le prix du quintal de cet intrant est passé de 4.000 DA à 7.400 DA/quintal, a affirmé M. Benaïssa. De leur côté, les producteurs, essentiellement privés, expliquent cette hausse par le renchérissement des prix des matières premières.

«Des dispositions ont été prises pour que nos céréaliculteurs ne soient pas pénalisés. Ils auront à payer le même prix de l'année dernière, entre temps, nous maintenonsl'enquête pour avoir plus d'éléments sur cette augmentation» a-t-il affirmé. L'Union des coopératives de céréales, sous l'égide de l'Office interprofessionnel des céréales (OAIC), a annoncé mercredi le maintien des prix de vente des engrais de fond appliqués au titre de la compagne 2010- 2011. Cette mesure, qui s'inscrit dans le cadre de la péréquation des prix des engrais commercialisés par l'Union, consiste à " «éviter la répercussion sur les céréaliculteurs des prix décidés par les opérateurs les commercialisant»,  selon l'OAIC.

Par Saci Siali

 

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Régions sahariennes

Levée du gel sur les terres agricoles

Le ministre de l'Agriculture et du développement rural, M. Rachid Benaissa, a annoncé jeudi à Alger la levée du gel sur les terres agricoles dans les régions sahariennes, en vertu d'une circulaire interministérielle promulguée en juin dernier. A une question orale d'un député de l'APN sur la situation des terres agricoles régies dans le cadre de la loi N° 18-83, promulguée en août 1983, relative à la propriété foncière agricole, le ministre a indiqué que ce texte «a pour objectif de rassurer les exploitants concernant la possession de leurs propriétés agricoles, en vertu de décisions de wilaya». Le ministre a précisé que le gel de l'exploitation des terres est intervenu à la suite des dépassements constatés en matière de gestion des terres relevant du domaine de l'Etat par les bénéficiaires. La circulaire prévoit des solutions aux cas soulevés sur le terrain.

Selon les chiffres avancés par le ministre concernant l'application de la loi d'août 1983, le nombre de bénéficiaires ayant acquis ces terres au dinar symbolique est de 109.160 agriculteurs pour une superficie de 730.910 hectares et 8317 actes inscrits.

S'agissant de l'application de la loi définissant les conditions et les modalités d'exploitation des terres agricoles relevant du domaine de l'Etat, le ministre a indiqué que sur les 219.406b exploitants concernés par l'opération de transformation du droit de jouissance en droit de concession, 74 pc des exploitants seulement ont déposé leurs dossiers au niveau de l'Office national des terres agricoles.

A une question orale sur les accidents auxquels sont exposés les chameaux dans les régions sahariennes, M. Benaissa a fait savoir que des mesures ont été prises par son secteur et celui de l'Energie et des mines pour réduire leur impact, et ce en collaboration avec des firmes pétrolières et les éleveurs de chameaux. 

S. S.

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