On les voit applaudir les révoltes et les printemps arabes, mais quand il s'est agi de la Palestine on hésite et on se prémunit de toute déclaration comme s'il fallait rester discret, pour ne pas dire honteux, de ce qu'on va dire ou faire concernant la demande palestinienne d'obtenir un siège à part entière à l'ONU.

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La Palestine face à la barbarie

L'Organisation des Nations unies, cette instance conçue pour gouverner le monde, cet organisme au fronton bardé de textes à la gloire des droits des peuples, des hommes, des femmes et des enfants, l'ONU comme on l'appelle, qui vient d'entériner sans hésiter un instant un coup d'Etat contre le peuple libyen, s'entête depuis soixante-trois ans à empêcher un autre peuple de seulement gémir. Elle a commencé par prendre une résolution la seule qui, depuis, a été appliquée avec zèle dans la région, celle de donner la terre des Palestiniens au mouvement sioniste pour créer un Etat, celui d'Israël. Elle a eu ce pouvoir mais, après cela, elle n'a plus rien pu faire contre sa créature qui s'est attelée à prendre ce qui restait de la Palestine. Ces jours-ci se pose la question de la reconnaissance de la Palestine, en tant qu'Etat. Ceux qui sont censés la représenter ont fait les concessions les plus lourdes qui soient. Ils ont entériné la spoliation perpétrée le 29 novembre 1947 et sont allés bien au-delà. Ils veulent céder tous les territoires arrachés par le déjà indu occupant du reste et se contenter des frontières imposées en 1967. L'intention la plus audacieuse et de récupérer ce qui a leur a encore été volé depuis l'année indiquée, pour disposer d'un peu plus d'espace que les 15% de terres qui restent. Des confettis éparpillés entre les implantations coloniales sionistes. Tant pis pour ceux qui ont été chassés de chez eux, de leur patrie et qui vivent dans des camps tolérés par les pays voisins ou en exil à travers le monde, dans l'attente que l'Humanité prenne le dessus sur la barbarie qui règne sur le monde, surtout depuis que l'ogre soviétique n'est plus là pour assurer un certain équilibre. Cette barbarie qui n'a pas manqué de se manifester contre les abandons de Mahmoud Abbas, feu Abou Mazen. Son commandant en chef, le Potus Barack Obama appose son refus. Péremptoire, du haut de sa puissance militaire, il pense tout seul mais veut que tout le monde doit penser comme lui qu’«une paix véritable ne peut être réalisée que par les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes». Personne n'a osé lui rétorquer que les Israéliens sont justement le problème, alors que l'on sait qu'il laisse à Israël le soin de décider ou non qu'il a fait le plein de terres, en lui garantissant une sécurité non négociable. Ici, il y a une nuance de taille qu'il faut relever. Les barbares d'antan avaient l'hypocrisie et le cynisme en moins par rapport à ceux d'aujourd'hui. Pour s'en convaincre voilà ce qu'a dit Obama pour se justifier : «nous croyons si fort dans les aspirations du peuple palestinien que l'Amérique a investi tant de temps et d'efforts dans la construction d'un État palestinien, et dans les négociations pour en établir un». Aucun membre de l'Assemblée générale des Nations unies ne s'est levé pour lui dire «menteur !» Car la seule vérité qui est sortie de sa bouche est celle-ci : «Il faut bien comprendre que l'engagement des Etats-Unis pour la sécurité d'Israël est infaillible». La phrase, inutile devant les faits, qui ponctue toutes ses interventions et qui sert à confirmer que toute tentation de lire autre chose dans ses mots est nulle et non avenue. A quelque chose malheur est bon, dit l'adage. Le déni étatsunien devrait empêcher une seconde Nakba de se produire, car à quoi servirait un Etat aux Palestiniens dans ces conditions, quand le danger est ailleurs, dans la nature des rapports qu'entretiennent les sionistes avec la «légalité» internationale et qui feront qu'ils peuvent décider d'annexer tout ce qu'ils veulent, le Sinaï par exemple ou la Jordanie et toute partie de la région qui correspondrait à cette grossière escroquerie, convoquée du fond des âges : la «Terre promise».

Par Ahmed Halfaoui 

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samedi 24 septembre 2011

Un gouvernement de transition

bientôt sur pied

Alger officialise

ses relations

avec le CNT

La reconnaissance officielle du Conseil national de transition libyen par le gouvernement algérien semble très proche, si ce n'est pas encore fait. En effet, le ministre algérien des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a déclaré jeudi à New York que les relations de l'Algérie avec le CNT, jusque-là «quasi officielles»,  vont passer au stade de «relations officielles».

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LES TITRES      

5e édition des Rencontres du film documentaire de Béjaïa

Formation, la seule valeur sure !

 

Forum global de lutte antiterroriste

L'Algérie prend les rênes de la lutte dans le Sahel

 

Malaise social à Béjaïa

Les citoyens d’Adekkar toujours en colère

 

Hausse subite du prix des engrais

Une enquête est ouverte 

 

Mahmoud Abbas à l'ONU

La victoire morale des Palestiniens

 

Tripartite

Les promesses de l’UGTA

 

Le Liban, invité d'honneur de la 16e foire internationale d’Alger

Livre et lecteur : à quand les justes noces ?

 


LA 24

 A l'approche des échéances électorales

Les partis politiques affûtent leurs armes

L’approche des échéances électorales fait jaser les différentes formations politiques. Ces dernières investissent de plus en plus le terrain afin de mobiliser leurs troupes et porter les retouches nécessaires dans la perspective de mieux se préparer à ces rendez-vous électoraux. Les partis majoritaires dans les assemblées élues affichent d'ores et déjà leurs ambitions, en redoublant d'activités auprès de leur base. C'est le cas du Rassemblement national démocratique (RND) qui organise aujourd'hui la conférence de ses cadres dans la wilaya de Tissemsilt. La formation d’Ahmed Ouyahia, faisant montre d'une constance parfaite, nourrit de grandes prétentions électoralistes de devenir la première force politique dans le pays, en proie à de graves dissensions qu'est le Front de libération nationale (FLN). Celui-ci qui envisage deux événements importants, à savoir l'université d'été qui se tiendra vers la fin de ce mois à Zéralda (Alger) et la conférence nationale de ses cadres, devra en effet croiser le fer avec un mouvement de redressement de plus en plus grandissant menaçant même la stabilité du vieux parti. Les animateurs de la fronde comptent eux également organiser leur conférence nationale début octobre, manière de court-circuiter les troupes de Abdelaziz Belkhadem. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) lui, se montre plutôt discret. En nette perte de vitesse, miné par le départ en masse de plusieurs de ses cadres ayant rejoint le Mouvement pour la prédication et le changement (MPC) d’Abdelmadjid Menasra et esseulé par ses partenaires à l'Alliance présidentielle, il se complait à présent dans des activités à l'international question de se racheter un tant soit peu auprès de ses futurs électeurs. En plus, la mouvance islamiste est en train de monter en puissance sur la scène politique nationale, comme impact collatéral des révolutions qui ont secoué nombre de pays arabes, l'Egypte, la Libye et la Tunisie. Ainsi, Djaballah s'apprête à effectuer son grand retour avec la naissance de son Front pour la justice et le développement (FJD) et Djamel Benabdeslam, ayant claqué la porte du mouvement El-Islah envisage de son côté de créer une nouvelle formation politique. Toujours dans le sillage de la course en perspective des prochaines élections législatives et locales, le Parti des travailleurs (PT), autre sérieux prétendant, réunit ses cadres aujourd'hui dans la wilaya d'Oran. La formation de Louiza Hanoune ambitionne de poursuivre sa montée au peloton de la scène nationale, boostée par les résultats fulgurants réalisés lors des dernières échéances. Enfin, les partis démocratiques brillent encore une fois par leur absence, après un réveil éphémère à l'occasion du débat sur les réformes politiques engagées par le Président de la République. A présent, ils tardent à divulguer leurs intentions quant aux prochains rendez-vous électoraux.

Par M. Ait Chabane

 

 Contentieux Sonatrach-Anadarko

Pourparlers pour éviter un recours à l'arbitrage international

Les négociations sont en cours entre le groupe pétrolier algérien Sonatrach et son partenaire américain Anadarko pour régler leur litige sur le paiement d'une taxe pétrolière. «Sonatrach est toujours en discussion avec Anadarko, les deux parties sont en tractation, et nous espérons parvenir à un règlement du litig», a indiqué le ministre de l'Énergie et des mines, Youcef Yousfi dans une déclaration à la presse. Le ministre a tenu ces propos en réponse à une question de la presse sur la date de la décision d'un arbitrage international, avancée par Anadarko. Récemment, Jim Hackett, Président directeur général d'Anadarko, avait indiqué que le tribunal arbitral nommé par la Chambre de commerce international de Paris devrait statuer en décembre sur le différend qui oppose son groupe à Sonatrach, laissant entendre que le règlement de ce contentieux serait en sa faveur. Ce vieux contentieux qui oppose Anadarko à Sonatrach, concerne le paiement de la taxe sur les «profits exceptionnels», instaurée en 2006 dans la loi sur les hydrocarbures. Anadarko estime que cette disposition ne s'appliquait pas à elle, car le contrat d'association (avec Sonatrach) est antérieur à cette loi. Mieux encore, la compagnie américaine, avait réclamé à Sonatrach de lui restituer quelque deux milliards de dollars versés par elle au titre de la taxe sur les profits exceptionnels. L'éventuel gain de cause que pourrait obtenir la compagnie américaine à l'issue de l'arbitrage international n'inquiète pas le ministre outre mesure. Pourtant, dans le cas ou Sonatrach perdrait face à Anadarko, le jugement servira de jurisprudence. Il sera un cas d'école. D'autres compagnies étrangères activant dans les hydrocarbures voudront certainement bénéficier des dispositions du jugement. Mais le ministre se montre confiant à ce sujet. Youcef Yousfi estime : «Ce n'est pas le premier différend, malheureusement ce ne sera pas le dernier, et jusqu'a présent Sonatrach a toujours gagné ses procès, à de rares exceptions». Notons par ailleurs que le ministre se montre également confiant à l'égard des futures recettes des hydrocarbures de l'Algérie. Le ministre estime qu'elles pourraient augmenter de 20 % en 2011, soit une hausse de quelque 11 milliards de dollars. «Nos recettes des hydrocarbures à l'exportation pourraient dépasser en 2011 celles de l'année précédente. Si les prix de pétrole restaient à leur niveau actuel, nous espérons augmenter nos recettes de 20 %»,a déclaré M. Yousfi, cité par l'agence de presse APS. Si cette prévision venait à être confirmée, elle se traduirait par une hausse d'un peu plus de 11 milliards de dollars, à plus de 67 milliards de dollars en 2011 de recettes pétrolières contre 56,1 milliards de dollars en 2010. En 2010, la production d'hydrocarbures de l'Algérie s'est établie à près de 214 millions de tonnes équivalent-pétrole (tep), dont 55,3 millions de tep de pétrole brut et 145,8 millions de tep de gaz naturel, selon les chiffres du groupe pétrolier public Sonatrach.

Par Yazid Ferhat

 

 Conférence arabe des responsables de la lutte antiterroriste

Eliminer les facteurs alimentant le terrorisme

La 14e conférence arabe des responsables de la lutte antiterroriste a appelé hier, à amorcer un développement équilibré dans les régions défavorisées afin d'éliminer les facteurs alimentant le phénomène du terrorisme. Les participants à cette rencontre qui s'est tenue à Tunis ont adopté à la fin de leurs travaux une série de recommandations visant à renforcer la coopération arabe en matière de lutte contre le terrorisme. Ils ont souligné à cet effet la nécessité de prendre en charge les problèmes sociaux et d'accorder «un intérêt particulier aux catégories sociales démunies». Les responsables de la lutte antiterroriste ont également affirmé l'importance de répandre les valeurs de tolérance et de modération prônées par l'Islam. Concernant les mesures de prévention contre «le terrorisme nucléaire», les conférenciers ont appelé à sécuriser les matières nucléaires, à protéger les centrales nucléaires et à oeuvrer à la mise en place de plans de gestion de crise en cas d'utilisation par les terroristes de produits nucléaires. Ils recommandent par ailleurs de «masquer» les sites électroniques dangereux qui appellent au crime et au terrorisme. Le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l'intérieur, le Dr Mohamed Benali Koumane a appelé pour sa part à continuer, au plan arabe, d’ observer les mesures de vigilance en raison notamment de la conjoncture actuelle que traverse la région. Les recommandations de cette conférence ont été présentées au secrétariat général du Conseil des ministres arabes de l'intérieur avant d'être soumises à la prochaine session du Conseil pour adoption.

 

 Emigration clandestine

21 «harrags» interceptés au large d’Annaba

Vingt-et-un (21) candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés dans la nuit du jeudi à hier, au large d’ Annaba, alors qu’ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée à bord d’une embarcation de pêche, a-t-on appris vendredi de la Protection civile. Arrêtés par les garde-côtes qui effectuaient une patrouille de routine, ces «harraga», tous originaires de la région d’Annaba, ont subi les contrôles médicaux d’usage avant d’être présentés vendredi devant la justice, a indiqué la même source. Une enquête a été ouverte par les services compétents pour élucider les circonstances et les conditions dans lesquelles s’est effectuée cette tentative d’émigration clandestine.

 

 Terrorisme

Six morts à la frontière algéro-tunisienne

Six personnes ont été abattues par l'armée tunisienne, mercredi dernier, dans le sud de la Tunisie près de la frontière avec l'Algérie, selon une source occidentale citée par les agences. Le ministère tunisien de la Défense parle d'un seul cadavre retrouvé pour le moment. Cela s'est produit lorsque l'armée tunisienne a intercepté un convoi de véhicules, équipé d'armes lourdes, et tué les assaillants assimilés à des membres d'Aqmi. «A ce stade, nous n'avons pas d'indications sur l'identité du groupe. Cela pourrait être Aqmi, cela pourrait être une bande de contrebandiers armés, il est trop tôt pour identifier ces hommes avec certitude», a déclaré le responsable du ministère tunisien de la Défense.            

Par M. Ait. Chabane

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Archives Edition Pdf

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Banlieue

Par

Amine Esseghir

Les Palestiniens sont aussi des Arabes

On les voit applaudir les révoltes et les printemps arabes, mais quand il s'est agi de la Palestine on hésite et on se prémunit de toute déclaration comme s'il fallait rester discret, pour ne pas dire honteux, de ce qu'on va dire ou faire concernant la demande palestinienne d'obtenir un siège à part entière à l'ONU. A ce titre la France de Sarkozy est un exemple édifiant. On évoque pour la France plusieurs options. On parle de l'abstention active pour ne pas fâcher le berger ni affamer le loup comme on dit chez nous. On parle aussi de convaincre Abbès d'abandonner son idée en contre-partie d'un soutien plus efficace de la France dans ses négociations difficiles avec les Israéliens. Une idée et des intentions plus que des faits. Depuis son arrivée au pouvoir, Sarkozy a surtout eu une politique favorable à Israël.

Il y a aussi cette alternative des nostalgiques qui espèrent voir la France faire entendre une voix particulière comme à l'époque de De Gaulle ou de Chirac. Une option qui tient de la politique-fiction selon les analystes les plus sérieux.  Jusque-là la France a soutenu l'existence d'un Etat palestinien viable avec des frontières communes avec Israël, mais sans jamais donner des échéances précises ou encore des condamnations claires des installations de nouvelles colonies sur les territoires palestiniens. Des digressions sur la position de la France alors que  110 parlementaires de gauche et de droite ont adressé une lettre ouverte à Sarkozy  pour le décider à refuser la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien. Un texte qualifié de  «lamentable» par l'ancien chef de la diplomatie français Hubert Vedrine. Effectivement, une telle position reviendrait à accorder un blanc seing au Premier ministre israélien au détriment des Palestiniens acculés d'ailleurs à une telle manœuvre à cause de l'entêtement du pouvoir israélien, décidé à obtenir toutes les concessions de la part des Palestiniens, sans céder à la moindre revendication.  Au moment où le président Sarkozy va en Libye et soutient une révolte populaire, défend tous les printemps dits arabes, c'est quand même un comble de le voir aussi peu précis quant à sa position qu'il devra afficher officiellement lors de la grand-messe de l'AG de l'ONU. Cela n'a peut-être rien à voir, mais il est vrai qu'en Cisjordanie et à Ghaza, on n'a pas encore trouvé de pétrole. 

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