|
Accueil
Mahmoud Abbas à l'ONU
La victoire
morale des Palestiniens
Le discours du
président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, hier, peu
après sa demande d'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine au
secrétaire général Ban Ki-moon avait à la fois un caractère
historique et pathétique.
Un discours juste,
empli de bon sens et de désir de liberté, mais accompli dans un
climat d'intenses pressions depuis des mois pour l'en dissuader.
Avec le véto américain annoncé par la Maison Blanche et confirmé par
Barack Obama, c'est une page qui vient d'être tournée, celle d'un
espoir d'une solution pacifique qui se ferait sous l'égide de l'ONU
et dans le respect des lois que le «machin» est sensé faire
appliquer au monde entier. Mercredi, le président américain a récusé
à la tribune de l'ONU comme un «raccourci» illusoire la demande
palestinienne. Pourtant, devait concourir aujourd'hui à ce que l'ONU
admette la Palestine en tant qu'Etat membre à part entière. Depuis
la guerre d'Israël contre le Liban en 2006, puis contre Ghaza en
2008, apportant la preuve, s'il en manquait à toute la communauté
internationale, que cet Etat voyou ne peut continuer à vivre avec
les mêmes options sécuritaires au milieu de ses voisins arabes, Tel
Aviv est diplomatiquement isolé. D'autant que le blocus israélien
contre Ghaza est dénoncé par le monde entier et a été à l'origine de
la fin de la lune de miel entre Israël et la Turquie, grand et
unique allié musulman de l'Etat hébreu. Et dans un contexte de
révoltes arabes qui annulent au passage la version d'une démocratie
israélienne entourée de dictatures arabes, les peuples arabes ont
apporté une preuve de plus qu'ils ne sont pas en retard sur
l'histoire. Enfin, depuis le camouflet subi par l'Administration
Obama au sujet du gel de la colonisation, Washington est, dans les
faits, évacué pour longtemps de l'équation de paix au Proche-Orient.
En tous cas, l'objectif et la promesse d'Obama pour un Etat
palestinien en 2012 se sont vite avérés impossible à tenir par les
négociations entre Palestiniens et Israéliens dans le cadre d'un
processus de paix où l'occupant décide de tout et demande à l'occupé
de tout lui concéder.
Le plus grave dans
cette énième démonstration que les Palestiniens ne luttent pas
contre Israël seulement, mais surtout contre les Etats-Unis,
première puissance mondiale, c'est qu'à l'heure où le vent des
aspirations démocratiques souffle plus fort que jamais sur le monde
arabe, c'est à l'ONU que la démocratie se fait le moins entendre :
une majorité d'Etats veulent sa place de membre à part entière aux
Palestiniens, alors qu'une seule voix, celle du plus fort, décidera
que non.
Ce système a été
dénoncé depuis toujours par différents pays et parties, celui où la
décision est entre les mains de 5 pays, dits membres permanents,
ceux qui ne quittent jamais le Conseil de sécurité et qui prétendent
assurer la paix dans le monde alors qu'ils sont les plus grands
fabricants et exportateurs d'armes dans le monde.
Mais le fait est
là et la victoire morale des Palestiniens, face à un Israël isolé et
non fréquentable et des Etats-Unis en déclin, rassure sur l'avenir
d'une région où tout est fait pour prolonger l'instabilité et les
conflits.
Or, douze mois
auparavant, devant le même pupitre où se tenait hier Mahmoud Abbas,
le Président Obama ne promettait rien d'autre qu'un Etat palestinien
indépendant. Mais Obama n'a pas été assez fort ni assez déterminé
face au gouvernement Netanyahu, dont les soutiens au Congrès ont
vite fait plier ce président en quête d'un second mandat. Depuis, le
gouvernement israélien a persisté dans sa logique d'enfermement sur
lui-même, faisant notamment la sourde oreille au printemps arabe ;
le Président Obama s'est concentré sur les problèmes de politique
intérieure, comme en témoigne son relatif désengagement politique
lors de l'intervention en Libye ; enfin, le Quartet ne cesse de
briller par ses multiples désertions.
Dans un tel
contexte, où le dossier israélo-palestinien était éclipsé par les
révolutions arabes et la crise de la dette, que pouvait faire
l'Autorité palestinienne, dont le territoire continuait à être rongé
par la colonisation israélienne, pourtant jugée illégale en droit
international ? Premièrement, promouvoir l'unité. Bien que la
réconciliation entre le Fatah et le Hamas soit une union de façade,
cette étape était primordiale afin de souder le peuple palestinien
autour des causes défendues par le gouvernement de Ramallah. Il
semblait tout aussi logique que l'Autorité palestinienne se lance
dans une démarche unilatérale, aussi désespérée que calculée.
Par Nabil
Benali
Haut
Problématique d’une adhésion
L’hégémonie US
face au droit international
La mobilisation
internationale croissante en faveur d'une adhésion de l'Etat
palestinien à l'ONU aura été de pair avec l'acharnement américain à
menacer d'user de son droit de veto au Conseil de sécurité. C'est
cet état de fait qui a poussé le président palestinien Mahmoud
Abbas a dénoncé
hier, les pressions des Etats-Unis visant à dissuader les
Palestiniens de demander l'adhésion de leur Etat à l'ONU. «Nous
sommes décidés à demander l'adhésion à part entière de notre Etat à
l'ONU, car nous sommes des demandeurs d'un droit légitime et nous
sommes le seul peuple continuant à subir les affres de l'occupation
israélienne», a déclaré M. Abbas lors d'une rencontre avec la
communauté palestinienne et arabe à New
York. «Tous les
pays et nations ont leur indépendance. Et nous pourquoi ils nous la
refusent», s'est-il demandé, en référence à la position du Président
américain Barack Obama, qui a rejeté la demande d'adhésion de la
Palestine aux Nations unies. Dans sa démarche politique et
diplomatique l'Autorité palestinienne, même si elle sait pouvoir
compter sur la Chine et La Russie et, à degré moindre, sur la
France, sait que la partie n'est pas gagnée pour autant.
C'est pourquoi M.
Abbas a écarté tout renoncement à cette démarche, malgré les
pressions américaines, réitérant aussi son refus de «toute présence
de l'occupant israélien à l'intérieur de l'Etat palestinien sur les
frontières de 1967».
C'est dans
l'après-midi, le Président Abbas doit remettre la demande d'adhésion
de la Palestine à l'ONU, intervenue après vingt ans de négociations
infructueuses avec Israël. Mercredi devant l'Assemblée générale de
l'ONU, le président américain s'était opposé à cette démarche
palestinienne, soulevant de vivent critiques de plusieurs pays, qui
qualifie cette attitude de «partialité totale et de soutien aveugle
à Israël».
A l'opposé de la
position américaine, allié de taille et principal soutien
traditionnel de l'Etat hébreu, le ministre russe des Affaires
étrangères, M. Sergueï Lavrov, soulignait, pour sa part, le
souhait de son pays de parvenir à un «consensus sur l'adhésion de
l'Etat de Palestine à l'ONU». Dans une déclaration rapportée par
l'agence de presse Ria Novosti, le chef de la diplomatie russe a
expliqué qu’ «il y a plusieurs propositions à ce sujet, dont celle
d'adhésion de la Palestine à l'ONU en tant qu'Etat observateur, et
l'autre demandant une admission à part entière de l'Etat
palestinien» à l'Organisation des Nations unies. De ce fait, M.
Lavrov a affirmé le souhait de son pays de trouver un «consensus»
favorable à l'adhésion de l'Etat de Palestine à l'ONU. Outre la
Russie, de nombreux pays, à l'instar du Venezuela, de l'Inde, de la
Chine et de l'Indonésie, ont déjà apporté leur soutien à la requête
palestinienne.
Mardi passé, la
Chine avait renouvelé également son soutien à la demande
palestinienne. «La Chine respecte et soutient le projet palestinien
portant la demande d'adhésion de leur Etat à l'ONU», a réaffirmé le
porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hung Lee
dans une conférence de presse.
Le gouvernement
chinois «soutient toujours les droits légitimes du peuple
palestinien», a-t-il ajouté.
L'établissement de
l'Etat palestinien «est un droit inaliénable et constitue une
condition préalable pour la paix avec Israël, et il oeuvre pour la
paix et la stabilité de la région du proche Orient», a déclaré le
porte-parole de la diplomatie chinoise. Spécialistes de la question
palestinienne et Proche Orientale et observateurs étant unanimes à
reconnaître que rarement le droit international n'avait été aussi
malmené et surtout où le traditionnel deux poids deux mesures
américain est apparu au grand jour ne pouvant plus cacher l'évidence
d'une part du poids du lobby sioniste international sur la politique
étrangère US, et d'autre part de son influence sur la vie politique
intérieur des USA, et ce, d'autant en ces avant-veilles de joutes
électorales et de fin de mandat de l'actuel président américain.
Malik Bellil
avec agences
Haut
Un gouvernement de transition bientôt sur pied
Alger
officialise ses relations avec le CNT
La reconnaissance
officielle du Conseil national de transition libyen par le
gouvernement algérien semble très proche, si ce n'est pas encore
fait. En effet, le ministre algérien des Affaires étrangères, M.
Mourad Medelci, a déclaré jeudi à New York que les relations de
l'Algérie avec le CNT, jusque-là «quasi officielles», vont passer
au stade de «relations officielles».
Cette déclaration
rime, nous le voyons, avec une volonté affichée de la partie
algérienne de normaliser les relations avec l'organe politique de la
rébellion libyenne. Mais cette reconnaissance à demi-mot à se fier
aux propos du même ministre n'est pas venue fortuitement, puisque
elle a été faite sur la base des données bien précises. «Sur la
base des engagements du CNT et de la position exprimée par l'Union
africaine, dira Medelci à la chaîne El Arabya à New York en marge
des travaux de l'assemblée générale de l'ONU, les relations
quasi-officielles que l'Algérie entretenait avec le CNT, seront
transformées en relations officielles». Cela sans pour autant fixer
de délai à cette perspective.
Pour sa part le
porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani est
venu confirmé le fait que «l'Algérie a bien décidé de reconnaître
le CNT libyen». «Le communiqué publié par le ministère des Affaires
étrangères ce jeudi 22 septembre est très explicite», dira-t-il et
d'ajouter : «Partant de la déclaration du président en exercice de
l'Union africaine qui a annoncé que l'UA reconnaît le Conseil
national de transition comme le représentant du peuple libyen, dans
la mesure où il est en train de mettre sur pied un gouvernement de
transition comprenant toutes les parties, l'Algérie, qui a toujours
inscrit et adossé sa démarche à l'approche développée et mise en
oeuvre par l'UA, a décidé donc d'officialiser ses relations avec les
nouvelles autorités libyennes dans le cadre d'une normalisation
totale des relations entre les deux pays frères». En vue d'aiguiser
son argumentaire, le ministre algérien des Affaires étrangères a
rappelé ce même communiqué publié par ses services dans lequel il a
été souligné que l'Algérie a «pris acte de la déclaration faite par
le président de l'Union africaine, le président Teodoro Obiang
Nguema, lors de la réunion de haut niveau sur la Libye parrainée par
les Nations unies, tenue mardi à New York, de la lettre envoyée par
le CNT au président de la commission, le 5 septembre 2011, ainsi que
du communiqué de la 294e réunion du Conseil de la paix et de la
sécurité, tenue mercredi à New York». Explicitant davantage la
démarche de l'Algérie qui a abouti à cette décision, le chef de la
diplomatie algérienne a souligné que la position de l'Algérie a été
basée, d'une part, «sur la cohérence avec celle de l'Union
africaine», et, d'autre part, «sur l'engagement du CNT à consolider
l'unité du peuple libyen, qui est certainement l'objectif le plus
important». Dans ce sens, il a souligné que l'Union africaine a
finalement abouti, mardi dernier, à une déclaration de son président
en exercice, qui a exprimé la position de l'UA, consistant à
reconnaître le CNT «dans la mesure où ce dernier a pris des
engagements formels pour aller vers un gouvernement inclusif
représentant l'ensemble des régions, apportant ainsi les garanties
nécessaires quant à la consolidation de l'unité nationale».
Pas d'ouverture
de la frontière dans le sillage des troubles politiques et
sécuritaires
Et c'est en
conséquence, a-t-il assuré, que «le gouvernement algérien a déclaré
sa volonté de travailler étroitement avec les nouvelles autorités
libyennes afin d'asseoir une coopération bilatérale féconde au
bénéfice des deux peuples frères et pour favoriser les conditions de
la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans
la région». Plus loin encore, Medelci a réitéré, à l'occasion, «la
forte volonté de l'Algérie de travailler avec les responsables de la
Libye nouvelle pour améliorer les relations bilatérales dans tous
les domaines». «La Libye n'est pas seulement un pays ami mais aussi
un pays frère», a-t-il assuré. Questionné sur les suites de la
fermeture par les autorités algériennes des frontières avec la
Libye, dans le sillage des troubles politiques et sécuritaires dans
ce pays, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que ces
frontières ne seront rouvertes que si leur surveillance est
également assurée du côté libyen.
Par Hamid
Fekhart
Haut
Forum global de lutte antiterroriste
L'Algérie prend
les rênes de la lutte dans le Sahel
L’Algérie a
apporté sa contribution pour l'édification d'un cadre international
des initiatives de lutte anti-terroriste. Ses efforts pour rendre
le terrorisme une menace transnationale ont payé. Jeudi dernier à
New-York, aux Etats-Unis d'Amérique, le Forum global de lutte contre
le terrorisme naquit après l'adoption de cette initiative par la
communauté internationale et à sa tête l'Algérie. Les instruments
juridiques de ce Forum ont été adoptés donnant ainsi naissance à un
«moteur de la dynamique internationale de la lutte contre le
terrorisme». la cérémonie de lancement s'est tenue en présence
notamment de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, du
ministre-délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M.
Abdelkader Messahel, et des ministres des Affaires étrangères des
autres pays fondateurs à l'instar de l'Afrique du Sud, de l’Arabie
Saoudite, de l’Australie, du Canada, de la Chine, de la Colombie, de
l’Inde, de l’Indonésie, du Qatar, de la Suisse, de la Turquie et des
pays de l'Union européenne. Cinq groupes de travail ont été
constitués dans le cadre de la désormais initiative Global
Counterterrorism Forum (GCTF). Il s'agit du groupe de travail du
Sahel, de la Corne de l'Afrique, de l'Asie du Sud, de la justice et
de la lutte contre l'extrémisme violent.
L'Algérie prendra
les rênes du groupe de travail chargé du renforcement des capacités
au Sahel, en coprésidence avec le Canada, et dont la première
réunion se tiendra les 16 et 17 novembre prochain à Alger. Le Comité
de coordination est, quant à lui, co-présidé par les Etats-Unis et
la Turquie pour une durée de deux années.
«Le gouvernement
algérien ne ménagera aucun effort pour la réussite des travaux de ce
groupe», a déclaré M. Messahel dans une allocution lors du forum
tenu en présence notamment de la secrétaire d'Etat américaine, Mme
Hillary Clinton, du représentant du secrétaire général de l'Onu et
des ministres des Affaires étrangères des pays membres-fondateurs de
ce forum.
Le ministre, cité
par l'APS, a souligné que l'Algérie s'honore de co-présider, avec le
Canada, le groupe de travail chargé du renforcement des capacités de
lutte contre le terrorisme au Sahel, faisant partie de 5 autres
groupes de travail thématiques et régionaux créés dans le cadre du
forum. La secrétaire d'Etat américaine a, quant à elle, affirmé que
«tous les pays sont vulnérables au terrorisme» et qu'une coopération
internationale, en conséquence, est devenue incontournable pour
contrecarrer ce phénomène. Pour Mme Clinton, «aucun pays ne peut
combattre seul le terrorisme» considérant que ce forum est le
maillon qui manquait pour conforter le partenariat international
déjà existant à travers la Stratégie antiterroriste de l'ONU et les
organisations internationales et régionales dont celle de l'Union
africaine.
La secrétaire
d'Etat a expliqué que ce Forum sera un «pôle d'excellence qui
réunira l'expertise pour mieux comprendre le terrorisme et élaborer
les meilleurs moyens pour y faire face». Revenant sur la création de
ce Forum, M. Messahel a souligné que le lancement officiel du GCTF
«pose un acte significatif et un jalon important dans 'architecture
mondiale de la lutte contre le terrorisme que nous voulons tous,
complète, cohérente et efficace». En outre, le GCTF permet de
«contribuer à renforcer le système de sécurité internationale et à
assurer au monde les conditions de paix, de stabilité et de
développement». L'Algérie, a-t-il poursuivi, «félicite le
gouvernement américain pour cette initiative majeure et innovante
qui voit le jour à un moment où la menace terroriste est toujours
présente dans le monde». Il convient de noter que la lutte la menace
terroriste dans le Sahel sera davantage renforcée après
l'internationalisation de stratégie de lutte anti-terroriste. «Les
résultats de la conférence d'Alger pourront utilement enrichir les
discussions du groupe de travail sur le Sahel du forum global de
lutte contre le terrorisme», espère le ministre.
Par Yazid
Ferhat
Haut
Tripartite
Les promesses
de l'UGTA
La Centrale
syndicale multiplie les promesses à l'adresse des travailleurs à
l'approche de la prochaine tripartite. L'augmentation du SNMG et des
pensions de retraités figurent en pôle position, au grand bonheur
des smicards dont le pouvoir d'achat est érodé par la dégradation
des conditions socioprofessionnelles et par la chèreté de la vie. En
effet, le Secrétaire national de l'Union générale des travailleurs
algériens (UGTA) chargé des affaires socioéconomiques, Achour Telli
a affirmé jeudi dernier que l'augmentation du salaire national
minimum garanti (SNMG) «figure à la tête des priorités de la
prochaine tripartite» prévue le 29 septembre. Invité de la chaîne I
de la Radio nationale, Telli a indiqué que lors de la prochaine
tripartite, la centrale syndicale accordera la priorité à
l'augmentation du SNMG afin d'améliorer les conditions sociales des
travailleurs. Il a également affirmé qu'il soumettra lors de la
réunion de la tripartite des propositions objectives visant «une
importante augmentation des salaires», précisant qu'à l'heure
actuelle «aucun travailleur algérien ne perçoit un salaire inférieur
à 15.000 DA». Les augmentations qui ont profité aux travailleurs en
2010 et en début 2011 étaient importantes et n'ont jamais été
enregistrées depuis l'indépendance, a-t-il rappelé, saluant par la
même les efforts louables consentis par les autorités pour
l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs. Achour Telli qui
s'est dit optimiste quant aux résultats de la prochaine tripartite
prévue jeudi prochain, a promis aux travailleurs d'autres mesures à
«même de permettre l'amélioration de leurs conditions de vie». Parmi
les dossiers soumis pour examen à la prochaine tripartite, la baisse
de l'Impôt sur le revenu global (IRG) du travailleur, ce point
figurant parmi les plus importantes revendications des travailleurs
au niveau des 48 wilayas. «Il est impossible d'annuler cet impôt»,
a-t-il toutefois souligné. Evoquant le problème des arriérés de
salaires, l'intervenant a affirmé «le règlement de 90% de ce
dossier», précisant que «plus de 7.000 travailleurs ont perçu leurs
salaires». Par ailleurs, il a évoqué les mouvements de protestations
dans certains secteurs, affirmant que les solutions peuvent être
trouvées autour de la table du dialogue à travers un débat «objectif
et sérieux et non en sortant dans la rue». Près de 16 réunions sont
tenues quotidiennement entre les syndicats et les entreprises dont
les responsables sont réceptifs «à 90%», a-t-il encore ajouté.
Evoquant le refus de certaines entreprises privées, notamment les
entreprises étrangères, de créer une représentation syndicale, Telli
a souligné que ces dernières «ignorent les lois algériennes»
rappelant les démarches entreprises par le Syndicat en coordination
avec le ministère du travail en vue «de faire obligation» à ces
entreprises d'appliquer les lois algériennes. Le dossier de
l'amélioration de la situation des retraités à travers la révision
de leur SNMG figure également parmi les priorités de la prochaine
tripartite qualifiée d'importante par l'invité de la radio.
Par M. Ait
Chabane
Haut
Malaise social à Béjaïa
Les citoyens d'Adekkar
toujours en colère
Hier encore, les
citoyens de la daïra d'Adekkar sont sortis dans la rue pour exprimer
leur colère. Exacerbés par l'indifférence des responsables, ils ont
procédé à la fermeture de toutes les institutions publiques.
Poste, Apc,
recette des impôts, et bien évidement la daïra d'Adekkar, aucune
des ces sièges n'ont ouvert les portes hier aux citoyens, suite au
silence total des autorités, les citoyens n'ont trouvé de moyens
pour exprimer leur ras-le-bol que de fermer ces institutions pour
dénoncer l'absence de tous projets de développement, Adekkar est
l'une des localités les plus pauvres de la wilaya de Bejaia, elle
est aussi connue par son hiver très dur, jusqu'à présent la plupart
de ses habitants recourent aux moyens traditionnels pour se
réchauffer durant la saison.
Pour les habitants
de cette localité située au fin fond de la wilaya de Bejaia, réussir
à avoir une bouteille de gaz butane est exploit, malgré les
promesses des autorités locales, voir les maisons raccordées au gaz
naturel est un rêve trop beau pou être vrai.Cette vague de
protestation à Adekkar à été initiée par les comités de villages et
le mouvement associatif de la région pour revendiquer également
l'équité dans la répartition des moyens entre villages et la prise
en charge des besoins de leurs habitants , mais aussi la
transparence et la justice sociale dans l'attribution des logements
sociaux c'est d'ailleurs ce qui a déclenché la colère des habitants,
aucun des bénéficiaires des logements ne faisait partie des
nécessiteux, les listes des bénéficiaires ne sont pas établies dans
la transparence totale. la suppression de la décharge publique et la
mise en place d'une réelle politique d'hygiène publique fait
également partie des revendications des habitants d'Adekkar.
Il faut dire que
la wilaya de Bejaia demeure la région où le raccordement au gaz
naturel demeure trop faible par rapport aux autres wilayas du pays,
la wilaya de Béjaia est toujours à la traîne en matière de
développement local, malgré ses potentiels économiques énormes.
Il faut dire que
les Béjaouis ne sont pas à leur première protestation, durant la
semaine passée, plusieurs scènes de colère sont enregistrées dans
des localités différentes, dimanche dernier, toutes les issues qui
mènent vers le centre ville de yemma Gouraya étaient bloquées par
les citoyens, les routes nationales 9 et 12 étaient fermées durant
toute la matinée dans plusieurs points, Akbou, Sidi Aïch, Adekkar et
Mellala, des centaines de travailleurs n'ont pu joindre leur
travail. Les citoyens exigent l'équité dans la distribution des
richesses du pays, Bejaia enregistre aussi un taux de chômage
inquiétant.
Hier, le ministre
de l'Aménagement du territoire et de l'environnement, Cherif Rahmani
avait déclaré devant les députés que la wilaya de Béjaia va
bénéficier de plusieurs projets relatifs à la protection de
l'environnement et le développement durable dans le cadre du plan
national d'aménagement du territoire.
Répondant une
question posée par un député en séance plénière de l'Assemblée
populaire nationale (APN) sur la possibilité de réaliser des projets
susceptibles de réduire la pollution et d'aboutir à une gestion
intégrée des déchets dans la wilaya de Béjaïa, le ministre a annoncé
que plusieurs projets de développement ont été arrêtés en faveur de
cette wilaya, notamment la construction de barrages et
d'installations de dessalement d'eau de mer.
Concernant
l'enlèvement des déchets, Rahmani a relevé les projets relatifs à la
réalisation de centres d'enfouissement, une décharge publique, sept
entreprises de recyclage des déchets ainsi que d'autres projets
relatifs à l'enlèvement des déchets nocifs, comme les ascarelles et
les produits industriels et pharmaceutiques dans différentes régions
de la wilayas.
Le ministre a
annoncé à l'occasion qu'il effectuera une visite de terrain à Béjaïa
pour s'enquérir de l'avancement de ces projets, rappelant la place
stratégique qu'occupe cette wilaya compte tenu des ressources
naturelles, historiques, culturelles et écologiques et les
importantes infrastructures qu'elle recèle.
Par Nassima
Hannat
Haut
Hausse subite du prix des engrais
Une enquête est
ouverte
L’augmentation
subite du prix des engrais n'a pas été du goût du ministre de
l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa. En
effet, ce dernier, a annoncé, jeudi à Alger, l'ouverture d'une
enquête pour déterminer les raisons réelles de l'augmentation subite
du prix des engrais. Il a tenu à assurer que les
céréaliculteurs «n'auront pas à payer ce prix». «L'enquête est déjà
engagée. Nous avons un travail avec le ministère de l'Energie et des
Mines pour voir quelles sont les raisons de cette augmentation
subite des engrais», a déclaré le ministre à la presse en marge
d'une séance de questions orales à l'Assemblée populaire nationale.
Et de renchérir :
«Cela arrive subitement comme ça et au moment du lancement de la
campagne labours-semailles 2011/2012, nous pensons qu'il y a quelque
chose qui ne tourne pas rond». Il est à noter que cette hausse
touche notamment les engrais de fond notamment le TSP utilisé pour
la fertilisation des fonds durant la période des labours-semailles.
Le prix du quintal de cet intrant est passé de 4.000 DA à 7.400
DA/quintal, a affirmé M. Benaïssa. De leur côté, les producteurs,
essentiellement privés, expliquent cette hausse par le
renchérissement des prix des matières premières.
«Des dispositions
ont été prises pour que nos céréaliculteurs ne soient pas pénalisés.
Ils auront à payer le même prix de l'année dernière, entre temps,
nous maintenonsl'enquête pour avoir plus d'éléments sur cette
augmentation» a-t-il affirmé. L'Union des coopératives de céréales,
sous l'égide de l'Office interprofessionnel des céréales (OAIC), a
annoncé mercredi le maintien des prix de vente des engrais de fond
appliqués au titre de la compagne 2010- 2011. Cette mesure, qui
s'inscrit dans le cadre de la péréquation des prix des engrais
commercialisés par l'Union, consiste à " «éviter la répercussion sur
les céréaliculteurs des prix décidés par les opérateurs les
commercialisant», selon l'OAIC.
Par Saci Siali
Haut
Régions sahariennes
Levée du gel
sur les terres agricoles
Le ministre de
l'Agriculture et du développement rural, M. Rachid Benaissa, a
annoncé jeudi à Alger la levée du gel sur les terres agricoles dans
les régions sahariennes, en vertu d'une circulaire
interministérielle promulguée en juin dernier. A une question orale
d'un député de l'APN sur la situation des terres agricoles régies
dans le cadre de la loi N° 18-83, promulguée en août 1983, relative
à la propriété foncière agricole, le ministre a indiqué que ce texte
«a pour objectif de rassurer les exploitants concernant la
possession de leurs propriétés agricoles, en vertu de décisions de
wilaya». Le ministre a précisé que le gel de l'exploitation des
terres est intervenu à la suite des dépassements constatés en
matière de gestion des terres relevant du domaine de l'Etat par les
bénéficiaires. La circulaire prévoit des solutions aux cas soulevés
sur le terrain.
Selon les chiffres
avancés par le ministre concernant l'application de la loi d'août
1983, le nombre de bénéficiaires ayant acquis ces terres au dinar
symbolique est de 109.160 agriculteurs pour une superficie de
730.910 hectares et 8317 actes inscrits.
S'agissant de
l'application de la loi définissant les conditions et les modalités
d'exploitation des terres agricoles relevant du domaine de l'Etat,
le ministre a indiqué que sur les 219.406b exploitants concernés par
l'opération de transformation du droit de jouissance en droit de
concession, 74 pc des exploitants seulement ont déposé leurs
dossiers au niveau de l'Office national des terres agricoles.
A une question
orale sur les accidents auxquels sont exposés les chameaux dans les
régions sahariennes, M. Benaissa a fait savoir que des mesures ont
été prises par son secteur et celui de l'Energie et des mines pour
réduire leur impact, et ce en collaboration avec des firmes
pétrolières et les éleveurs de chameaux.
S. S.
Haut
|